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Or


Rachel Maisonneuve nous emmène vers une autre prise de territoires urbains, toujours aussi risquée: le tag. Elle a assisté à un bombage d'un mur, et en a profité pour échanger avec le graffeur Man's, ainsi qu'avec un photographe habitué de l'urbex.
En invité fil rouge de cette émission sur l'Urbex, Léa Novy passe cette heure d'émission avec nous. Cette youtoubeuse genevoise pratique l'exploration urbaine et partage ses découvertes en vidéos.
Infirmière de profession, Vanessa Seidel a découvert l'urbex à 50 ans, à travers la photographie. Malgré la complexité de cette discipline (adresses difficiles à trouver, possibilité d’échec après des heures de route, difficulté d’accès, risque de se faire prendre…), elle est surtout fascinée par la beauté des lieux, leur originalité, leur histoire et toutes les vies qui les ont traversés. Son objectif: rendre un peu de vie et de lumière à ces lieux, à travers ses clichés.
On ne l’aurait pas cru comme ça, et pourtant: Olivier dit être un fervent pratiquant de l’exploration urbaine. A sa manière, bien sûr, son dada étant l’urbex en chambre. Mais comment est-ce possible, puisqu’il n’habite pas un appartement abandonné ou en ruine?
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Cette semaine, Midi Bascule part à l’aventure dans des lieux abandonnés. Il peut s’agir d’un immeuble en ruines, d’un hôpital fermé depuis plusieurs années, d’un parc d’attraction désaffecté ou encore d’une station de métro qui n’est plus en service. Cette liste n’est pas exhaustive: les possibilités sont nombreuses et variées. Si les premières activités archéologiques sont déjà décrites au 5e siècle avant Jésus Christ, le mouvement d’exploration urbaine est initié au milieu des années 80 et le mot «Urbex» apparaît à la fin des années 90. Ses adeptes peuvent être des passionnés d’histoire, des photographes à la recherche de clichés originaux, des personnes en manque de frisson ou encore des gens qui souhaitent ressentir l’exclusivité qu’apporte la découverte d’un lieu secret où personne ne se rend. S’il existe quelques spots connus, tels des châteaux ou des bâtiments publics, l’endroit est douvent dur à localiser et difficile d'accès
Pour en savoir plus sur cette activité clandestine, la youtubeuse genevoise Léa Novy passe cette heure d'émission avec nous. On échangera également par téléphone avec la photographe Vanessa Seidel qui s’aventure elle aussi dans les zones urbaines. Pour son reportage, Rachel Maisonneuve a quant à elle suivi un tagueur en pleine création. Aux côtés de Marie-Eve Musy, nos deux chroniqueurs du jour sont Olivier Mottaz et José Lillo.
Nous rappelons que l’exploration désignée par le mot «urbex» est clandestine, et que sa pratique est illégale.
Parler de zététique ce n'était pas gagné pour Candice, assez éloignée du sujet et novice en la matière. Du coup, ça part un peu dans tous les sens, mais on apprend quand-même des trucs.
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Pour parler Zététique, notre invité fil rouge de la semaine est Sebastian Dieguez. Chercheur en psychologie cognitive et auteur, il travaille notamment sur la question du complotisme et des croyances, et écrit régulièrement pour les journaux Vigousse, Cerveau & Psycho, et Books.
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L'équipe de Midi Bascule reçoit, par téléphone, Thomas C. Durand; écrivain, biologiste, dramaturge, vidéaste web et vulgarisateur français. Il est cofondateur de l'Association pour la science et la transmission de l'esprit critique (ASTEC) et de la chaîne YouTube La Tronche en Biais, consacrée à l'esprit critique et à la zététique. Il tient aussi un blog intitulé La Menace Théoriste.
Pour sa nouvelle chronique, José Lillo se livre à un focus sur la zététique, une discipline intellectuelle au nom embarrassant.
La zététique. Le mot parait peut-être difficile à prononcer, la réalité qu’il recouvre est néanmoins facile à appréhender. La zététique vient de l’adjectif grec zetetikos, et signifie « qui aime chercher ». Ce terme a été remis au goût du jour par le biophysicien français Henri Broch, pour désigner l’art du doute comme méthode, utilisé en particulier pour questionner scientifiquement les phénomènes paranormaux, distinguer la science de la croyance et éviter de se faire blouser par les discours des pseudo-sciences.
Aujourd’hui, elles ont pour nom La Tronche en Biais, Defakator, Hygiène Mentale, Clément Freze-Mentaliste, E-penser, Astronogeek, G Milgram ou encore Le Chat Sceptique. Elles, ce sont les chaînes YouTube de la galaxie sceptique contemporaine. Quand certains farfelus partagent de nouvelles théories douteuses, elles sont là pour remettre les points sur les «i», le tout avec humour, une agilité délicieuse dans la mise en scène et le montage, du rythme et des punchlines dévastatrices. Mais est-ce vraiment sérieux ? Peut-on efficacement détricoter les fake news, le complotisme, la post-vérité, avec des vidéos qui mêlent marionnettes, ombres chinoises, superhéros d’opérette et blagues potaches ?
Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Sebastian Dieguez, chercheur en psychologie cognitive et auteur qui travaille notamment sur la question du complotisme et des croyances. Nous aurons aussi l’occasion d’échanger en fin d’émission avec Thomas Durand, de la chaîne youtube La Tronche en Biais. Et comme d’habitude, Candice Savoyat et José Lillo viendront pimenter l'émission avec leurs chroniques. Çà et là dans l’émission, nous écouterons également quelques extraits de vidéos qui donneront un petit aperçu de ce rationalisme et de son esthétique décalée.
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En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?
Le rêve se concrétise en 2021. Son ambition? Proposer un espace de réunion et d’échange, à l’heure où la pandémie fait encore planer la menace d’un retour à la distanciation sociale. Être le sismophone des changements à venir, à la fois détecteur, porte-voix et acteur. Et surtout, sans jargon, dans un esprit curieux et convivial, réfléchir à l’impact des crises à répétition sur les interprètes, les techniciens, les créateurs – sur toutes ces bonnes volontés coalisées sans lesquelles l’art n’existerait pas.
Tandis que les fronts se durcissent, que les réseaux sociaux nous libèrent autant qu’ils nous enferment dans des bulles cognitives, que la défiance lamine les autorités politiques et scientifiques, que chacun ou presque s’intronise seul maître à bord et que d’aucuns, toute honte bue, n’ont à la bouche que le credo «Tout pour ma gueule, et merde aux autres», il est plus que jamais urgent de s’entendre. Écouter, échanger, inventer, débattre, rire et rêver: n’est-ce pas ce qui, sur l’aile du son, fait la beauté irremplaçable de la radio?
Midi Bascule, c'est tout cela. Un ensemble choral de reportages, d’interviews, de chroniques, de consignes créatives et de respirations musicales. Sans prétention mais avec cœur – et avec un auditoire que nous espérons considérable!
De septembre 2023 à juin 2024, Midi Bascule est produite en collaboration avec le Service de la culture de Meyrin.