
Sign up to save your podcasts
Or


Une nouveauté discrète, repérée dans un recoin de l’interface, pourrait bien changer notre façon de dialoguer avec l’intelligence artificielle. C’est un chercheur en IA, Tibor Blaho, qui a levé le voile sur ce qui s’annonce comme un tournant stratégique pour ChatGPT. Sur X.com, il a partagé une capture d’écran révélant une nouvelle fonctionnalité baptisée « Connect Gmail and Google Calendar », accompagnée d’une suggestion automatique de requête : « What’s my schedule today ». Comprenez : ChatGPT pourrait bientôt consulter vos mails et gérer votre emploi du temps, comme un véritable assistant personnel.
Aujourd’hui, l’intégration Gmail existe déjà, mais elle reste très limitée. Réservée aux abonnés ayant activé les fonctions connectées, elle s’utilise dans le cadre de Deep Research, pour croiser des données issues de plusieurs sources personnelles, sans jamais naviguer librement dans vos messages. Impossible, donc, de suivre une discussion, de générer une réponse à la volée ou de planifier un rendez-vous en un clic. Mais cette barrière pourrait bientôt sauter. La nouvelle fonction, en cours de test sur la version web de ChatGPT, laisserait entrevoir une interaction directe avec Gmail et Google Agenda. L’idée ? Permettre à l’IA de parcourir vos mails, d’y extraire automatiquement des informations utiles, de proposer des rappels ou des tâches, et même de générer des réponses contextuelles. Selon Blaho, cette intégration ne serait pas réservée à Deep Research : elle pourrait aussi s’activer via ChatGPT Search, rendant l’interaction plus fluide, plus naturelle, et surtout… plus quotidienne.
Mais qui dit assistant personnel, dit aussi confidentialité. Et là, les questions fusent. OpenAI n’a pour l’instant fourni aucun détail sur le traitement des données, ni sur la manière dont les courriels ou rendez-vous seraient analysés, stockés ou protégés. Aucun communiqué officiel, aucune documentation technique ne vient encadrer cette nouveauté, qui semble testée uniquement depuis les États-Unis, et probablement via un connecteur OAuth classique. Enfin, il reste l’épineuse question du cadre légal, notamment en Europe, où la réglementation sur la vie privée est plus stricte. Donner accès à sa messagerie implique un consentement éclairé et des garanties précises. Car si cette fonction promet un gain de productivité, elle devra aussi prouver qu’elle peut respecter la vie privée… sans jamais la compromettre.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Paris, octobre 2006. Au cœur du Panthéon, ce temple solennel dédié aux grandes figures de la République, un événement étrange se produit : l’horloge monumentale, figée depuis des années, se remet à fonctionner. Aucun chantier n’a été annoncé. Aucun artisan n’a été mandaté. Et pourtant, les aiguilles tournent de nouveau. Comme par magie.
La surprise laisse place à l’incrédulité. Le Centre des monuments nationaux n’a rien commandé. Aucune équipe de restauration n’est intervenue. Qui a réveillé l’antique mécanisme ?
L’affaire reste un mystère… jusqu’à ce qu’un nom émerge : les Untergunther. Un groupe d’activistes discrets, passionnés par le patrimoine oublié. Ce sont eux, apprend-on fin 2006, qui ont mené dans le plus grand secret, entre septembre 2005 et septembre 2006, la restauration complète de l’horloge. Le tout, sans autorisation. Sans alerter personne.
Tout commence un soir de 2005. Les Untergunther pénètrent discrètement dans les hauteurs du Panthéon. Là, ils découvrent un espace condamné, poussiéreux, abritant l’horloge Wagner, installée en 1850. Le chef-d’œuvre est à l’abandon, oxydé, muet. Mais ses entrailles mécaniques peuvent encore revivre. Le groupe décide alors l’impensable : restaurer l’horloge clandestinement.
Avec l’aide de Jean-Baptiste Viot, horloger professionnel, ils aménagent un campement dans les combles du monument. Pendant un an, ils y vivent en cachette, accédant au mécanisme la nuit, travaillant à la lampe torche. Pour dissimuler leur passage, ils vont jusqu’à installer une fausse bibliothèque qui masque une porte dérobée.
