Made in France France Bleu

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Made in France France Bleu episodes

  • La faïencerie Henriot
    durée : 00:02:39 - L’aventure de la faïence commence en 1690 grâce à **Jean Baptiste Bousquet**, maître faïencier. Et s’il choisit ce coin de Bretagne, ce n’est pas un hasard. Là, il y trouve de l’argile à profusion et de grands bois combustibles indispensables.
    ## **Son coup de pinceau**
    Toutes les pièces sont **décorées à main levée**, dans un style bien propre à cette fabrique avec traditionnellement des sujets religieux ou régionalistes.
    D’ailleurs, les amateurs ne s’y trompent pas et ils sont nombreux à travers le monde. Si bien qu’en Amérique du Nord ou encore au Japon, les férus de faïence identifient sans hésiter le nom de la ville de Quimper au savoir\-faire de la faïencerie. Et la ville en est fière, au point que le **logo de la Ville** s'inspire du fameux coup de pinceau de la faïencerie.
    D’ailleurs, quand on se marie à Quimper, la tradition est de recevoir en cadeau de la mairie une assiette Henriot avec leurs noms d’inscrit dessus.
    ## **Le bol à oreilles**
    Une des meilleures ventes de cette fabrique, c’est le fameux **bol à oreilles** sur lequel est inscrit notre prénom.
    Formidable ingéniosité, l’entreprise décide de sortir le bol prénom **en 1936**, pour les premiers congés payés et nombreux sont ceux qui rentreront de leurs vacances bretonnes avec ce compagnon du petit déjeuner personnalisé. D’ailleurs méfiance, les contrefaçons sont nombreuses et seuls les bols **signés Henriot** sont 100% Made in France.
    Malheureusement, les années 80 sont très compliquées. En 1983, les Faïenceries de Quimper connaissent de graves difficultés qui conduisent la société au dépôt de bilan. En mars 1984, l’entreprise passe sous pavillon américain. Mais c’était sans compter la détermination d’un Quimpérois, **Pierre Chiron**, qui rachète l’entreprise en 2003.
    Mais rien n’est simple et il faut reconnaître que les faïenceries sont un peu passées de mode mais chaque jour une vingtaine de collaborateurs luttent pour faire vivre ce savoir\-faire unique qui est reconnu par le **label entreprise** du patrimoine vivant.
    ## **Ouverture au public**
    Cela fait plus de 100 ans que la manufacture ouvre ses portes au public.
    La visite guidée vous mène **au cœur des ateliers** où tout est encore fabriqué et décoré à la main. Vous y découvrirez tout de la création des moules à la décoration à main levée : c’est passionnant. Cette visite dure 30 minutes.
    3 min
  • Combat de coqs
    durée : 00:02:42 - **Quentin et Antoine** se connaissent depuis l’âge de 7ans. Quand ils finissent leurs études à 24 ans, naturellement les 2 meilleurs amis ont envie de créer quelque chose ensemble. Quentin est un peu geek, Antoine passionné de **jeux de société** alors ils réfléchissent à développer leur propre **application numérique** de jeu. Ce sera un jeu dédié à la culture française.
    Nous sommes en mars 2015\. Quentin et Antoine apprennent sur le tas à faire une application mobile. Il faut alors tout imaginer : un titre (ce sera **Combat de Coqs**), un logo et surtout créer plus de 5.000 questions.
    Face à cette motivation, **tout le monde** embarque dans cette aventure. Les copains qui s’y connaissent en digital, les conseillent. Et la famille rédige les questions. La maman d’Antoine s’occupe de celle sur la mode et le papa, celle sur l’économie.
    En 6 mois, l’application est prête. En septembre 2015, tout le monde peut alors la **télécharger gratuitement** sur son mobile.
    ## **Faire parler d’eux**
    Antoine et Quentin se retroussent les manches. Ils animent les sites internet, les réseaux sociaux et descendent même dans les rues de Rennes pour faire des micros\-trottoirs en posant des questions de leur jeu aux passants.
    C’est un succès. 6 mois après la sortie de l’application, ils ne comptent pas moins de **30.000 téléchargements**.
    ## **Un jeu uniquement virtuel ?**
    Les joueurs deviennent complètement fan de ce jeu. Si bien qu’Antoine et Quentin rêvent à leur **boite de jeu**. Mais pour rien au monde ils ne veulent déroger à une règle : elle sera Made in France.
    Ils trouvent le prestataire à Saint\-Max près de Nancy en Meurthe et Moselle mais cela a un coup. Alors ils lancent une **campagne de financement participatif**. On peut alors en quelque sorte pré commander sa boite de jeu.
    Et le pari est réussi. En **novembre 2016**, les 2 créateurs ont pu toucher leur jeu de leurs mains.
    ## **Où l’acheter ?**
    Les boutiques de jeux et les boutiques spécialisées Made in France se sont manifestées d’elles\-mêmes pour les distribuer. Sans avoir encore eu besoin de démarcher « Combat de coqs » est déjà disponible dans **35 points de vente en France**. Sinon c’est par [internet](http://www.combatdecoqs.fr/).
    Et puis on peut toujours télécharger gratuitement l’application sur nos smartphones.
    ► En savoir + : le [site internet](http://www.combatdecoqs.fr/) du jeu "Combat de coqs"
    3 min
  • Le Bic
    durée : 00:03:17 - Le Baron Bich fait ses débuts dans la vente en faisant du porte\-à\-porte avant de devenir directeur d’une fabrique d’encre.
    C’est en 1945, qu’avec un ami, il achète une usine à Clichy en région parisienne. Ensemble, ils y fondent une entreprise de **crayon à l'encre et à plomb** et produisent des Porte\-plumes, Porte\-mines...
