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Mes chers camarades, bien le bonjour !
La situation à Gaza n’échappe à personne, et un mot semble à la fois omniprésent et tabou notamment pour le président français : le génocide. Utilisé par des ONG, des historiens, des politiques et une bonne partie du grand public, c’est un terme qui a un sens donné, appuyé par la convention de 1948, et je vous propose de revenir dessus.
Et même si il est de moins en moins tabou à juste titre, je préfère le rappeler surtout vu l’événement récent au musée juif de Washington, la gravité de la situation en Palestine n’est pas non plus une excuse pour accepter des comportements et actes graves motivés par l’antisémitisme.
Bonne écoute !
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Aujourd’hui, des villes françaises comme Valence, Nevers ou Châtillon sonnent familières à nos oreilles. Mais il fut un temps, à la Révolution française, où elles ne portaient pas les mêmes noms. Pourquoi ? Parce que plus de 3000 communes ont changé de nom entre 1790 et 1795.
Un véritable tsunami toponymique, qui en dit long sur l’époque. Alors, que s’est-il passé ?
La Révolution française, ce n’est pas seulement la chute de la monarchie. C’est une volonté de refaire la France, de fond en comble.
Changer les lois. Changer les mœurs. Et même… changer les noms.
Les révolutionnaires considéraient que les noms de villes portaient les stigmates de l’Ancien Régime : des références religieuses, royales ou féodales qui n’avaient plus leur place dans la République naissante.
Alors, on a voulu épurer le territoire.
Adieu "Saint-Quelque-Chose", "Ville-Royale", "Notre-Dame-de…"
Prenons des exemples concrets :
Saint-Étienne devient Armes-le-Républicain, en référence à son industrie d’armement.
Montpellier est rebaptisée Mont-Libre.
Châtillon-sur-Seine devient Montagne-sur-Seine, dans l’esprit des Montagnards révolutionnaires.
Versailles, symbole absolu de la monarchie, devient… Berceau-de-la-Liberté. Un nom audacieux, voire ironique.
Les saints disparaissent. On les remplace par des mots comme “liberté”, “égalité”, “montagne”, “république”, “la raison”… Toute une géographie nouvelle, façonnée par les idéaux révolutionnaires.
Mais attention : ces changements ne sont pas tous imposés d’en haut. Beaucoup viennent des communes elles-mêmes, désireuses de prouver leur attachement à la Révolution, parfois pour échapper à la suspicion ou aux représailles.
Certaines vont même plus loin que nécessaire, supprimant tout ce qui pourrait rappeler une croix, une abbaye ou un seigneur.
Mais cette frénésie toponymique ne dure qu’un temps.
Avec la fin de la Terreur en 1794, et surtout sous le Directoire, la ferveur radicale s’essouffle. Bon nombre de villes reprennent progressivement leurs anciens noms – parfois dès les premières années du XIXe siècle, parfois beaucoup plus tard.
Alors non, ce grand nettoyage de la carte de France n’a pas duré. Mais il a laissé une trace. Il nous rappelle qu’un nom, ce n’est pas neutre. C’est un choix, une mémoire, une idéologie.
Changer le nom d’un lieu, c’est essayer de changer ce qu’il signifie. Et pendant quelques années, la France a tenté de se renommer elle-même… pour réinventer son avenir.
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Nouvelle semaine, nouveau sketch. Sa maman est un peu "spéciale". Faites du bruit pour Sofia Belabbes !
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ADOPTION DE LA LOI SUR LE DÉMARCHAGE TÉLÉPHONIQUE : BFMTV, Huffpost
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RETOUR DE LA CONSIGNE CONTENANTS EN VERRE : Ouest-France, France Info
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Dans le monde effervescent de l’intelligence artificielle, une petite révolution silencieuse se prépare. Elle ne vient pas des géants californiens, mais du Japon, avec une start-up encore jeune mais déjà prometteuse : Sakana AI. Son ambition ? Repenser le fonctionnement même des intelligences artificielles, pour les rendre plus naturelles, plus adaptatives… et peut-être un peu plus humaines.
Derrière Sakana, on retrouve un ancien de Google, bien décidé à bousculer les codes. Leur idée phare : remplacer les modèles séquentiels traditionnels, comme les Transformers qui dominent aujourd’hui le marché, par une architecture radicalement différente, baptisée CTM, pour Continuously Thinking Machines. Le nom est explicite : il s’agit d’enseigner aux IA non pas à raisonner par blocs, mais à penser en continu, comme le fait notre cerveau.
Car les modèles actuels, aussi performants soient-ils, souffrent d’un travers : ils traitent les données étape par étape, souvent en attendant d’avoir l’ensemble d’une séquence pour commencer à réfléchir. Résultat : beaucoup de puissance de calcul mobilisée, parfois pour des tâches simples. A contrario, le cerveau humain capte, intègre, ajuste… instant après instant. Une pensée fluide, non linéaire, qui s’adapte en permanence au contexte. C’est cette capacité que Sakana AI cherche à reproduire. Pour cela, l’entreprise s’inspire d’un domaine encore peu exploré : celui des réseaux de neurones à impulsions (spiking neural networks). Ces neurones artificiels ne transmettent pas des signaux continus, mais des impulsions brèves, appelées « spikes », où le moment de l’émission compte autant que l’émission elle-même. C’est cette dimension temporelle – capitale dans notre propre fonctionnement cognitif – que les CTM tentent d’introduire dans l’IA.
