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Avoir de la fièvre peut transformer une simple nuit de sommeil en un véritable voyage angoissant. Beaucoup de personnes rapportent faire des cauchemars particulièrement vifs, étranges ou effrayants lorsqu'elles ont de la fièvre. Ce phénomène, bien réel, s'explique par un ensemble de réactions physiologiques et neurologiques complexes liées à la température corporelle, au sommeil et à l’activité cérébrale.
La fièvre perturbe les cycles du sommeil
Le sommeil humain est constitué de plusieurs cycles, alternant sommeil lent (léger et profond) et sommeil paradoxal, qui est la phase où nous rêvons le plus. Lorsque l’on a de la fièvre — c’est-à-dire une température corporelle supérieure à 38 °C — ces cycles sont souvent désorganisés. Le corps lutte contre l’infection, ce qui provoque des micro-éveils, des sueurs nocturnes, et un sommeil globalement plus fragmenté et moins réparateur.
Or, le sommeil paradoxal, déjà écourté ou perturbé par la fièvre, devient instable. Cette instabilité augmente la probabilité d’expériences oniriques anormales, plus chargées émotionnellement et plus confuses. Cela peut se traduire par des cauchemars, voire des épisodes proches du délire onirique.
Une hyperactivation du cerveau émotionnel
La fièvre est le symptôme d'une réponse immunitaire. Mais cette réponse s'accompagne aussi d'une libération de cytokines, des molécules pro-inflammatoires qui circulent dans le sang et atteignent parfois le cerveau. Certaines cytokines, comme l'interleukine-1 ou le TNF-alpha, peuvent modifier le fonctionnement de certaines zones cérébrales, notamment l'hippocampe et surtout l'amygdale, impliquée dans la gestion des émotions négatives et de la peur.
Résultat : ces régions peuvent être suralimentées, rendant les rêves plus intenses, anxiogènes et désorganisés. Le cerveau, dans son effort pour « digérer » des informations sous stress, fabrique des récits oniriques qui tournent au cauchemar.
Une altération de la régulation thermique du cerveau
Le cerveau est très sensible à la température. Une élévation même modérée peut modifier la connectivité entre certaines régions cérébrales. Il devient plus difficile pour le cortex préfrontal — la zone qui régule les pensées rationnelles — de « garder le contrôle » pendant les rêves. Cela peut laisser libre cours à des images mentales désordonnées, à des récits incohérents, et à un sentiment d’angoisse amplifié.
En résumé
Les cauchemars liés à la fièvre sont dus à une combinaison de sommeil perturbé, de réponse inflammatoire cérébrale, d’hyperactivation émotionnelle et de désorganisation neuronale temporaire. Le cerveau, en surchauffe, produit alors des rêves plus sombres, plus confus, et souvent dérangeants. Ce n’est pas dangereux en soi, mais c’est le reflet d’un cerveau qui lutte, tout comme le corps, pour retrouver l’équilibre.
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Écriture : Blanche Vathonne - Léah Boukobza - Hugo Travers
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Pour la plupart d’entre nous, la musique est un refuge, un plaisir immédiat, un déclencheur d’émotions. Mais pour une minorité de personnes, écouter un morceau, même un classique universellement apprécié, ne provoque… rien. Ce phénomène porte un nom : l’anhédonie musicale.
Des chercheurs de l’Université de Barcelone viennent de publier une étude qui éclaire ce trouble étonnant. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas d’un problème d’audition ni d’un cerveau incapable d’éprouver du plaisir. L’explication se trouve ailleurs : une faible connectivité entre les zones auditives et le circuit de la récompense. En clair, le cerveau entend la musique, mais le message ne déclenche pas la réaction de plaisir.