En septembre 2006, le mécanisme est prêt. L’horloge recommence à battre. Et personne ne comprend comment. Quand le secret est éventé, l’administration panique. Le Centre des monuments nationaux porte plainte pour intrusion. Mais le procès, qui se tient en 2007, tourne court : les Untergunther sont relaxés, le juge estimant qu’aucun préjudice n’a été causé, bien au contraire. Ils ont, au fond, sauvé un morceau d’histoire oublié de tous.
Depuis, cette aventure est devenue culte. Elle soulève des questions sur l’abandon du patrimoine, sur la légitimité des actions non autorisées mais bénéfiques, et sur le pouvoir de la passion. L’horloge du Panthéon, réveillée en 2006 par des mains invisibles, ne donne pas seulement l’heure : elle raconte une rébellion douce, poétique, contre l’oubli. Et rappelle qu’il suffit parfois de quelques passionnés… pour remettre en marche le temps.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est une des surprises de l'été : l'adolescent suédois Roony Bardghji va rejoindre le Barça. Petite vidéo "cahier de vacances" :)
💰 10€ offerts + ⚽ 100€ remboursés : https://bit.ly/3XaDzIX
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09-74-75-13-13. Dépôt minimum de 15€. 🔞
🌐 NordVPN : https://nordvpn.com/wiloovpn
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on observe le plan de Paris, la succession des vingt arrondissements trace une spirale compacte, si parfaite qu’on la surnomme « l’escargot ». Contrairement à la légende, cet enroulement n’a rien d’esthétique : il résulte de deux opérations de découpage que la capitale a connues, d’abord sous la Révolution française, puis sous Napoléon III, chacune répondant à des impératifs très prosaïques.
Le 11 octobre 1795, la Convention thermidorienne supprime les anciennes paroisses héritées de l’Ancien Régime et répartit Paris en douze arrondissements. Le principe retenu est celui d’une lecture « en zigzag » : on commence au Palais-Royal, on longe la Seine vers l’ouest, puis on remonte vers le nord jusqu’aux Buttes-Montmartre, avant de redescendre vers l’est. Ce système, calqué sur la façon dont on tourne les pages d’un livre, suffisait tant que la ville restait contenue à l’intérieur du mur des Fermiers généraux.
Or, à partir de 1852, Napoléon III engage le préfet Haussmann dans un vaste projet d’embellissement. Pour aérer la ville, il faut annexer les faubourgs qui se sont densifiés de l’autre côté des fortifications de Thiers. Le décret du 1ᵉʳ janvier 1860 agrandit Paris et absorbe onze communes voisines : Passy, Auteuil, Belleville, La Villette, entre autres. En conséquence, la capitale passe de douze à vingt arrondissements ; il devient impossible de garder la vieille numérotation sans bouleverser des milliers d’adresses déjà gravées dans la pierre.
Haussmann se met donc en quête d’un schéma qui limite les changements. Avec l’ingénieur Alphand, il décide de prendre le Louvre comme point de départ, symbole central du pouvoir, puis d’attribuer les numéros en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre : on balaye la rive droite jusqu’à la barrière d’Ivry, on traverse la Seine au Jardin des Plantes, et l’on achève la boucle sur la rive gauche pour revenir vers Passy. Ce mouvement continu forme une spirale, maintient presque intacte la numérotation du centre et immortalise, par le simple dessin d’une coquille, les priorités sociales et la hiérarchie spatiale voulues par le Second Empire.
Rapidement, Charivari et Le Monde illustré repèrent cette forme et la baptisent « l’escargot parisien ». Le surnom reste : il suffit de suivre la coquille pour se repérer, du Louvre (1ᵉʳ) à Belleville (20ᵉ). La logique est si ancrée qu’en 2020, lors des débats sur la fusion administrative des quatre premiers arrondissements, la Ville a préservé la numérotation historique pour ne pas briser la spirale. Ainsi, si les arrondissements de Paris forment un escargot, c’est parce que la capitale a cherché, en 1860, le compromis le plus efficace : économiser les plaques, ménager les riches, intégrer de nouveaux quartiers et offrir au promeneur l’un des plans urbains les plus reconnaissables du monde.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chaque jour, en moins de 10 minutes, un résumé de l’actualité du jour. Rapide, facile, accessible.
