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Nos invités :
Va-t-on manquer de Doliprane ? Alors que Sanofi est en pleine négociation pour vendre sa filiale qui produit son célèbre Doliprane, le médicament le plus consommé de France, à un fonds financier américain, les salariés de l’usine de Lisieux, dans le Calvados, se sont mis en grève. Leur revendication : que le Doliprane reste français. La décision de ce géant de l’industrie pharmaceutique de vendre à des investisseurs étrangers interroge alors que la France entend retrouver sa souveraineté en matière de santé. Le gouvernement peut-il intervenir dans ces transactions financières et sauver le Doliprane du rachat ?
Au-delà de la santé, c’est aussi du sujet économique dont il est question : alors que le pays est endetté à hauteur de 3000 milliards d’euros et que le gouvernement insiste sur l’importance de faire des économies, à quel point délocaliser l’activité à l’étranger peut-il être un frein à la croissance ? La France n’est-elle pas assez concurrente dans l’économie mondiale ? Comment encourager l’embauche et limiter le chômage quand des entreprises françaises sont rachetées par des firmes étrangères ? Doit-on recréer du made-in-France et réindustrialiser le pays ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Invités :
Aujourd’hui, à la Porte de Versailles, s’ouvre le salon de l’automobile 2024, alors que le secteur est en pleine crise. Les ventes sont au plus bas depuis 20 ans et la voiture électrique rebat les cartes par des constructeurs chinois, bien décidés à conquérir l’Europe. Les marques françaises reviennent en force cette année, avec notamment des véhicules nouveaux qui misent sur le rétro. Après la Coccinelle et la Fiat 500, c’est maintenant la 4L qui renaît dans une nouvelle version électrique. Elle sera dévoilée aujourd’hui lors du salon. Une stratégie mise en place par Volkswagen à la fin des années 1990 et que Renault exploite désormais à fond. Matthieu Pelloli évoque une “newstalgie”.
En effet, la résurrection de la R5 lui a valu 50 000 précommandes. La cible : les soixantenaires qui ont aujourd'hui le plus de pouvoir d’achat. Jean-Rémy Macchia explique les raisons de cet engouement : “Une voiture, ça évoque plein de souvenirs”. Selon une étude YouGov BandIndex de septembre 2024, Peugeot est la marque préférée des Français, suivis par Audi et Mercedes. En revanche, dans le classement des voitures qu’ils veulent acheter, c’est Peugeot et Renault qui arrivent en tête. Matthieu Pelloli remarque : “Renault est à un moment charnière de son histoire : il présente beaucoup de nouveaux modèles avec un fort capital sympathie. Il y a la R5, la 4L…”
Actuellement, la voiture constitue un objet qui est aujourd’hui le symbole de l’émission de CO2. D’ailleurs, les salons automobiles sont régulièrement pris pour cibles par les associations écologistes. Danielle Attias considère que le véhicule électrique implique d’autres comportements que celui à l’essence : “quand on a une voiture électrique, il faut anticiper nos déplacements, il faut s’organiser.”
Invités :
La France est désormais l’un des pays d’Europe les plus endettés avec une dette publique s’élevant à plus de 3 000 milliards d’euros. Un défi pour le gouvernement Barnier qui a présenté son projet de loi finances 2025 le jeudi 10 octobre 2024 en Conseil des ministres. L’objectif du gouvernement : 60 milliards d’économies. Le plan de redressement du budget prévoit des coupes dans France Travail et l’Éducation nationale : 2 200 postes de fonctionnaires seront supprimés au total. La Sécurité sociale devra aussi réduire les dépenses, tout comme les collectivités locales qui hériteront de 5 milliards d’euros en moins. La baisse du taux de remboursement des consultations médicales “fait partie des options” selon Antoine Arnaud, ministre de l'Economie et des Finances.
En parallèle, les 400 entreprises les plus riches vont devoir payer plus d’impôts durant deux ans. La même mesure concerne les ménages les plus aisés : les couples gagnant plus de 500 000 euros par an devront reverser 20% de leur revenu. Un “budget perfectible” a déclaré Michel Barnier qui précise : “j’ai dû le construire en 15 jours. Ce n’est pas possible de tout faire bien en aussi peu de temps”. Pour Henri Sterdyniak, “c’est un tournant par rapport à la période de Macron triomphant si on peut dire”, qui pointe les mesures prises par les divers gouvernements macronistes ne se préoccupant pas du déficit. “Ce tournant est un peu minable parce qu’il n’y a pas de plan à moyen/long terme.”, affirme le fondateur des Économistes Atterrées. Le budget 2025, envisagé comme “de responsabilité” par le gouvernement, sera discuté la semaine du 14 octobre à l’Assemblée, dans une ambiance qui promet d’être agitée.
