La MĂ©tropole de Lyon, Enedis et Serpollet expĂ©rimentent un chantier bas carbone Ă Villeurbanne.C'est en quelque sorte le chantier modĂšle pour les annĂ©es Ă venir... il vise Ă moderniser le rĂ©seau de distribution Ă©lectrique entre Charpennes et RĂ©publique.Sur place, des engins excavent la terre, des restrictions de circulation sont mises en place, des difficultĂ©s d'accĂšs sont aussi subies par les riverains... Le lot commun.Mais aux abords de ce chantier, tout a Ă©tĂ© fait pour limiter l'impact. Des rĂ©unions prĂ©alables, des affichettes apposĂ©es dans le quartier pour informer... Et au-delĂ il s'agit de limiter l'impact carbone de ces chantiers appelĂ©s Ă se dĂ©velopper aux 4 coins de la MĂ©tropole.Pour Philippe Guelpa-Bonaro, vice-prĂ©sident du Grand Lyon en charge du climat et de l'Ă©nergie : "Les anciens rĂ©seaux de cĂąbles doivent ĂȘtre impĂ©rativement changĂ©s pour rĂ©sister au rĂ©chauffement climatique. Cela va occasionner de nombreux chantier sur la MĂ©tropole. RĂ©duire leur impact carbone est une nĂ©cessitĂ©"Pour limiter l'empreinte carbone des chantiers de voierie, La MĂ©tropole, Enedis et l'entreprise Serpollet de VĂ©nissieux se sont mis autour de la table pour actionner diffĂ©rents leviers.Un gain de 36% en Ă©missions carbone est attendu grĂące Ă diffĂ©rentes mesures qui vont de l'utilisation d'engins Ă©lectriques Ă la rĂ©utilisation in situ des matĂ©riaux excavĂ©s pour limiter les aller-venues de camions.Elise Cabrol, directrice territoriale Lyon MĂ©tropole d'Enedis, nous explique : "On a identifiĂ© trois leviers. D'abord le remplacement des engins au fuel par des machines Ă©lectriques. Ensuite, le rĂ©emploi d'une grande partie des remblais in-situ. Et la mise en oeuvre de la rĂ©fection de chaussĂ©e, dans la foulĂ©e du chantier, sans passer par l'Ă©tape de la rĂ©fection temporaire. Pour cela, il faut se coordonner les Ă©quipes de la MĂ©tropole. Sur un chantier comme celui-ci, on passe ainsi de 8 Ă 5 tonnes d'Ă©quivalent-carbone. C'est loin d'ĂȘtre nĂ©gligeable".Serpollet emploie 400 personnes sur la MĂ©tropole. L'entreprise, Ă l'origine du groupe Serfim, fait de plus en plus appel Ă des engins Ă©lectriques pour mener ses chantiers. Mais cela impose certaines contraintes.SĂ©bastien Bonnet, prĂ©sident de l'entreprise Serpollet, dĂ©taille : "Nous utilisons une machine rĂ©trofitĂ©e qui a seulement 2 heures d'autonomie. Mais nous avons aussi une machine Ă©lectrique neuve dont l'autonomie est de 6 heures. Il faut organiser les chantiers diffĂ©remment. On a des Ă©quipements de recharge dans un bungalow spĂ©cifique. Tout est prĂ©parĂ© Ă l'avance pour optimiser l'utilisation des machines..."Enedis vise une rĂ©duction de 20% de ses Ă©missions de carbone d'ici 2025 en vue d'atteindre la neutralitĂ© carbone totale d'ici 2050.Les pratiques expĂ©rimentĂ©es sur le chantier de Villeurbanne ont vocation Ă ĂȘtre industrialisables pour participer Ă l'effort climatique...
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