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L’expression « faire l’autruche » signifie se comporter comme si un danger n’existait pas : refuser de regarder la réalité en face, ignorer un problème, éviter une mauvaise nouvelle. Autrement dit : se cacher pour ne pas affronter.
Mais d’où vient exactement cette formule ? Et pourquoi est-elle injuste envers… la pauvre autruche ?
Une origine ancienne… mais fondée sur une croyance
L’idée que l’autruche se cache en mettant la tête dans le sable circule depuis très longtemps. On la trouve déjà dans l’Antiquité, puis au Moyen Âge : les auteurs de bestiaires décrivent l’autruche comme un animal un peu “bête”, ou du moins étrange, capable de comportements absurdes. L’image est ensuite devenue un symbole moral : l’autruche serait celle qui refuse de voir le danger, et cette métaphore a fini par s’imposer dans la langue.
Pourquoi cette croyance a-t-elle été si tenace ? Parce qu’elle est visuellement parfaite : on imagine très bien un oiseau immense, dépassé par la situation, qui se protège en cachant sa tête. C’est absurde, donc mémorable. Et surtout, ça fonctionne merveilleusement comme leçon de vie : “n’ignore pas les problèmes”.
Pourquoi c’est complètement faux
En réalité, l’autruche ne met pas sa tête dans le sable pour se cacher. C’est même l’inverse : elle est plutôt prudente et vigilante.
Si ce mythe existe, c’est à cause de plusieurs comportements réels mais mal interprétés :
1. Elle baisse la tête au sol
L’autruche passe beaucoup de temps à chercher de la nourriture. Elle picore, fouille, examine le sol. De loin, sa longue tête au ras du terrain peut donner l’impression qu’elle “disparaît” dans le sable.
2. Elle s’occupe de ses œufs
Autre point clé : l’autruche creuse un nid peu profond dans le sol. Elle y pond, puis elle tourne les œufs, les réarrange, parfois le bec près du sable. Là encore, vu de loin, on peut croire qu’elle “enterre” la tête.
3. Elle se couche pour se camoufler
Quand elle se sent menacée, il lui arrive de s’aplatir au sol, cou tendu. Dans la savane, cette posture peut la rendre moins visible. Mais ce n’est pas du déni : c’est une stratégie de survie.
Et si la menace devient sérieuse, l’autruche ne se cache pas : elle fuit — très vite — ou elle se défend avec des coups de pattes redoutables.
Conclusion : dire d’une personne qu’elle “fait l’autruche”, c’est l’accuser d’être lâche et aveugle… alors que l’autruche, elle, est tout sauf stupide. Elle observe, elle s’adapte, et elle agit.
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Nouvelle semaine, nouveau sketch. Petit, il pensait qu’un hibou allait se poser sur sa fenêtre pour l’emmener à Poudlard 😂 ! Faites du bruit pour PV !
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Hanford, c’est l’histoire d’un endroit choisi pour sauver une guerre… et qui est devenu, ensuite, l’un des héritages radioactifs les plus lourds de la planète.
Nous sommes en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis lancent le projet Manhattan, la course secrète à la bombe atomique. Pour fabriquer une bombe, il faut une matière nouvelle : le plutonium. Et pour produire du plutonium en grande quantité, il faut des réacteurs nucléaires, des usines chimiques, une logistique immense… et surtout un lieu discret.
C’est ainsi qu’est sélectionné un vaste territoire au bord du fleuve Columbia, dans l’État de Washington : Hanford. Le site est idéal pour plusieurs raisons : il est éloigné des grandes villes, dispose d’une abondante eau froide pour refroidir les réacteurs, bénéficie d’hydroélectricité bon marché, et d’infrastructures de transport. Tout cela en fait une usine nucléaire parfaite… et profondément secrète.
À Hanford, on construit à une vitesse folle. Le premier réacteur, le B Reactor, démarre en 1944. Le plutonium produit ici sera utilisé pour la première bombe testée au Nouveau-Mexique, puis pour la bombe larguée sur Nagasaki en 1945.
Mais l’histoire ne s’arrête pas à la victoire. Avec la Guerre froide, Hanford devient une machine industrielle colossale : jusqu’à neuf réacteurs et plusieurs complexes de retraitement. Pendant des décennies, le site fournit l’essentiel du plutonium de l’arsenal nucléaire américain.
Le problème, c’est que tout cela produit des déchets… et à l’époque, la priorité n’est pas l’environnement. Les procédures de sûreté sont insuffisantes, et une partie des rejets radioactifs finit dans l’air et dans le fleuve. Les déchets les plus dangereux sont stockés dans 177 cuves souterraines, dont certaines ont fui. Aujourd’hui encore, Hanford contient environ 56 millions de gallons de déchets radioactifs, ce qui en fait l’un des sites les plus contaminés des États-Unis.
Depuis la fin de la production, Hanford est devenu le symbole du “prix caché” de l’ère nucléaire : un chantier de nettoyage titanesque, coûteux (on parle de 60 milliards de dollrs), technique, et interminable. Une partie du plan consiste désormais à transformer ces déchets en verre (vitrification) pour les stabiliser.
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Difficile, ces derniers mois, d’entrevoir un rayon de soleil dans le paysage politique américain. Et pourtant, contre toute attente, le budget fédéral 2026 adopté par le Congrès offre un répit bienvenu au monde de la recherche. Les parlementaires ont choisi de préserver les grands programmes scientifiques, en particulier ceux de la NASA, mais aussi d’autres agences fédérales clés. Une décision qui tranche nettement avec les intentions initiales de l’administration Trump.