Le neurologue Josep Marco-Pallarés, co-auteur de l’étude avec Ernest Mas-Herrero et Robert J. Zatorre, souligne que ces personnes réagissent parfaitement à d’autres formes de gratification. Un gain d’argent, par exemple, active normalement leur système de récompense. C’est donc bien une indifférence sélective, et non une incapacité globale à ressentir des émotions positives. Les images cérébrales confirment ce constat. Chez les mélomanes, le noyau accumbens — véritable centre du plaisir — s’illumine à l’écoute d’une musique agréable. Chez les personnes atteintes d’anhédonie musicale, cette activation reste limitée, tandis que leur réponse à d’autres stimuli gratifiants demeure normale.
Pour mieux identifier ces profils, les chercheurs ont mis au point un outil inédit : le Barcelona Music Reward Questionnaire. Ce test explore cinq dimensions de notre rapport à la musique : l’émotion, la régulation de l’humeur, la sociabilité, l’envie de bouger et la recherche de nouveauté. Résultat : les individus insensibles à la musique affichent des scores très faibles sur toute la ligne. Si les causes exactes du phénomène restent encore floues, l’étude avance plusieurs pistes : facteurs génétiques, environnementaux, ou même conséquences de certains traumatismes cérébraux. En tout cas, elle ouvre une nouvelle fenêtre sur la complexité du cerveau humain et sur la manière singulière dont chacun de nous vit la musique.
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00:00 : Intro
00:38 : Leurs débuts dans l'univers de Mercredi
03:32 : Le casting
05:28 : Le rôle de Mercredi
09:10 : Le processus créatif
15:07 : Travailler pour le cinéma VS une plateforme
19:24 : La casquette de productrice
20:39 : Jouer sur plusieurs genres
21:52 : Évolution technologique et IA
25:05 : Les réseaux sociaux
27:38 : OUI / NON - Jenna Ortega
29:26 : OUI / NON - Tim Burton
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Vidéo produite par HugoDécrypte
Entretien écrit et mené par Hugo Travers
Avec la participation de Jenna Ortega et Tim Burton
Journalistes : Blanche Vathonne, Hugo Travers
Directrice de production : Marie Delvallée
Chargés de production : Clément Chaulet, Valentine Pejoux
Assistants de production : Amandine Bar, Noé Périquet
Cheffe opératrice : Garance Sanders
Cadreur : Nathan Pages
Ingénieure du son : Inês Dos Santos
Maquilleuse : Noémie Rocca
Chargée de post-production : Manon Bodinier
Monteurs : Vanon Borget, Anthony Ochoa
Étalonnage : Toutes voiles dehors - Hugues Dardart
Miniature : Doryan Hincker
Mixage : Florent Simon
Traductrice : Alice Danton
Remerciements : Hôtel Plaza Athénée, Noémie Michaud, Cécilia Kilejian, Vali Eymard
Crédits musiques : Artlist
HD MEDIA / UNFOLD PRODUCTION 2025
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Si vous imaginez un noble du XVIIIe siècle, vous le voyez sans doute coiffé d’une perruque poudrée, les joues roses et le visage d’une blancheur presque surnaturelle. Ce teint pâle, loin d’être un simple effet de mode, était un véritable marqueur social. Mais pourquoi donc les aristocrates se poudraient-ils ainsi la peau en blanc ?
La réponse tient à la symbolique du teint dans les sociétés européennes de l’époque. Dès la Renaissance, et surtout sous l’Ancien Régime, la blancheur du visage devient le signe ultime de distinction. Avoir la peau claire signifiait que l’on appartenait à une classe oisive, qui n’était pas exposée au soleil. À l’inverse, une peau bronzée ou hâlée évoquait le travail manuel, les champs, les basses classes. Se blanchir le visage, c’était donc afficher son statut, son raffinement, et surtout… son absence d’activité physique.
Pour obtenir cet effet, les nobles utilisaient des poudres à base de plomb blanc ou de fard céruse, un mélange toxique de carbonate de plomb. Ce produit, appliqué sur le visage, masquait les imperfections et donnait cette pâleur recherchée. Mais il avait aussi un effet désastreux : le plomb est un poison lent, qui provoquait ulcères, chute des cheveux, atteintes neurologiques… Ironiquement, plus le teint devenait abîmé, plus il fallait de maquillage pour cacher les dégâts. C’était un cercle vicieux.
