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Une femelle girafe du Kordofan vient de naître au Parc zoologique de Paris (12 septembre 2025). Ce grand bébé pesait alors 44 kg pour 1,65 m. Cette sous-espèce rarissime est en danger critique d’extinction.
Mais depuis 2015, après s'être effondrées à moins de 100 000, les populations des 4 espèces de girafes sont remontées à près de 120 000 en Afrique, leur berceau.
Pour célébrer ces deux bonnes nouvelles, Nomen rediffuse l'épisode sur la Girafe.
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📖Si cet épisode t'a passionné.e, d'autres pépites t'attendent dans le livre de Marc Mortelmans, Nomen, l'origine des noms des espèces (Ulmer 2024).
📖Marc est aussi l'auteur d'En finir avec les idées fausses sur le monde Vivant (Éditions de l'atelier 2024).
🃏L'asso et média Baleine sous Gravillon dédié au Vivant a créé TerrAnimalia, un jeu de société sur la biodiversité.
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Et si l'on vous disait que les poissons n'existaient pas ? Y croiriez-vous ? Probablement pas. Pourtant, cette drôle de déclaration s'avère vraie en sciences naturelles, puisque les poissons... ne sont PAS un groupe biologique.
En fait, au delà du truc "carré avec les yeux dans les coins" que l'on vous servait à la cantine, le terme "poisson" désigne 36000 espèces rangées dans 5 "tiroirs" du Vivant différents :
D'abord les Téléostéens : grosso-modo les animaux à écailles et à arêtes.
Ensuite les Chondrichtyens : ce sont les "poissons cartilagineux", dont les requins ou les raies.
Puis, les lamproies, des suceuses de sang sans mâchoires !
Après, les myxines : des vertébrés...sans colonne vertébrale. Elles sont surtout connues pour leur capacité à repousser les prédateurs en émettant une quantité astronomique de mucus...
Enfin, les Sarcoptérygiens sont les poissons "à nageoires charnues". Parmi eux, le célèbre Cœlacanthe.
Si ces groupes sont aussi éloignés les uns des autres (les Sarcoptérygiens sont bien plus proches des humains que des requins !), pourquoi les mettre tous dans le même filet ? Tout simplement parce qu'il a fallu attendre le développement de la génétique au XXème siècle pour comprendre que ces animaux ne sont pas directement apparentés.
Auparavant, le Vivant était classé selon son apparence : ainsi les "poissons" = tous ces vertébrés qui nagent, et qui ont des branchies et des nageoires. C'est pour cela qu'un Poisson-clown comme un Grand requin blanc peuvent être considérés comme des "poissons".
Et encore, c'est déjà précis : pendant fort longtemps, "poisson" désignait tout animal aquatique, des baleines aux crevettes ! Cette définition hyper large se retrouve d'ailleurs dans la tradition du Carême comme chez le "poissonnier", à suivre dans notre prochain épisode...
NOTA BENE : petite précision/correction à propos de "fish". Lorsque l'on dit "du poisson" en français, l'anglais va dire "fish", qui est dans ce cas indénombrable, car en référence à la nourriture. Mais quand on parle de l'animal, "fish" est dénombrable. Il existe alors deux formes pluriel : la plus fréquente est "fish" (comme dans le vers d'Eminem de la chanson Without me : "but no matter how many fish in the sea" = "mais peu importe le nombre de poissonS dans la mer"). Le second, "fishes", est quasi-exclusivement utilisé dans un contexte scientifique, lorsque l'on veut parler de poissons d'espèces différentes et que l'on veut insister sur cette différence.
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SOURCES :
Vignette : D'après Le Monde de Nemo, Andrew Stanton & Lee Unkrich 2003 © Pixar
Extraits :
00:02:11-00:02:15 : Effets sonores "mauvaise réponse" et "bonne réponse" + prononciation italienne de "poisson" ("pesce")
00:05:38-00:05:46 : Eminem, Without me 2002
00:14:00-00:15:02 : Brigitte Bardot, La Madrague 1962
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Quel est le point commun entre une prison étatsunienne, la mythologie grecque, un sport de plein air et un ancêtre de l'avion ?
