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Or


Rachel Maisonneuve est allée tester les connaissances de la population genevoise sur les mythes fondateurs de la suisse. Micro-trottoir aux cinémas du Grütli.
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Alex Baladi est l'invité fil rouge de cette émission sur les mythes et légendes suisses que les artistes s'attellent à déconstruire. Pillier de la bande dessinée alternative, il a choisi de s'attaquer à un succès de la littérature helvétique: Le Robinson Suisse. Sa version parue en 2019 aux éditions Altrabile, est une relecture pop d'un roman bienpensant du 19ème siècle. Contrairement à Heidi qui valorise la notion d'appartenance et le patrimoine suisse, le Robinson Suisse est délaissé dès la fin de la seconde guerre mondiale dans notre pays, tandis qu'à l'étranger il rencontre un succès bien plus grand. Rencontre et discussion avec cet artiste romand.
Répartis dans quatre régions linguistiques et autant de cultures différentes, les helvètes se rassemblent autour de mythes et héros nationaux, tels le serment du Grütli ou Winkelried. Mais l’image de la Suisse à l’étranger a évolué. Le peuple des montagnes, fort et sauvage, redouté des armées voisines a laissé place à une population plus calme, neutre et modérée. Nos paysages alpins idylliques, le chocolat et la fondue enchantent les touristes et notre système démocratique suscite l’envie.
Nous vivons à travers la légende que l’on a créée à notre propos. Alors que se passe-t-il si cette légende s’effrite? L’affaire des fonds juifs en déshérence a fait vaciller le secret bancaire. Le plasticien Thomas Hirschhorn avait suscité la polémique avec son exposition Swiss-Swiss Democracy en 2004. Aujourd’hui, quels regards portent les artistes sur nos mythes ? Comment s’en emparent-il pour les adapter à des problématiques contemporaines ou à leurs propres préoccupations ? Ou comment les désarticulent-ils ?
C'est ce sur quoi nous nous penchons cette semaine, accompagné.e.s du dessinateur de bandes-dessinées genevois Alex Baladi qui passe avec nous cette heure d'émission. Nous recevons également par téléphone Asma Barchiche, responsable du département médiation au Centre d’Art Contemporain de Genève. Tout au long de l'émission, on entendra les messages vocaux que nous a envoyés Joshua Guelmino, le Communication Manager du film indépendant Mad Heidi qui sortira le 8 décembre prochain. Côté Midi Bascule, on retrouve Olivier pour sa chronique sur le sujet, et Rachel Maisonneuve qui s'est prêtée au jeu du micro-trottoir pour tester les connaissances des passants sur les mythes suisses.
En juin dernier, la parution d’une étude a fait grand bruit dans le monde du spectacle romand. Agitations sur les réseaux sociaux, réponses par médias interposés, communiqués de presse des syndicats et lettres ouvertes; la période estivale a été agitée. Le but initial de l’enquête visait à mieux comprendre le système des arts de la scène dans nos contrées pour remédier aux tensions qui le traversent. En effet, si le secteur montre une vitalité exceptionnelle (le nombre d’emplois dans cette branche a bondi de 60 % entre 2011 et 2019), la précarité des personnes qui l’animent est préoccupante. Quels chiffres et quelle réalité ont été révélés? Comment une simple récolte de données engendre une polémique? Et quelles sont les solutions? Pour débatre de ces questions, Midi Bascule a réuni quatre invité.e.s directement concerné.e.s par la question: Marie-Thérèse Bonadonna, cheffe du service de la culture du canton de Neuchâtel et présidente de la Conférence des délégués aux affaires culturelles de Suisse romande; Thierry Luisier, secrétaire général de la Fédération romande des Arts de la scène; Gaspard Boesch, metteur en scène, comédien et membre du comité de TIGRE – la fédération des compagnies de théâtres indépendantes genevoises; et enfin José Lillo, directeur artistique de la compagnie indépendante Atilla Entertainment et comédien actif dans différents comités de défense des intermittents.