Nos invités :
Michel Barnier est en déplacement dans un hôpital à Poitiers ce jeudi 10 octobre, à l’occasion de la journée mondiale pour la santé mentale. À l’hôpital public comme dans les établissements spécialisés en psychiatrie, il y a un manque cruel de praticiens et de structures d’accueil. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 13 millions de Français seraient touchés par des maladies mentales et troubles psychiques. Le suicide reste la première cause de mortalité chez les jeunes. Le Premier ministre a déclaré dans son discours de politique générale vouloir faire de la santé mentale la grande cause nationale.
Le gouvernement va présenter son projet de budget pour 2025 ce jeudi 10 octobre 2024. Dans un pays endetté à hauteur de 3000 milliards d’euros, où le terme « économies » est devenu le mot d’ordre, Michel Barnier va-t-il prendre la juste mesure des besoins en matière d’accès à la santé ? À quel point les économies préconisées par l’exécutif vont-elles affecter la qualité du service public ? Comment lutter contre la maltraitance dans les hôpitaux publics liées à des coupes budgétaires et aux fermetures de lits ? Quelles seront les mesures adoptées par le Premier ministre pour améliorer la santé mentale des Français ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Nos invités :
C’est Olivier Faure qui est parti au front. Le député du Parti socialiste a porté haut et fort la motion de censure promise par la coalition de gauche du Nouveau Front Populaire. Une volonté avec cette motion de censure de mettre fin au court règne de Michel Barnier en tant que Premier ministre qui a échoué : seuls 197 députés ont voté la motion de censure, soit une quinzaine de voix de plus que l’intégralité du NFP. Isolés à l’Assemblée, les élus de gauche n’ont pas pu compter sur les autres partis d’opposition comme le Rassemblement national, qui n’ont pas soutenu cette motion de censure. Au total, il aurait fallu 289 voix pour qu’elle soit acceptée.
Un échec que François Hollande impute directement à son confrère du Parti socialiste Olivier Faure. L’ancien président de la République insiste, « Il faut une nouvelle figure pour diriger le Parti socialiste, pour permettre ce rassemblement et cette ouverture. » Pour lui, il faudrait tenter un rapprochement avec les proches de Raphaël Glucksmann. Des propos qui lui ont valu beaucoup de critiques parmi ses alliés socialistes, qui ont dénoncé une attitude traître, résumée par la réponse du premier intéressé ce mercredi 9 octobre : « François Hollande divise là où je rassemble », conclut Olivier Faure dans les colonnes du Parisien.
Le gouvernement Barnier va-t-il tenir jusqu’à une prochaine dissolution, voire jusqu’à la prochaine présidentielle de 2027 ? Est-ce un signe que le nouveau Premier ministre commence à se faire accepter du Parlement grâce à son bagout, ou bien que des alliances commencent à se former ? Quel est le pouvoir du Rassemblement national, premier parti à l’Assemblée, dans les choix opérés par le gouvernement Barnier ? Marine Le Pen gouverne-t-elle dans l’ombre ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
Invités :
- Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint du département Analyse et prévision de l'OFCE
- Jean-Paul Chapel, éditorialiste économique
- Lisa Thomas-Darbois, directrice adjointe des études France de l'Institut Montaigne
- Elizabeth Pineau, correspondante à l'Elysée et Matignon pour Reuters
Gel des pensions, hausse des impôts, coupes franches dans la fonction publique, Michel Barnier a dévoilé son plan pour éviter une crise financière en France. Ce sont 40 milliards d'économie qui sont visés par le gouvernement, parmi les pistes évoquées : la réduction du nombre de fonctionnaires. Pour Mathieu Plane, si l'emploi est soutenu par l'emploi public on ne voit pas les résultats sur le terrain. Lisa Thomas-Darbois rappelle qu'il faut distinguer la fonction publique d'Etat, la territoriale et l'hospitalière. Si la fonction publique territoriale a augmenté de 50%, la fonction publique hospitalière quant à elle compte 10 points de moins. Le problème se situe plus au niveau de l'efficacité que du nombre de fonctionnaires.
Les mesures mises en avant sont certes "correctrices" mais nous ne sommes pas encore dans le "choc budgétaire", il y a un double discours de la part du Premier ministre affirme Mathieu Plane. Ces 40 milliards sont "de fausses économies" déclare Jean-Paul Chapel. Il rappelle que le vrai problème ce sont les intérêts d'emprunt mais que nous ne sommes pas dans une situation à la "grecque".
Doit on toucher aux retraites ? Le gouvernement vient d'annoncer le report de l'indexation des retraites à juillet 2025. Ces dernières années ils ont été plus préservés de l'inflation que les salariés grâce à l'indexation. Comment mettre à contribution les retraités ? La solution d'une indexation partielle permet des économies assez importantes, mais toucher aux retraites fait encore parti des mesures les plus impopulaires.
Comment le gouvernement n'a-t-il pas pu voir venir la crise actuelle ? De l'extérieur, la France semble avoir un problème de gestion financière et politique, ce qui a entrainé une perte de confiance du côté des marchés financiers.