📺 Pour découvrir et vous abonner à notre chaine YouTube "Grands Formats" (interviews, enquêtes, reportages) : https://www.youtube.com/@hugodecryptegrandsformats
💼 Pour trouver un stage, alternance ou CDD/CDI : https://jobs.hugodecrypte.com/
🗞️ L'essentiel de l'actualité, gratuitement, par email : https://inscription.kessel.media/hugodecrypte
Et pour suivre l'actualité sur Instagram : https://instagram.com/hugodecrypte
🔗 DES LIENS POUR EN SAVOIR PLUS
IRAN ÉTATS-UNIS : Franceinfo, Le HuffPost, The Conversation
ATT*NTAT SYRIE : Le Monde, France 24
FRAPPES EN UKRAINE : RFI, Sud Ouest
OTAN : 5% du PIB : Euronews, Ouest-France
ÉDOUARD PHILIPPE : Le Monde, France Bleu
COUR DES COMPTES JO 2024 : Le Parisien, Franceinfo
MÉDICAMENTS ANTI-OBÉSITÉ : Franceinfo, TF1
Écriture : Léah Boukobza - Samy Rabbata - Hugo Travers
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C’est une annonce qui a fait trembler la planète numérique : 16 milliards d’identifiants associés à des comptes Apple, Google ou Meta auraient été compromis. Un chiffre vertigineux, présenté comme la plus grande fuite de données de l’histoire. Mais derrière l’alerte, les experts appellent au calme. Car il ne s’agirait pas d’une nouvelle brèche, mais plutôt d’une énorme compilation de données déjà piratées… parfois depuis des années.
C’est Lawrence Abrams, spécialiste reconnu du site Bleeping Computer, qui lève le voile. Selon lui, ces données proviennent d’infostealers — des logiciels malveillants spécialisés dans le vol d’identifiants. Leur format, structuré en « URL + nom d’utilisateur + mot de passe », trahit leur origine. Ces fichiers circulent librement sur des canaux comme Discord, Telegram ou encore Pastebin, où les cybercriminels se les échangent… gratuitement, souvent pour briller dans la communauté ou appâter de futurs « clients ».
Ce recyclage est bien connu dans le milieu : d'autres collections massives comme RockYou2024 ou Collection #1 ont déjà fait parler d’elles, avec des milliards de mots de passe exposés, sans constituer pour autant de nouvelles attaques. Faut-il pour autant baisser la garde ? Non. Mais inutile de paniquer, voici ce que vous pouvez faire dès maintenant :
-Scannez votre ordinateur avec un antivirus fiable avant toute action. Si un logiciel espion est actif, il pourrait capturer vos nouveaux mots de passe.
-Vérifiez si vos identifiants ont fuité via le site HaveIBeenPwned.com : c’est gratuit, fiable, et vous alerte si votre adresse email figure dans une base compromise.
-Enfin, adoptez les bons réflexes : gestionnaire de mots de passe, authentification à deux facteurs via une appli (évitez les SMS), et surveillance régulière de vos comptes sensibles.
Avec ces outils, cette « fuite géante » reste un rappel utile — mais elle n’a pas besoin de tourner à la catastrophe personnelle.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le café "mocha" – ou "moka" en français – n’est pas seulement une boisson aromatisée au chocolat. C’est avant tout un nom chargé d’histoire, qui puise ses origines dans le commerce maritime et les débuts de la mondialisation du café. Ce nom fait directement référence à la ville portuaire de Mokha, située sur les côtes du Yémen, au bord de la mer Rouge.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, Mokha fut le principal port d’exportation du café au monde. C’est depuis ce comptoir que les Européens ont découvert le café, et ce bien avant que les premières plantations ne soient créées ailleurs. À cette époque, les grains étaient cultivés exclusivement sur les plateaux du Yémen, notamment autour de la ville de Sana'a. Les grains récoltés étaient ensuite transportés à dos de mulets ou de chameaux jusqu’au port de Mokha, d’où ils prenaient la mer pour rejoindre les grandes villes d’Europe et d’Asie.