    A cette époque, on trouve dans le commerce des **stylos à bille rechargeables** mais il faut bien reconnaître qu’ils sont loin d’être pratiques. Ils fuient tout le temps et ne sont pas très performants.
    Bref, le stylo à bille n’est franchement pas au point.
    Mais Marcel Bich est un ambitieux et il a eu vent d’un **stylo à bille jetable** dont le brevet a été déposé en 1938 par le Hongrois Laszlo Biro. Marcel Bich le lui rachète en 1949\. Un an plus tard le premier stylo à bille BIC est créé.
    ## **Une véritable révolution**
    Cet homme a tout compris à la nouvelle société de consommation. Nous sommes en 1953, chaque jour, ce sont plus de 250.000 stylos Bic jetables qui sont produits. En 1958, Marcel Bich acquiert la compagnie américaine **Waterman** et augmente les ventes de Bic à 330 millions de stylos par an.
    Mais Marcel Bich rencontre quelques embûches. Dans un premier temps, il doit faire face à la **frilosité des papeteries** à vendre son produit. C’est là que l’entrepreneur décide de vendre ses stylos dans les **réseaux de buralistes**. Une idée de génie car le réseau de bureaux de tabac est bien plus vaste et surtout avec plus de passage que dans les papeteries.
    Mais là, un autre obstacle se dresse face à son succès. L’école ! **Les instituteurs** sont outrés par l’utilisation d’un tel stylo qui vient enterrer le noble stylo à plume.
    La polémique prend tellement d’ampleur que c’est **le Ministère de l’Education Nationale** qui va intervenir par le biais d’une circulaire en 1965 afin d’autoriser définitivement l’entrée du stylo à bille dans les écoles.
    ## **Mais Bic, ce n’est pas simplement un stylo à bille**
    Vous imaginez bien que les prétentions du Baron Bich sont grandes. Très vite, il cherche à se diversifier et en 1972, il reprend le fondement du jetable et se lance dans la production du **briquet jetable** qui concurrence celui fabriqué par Gillette en Amérique. Suite à une grande bataille publicitaire, Bic sort vainqueur.
    En 1975, il commence la commercialisation du **rasoir jetable**.
    ## **Une production française**
    C’est sur le site de Marne\-la\-Vallée que **3 millions de stylos sont produits chaque jour**. Chaque année, en France, c’est près de 100 millions de stylos à bille BIC qui sont vendus ! Une véritable succès story Made in France.
    Sachez qu’avec un stylo Bic, on peut tracer **un trait de 3km de long**, soit environ 3.000 pages.
    4 min
  • Les chaussures Repetto
    durée : 00:03:08 - Nous sommes en 1947\. Rose tient un bistrot à Paris et son fils excelle dans l’art de la danse. Mais Rose a le cœur brisé à chaque fois qu’elle voit son garçon rentrer les pieds abimés et souvent en sang par ses cours de danse. Alors **Rose Repetto** qui n’est pas mauvaise couturière va créer un **chausson révolutionnaire,** sur mesure, pour son fils Roland.
    Repetto, c’est le nom de famille de Rose qui deviendra le nom de sa marque et son fils Roland, n’est autre que Roland Petit le célèbre danseur et chorégraphe.
    Rose conçoit ses chaussons de danse, le soir après son travail dans son bistrot. Mais très vite, elle croule sous les commandes. Tous les camarades des cours de danse de Roland Petit veulent avoir ces mêmes chaussons et bientôt c’est **l’Opéra de Paris** qui lui passe commande. Alors Rose Repetto décide de démissionner et de laisser parler son talent et ouvre dans un petit atelier à Paris.
    ## **La renommée**
    Forte de son succès Rose croit en ses rêves. Et au milieu des années 50, il y a une jeune et belle actrice qui rend fiers tous les Français : **Brigitte Bardot**.
    Rose en est fan. Alors elle imagine un chausson rien que pour elle. Ce sera une ballerine. Rose lui fait envoyer, BB les adopte et les porte dans le fameux _Et Dieu… Créa la femme_. Repetto devient alors célèbre et populaire !
    ## **Serge Gainsbourg comme ambassadeur**
    Très vite son atelier à Paris devient trop petit pour fournir toute cette demande. Si bien qu’en 1967, Rose Repetto décide d’implanter sa production en Dordogne à **Saint\-Médard d’Excideuil**. Rose continue de créer. Mais une seule chose l’anime : l’amour.
    Après avoir imaginé le chausson pour son fils, dans les années 70, c’est pour la femme de ce dernier qu’elle imagine un nouveau modèle. Sa femme, c’est **Zizi Jeanmaire** et ce modèle est un chausson blanc à lacets et avec la semelle noire.
    Et contre toute attente, c’est Serge Gainsbourg qui en tombe totalement amoureux et qui en devient le premier ambassadeur.
    ## **Et aujourd’hui ?**
    Pour faire face à la demande grandissante, les ateliers ont dû être agrandis en 2011\. Car Repetto est aujourd’hui un **succès à travers le monde**. Sachez que les plus grosses demandes viennent du Japon et de la Corée.
    C’est simple, chaque année ce n’est pas moins d'**1,5 million de chaussures** qui sont fabriquées en Dordogne.
    ## **Devenir chausseur**
    On le sait c’est une des dures réalités du Made in France. Il peut être compliqué de trouver du **personnel qualifié** sur certains métiers qui demandent un **savoir\-faire** particulier.
    Alors Repetto a imaginé son propre **centre de formation** à Coulaures en Dordogne. Ici, les futurs collaborateurs de la maison reçoivent une formation durant 6 mois. A l’issue de laquelle ils maitrisent parfaitement les métiers du cuir.
    4 min

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