
Sign up to save your podcasts
Or


Et Pourquoi pas ? C'est vrai ça, pourquoi inviter toujours les mêmes savants fous pour nous raconter comment nos sociétés se transforment. Que ce soit sociétale, technologique, économique, politique… Pourquoi on inviterait pas de simples citoyens pour nous partager leurs expérimentations et nous aider à mieux comprendre le monde. Pourquoi pas ? avec Gabriel Grésillon, né en 1978. Correspondant des Echos à Bruxelles depuis 2015, où il suit l'Union Européenne. Auparavant correspondant en Chine pendant 5 ans pour le même titre. Il est l'auteur d'un livre, Chine, le grand bond dans le brouillard paru en 2015 chez Stock, qui s'interroge sur la suite du scénario chinois et montre que les fragilités de la Chine sont plus nombreuses qu'on croit.
Fabienne Morgaut, directrice RSE chez Maison du Monde, nous explique comment des initiatives d'innovations environnementales et sociales insufflent de nouvelles perspectives au sein du groupe.
Open Your Intelligence fait un premier éclairage sur la voiture autonome avec Nicolas de Cremiers, directeur marketing de Navya.
Nous soulèverons les premières questions des enjeux pour la ville de demain et les solutions qui se construisent en réponse à toujours plus d' habitants dans les villes.
En 2050, 70% de la population mondiale résidera en zone urbaine. Les premières utilisations des voitures autonomesL'usage de cette nouvelle mobilité n'est plus une utopie mais bien une réalité.
Nous nous sommes tellement intéréssés à ce sujet, que cet échange est le premier d'une longue série à venir avec XXII, Navya et d'autres créateurs de cette technologie pas tant pour demain qu'aujourd'hui.
« Votre existence me rassure et m'�claire. », disait René Char à Albert Camus. Les études le prouvent et sont unanimes, l'amitié stimule l'estime de soi, apaise les angoisses et diminue le stress. A l'inverse ne pas avoir d'amis, serait aussi mortel que l'obésité ou la sédentarité ! A la fois évidents et énigmatiques, les liens d'amitiés sont pourtant difficiles à cerner. Dans une définition pauvre, on pourrait dire de l'amitié que c'est de l'amour sans sexe. Façon Larousse ou Petit Robert : l'amitié c'est l'attirance réciproque entre deux personnes n'appartenant pas à la même famille. Personnellement, j'aime la définition de Francesco Alberoni : « L'amitié, une expérience de rencontre, de reconnaissance entre deux singularités qui se caractérise par la joie de se retrouver, le plaisir d'être ensemble et de communiquer avec facilité.
L'histoire que nous commençons aujourd'hui, et qui durera deux épisodes est celle des pirates. La piraterie qui nous intéresse naît de la découverte du Nouveau-Monde, découverte qui signe la fin du Moyen-Âge en 1492.
Pour quelle raison a-t-on choisi cet épisode pour mettre fin au Moyen Âge? Et par la même occasion, pourquoi a-t-on choisi la mise à sac de Rome par les Wisigoth en 476 de notre ère pour arrêter l'Antiquité?
Alaric 1er et sa horde de « barbare » pille Rome en 476 : Fin de l'Antiquité, début du Moyen Âge. Christophe Colomb découvre les Amériques en 1492 : Fin du Moyen Âge, début des Temps Modernes.
C'est sans doute un choix historique, et évidement symbolique.
Pour essayer de comprendre un peu mieux, faisons un pas de côté.Lorsque les barbares attaquent Rome, l'Empire est déjà à l'agonie, immense, difficilement gouvernable, des cultures et des religions diamétralement opposées, criblé par la corruption. Alaric ne fait que porter le coup de grâce à un Empire déjà à genoux. C'est ensuite que les choses deviennent intéressantes, puisque l'Antiquité étant par définition l'�poque où naissent et se construisent les civilisations par le langage, l'art, les lettres, la philosophies, les mathématiques et tout un panel de sciences censé enrichir l'humain. Cette Antiquité se termine dans le vice et la brutalité « barbare ». On rentre alors dans une époque, le Moyen Âge, où les civilisations vont toutes se forger, à peu près, sur le même modèle: celui imposé par la religion chrétienne. D'ailleurs, pour rester bien ancré dans la religion, durant ces siècles, les barbares seront ces civilisations ayant un dieu différent.
On passe du polythéisme au monothéisme.
Au lieu d'avoir plusieurs Dieux, on en a qu'un et pourtant, même avec un seul, il sera très présent en Europe. Le jugement de dieu, la colère de dieu, la paroles de dieu, la trêve de dieu… Martyr, démon, anges, ferveur, exaltation, saints, excommunication. Il faut croire en Dieu, sinon hérésie, pénitence, bûcher, expiation tes pêchés exultés les hommes de l'époque .