Le café exporté par Mokha avait une saveur particulièrement réputée : corsée, intense, légèrement cacaotée. Ce profil aromatique unique, dû à l’altitude et au climat des hauts plateaux yéménites, allait marquer les palais européens. Très vite, le nom "mocha" devint synonyme de café de qualité, et par extension, de café tout court dans certaines régions.
Au fil des siècles, la ville de Mokha perdit de son importance. À partir du XIXe siècle, de nouvelles plantations virent le jour ailleurs, notamment à Ceylan (l’actuel Sri Lanka), en Indonésie, puis en Amérique latine. Les Hollandais, puis les Britanniques, développèrent ces cultures coloniales qui finirent par supplanter le quasi-monopole yéménite. Le port de Mokha déclina peu à peu, concurrencé par Aden et d’autres hubs maritimes plus modernes.
Malgré cela, le nom "mocha" resta dans les mémoires et s’ancrera durablement dans le langage du café. Lorsque, plus tard, les Italiens ou les Américains commenceront à mélanger du café espresso avec du chocolat fondu et du lait, cette boisson prendra naturellement le nom de "mocha" — en hommage à l’arôme chocolaté du café original venu du Yémen.
Aujourd’hui, dans les coffee shops, le terme "mocha" désigne surtout une recette gourmande, à base de café, de chocolat et de lait. Mais son nom raconte une histoire bien plus ancienne, celle des premiers grains exportés sur les voiliers arabes, du goût inimitable du café yéménite… et d’un petit port oublié qui a donné son nom à une boisson mondialement célèbre.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cet épisode exceptionnel enregistré en live au couvent Levat, à Marseille, lors de la Claque Podcast Party, Sixième Science vous emmène sur les traces d’un trésor paléontologique unique : un gisement d'œufs de dinosaures niché au pied de la Sainte-Victoire. Avec Joël Ignasse du magazine Sciences et Avenir, et Thierry Tortosa, paléontologue et conservateur de la réserve naturelle de la Sainte Victoire, partez pour un voyage de 70 millions d’années… sans quitter les Bouches-du-Rhône. Bienvenue à Eggs-en-Provence !
💰 Profitez d'une offre réservée aux auditeurs de « Sixième Science » : un an d'abonnement à Sciences et Avenir pour 29€ seulement (soit cinq mois offerts)
🔥 Spotify, Amazon Music, Deezer ou Apple Podcasts... Suivez-nous sur votre appli d'écoute préférée ! 🎧
✍️ Présenté et préparé par Romain Gouloumès
🎛️ Montage/mixage : Jonathan Gardella / La Claque Podcast Party
🪕 Opening : Summer Paradise (Instrumental Version) by Cin
🖻 Cover : Roger De Marfà / Getty Images
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nouvelle semaine, nouveau sketch. Elle aborde un sujet dont on ne parle pas assez. Faites du bruit pour Tania Dutel !
Et pour ne pas manquer les prochains épisodes de Montreux Comedy Edition Audio, abonnez-vous sur vos plateformes de podcasts préférées !
Envie d'assister au Montreux Comedy Festival 2025 ? 🎫 https://billetterie.montreuxcomedy.com/list/events
Suivez nous sur les réseaux sociaux : YouTube, Instagram, Facebook, X, TikTok et sur notre site web.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
From the publisher's feed
Les Meilleurs Podcasts Français de moins de 30 Minutes
Découvrez notre sélection des meilleurs podcasts français de format courts ! Une sélection d'épisodes inférieurs à 30…
Plongez dans des contenus variés : restez au courant de l’actualité, apprenez de nouvelles choses chaque jour, détendez-vous avec de l’humour et des histoires captivantes. Cette playlist est votre passeport pour une découverte facile et divertissante du monde des podcasts français, en moins de 30 minutes. Emportez ces petits trésors partout avec vous et transformez vos moments de déplacement en bulles d’inspiration !
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.