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Or


Cette dernière décénnie, entre autres réussites, Ma Vie de Courgette remporte deux Césars, trois Quartz, et une dixaines de prix supplémentaires, More than Honey devient le documentaire suisse le plus célèbre de l'Histoire, Les Enfants du Platzspitz a fait plus de 330'000 entrées en pleine pandémie, et en février dernier, onze films helvétiques étaient programmés à la Berlinale. La Suisse peut être fière de son cinéma. Mais les habitudes de visionnement ont évolué ce dernier quart de siècle, et la foule se fait rare dans les salles obscures.
Quartier des Banques est l'une des premières séries helvétiques à atteindre un succès aussi considérable, en Suisse comme à l'étranger. Rencontre avec son réalisateur, Fulvio Bernasconi.
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De plus en plus de séries helvétiques s'exportent à l'étranger, entre autres par le biais des plateformes de streaming telles que Netflix, qui a racheté trois productions suisses dont Station Horizon, sortie en 2015. Pour parler de cette industrie en plein essor et de son fonctionnement, on reçoit Romain Graf, auteur et réalisateur de cette série à succès.
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En préambule de cette émission consacrée à l'industrie télévisée suisse, Lucie Eidenbenz est partie enquêter auprès des genevois·e·s au sujet de leur consommation de séries helvétiques.
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Pour cette émission sur les séries suisses, José Lillo se penche sur la question de l’emploi, et un peu aussi sur le premier tour de l'élection présidentielle française. Allez savoir.
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Le binge watching fait aujourd'hui partie de notre quotidien, mais cette pratique est néanmoins relativement nouvelle. Retour sur quelques points de bascule du paysage audiovisuel. En 2007, les plateformes de streaming débarquent sur la planète et apportent un élan de créativité nouveau aux fictions TV qui perdaient en popularité. Les équipes créatrices s’épanouissent alors dans une liberté artistique un peu perdue au cinéma. Grand boom dans la production américaine, mais l’Europe n’a pas dit son dernier mot, et en 2010 les danois ouvrent la voie à des contenus narratifs ambitieux et innovants avec l’éclatant Borgen. En 2017 la RTS accroît son investissement dans la fiction en co-produisant cinq séries tous les deux ans, et la qualité s’en ressent. Elles s’appellent Tschugger, Quartier des Banques, Wilder, Sacha, Helvetica ; les séries suisses sont désormais en pleine ascension. Au niveau national, le second rang des plateformes de streaming les plus populaires est détenu par Play Suisse, juste devant Disney +.
« On a commencé à raconter des histoires autour du feu il y a dix-mille ans. »
L’automne dernier, le parlement fédéral décide de défendre la production helvétique en instaurant la Lex Netflix. Mais un référendum a été déposé et la population s’apprête à voter sur le sujet. Comme à la fin de tout épisode qui se respecte, le suspens est à son comble.
Nous accueillons en studio le réalisateur et auteur Romain Graf, qui a réalisé entre autres la série Helvetica, ainsi que Fulvio Bernasconi, réalisateur de la série Quartier des Banques. Lucie Eidenbenz est également partie enquêter auprès des genevois·e·s pour connaitre leur consommation de séries suisses, et José Lillo nous donne son avis sur la question dans sa chronique de la semaine. Alors, to binge, or not to binge ?
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Après un micro-trottoir réalisé par Rachel Maisonneuve au sujet de l’humour suisse, l'autrice, comédienne et humoriste Brigitte Rosset nous donne son point de vue sur la question. Egalement présidente de l’URH : l’Union Romande de l’Humour, la genevoise nous parle de son métier et de son statut en Suisse.
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Tony Romaniello a fondé la compagnie Lesarts et en assure la direction artistique depuis près de 20 ans. Egalement directeur et co-fondateur du Festival du Rire de Genève, il participe à notre discussion sur l’humour suisse.
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Après quelques semaines de silence radio, l’équipe de Midi Bascule prend des nouvelles d’Olivier Mottaz.
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On a demandé à José Lillo : « Alors, l’humour suisse, poisson d’avril ? » La réponse ne s’est pas faite attendre.
From the publisher's feed
En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?
Le rêve se concrétise en 2021. Son ambition? Proposer un espace de réunion et d’échange, à l’heure où la pandémie fait encore planer la menace d’un retour à la distanciation sociale. Être le sismophone des changements à venir, à la fois détecteur, porte-voix et acteur. Et surtout, sans jargon, dans un esprit curieux et convivial, réfléchir à l’impact des crises à répétition sur les interprètes, les techniciens, les créateurs – sur toutes ces bonnes volontés coalisées sans lesquelles l’art n’existerait pas.
Tandis que les fronts se durcissent, que les réseaux sociaux nous libèrent autant qu’ils nous enferment dans des bulles cognitives, que la défiance lamine les autorités politiques et scientifiques, que chacun ou presque s’intronise seul maître à bord et que d’aucuns, toute honte bue, n’ont à la bouche que le credo «Tout pour ma gueule, et merde aux autres», il est plus que jamais urgent de s’entendre. Écouter, échanger, inventer, débattre, rire et rêver: n’est-ce pas ce qui, sur l’aile du son, fait la beauté irremplaçable de la radio?
Midi Bascule, c'est tout cela. Un ensemble choral de reportages, d’interviews, de chroniques, de consignes créatives et de respirations musicales. Sans prétention mais avec cœur – et avec un auditoire que nous espérons considérable!
De septembre 2023 à juin 2024, Midi Bascule est produite en collaboration avec le Service de la culture de Meyrin.