Parole d'Animaux

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Parole d'Animaux episodes

  • COP 26 : Un climat toxique à la grand-messe climatique !

    Dans l’une de mes chroniques publiées il y a une semaine, je me demandais où étaient passés les multinationales et leurs lobbyistes à la COP 26 ?

    Non pas qu’ils puissent mener à leur guise ou influencer les débats, mais pour rendre des comptes à la société civile afin que l’on débusque leurs programmes destinés à accroître leur mainmise sur la société, au profit exclusif de leurs actionnaires, après avoir décortiqué ceux qui ont mené l’humanité au bord du gouffre.

    Eh bien, la réponse vient de tomber. Si Greta Thunberg ne fut pas invitée à la COP 26, que des pays pauvres eurent toutes les peines du monde à y être représentés, des lobbys, totalement discrets sur le plan médiatique, et pour cause !  se retrouvent bien à la table des négociations et des décisions non pas en tant qu’accusés, mais comme interlocuteurs invités.

    À quoi jouent donc les organisateurs de la COP 26 ? C’est-à-dire l’ONU dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC).

    Oui, pourquoi plus de 500 lobbyistes des énergies fossiles, tels le charbon, le pétrole et le gaz, sont officiellement accrédités à cette conférence dite de la dernière chance pour la planète, eux qui, justement, sont les principaux fossoyeurs de l’humanité ?

    L’ONG Global Witness a jeté le pavé dans la mare : « Si l’industrie des combustibles était rassemblée dans un pays, elle aurait de loin le plus grand nombre de délégués à la COP 26 ! »

    Vingt-sept délégations accueillent ces lobbyistes, dont le Canada, la Russie et le Brésil et ils représentent une centaine d’entreprises de combustibles fossiles, telles Shell, Gazprom, BP…

    « C’est comme si les compagnies tabatières avaient leur mot à dire dans la politique de santé publique », conclut l’ONG.

    Bref, un climat toxique s’est infiltré insidieusement à la grand-messe climatique !

    3 min
  • Vive les moustiques Bis Boutique

    On les appelle les antiquaires de la fripe, les collectionneurs du vintage. Ces chiffonniers grossistes sont en constante évolution et dynamiques depuis 1974, date de création de l'entreprise par Bernard GRAF, très inspiré et clairvoyant.

    59 min
  • COP 26 : Il est grand temps de libérer sa rage

    Aux quatre coins de la planète, les manifestations pour la sauvegarde du climat se poursuivent sur un rythme soutenu dont, finalement, les politiciens et les décideurs devront tenir compte, à moins d’être aveugles, sourds et amnésiques.

    Une des actions les plus spectaculaires eut lieu dans la Capitale de l’Europe, où quelques centaines d’activistes d’Extinction Rebellion bloquèrent par un sit-in la principale artère menant au Parlement belge et aux institutions de la Communauté européenne, sans parler de tous les lobbies qui y ont leur siège.

    Sur le thème « Libérez votre rage », et dans une action de désobéissance civile dont ils sont passés maîtres, ils clamaient haut et fort que les autorités politiques manquaient de courage pour lutter avec efficacité contre la dramatique situation climatique, pire qu’ils étaient complices d’industries polluantes et toxiques ou subventionnaient des sociétés au détriment de l’environnement, comme des usines à gaz soutenues par le ministère belge de l’Énergie, ou l’extension de l’aéroport de Liège financé pour accroître les activités du géant chinois de l’électronique  Alibaba, également la mise en place de l’oléoduc reliant la Ruhr au port d’Anvers et cela en dévastant jusqu’à des réserves naturelles, sans parler du sauvetage d’une compagnie d’aviation lors de la crise sanitaire, alors que les fonds pour la Santé avaient été sérieusement rabotés.

    De plus, au cœur de la capitale de l’Europe et dans sa périphérie, la politique de bétonisation bat son plein avec les destructions irréversibles de friches au Parc Josaphat de Schaerbeek, au lieu-dit des Dames Blanches à Woluwe-Saint-Pierre, là où les élus prétendument écologistes cautionnent une politique bétonnière s’étendant même à des jardins et un espace public dans le quartier du Chien Vert, tout comme l’abattage, même en pleine nidification, de plus de 500 arbres au Parc de Woluwe, et, la construction d’un café, restaurant, dancing et d’un parking bétonné dans la Forêt de Soignes en un lieu pourtant protégé par Natura 2000 et considéré comme zone tampon par l’UNESCO, tout cela sous le « pieux »  prétexte de créer du logement alors qu’il y a officiellement un million de m² de bâtiments à restaurer à Bruxelles.