Réponse... l'Albatros ! La preuve en 4 fun facts :
🪽 Le terme français "albatros" est issu de l'anglais "albatross", lui-même né de l'union entre le latin "albus" = "blanc" et l'arabe "al-gattas", qui signifie "plongeur" et potentiellement "aigle marin". En espagnol et en portugais, ce "al-gattas" a donné le mot... "alcatraz". Oui, comme le pénitencier californien ! L'île sur laquelle il est bâti a été nommée ainsi au XVIIIe siècle par Juan Manuel de Ayala car habitée par d'autres grands piou-piou des mers, les pélicans bruns.
🪽Les 21 espèces d'Albatros font partie de la famille des Diomedéidés. Ce nom vient de Diomède, héros de la guerre de Troie dont les compagnons furent changés en oiseaux marins. La première espèce fut décrite par Linné en 1758 : Diomeda exulans, ou "oiseau de Diomède exilé". L'animal derrière ce nom est le célèbre Albatros hurleur, pouvant rester des semaines dans les airs à parcourir des milliers de kilomètres. Autre fait d'armes : il est l'oiseau à la plus grande envergure du monde, jusqu'à 3m50 !
🪽Le caractère exceptionnel de l'Albatros fait qu'il a donné son nom à un spectaculaire score au golf, qui consiste à insérer la balle dans le trou avec 3 coups d'avance. D'après divers médias spécialisés, la chance de réaliser un "albatros" est de une sur... 1 million.
🪽Enfin, L'Albatros est le nom d'un planeur conçu par le marin Jean Marie Le Bris en 1856. Tiré par un cheval tel un cerf-volant, cet engin aurait parcouru 200m à 100m d'altitude, un record absolu en ce milieu de XIXe siècle. Bien qu'il n'y ait aucune preuve directe d'un tel décollage (la première description date de 1867), la construction pour le coup avérée de cette machine fait de Le Bris un pionnier de l'aviation.
D'ailleurs, un célèbre dessin animé Disney a repris cette association entre l'oiseau et les machines volantes ! À suivre...
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Cet épisode est dédié au grand-père de Marie-Juliette, Claude, mentionné dans cet épisode, 80 ans le 15 septembre 2025.💚
Et pour en savoir plus sur la biologie de cet oiseau, un épisode de PPDP featuring l'ami Bill François : https://smartlink.ausha.co/ppdp/s03e37-la-philosophie-des-albatros
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Invité et auteur des 4 "bibles" sur les noms des espèces : Pierre Avenas
Interview et rédaction en chef : Marie-Juliette Champeau
Montage / programmation : MJ Champeau
Vignette : MJ Champeau
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SOURCES :
Vignette : Image libre de droits (© Pixabay)
Extraits sonores :
00:01:53 -00:02:07 : Cris de Pélicans bruns
00:04:52 -00:04:54 : Cri de dauphin libre de droits (© Pixabay)
00:07:15 -00:07:46 : Albatros réalisé par le golfeur Louis Oosthuizen, Masters 2012
00:11:19 -00:11:20 : Swings de golf libres de droits (© Pixabay)
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Retour aux sources pour Nomen, petit frère du grand podcast et média Baleine sous Gravillon, avec une nouvelle saison sous le signe des cétacés !
Une fois par mois durant cette cinquième saison, Marc et Pierre vous racontent les étymologies extraordinaires associées à nos immenses cousins aquatiques.
Ce premier épisode vise gros puisqu'il s'intéresse tout simplement à l'origine du nom "cétacé", une désignation qui englobe environ 90 espèces actuelles, des baleines à fanons aux dauphins en passant par les cachalots.
Bien que ces espèces soient pour la plupart inoffensives pour l'humain, le nom "cétacé" a une origine monstrueuse...
"Cétacé" est en effet dérivé du grec "ketos", lui-même issu de "Céto", terme désignant une terrible créature de la mythologie. Cette grosse bébête fut envoyée par Poséidon, le dieu des mers, afin de dévorer l'innocente princesse Andromède. Cette jeune Éthiopienne avait eu le mauvais goût d'être, d'après sa mère, plus belle que les Néréides, aka les filles de Poséidon en personne.
