"Tu peux faire beaucoup… sans faire ce qui compte vraiment."
Dans cet épisode, Sibbecai partage son parcours de musicien d’église et une réflexion profonde qui a transformé sa manière de servir : apprendre à “choisir la bonne part”.
Il raconte comment il a commencé très jeune le piano pour servir à l’église. Au départ, son objectif était clair : accompagner le culte. Cette vision l’a fait progresser rapidement. Puis, avec le temps, l’oreille s’est développée, la technique aussi, et il a fini par jouer sans vraiment se préparer. Tout semblait fonctionner… mais intérieurement, il stagnait.
Petit à petit, le service est devenu une routine. Jouer le dimanche a remplacé le travail personnel. Il ne progressait plus, répétait les mêmes accords, les mêmes chants. Comme tout le monde était satisfait, il n’y avait aucune raison apparente de se remettre en question. Il a alors commencé à se cacher derrière de bonnes excuses : manque de temps, engagements, travail, famille, projets musicaux, activisme dans l’église.
Le problème, explique-t-il, c’est que la vie ajoute toujours des choses, mais rien ne s’enlève tout seul. Sans décision claire, on finit occupé sans être productif.
Il s’appuie ensuite sur l’histoire biblique de Marie et Marthe : Marthe est agitée par beaucoup de choses, mais Marie choisit l’essentiel. De là naît cette idée forte : être actif ne veut pas dire être efficace. On peut faire beaucoup sans faire ce qui compte vraiment.
Dans les églises modernes, surtout petites ou moyennes, on veut souvent tout faire : musique, vidéo, réseaux sociaux, son, lumière, communication, live, esthétique… Mais peu de personnes portent énormément de responsabilités. Résultat : on court partout, on s’épuise, et parfois on néglige l’essentiel : la transformation des vies.
Il introduit la loi de Pareto : 20 % des efforts produisent 80 % des résultats. La vraie question devient alors : sur quoi devons-nous réellement investir notre énergie ? Une vie transformée a plus d’impact qu’un beau post Instagram. Un musicien qui travaille ses bases a plus d’impact que quelqu’un qui imite mal les tendances.
À travers l’image de David et Goliath, il rappelle qu’il ne faut pas porter l’armure des autres. Ce ne sont pas les outils qui font la différence, mais la personne qui les utilise. Ce n’est pas le micro qui fait la voix, ni le clavier qui fait le pianiste.
Enfin, il invite chaque musicien et serviteur à revenir à l’essentiel : chercher premièrement le royaume de Dieu, placer ses efforts au bon endroit, travailler avec intention, et choisir ce qui transforme plutôt que ce qui impressionne.
👉 Choisir la bonne part, c’est arrêter de courir partout et commencer à construire en profondeur.
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