    Quelque 240 activistes, souvent couchés sur le sol, ont été arrêtés par la police venue en masse et aidée de chiens et d’un hélicoptère ! C’est que, le pouvoir n’apprécie pas du tout pareille exposition publique et abondamment médiatisée. « Si bien des dommages sont irréversibles et là pour rester, il nous est toujours possible d’en limiter la gravité. Mais il nous faut agir vite. Nous disposons des moyens pour mettre en place dès aujourd’hui un monde durable, juste et équitable.

    Pourquoi ne sont-ils toujours pas mis en œuvre ?

    Parce que le problème est systémique. La poursuite insensée de la croissance illimitée régit nos vies et pousse notre planète à bout. Notre système basé sur la croissance s’autodétruit. C’est l’effondrement. Et tout cela pour une minorité de riches actionnaires qui profitent de nous et soumettent nos politicien·ne·s à leur volonté.

    Plutôt que d’assumer leurs responsabilités, nos politicien·ne·s font l’autruche, ils prennent des mesures qui aggravent la situation, ils continuent de soutenir l’agriculture intensive et les transports publics restent sous-financés. Au lieu d’introduire un système économique juste et durable, nos dirigeants préfèrent sacrifier notre avenir commun au profit des grandes multinationales. »

    La conclusion d’Extinction Rebellion tient en trois courtes phrases : « Nous ne pouvons plus nous permettre de succomber au sentiment d’impuissance. Parce qu’il ne tient qu’à nous de décider de notre avenir. Parce qu’il est grand temps de libérer notre rage ! »

    5 min
  • COP 26 : Quand on a 30 ans aujourd’hui, comment croire en l’avenir ?

    Comment vivre quand on a 30 ans et que l’on a la  conviction de vivre l’effondrement de la planète ? La planète se meurt, les forêts primaires disparaissent, la biodiversité se dégrade de façon affolante, le climat se déglingue, les défis démographiques sont  énormes,  la pollution est généralisée et nous voilà au cœur d’une crise sanitaire mondiale.

    Le dernier récit de Patrice Van Eersel « Noosphère » publié chez Albin Michel met en scène un jeune homme de 30 ans qui ne croit en plus rien, il est dans une spirale descendante, il a une conscience hyper- aigüe des menaces qui pèsent sur le monde, il se dit à quoi bon travailler puisque tout va s’effondrer et il est littéralement tétanisé par l’ensemble des phénomènes de destruction.

    Alors le narrateur, Patrice Van Eersel, journaliste prolixe et curieux, il évoque la collapsologie, qui est un courant de pensée qui envisage les risques d’un effondrement de la civilisation industrielle et ses conséquences.

    Alors, il va proposer une rencontre avec des collapsologues qui malgré leur scepticisme, restent actifs et confiants dans le « monde d’après

    Le jeune homme désabusé va ainsi découvrir un nouvel horizon, l’extraordinaire vision de la Noosphère ou la perspective fantastique d’une « conscience humaine collective ».

    L’auteur s’appuie sur les travaux de Teilhard de Chardin et Vernadski qui eux ont compris cent ans avant tout le monde, l’influence prépondérante de l’action humaine sur la biosphère terrestre. Ces deux scientifiques cherchent à décrypter les lois de l’évolution. Et malgré toutes les violences et aveuglements durant la guerre 14-18, l’un et l’autre voient l’humanité prendre peu à peu conscience d’elle-même. D’ailleurs, ces deux visionnaires vont jusqu’à imaginer une science à venir qui intègrerait la notion d’amour.

    « Noosphère » est une grande aventure planétaire.

    3 min
  • COP 26 : TF1, servilité ou lassitude ?

    Alors que 50.000 à 100.000 personnes, principalement des jeunes, défilaient ce samedi 6 novembre 2021 dans les rues de Glasgow, que dans le monde entier des Marches pour le Climat étaient parallèlement organisées, ou des actions de désobéissance civile comme celle d’Extinction Rebellion dans la Capitale de l’Europe avec un impressionnant sit-in aux abords du Parlement et de la Communauté européenne, Anne-Claire Coudray, présentatrice du 20 Heures et, en somme, porte-paroles de la rédaction de TF1 et de son tout puissant propriétaire du Groupe Bouygues, a quasiment balayé cela d’un revers de la main.

    En moins de vingt secondes sur des images furtives, elle évoqua des rassemblements en marge de la COP 26, et ce, après plus de vingt minutes de JT où, il fut surtout question de la COVID et du port du masque sur les pistes de ski et d’un très long réquisitoire en faveur de la reprise du consumérisme et de la croissance capitaliste maximale, celle-ci étant sérieusement entravée par le dérèglement du transport des containers, d’où le non approvisionnement de pièces venant de Chine et nécessaire à la fabrication de moteurs d’avion en France, par exemple !

    S’agit-il de servilité à l’égard du pouvoir de l’argent ou, déjà, d’une lassitude par rapport au mouvement citoyen pour le climat ?