Heureusement, tout est bien qui finit bien (eh oui, ça arrive de temps en temps dans la mythologie grecque) : la jeune fille fut délivrée de Céto par Persée, le célèbre pourfendeur de Méduse.
Ce terme de "cétacé" fut ensuite repris à la Renaissance pour désigner toute grande bestiole marine, les baleines certes, mais aussi les requins et même les thons ! Il a fallu attendre le XVIIIe siècle pour ranger très distinctement les vrais cétacés parmi les "mammifères", terme qui signifie "ceux qui portent des mamelles". En effet, à l'instar des vaches par exemple, baleines bleues, grands dauphins et autres orques tètent le lait de leur maman quand ils sont petits. D'ailleurs en anglais, les bébés cétacés sont nommés "calf" ("calves" au pluriel), mot que l'on peut traduire par... "veau" !
Rassurez-vous, il reste néanmoins un point commun entre toutes ces espèces océaniques : la surexploitation humaine...
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📖Marc Mortelmans est l'auteur de Nomen, l'origine des noms des espèces (Ulmer 2024).
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Invité et auteur des 4 "bibles" sur les noms des espèces : Pierre Avenas
Interview et rédaction en chef : Marc Mortelmans
Montage / programmation : Marc Mortelmans, Marie-Juliette Champeau
Vignette : MJ Champeau
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SOURCES :
Vignette : Cetaceans-of-azores-Futurismo
Extraits :
00:06:09 - 00:06:18 & 00:11:36 - 00:11:37 : Jingle de Baleine sous Gravillon
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En Asie, l'Arowana est une espèce quasiment disparue à l'état sauvage. Sa symbolique dans le feng shui, associée à la richesse et à la prospérité, a entraîné une véritable pression sur les populations de cette espèce.
L’Arowana est considéré comme le poisson d’eau douce le plus cher au monde.
La structure de ses écailles et son mouvement ondulatoire lorsqu'il nage lui valent le surnom de Poisson-Dragon.
L'espèce asiatique, le scleropage formosus, est la plus recherchée, la variété "super red” est celle qui attise toutes les convoitises.
Désormais, contrefaçon et trafics en tout genre frappent les espèces du monde entier.
Son nom, d’origine sud-américaine, est tiré des langues amérindiennes tupi qui signifie “poisson d'argent”. En effet, les écailles de cet imposant poisson peuvent présenter de superbes reflets argentés.
Il appartient à la famille des Ostéoglossidés, les “langues osseuses”.
L'Arowana est présent en Amérique du sud, en Asie, et en Océanie, une espèce plus proche de l'Arapaïma se nomme Arowana du Nil et est présente sur le continent Africain, son évolution est étroitement liée à la tectonique des plaques.
L'Arowana est capable de bondir hors de l'eau à presque 2m de hauteur.
Retrouvez l'article complet de Bérénice Toutant sur le site de Baleine sous Gravillon.
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📖Marc est aussi l'auteur de Nomen, l'origine des noms des espèces (Ulmer 2024) et d'En finir avec les idées fausses sur le monde Vivant (Éditions de l'atelier 2024).
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Invité et auteur des 4 "bibles" sur les noms des espèces : Pierre Avenas
Interview et rédaction en chef : Marc Mortelmans
Montage / programmation : Zeynab Tamoukh, Albane Couterot, Naëlle Oboeuf, Marie-Juliette Champeau
Vignette : Bastien Mallemont, Naëlle Oboeuf
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Parmi les différents corvidés, il en existe deux qui sont moins bien connus, parce que vivant en altitude. Il s'agit du Chocard à bec jaune et du Crave à bec rouge, les deux seules espèces du genre Pyrrhocorrax.
“Pyrrho“ venant du grec “purrhos“, qui veut dire “couleur de la flamme“ et “korax“, “corbeau“, cela fait d’eux les Corbeaux aux couleurs de flammes, en référence à la couleur rouge de leurs pattes. Il faut ajouter à cela la couleur du bec, jaune chez le Chocard et rouge chez le Crave, mais vous l’aviez surement deviné.