Adjoint scientifique spécialisé dans les mondes de l’art à la Haute école de gestion Arc, Mathias Rota est l'auteur de l'étude de la Corodis sur le système des arts de la scène en Romandie, parue en juin dernier. Le but initial de l’enquête visait à mieux comprendre le système des arts de la scène en Suisse romande pour remédier aux tensions qui le traversent. Ce n'est pas la première analyse qu'il fait dans les milieux culturels, mais les réactions que celle-ci a suscité sont inédites: agitations sur les réseaux sociaux, réponses par médias interposés, communiqués de presse des syndicats et lettres ouvertes; cette étude a eu l'effet d'un raz de marée dans le monde du spectacle romand.
Parmi les solutions proposées pour améliorer la situation actuelle dans le spectacle vivant, il y a celle de prolonger le temps de représentation des sepctacles en favorisant notament leur circulation dans les différents lieux, en augmentant les tournées, bref: en travaillant sur la diffusion. Rachel Maisonneuve a découvert qu'une toute nouvelle formation dans ce domaine était proposé par Artos: l'Association Romande de Technique et Organisation de Spectacles. Notre journaliste est allée faire un tour à l'Espace Dickens à Lausanne, pour rencontrer les participants de cette formation Diffusion.
98 pages d'étude, même avec des graphiques en couleur, c'était trop pour Candice qui a décidé de dévier de sujet pour sa chronique. Elle nous parle des interdits qui ont marqués son enfance, de la mode des années 2000 et de boite de nuit. En fait, elle nous parle du Goût des Autres.
En juin dernier, la parution d’une étude a eu l’effet d’un raz de marée dans le monde du spectacle romand. Agitations sur les réseaux sociaux, réponses par médias interposés, communiqués de presse des syndicats et lettres ouvertes; la période estivale a été des plus agitées. Le but initial de l’enquête visait à mieux comprendre le système des arts de la scène dans nos contrées pour remédier aux tensions qui le traversent. En effet, si le secteur montre une vitalité exceptionnelle (le nombre d’emplois dans cette branche a bondi de 60 % entre 2011 et 2019), la précarité des personnes qui l’animent est préoccupante. Quels chiffres et quelle réalité ont été révélés ? Comment une simple récolte de données engendre une polémique? Et quelles sont les solutions ?
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Pour sa deuxième chronique de la saison, José Lillo aborde sans tabous le phénomène de la désertion sexuelle.
Cet été, on a eu chaud. Cet hiver, pour cause de pénurie, on risque de se cailler les miches. L'occasion ou jamais de se pencher sur une source de chaleur gratuite, le sexe, et sur l'intérêt d'une éducation artistique aux beautés de la chose...
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En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?
Le rêve se concrétise en 2021. Son ambition? Proposer un espace de réunion et d’échange, à l’heure où la pandémie fait encore planer la menace d’un retour à la distanciation sociale. Être le sismophone des changements à venir, à la fois détecteur, porte-voix et acteur. Et surtout, sans jargon, dans un esprit curieux et convivial, réfléchir à l’impact des crises à répétition sur les interprètes, les techniciens, les créateurs – sur toutes ces bonnes volontés coalisées sans lesquelles l’art n’existerait pas.
Tandis que les fronts se durcissent, que les réseaux sociaux nous libèrent autant qu’ils nous enferment dans des bulles cognitives, que la défiance lamine les autorités politiques et scientifiques, que chacun ou presque s’intronise seul maître à bord et que d’aucuns, toute honte bue, n’ont à la bouche que le credo «Tout pour ma gueule, et merde aux autres», il est plus que jamais urgent de s’entendre. Écouter, échanger, inventer, débattre, rire et rêver: n’est-ce pas ce qui, sur l’aile du son, fait la beauté irremplaçable de la radio?
Midi Bascule, c'est tout cela. Un ensemble choral de reportages, d’interviews, de chroniques, de consignes créatives et de respirations musicales. Sans prétention mais avec cœur – et avec un auditoire que nous espérons considérable!
De septembre 2023 à juin 2024, Midi Bascule est produite en collaboration avec le Service de la culture de Meyrin.