Alors pourquoi ne pas se dire plutôt que le Moyen Âge commence évidemment avec le pillage de Rome, mais surtout qu'il est le début d'une foi obscurantiste, aveugle et éperdue qui durera 1000 ans.
Comme si en changeant d'�poque, on changeait de croyance, de conviction, de dogme, de doctrine ?Pendant toute la période de l'Antiquité qui durera plus de 3000 ans, les hommes vivent avec les dieux : quelques écris et beaucoup d'oralité. Le Judéo-Christianisme, amène le monothéisme!
Un seul Dieu, un seul livre et un seul homme : Yahvé, la Bible, Adam.
Si l'on regarde la Bible, on s'aperçoit dès la Genèse, que le rapport entre l'humain (Adam) et le divin (Yahvé) sont plutôt binaire, comme sont binaires l'homme et la femme, le bien et le mal, la vie et la mort, Cain et Abel ... le choix entre un ou deux, pas plus.
Les religions polythéistes de l'Antiquité étaient beaucoup plus riches à cet égard. Il n'y avait pas « un » Dieu, comme il n'y avait pas « un » homme. Il y avait plusieurs dieux, qui s'adressaient à plusieurs hommes.
Alors que le lien humain-divin est très fort durant l'Antiquité, il n'est pas aussi accaparant qu'il ne pourra l'�tre dans le Moyen-Âge.
Lorsque Dieu crée l'homme à son image : Genèse 1:27 «Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.»
Lorsqu'il se confronte à lui : Genèse 3:22 «l'homme est devenu comme l'un de nous pour la connaissance du bien et du mal.»
Lorsqu'il le craint : Genèse 3:22 «Maintenant, empêchons-le de tendre la main, de prendre aussi du fruit de l'arbre de vie, d'en manger et de vivre éternellement !»
Les religions de l'Antiquité ne créent pas de lien aussi ambiguë entre l'homme et le dieu. Comment un simple homme, qui vient de « naître », nu comme un vers, pourrait-il se retrouver face au Dieu tout puissant? Impensable.
La religion chrétienne place l'individu, et non pas l'humain, au centre et en l'occurence face à Dieu.
Une relation basée entre un « ego » et un dieu, à l'image de ces scènes de la Genèse où Yahvé et Adam conversent d'�gal à égal. N'est-ce pas un peu extravagant?
Dans la mesure où le rapport à Dieu devient une sorte de huis-clos entre Lui et Moi, et non plus, comme l'�tait les grandes religions polythéistes de l'Antiquité, une spiritualité « publique ». Il me semble que dans ce rapport, la religion a eu comme effet d'accroitre le sentiment d'�goïsme de l'individu.
Et alors que la religion judéo-chrétienne a ouvert la porte de l'accomplissement spirituel personnel, est ce qu'on ne pourrait pas se poser la question de savoir s'il n'est pas d'une certaine façon aux origines de l'égoïsme du gain financier.
Pas pour tout le monde, mais pour les nobles, le clergé et la bourgeoisie.
Moi, homme, seul face à ce Dieux beau, grand, pourquoi ne pourrais-je pas être moi-même aussi magnifique que lui et briller de mille lumières et de mille ors comme lui. Je vous l'accorde c'est quelque peu excentrique! Mais il me semble que cette religion judéo-chrétienne, a pour effet de shunter l'Autre, pour ouvrir le chemin divin entre Moi et Dieu : quelque chose de très égotique.
Un passage de l'intérêt général à l'intérêt personnel.Précipitant, et peut être de manière inconsciente, la naissance de la « richesse spirituelle » comme dans le Moyen-Âge, vers une « richesse matérielle » cette fois-ci dans les Temps-Moderne.
Sous le Moyen-Âge, l'humain est aspiré sous le joug de la religion. Sous les Temps-Modernes, il le sera sous le joug de l'argent et du profit.
À ce titre il nous est apparu intéressant de raconter l'histoire de ces pirates, une poignée d'hommes qui se sont affranchis du capitalisme, de la finance et plus généralement de la sujétion des États et de leurs carcans, en se proclamant libres et maîtres de leurs destins.
Apparaissent dans ces micro-sociétés pirates, organisées sous forme de démocratie, qu'elles soient en mer ou sur terre, des idéaux, une utopie, des rêves.
Pour aller plus loinConcernant le polythéisme :
Concernant les pirates:
Bibliographie :
Une histoire populaire des États-Unis : de 1492 à nos jours de Howard Zinn éd.Agone Les chemins de fortune : Histoire générale des plus fameux pyrates, I de Daniel Defoe éd.Libretto Le grand rêve flibustier : Histoire générale des plus fameux pyrates, II de Daniel Defoe éd.Libretto Pirates de tous les pays: l'âge d'or de la piraterie atlantique de Marcus Rediker éd.Libertalia
Histoire de la flibuste de Georges Blond éd.Tallandier
La vie de DJ, c'est aussi beaucoup d'avion. R-ASH nous fait partager son roadtrip d'artiste sur l'East Coast. Entre Paris, Brooklin, Manhattan, Ottawa, Kinky Lounge, Montréal, Washington, New-York, Springfield, entre immersion sonore et échanges avec les locaux, voyagez vous aussi dans ce podcast Open Your World.