Des 2, le Chocard est le véritable montagnard, il vit et niche à plus haute altitude alors que le Crave est aussi présent sur les côtes rocheuses de l’océan Atlantique.
Grégaires et sociables, ils sont tous les deux fidèles en amour, au partenaire comme au lieu de construction du nid. Celui-ci est construit dans les anfractuosités de la roche.
Omnivores et opportunistes, ils descendent dans les vallées pendant l’hiver, n’hésitant pas à se rapprocher des habitations pour se servir dans les restes et les déchets. Comme beaucoup d’autres corvidés, le Crave a parfois mauvaise réputation, il était autrefois accusé de pyromanie. D’un autre côté, la légende arthurienne raconte que l’âme d’Arthur aurait pris l'apparence du Crave, dont la couleur rouge des pattes et du bec représenterait le sang versé. Tuer un Crave porterait donc malheur… mais il est aujourd’hui présent sur des blasons locaux anglais.
Aujourd’hui, Crave et Chocard sont classés en Europe dans les espèces vulnérables.
Sur le site de BSG, retrouvez les articles de Marie-Laure Fauquet sur le Chocard et le Crave
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Invité et auteur des 4 "bibles" sur les noms des espèces : Pierre Avenas
Interview et rédaction en chef : Marc Mortelmans
Montage / programmation : Zeynab Tamoukh, Albane Couterot, Naëlle Oboeuf, Marie-Juliette Champeau
Vignette : Bastien Mallemont, Naëlle Oboeuf
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L’histoire a commencé il y a 8000 ou 9000 ans avec la domestication de l’Auroch. Après des milliers d’années de sélection par l’être humain, on compte des centaines de races de Vaches dans le monde. Rien qu’en France, le pays aux 300 fromages, on en compte 50. Normande, salers, blonde d’Aquitaine, elles représentent un terroir et sont adaptées aux conditions climatiques locales. Pourtant, est-ce qu’entre Humain et Vache, ce n’est pas un peu l’amour… vache ?
Certains consacrent chaque jour de leur vie à ces animaux quand d’autres trouvent qu’elles sont des voisines puantes. Il y a ceux qui les élèvent en plein air et ceux qui les parquent dans un bâtiment fermé, ceux qui ne voient une Vache que dans l’assiette, sur une brique de lait ou sur un plateau de fromage. Il y a ceux qui en vivent et ceux qui en meurent quand on leur achète la viande ou le lait à prix trop faible…
La croissance exponentielle de l’élevage intensif bovin dans le monde soulève des problèmes environnementaux. Afin de produire la nourriture des animaux, elle demande toujours plus de surface agricole, participant à la déforestation partout dans le monde. Par sa digestion, une Vache produit du méthane, un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique actuel.
Ne soyons pas peau de Vache, cet animal est aussi à l’origine de la découverte d’une technologie médicale fondamentale, le vaccin. Pour connaître les liens historiques et étymologiques entre la Vache et le vaccin, il faudra écouter l’épisode de Nomen.
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Interview : Marc Mortelmans, Martin Étave
Spécialiste et auteur des 4 "bibles" sur les noms des espèces : Pierre Avenas
Montage et mise en ligne : Éléonore Claude, Naëlle Oboeuf, Marie-Juliette Champeau
Rédaction en chef : Marc Mortelmans
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L’Arapaïma (Arapaima gigas) est le plus gros poisson d’eau douce d’Amazonie, pouvant atteindre 4,5m pour 300kg. Sa peau, formée d’une double couche d’écailles, forme une structure unique qui lui permet d’être protégé de son principal prédateur, le Piranha.
Son nom d’origine, Pirarucu, est tiré des langues amérindiennes tupi-guarani, dans lesquelles « pira » signifie « poisson », et « uruku », « rouge ». En effet, les écailles de ce géant aquatique sont bordées de cette couleur.
Selon la légende, Pirarucu était un brave guerrier de la tribu des Uaiás, mais avait le cœur pervers, fier et égoïste. Il aimait critiquer les dieux mais un jour, Tupa, dieu des dieux, décida de le punir. Il convoqua le dieu de la foudre et la déesse des torrents. Quand Pirarucu fut face à la colère des dieux, il l’ignora et s’en moqua, refusant d’implorer leur pardon. Leur colère ne fit que croître, et les éléments devinrent incontrôlables. Frappé par la foudre, le guerrier sombra dans le fleuve. La légende raconte qu’il se transforma en un poisson géant, noir et rouge, qui depuis, parcourt les eaux d’Amazonie, dans l’oubli.