Concrètement, cela permettrait aux machines de maintenir un état interne évolutif. Plus besoin de tout réinitialiser à chaque requête : comme dans une vraie conversation, le contexte s’enrichit au fil des échanges. Mieux encore, le modèle pourrait moduler son “temps de réflexion” : répondre rapidement à une question simple, ou prendre plus de “temps mental” sur un problème complexe. Une sorte de budget cognitif dynamique, totalement inédit dans les architectures actuelles. Les bénéfices sont multiples. D’abord en robotique ou dans les systèmes embarqués, où les données arrivent en flux continu : les CTM pourraient suivre le rythme sans surchauffer. Ensuite, en termes d’efficacité énergétique : ces réseaux, inspirés du vivant, sont potentiellement bien moins gourmands que les IA actuelles. Et enfin, dans nos usages quotidiens – assistants virtuels, analyse contextuelle, prise de décision – cette pensée fluide et adaptative ouvrirait la voie à des interactions plus naturelles. Pour l’instant, Sakana AI en est encore au stade de la recherche. Mais les pistes ouvertes par les CTM sont claires : si l’IA veut progresser, elle devra apprendre non seulement à bien répondre, mais surtout… à penser différemment.
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Voilà une question qui paraît simple, presque enfantine — et pourtant, sa réponse nous entraîne dans un voyage de plus de 3 000 ans, entre écritures anciennes, transmission culturelle et évolution phonétique. Car non, le choix de cette première lettre n’est pas arbitraire.
Aux origines : un bœuf phénicien
Tout commence vers 1700 av. J.-C., chez les Phéniciens, un peuple de marins et de commerçants établi sur les côtes du Liban actuel. Ils développent un alphabet composé de 22 signes consonantiques — c’est l’un des tout premiers alphabets de l’histoire. Et la première lettre s’appelle ? aleph, ce qui signifie… "bœuf" en langue sémitique.
Graphiquement, cette lettre représentait à l’origine une tête de bœuf stylisée, vue de face, avec deux cornes. Avec le temps, ce pictogramme se simplifie et s’incline à 90°, pour donner — des siècles plus tard — notre lettre A majuscule.
D’Aleph à Alpha
Les Grecs, qui adoptent l’alphabet phénicien vers le 9e siècle av. J.-C., gardent l’ordre des lettres mais adaptent leur prononciation. Le aleph devient alpha, et surtout, il gagne un son vocalique (le « a » que nous connaissons), car le grec avait besoin de voyelles, contrairement au système phénicien, purement consonantique.
Les Grecs conservent aussi l’ordre alphabétique original — non pas pour des raisons linguistiques, mais par tradition. Cet ordre est ensuite transmis aux Romains, qui l’intègrent dans le latin, devenu à son tour le socle des alphabets occidentaux modernes, dont le nôtre.
Pourquoi garder cet ordre ?
Le classement alphabétique est resté essentiellement par convention. Une fois que les sociétés ont commencé à classer les informations — listes, dictionnaires, inventaires — il était pratique de garder un ordre fixe. Comme le aleph était déjà en tête chez les Phéniciens, le A s’est figé en première position au fil des siècles.
Il n’y a donc aucune raison phonétique ou logique pour que le A soit en premier — c’est simplement une tradition millénaire, d’origine sémitique, transmise intacte jusqu’à aujourd’hui.
En résumé
L’alphabet commence par la lettre A parce qu’il descend du aleph phénicien, un symbole de bœuf devenu lettre. De l’Orient ancien à nos claviers modernes, le A est le premier par héritage culturel, pas par choix raisonné. Comme souvent dans l’histoire : c’est la coutume, et non la logique, qui fait autorité.
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Mes chers camarades, bien le bonjour !
Je pense qu'à force vous le savez, mais l'histoire et la cuisine, ce sont deux de mes passions ! Et quand elles se mélangent, c'est encore mieux ! Ça a d'ailleurs déjà été plusieurs fois le cas de mon côté, avec le livre Cuisiner l'Histoire réalisé avec Gastronogeek, mais aussi avec l'émission de cuisine que j'anime avec Fabian Müllers et qui va sortir tout au long de 2025 ! Alors quand on a célébré les 10 ans de Nota Bene en septembre 2024, quoi de mieux que de rassembler tout ce beau monde pour parler cuisine et histoire ?
Voici l'échange qui en a découlé, alors bonne écoute !
➤ Découvrez Cuisiner l'Histoire : https://www.hachetteheroes.com/produit/704/9782019460549/gastronogeek-cuisiner-l-histoire
➤ Retrouvez nos émissions de Cuisine historique avec Fabian : https://www.youtube.com/playlist?list=PLgLm3t2YjNL3SyCFVyhhpSZ18FwguxBfe
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