Au printemps 2025, la Maison-Blanche avait présenté un projet de budget drastique, taillant dans les crédits de l’astrophysique, de l’exploration planétaire ou encore des sciences de la Terre. Autant de domaines jugés coûteux et non prioritaires. Mais au fil des débats, Sénat et Chambre des représentants ont largement revu la copie.
Résultat : la NASA se voit finalement attribuer environ 24,4 milliards de dollars pour 2026, un niveau de financement qui permet de maintenir l’essentiel des missions prévues, des instruments en cours de construction et des programmes scientifiques déjà engagés. Cette enveloppe garantit une continuité précieuse. Les projets en préparation ne sont pas stoppés, les calendriers restent globalement inchangés et les équipes peuvent travailler sans la crainte d’une interruption brutale. Les programmes d’exploration planétaire, qu’il s’agisse de Mars, des lunes glacées ou des astéroïdes, conservent leurs moyens. En astrophysique, les crédits nécessaires au développement de l’observatoire spatial Nancy Grace Roman sont maintenus, tout comme ceux dédiés à l’étude des exoplanètes et de la cosmologie.
La décision du Congrès dépasse le seul périmètre de la NASA. La National Science Foundation conserve des financements cohérents avec ses missions de recherche fondamentale et appliquée. La NOAA préserve ses crédits pour la surveillance climatique et les satellites d’observation de la Terre, tandis que le NIST poursuit ses travaux sur les normes et la métrologie, indispensables à l’innovation technologique. Les textes votés encadrent toutefois strictement l’usage de ces fonds. Les agences devront rendre compte de l’avancement des projets, du respect des échéances et de la justification des dépenses. Une contrainte assumée, qui offre en contrepartie une visibilité budgétaire essentielle. Dans un contexte international tendu, ce budget 2026 agit comme un garde-fou : il sécurise la continuité des missions scientifiques américaines et préserve la crédibilité des États-Unis dans les grandes collaborations de recherche mondiales.
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Dans les commentaires ou les messages que je reçois, ce n’est pas rare qu’on me compare à un professeur d’histoire. Et pourtant, bien que complémentaires, nos deux activités sont totalement différentes ! Par contre, il y a bien un point commun que j’ai avec certains enseignants : ma passion pour les jeux vidéo ! Et c’est dire, en 2018, j’avais même bossé avec Arte pour produire History’s Creed, une série dédiée aux jeux vidéo historiques. Et ces jeux vidéo historiques justement, certains professeurs les utilisent en classe ! Alors pour en savoir plus sur cette question, j’ai été à la rencontre de Romain Vincent, qui a énormément travaillé sur ce sujet ! Il est professeur d’histoire dans le secondaire et docteur en sciences de l’éducation. Romain, je l’avais justement rencontré durant le tournage d’History’s Creed pour discuter avec lui de l’apprentissage de l’histoire par les jeux vidéo. Depuis, le temps est passé, et il est temps de remettre le sujet sur la table !
Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !
➤ Pour en savoir plus sur le travail de Romain :
➜ découvrez son site : https://jeuvideohistoire.com
➜ et sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@JVH/videos
🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/
➤➤➤ Pour en savoir plus :
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Chaque 1er janvier, on se promet de faire du sport, de manger mieux, d’arrêter de scroller la nuit… Et on croit que c’est une lubie moderne. Pourtant, selon une idée largement relayée par les historiens des traditions, le fait de prendre des “bonnes résolutions” remonterait à plus de 4 000 ans, chez les Babyloniens. Alors : mythe ou réalité ?
Réponse : c’est vrai dans l’esprit… mais pas dans la forme.
Dans la Mésopotamie antique, vers 2000 avant notre ère, les Babyloniens célèbrent le Nouvel An lors d’un grand festival de douze jours appelé Akitu. Ce n’est pas en janvier : c’est au printemps, au moment où l’on relance le cycle agricole. Mais c’est bien un moment symbolique de “redémarrage” : la société entière se remet en ordre, on renouvelle les pouvoirs, on réaffirme des équilibres.
Et au cœur de cette fête, il y a une pratique très proche de nos résolutions : les Babyloniens faisaient des promesses aux dieux. Ils s’engageaient notamment à rembourser leurs dettes et à rendre les objets empruntés. Ces engagements n’étaient pas de simples intentions, mais de véritables vœux religieux, liés à une croyance : si l’on respecte sa parole, les dieux accorderont leur faveur pour l’année à venir. Cette filiation est souvent présentée comme l’ancêtre de nos résolutions modernes.
Donc oui : l’idée de “commencer l’année par une promesse de mieux faire” existait déjà.
Mais attention : ces promesses babyloniennes n’étaient pas des objectifs de développement personnel. On ne se disait pas “je vais devenir la meilleure version de moi-même”. L’enjeu était surtout moral et social : honorer ses obligations, rétablir l’ordre, rester dans les bonnes grâces du divin.
Au fil des siècles, l’idée a survécu et s’est transformée. Les Romains, par exemple, faisaient des promesses au dieu Janus. Puis la tradition s’est progressivement sécularisée : au lieu de promettre aux dieux, on se promet à soi-même.
Conclusion : oui, prendre de bonnes résolutions a bien plus de 4 000 ans. Mais nos résolutions actuelles sont une version très moderne d’un vieux réflexe humain : profiter du passage à une nouvelle année pour se réinventer… et croire qu’on va enfin s’y tenir.
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