Nos invités :
- Patricia Allémonière, spécialiste des questions internationales, ancienne grand reporter pour TF1
- Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et des relations internationales, maître de conférence à Sciences Po
- Meriem Amellal, journaliste à France 24, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afrique
- Général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN
Le 7 octobre une déflagration mondiale a ramené la guerre au Proche Orient, d'abord à Gaza, maintenant au Liban et peut-être demain en Iran. Le massacre du 7 octobre, avec plusieurs attaques simultanées sur le territoire visant des infrastructures militaires, le festival Tribe of Nova et plusieurs kibboutz a mis en lumière les failles des services de renseignements israélien. La réponse israélienne ne s’est pas fait attendre avec la multiplication des bombardements à Gaza afin d'affaiblir le Hamas. L'Etat hébreu cible désormais le Hezbollah au Liban après une série d’explosions de bipeurs, talkies-walkies et plusieurs bombardements aériens. De son côté, l'Iran qui se tient historiquement derrière le Hezbollah a lancé près de deux cents missiles en direction d'Israël ce mardi 1er octobre, faisant craindre l'expansion du conflit dans la région.
Pour Patricia Allémonière, il y a eu un « choix politique » de ne pas tirer les conséquences par rapport au « document qui prévoyait ce type d’attaque ». Les autorités politiques étaient concentrées sur « la Cisjordanie et l’armée quant à elle, avait centré son intérêt sur le Liban et le Hezbollah.
Est-ce que la violence de la réaction israélienne est une réponse à la hauteur du choc subi par Israël ce jour-là ? « Il est difficile de faire un rapport purement mathématique entre les pertes qu’on subi et celles qu’on doit faire subir à l’adversaire » affirme Guillaume Lagane. Ce qui est certain c’est que « jamais un tel phénomène ne s’était produit » « 1200 morts en une journée sur le territoire d’Israël ». Pour Meriem Amellal, ce n’est plus une guerre « habituelle », les Israéliens sont dans une optique de « survie ».
Si le Premier ministre Benyamin Netanyahu est toujours critiqué, face à une société qui se sent menacée, comment les Israéliens voient ils l’armée ? Pour le général Jean-Paul Palomeros, il y a eu un choc car « Tsahal n’a pas protégé les citoyens ». « Le pouvoir politique n’a pas voulu accepter l’idée même qu’il puisse se passer quelque chose à cet endroit ».
Le 7 octobre a eu une résonance dans le monde entier, y compris en France ou en Tunisie avec une résurgence de l’antisémitisme. Aujourd’hui, la communauté juive « a peur », et Benyamin Netanyahu a fait monter « ce rejet » du peuple israélien désormais vu comme un peuple « d’oppresseurs ».
Pour Général Jean-Paul Palomeros, en Israël ce qui est frappant aujourd’hui c’est qu’il n’y a plus d’hommes et de femmes de paix. On assiste à une « omniprésence de la violence dans les relations internationales » et « on a laissé les extrémistes prendre une place qui ne pouvait conduire qu’à ce qui se passe aujourd’hui ».
Nos invités :
Les choses s’accélèrent pour le Premier ministre en ce mois d’octobre 2024. Depuis sa nomination le 5 septembre dernier, Michel Barnier s’était fait discret, potassant dans l’ombre son programme jusqu’à la prononciation de son discours de politique générale, ce mardi 1er octobre 2024. Le nouveau bras droit du Président, loin d’être populaire malgré une longue carrière politique, doit se faire connaître et apprécier des Français, alors que le choix d’Emmanuel Macron d’élire un représentant d’une des forces politiques les plus minoritaires de l’Assemblée nationale à Matignon a alimenté beaucoup de débats concernant sa légitimité au poste.
Pour la première fois dans sa nouvelle fonction, le Républicain va sur le terrain se mêler aux citoyens. Il est ce vendredi 4 octobre 2024 en déplacement en Auvergne à la rencontre des éleveurs. Ces derniers attendent beaucoup de leur Premier ministre. Depuis les manifestations du monde agricole qui ont remué l’opinion publique au début de l’année 2024, les crises traversées par les artisans de la terre sont connues et attendent des réponses claires de la part de l'exécutif. Michel Barnier peut-il éviter la tourmente qu’a connue son prédécesseur, Gabriel Attal ? Quelles réponses va-t-il apporter pour améliorer les conditions de travail des éleveurs ? Le Savoyard peut-il convaincre les Français en incarnant une politique « à l’ancienne » ? Nos invités en débattent sur le plateau de l’Info s’éclaire.
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Dans "L"info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des…
Ce débat, réalisé en direct sur un thème précis de l'actualité politique, sociale, économique ou culturelle, permet aux quatre invités, spécialistes du sujet, de partager leurs analyses et au public de comprendre l'information dans sa globalité.
Retrouvez L'info s'éclaire en replay sur france.tv

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