Outre le plomb, certains utilisaient aussi des poudres à base de farine de riz ou de fécule, moins nocives mais moins couvrantes. On complétait souvent le maquillage par des mouches, ces petits morceaux de taffetas noir collés sur la peau pour masquer les boutons ou accentuer la blancheur du teint. Elles pouvaient aussi transmettre des messages amoureux ou politiques selon leur position sur le visage !
Mais cette mode n’était pas uniquement réservée aux femmes. Les hommes de cour aussi se poudraient, surtout dans la France de Louis XIV et Louis XV. Cela faisait partie d’un ensemble de codes très stricts de l’élégance et de la courtoisie, notamment à Versailles.
La Révolution française a marqué la fin de cette esthétique. Le maquillage blanc, désormais associé à la décadence aristocratique, est devenu symbole d’orgueil et de superficialité. À partir de là, un teint plus naturel, voire légèrement bronzé, devient progressivement à la mode.
En résumé, si les nobles se poudraient la peau en blanc, ce n’était pas seulement pour être “beaux”, mais pour manifester leur rang, leur pureté supposée et leur pouvoir. Une pratique aussi politique qu’esthétique, où le visage devenait le miroir d’une société hiérarchisée… jusqu’à l’excès.
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L’expression « travailler pour des prunes » signifie « travailler pour rien », « sans résultat » ou « sans être payé ».
L’explication la plus répandue situe l’origine de l’expression au XIIe siècle, après la Deuxième Croisade (1147–1149). À cette époque, les Croisés européens, en particulier les Français, sont partis en Terre sainte pour libérer Jérusalem. L’expédition fut un échec militaire retentissant. Mais les Croisés ne sont pas revenus totalement les mains vides : ils ont rapporté avec eux, entre autres, des pruniers de Damas, un fruit jusque-là inconnu en Occident. C’est ainsi que la prune de Damas, ou prune damassine, est introduite en France.
Or, ramener des pruniers alors qu’on visait la conquête de lieux saints fut vite tourné en dérision : on disait qu’ils avaient « fait la guerre pour des prunes », autrement dit, pour pas grand-chose. L’expression est donc née sur un fond d’échec militaire, mais elle a peu à peu glissé vers un usage plus général : faire quelque chose pour rien, sans profit.
« Travailler pour des prunes » vient donc d’une moquerie lancée contre les Croisés revenus bredouilles de Damas.
Deuxième expression.
L’expression « un choix cornélien » désigne une décision extrêmement difficile à prendre, où chaque option implique un sacrifice ou un dilemme moral. Elle vient directement du nom du dramaturge Pierre Corneille (1606–1684), l’un des grands auteurs du théâtre classique français.
Une origine littéraire : les tragédies de Corneille
Pierre Corneille est célèbre pour ses tragédies dans lesquelles les personnages sont confrontés à des conflits déchirants entre le devoir et les sentiments, entre l’honneur et l’amour, ou encore entre la fidélité à sa patrie et ses liens personnels.
Le meilleur exemple est sa pièce Le Cid (1637), où le héros, Rodrigue, doit venger l’honneur de son père en tuant le père de la femme qu’il aime, Chimène. Ce choix impossible — devoir filial ou amour passionné — incarne ce qu’on appelle désormais un choix cornélien.
Caractéristiques d’un choix cornélien
Un vrai choix cornélien se distingue par :
L’absence de « bonne » solution : chaque issue entraîne une perte importante.
Un conflit moral ou affectif profond.
Une tension dramatique : le personnage est tiraillé entre deux valeurs nobles (et non entre le bien et le mal).
C’est donc le poids de la grandeur d’âme ou de l’héroïsme qui rend le choix cornélien particulièrement cruel.
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