Les autochtones utilisent la langue très dure de l’Arapaïma, comme une râpe, d’ailleurs, il appartient à la famille des Ostéoglossidés, les “langues osseuses”. Ses écailles sont cornées et exceptionnellement épaisses (jusqu’à 4 mm), ce qui fait de ce poisson l'un des rares animaux à l’abri des attaques de Piranhas, grâce au gilet “pare-dents” qu’elles constituent.
L’Arapaïma est un physostome : il doit régulièrement aspirer de l’air en surface. Chez les jeunes, les branchies sont efficaces quelques jours, mais perdent ensuite leur fonction. L’adulte survit grâce à sa vessie natatoire, reliée à l’œsophage, qui fonctionne comme un poumon.
L’Arapaïma a également été introduit en Asie pour la pêche dont il fait l'objet. Elle est intensive, car sa chair, légèrement sucrée et aux arêtes peu nombreuses, est très recherchée. Victime de la surpêche, l’Arapaïma a frôlé l’extinction dans les années 90.
Face à cette problématique, l’institut Mamiraua a mené un programme scientifique en collaboration avec les communautés locales. Cela a permis de réglementer la pêche de cette espèce, en créant des réserves naturelles et en combattant le braconnage. Ainsi, la population d’Arapaïmas est passée de 2.500 spécimens en 1999 à près de 200.000 en 2020.
Les écailles de l’Arapaïma sont formées d’une couche interne dure mais flexible. L’Université de Chicago mène des études sur cette carapace extraordinaire et ses propriétés, pour tenter de mieux la comprendre et de s’en inspirer.
Retrouvez l'article "Arapaïma, un poisson rouge qui sort du lot !" rédiger par Paul Lavigne sur le site de Baleine sous Gravillon.
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Appartenant à la famille des Corvidés, le Choucas des Tours, Coloeus monedula, est souvent victime de confusions à tel point qu'il peut être aussi appelé Corneille des clochers ou Corbeau choucas…. Le nom de Choucas est d'origine onomatopéique, tiré de ses cousins corvidés : la Corneille en provençal “Caucala” et “Chouca”, le cri du Corbeau.
A l'origine, le Choucas vivait dans les falaises côtières et fréquentait les steppes boisées. Peu à peu, son attrait pour les façades des églises, les lieux urbanisés et anthropisés lui ont valu son qualificatif “des tours”.
C’est le plus petit des corvidés, avec une corpulence proche de celle du Pigeon. Le Choucas n’est pas uniformément noir : les côtés et l’arrière du cou sont gris cendrés, et ses teintes sombres aux reflets violets contrastent avec son iris bleu givré tirant vers le blanc.
Ses chants lui servent à communiquer et à voter en variant le volume, le rythme et la tonalité : contact pour la cohésion du groupe, alertes en cas de danger et défense du territoire ou changement de perchoir. Cet oiseau, comme ses cousins corvidés, possède une intelligence remarquable. Il est capable de fabriquer des outils pour attraper des insectes.
En groupe mais surtout à deux, le Choucas file le parfait amour avec le même partenaire. Trois à six œufs seront couvés par la mère et la nourriture des petits se fera par les deux parents.
A l’instar des autres corvidés, il est l’objet de légendes plus ou moins obscures qui lui collent aux plumes. Comme pour la Pie, Aristote lui attribue le qualificatif de cleptomane d'où le “monedula” de son nom scientifique, dérivé de la racine latine “moneta” signifiant “monnaie”, réputation non prouvée. A l’inverse, il peut être associé à la protection, à la chance selon les cultures celtiques.
Il est protégé officiellement mais est victime dans certains endroits de chasse, associé alors à ses cousins corvidés inscrits sur la liste ESOD.
Retrouvez plus d’information, sur le site de Baleine sous Gravillon dans l’article de Marie-Laure Fauquet.
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