Difficile d'aborder le sujet autrement que par la théorie. Par quel côté le prendre ?
Commençons par dire que selon toute vraisemblance, la politique telle qu'on l'entend durant l'Antiquité, a évidemment quelque chose de lointain avec celle que l'on pratique aujourd'hui.
En effet, comme nous l'avons entendu lors du premier épisode de Libertalia, l'idéal politique grec repose sur ce qu'Aristote et d'autres appellent la vertu, là aussi un terme assez théorique et vague.
Les « politologues » de l'Antiquité faisaient la distinction entre une politique vertueuse et le reste.
Les penseurs grecs ont établi une typologie classificatrice des régimes politiques vertueuxL'�lément discriminant est qui détient le pouvoir ?
Ou bien ce détenteur est unique et alors c'est une monarkhia, une monarchie ou une royauté.
Ou bien la direction des affaires publiques est confiée à un groupe de citoyens compétents et l'on parle alors d'une aristokratia, une aristocratie, gouvernement des meilleurs.
Ou alors c'est le pouvoir du peuple tout entier et donc une dêmokratia, démocratie.
Aucun de ces trois régimes n'excluent la présence de vertus, au contraire, ils en sont tous les trois nourris.
Dès lors que la vertu disparaît en revanche, chacun de ces régimes est miné par des dangers et des vices internes, qui les rendent fragiles et risquent de les changer en d'autres régimes qui sont à la fois leur jumeau et leur contraire.
Ainsi, un roi règne grâce au consensus de ses concitoyens — ni les auteurs grecs ni les auteurs latins ne parlent de ses sujets — et les persuade du bien fondé des mesures qu'il prend. S'il ne règne plus que par la peur et la force, la monarchie devient une tyrannie.
Les aristocrates, qui font passer leurs intérêts personnels avant l'intérêt de la collectivité, changent leur régime en une oligarchie.
Lorsque le peuple ne respecte plus ses propres règles et cède à des impulsions irrationnelles, la démocratie devient alors une ochlocratie, pouvoir de la foule. Il y a dénaturation de la volonté générale qui tend à incarner les intérêts de certains et non de la population toute entière.
Ça, c'est pour ce qui est des anciens cours d'�ducation civique.
Laissons le côté obscur de la force et intéressons-nous plutôt au côté vertueuxLa différence entre un jumeau et l'autre c'est donc l'intérêt commun, l' intérêt publis ou intérêt général, le collectif en somme.
La vertu ne s'exprime pas que dans l'intime, elle se manifeste aussi dans le collectif, par la justice, le courage, la prudence, la modération — des thèmes souvent repris par les religions d'ailleurs.
Peut-être même que la « politique » vertueuse, c'est la recherche de l'intérêt collectif au détriment de l'intérêt propre et personnel ?
Et la République romaine dans tout ça ?Le texte mis en scène sous forme de micro-trottoir est un texte extrait de La Conjuration de Catilina, de l'historien romain Gaius Sallustius Crispus. Il raconte comment une révolution s'opère dans la Rome à cette époque (entre -100 et -50 av. J.-C.).
Et ça correspond étrangement à l'�poque où Rome a entrepris sa politique expansionniste.
Comment est-ce que Rome peut continuer à être une République puisque, au commencement la République romaine représente la ville et la région de Rome, ce qui équivaut à peu près à 130 000 habitants sur une superficie grande comme l'Île de France.
À la fin de la République, c'est-à-dire 500 ans apr. J.-C., juste avant le passage à l'Empire, la population totale approche les 60 millions, sur une superficie cette fois-ci égale à la France, l'Allemagne, l'Espagne, le Royaume-Unis, le Portugal et l'Italie réunis ; soit 2 millions de kilomètres carrés.
En 500 ans, on a multiplié la population par presque 500, sa superficie par 200, et inévitablement les emmerdements par autant !
Et quand les emmerdes arrivent, qu'est-ce qui arrive avec… ? LA PEUR !
Bibliographie
De la petite gêne au réel mal-être : comment gérer ses émotions ? Quelles sont les pistes à explorer pour se sentir bien dans sa peau et être en harmonie avec soi-même dans le tourbillon des injonctions sociales et des commandes familiales.
« Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin », Colette. Autour de la tableThe post La relation à soi appeared first on Open Your.
Caroline Darmon, directrice RSE au groupe Publicis, nous explique comment cette agence conseil a su opérer le tournant de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et comment elle influence ses clients dans ce tournant organisationnel et de gestion de marque.
From the publisher's feed