    3 min
  • COP 26 : Neutralité carbone=leurre et arnaque

    La COP 21 en 2015, dite Accord de Paris, a été jugée comme un franc succès et un indéniable apport pour le mieux-être de notre planète. Présentée comme un sommet parmi les plus marquants de l’Histoire avec le Protocole de Kyoto en 1997.

    Hélas, quitte à jouer les trouble-fêtes, il faut reconnaître que cela est un leurre, n’en déplaise à Laurent Fabius qui ne cesse de se gargariser d’avoir été le président de cette COP dans la Ville Lumière.

    En voici la principale raison. Parce que, figurez-vous, les belles promesses parisiennes de l’industrie mondiale, grande pourvoyeuse de CO₂, n’ont pas été tenues. Loin de là.

    Pire, la situation s’est aggravée comme le révèle depuis deux à trois jours une étude officielle du Global Carbon Project avec près de 5% de gaz à effets de serre supplémentaires.

    Pourtant, souvenez-vous, lors du premier confinement, l’intelligentsia clamait sur tous les toits que « ce serait tout autre après et qu’une nouvelle ère plus respectueuse de la Nature, plus humaniste se mettrait en place ». On est très loin du compte, quand on constate que le consumérisme est reparti en flèche.

    Je constate néanmoins ce que d’aucuns pourraient appeler un hasard, et que, pour ma part, je considère comme une conséquence normale, le taux de CO₂ augmente tout comme le compte en banque des actionnaires du CAC 40, c’est-à-dire, les 40 valeurs boursières de référence à Paris, voire le compte en banque des business-milliardaires qui fructifie encore davantage.

    Alors, neutralité carbone par-ci, compensation carbone par-là, cette litanie chantée depuis une décennie, est un « piège dangereux », ou « grosse arnaque », clament Terre Solidaire, Les Amis de la Terre, Greenpeace, le Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, de rares médias, tels Libération et, bien sûr, Fréquence Terre.

    Pourquoi cette défiance ? Parce que les industries et autres pourvoyeurs d’émissions à effets de serre ne tiennent pas leurs promesses ou, encore, les dévoient.

    Il faut savoir que la neutralité carbone se réalise en deux étapes : la première est de réduire drastiquement les émissions de gaz nocifs par une diminution ou éradication des énergies fossiles, c’est-à-dire le pétrole, le charbon, le gaz (et à remplacer par des énergies renouvelables, par l’hydrogène vert…), ensuite et, seulement, compenser les émissions résiduelles.

    Alors, en bons capitalistes, les industries, avec l’aval des politiciens qui détournent le regard, passent directement à la deuxième étape. Elles font croire qu’elles sont vertueuses mais continuent donc de polluer sans vergogne.

    C’est Alain Karsenty, chercheur et, entre autres, membre du comité scientifique et technique du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), qui vient d’évoquer cet écran de fumées nauséabondes qui cache la réalité faite de mensonges, tromperies, ces sociétés qui plantent des arbres en masse au nom de la compensation carbone, mais, à vrai dire, elles plantent des espèces à la croissance rapide afin de développer, tenez-vous bien, l’industrie du bois-énergie !

    Alors, croyez-vous encore les Total Energies, Shell, BP, Air France, Google, Apple, Facebook, Amazon, Carrefour, Unilever, Nestlé, la BNP, Paribas, la Société Générale et d’autres qui, la main sur le cœur et la bouche en cul de poule, susurrent qu’ils visent la neutralité carbone ou bien écoutez-vous Greta Thunberg lorsqu’elle lance depuis Glasgow : « Ce n’est pas une conférence climat. C’est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration de deux semaines du business habituel et du bla-bla. Glasgow est foncièrement un échec et ce n’est un secret pour personne ! » ?


    Sources : Libération, CCFD-Terre Solidaire, Global Carbon Project, Amis de la Terre, Greenpeace, Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement…

    5 min
  • COP 26 : l’océan sera t-il oublié ?

    La COP 26, c’est pour  réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’océan, plus grand puits carbone de la planète, devrait être l’objet de toutes les attentions et des prises lors de ce sommet  sur le climat.

    Nous  dépendons de l’océan.  Il nous apporte alimentation, moyen de transport, énergie de même qu’il est source de vie, de biodiversité et d’émerveillement. le changement climatique le menace par dégradation accélérée  des écosystèmes marins. L’impact ? il est estimé à plus de 40 % de la population mondiale et par effet de domino à tous. Car nos abus en excès de gaz à effet de serre ne peuvent plus  être absorbées sans conséquence.

    Alors l’océan est-il un oublié ? à découvrir à l’écoute de cette chronique .

    D. KRUPKA

    6 min
  • COP 26 : « Tout de suite ! », dit l’humanité, « Plus tard ! » répondent les pouvoirs

    C’est comme un mantra que reviennent sans cesse trois mots prononcés à Glasgow : « Tout de suite ! »

    Ainsi, Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, y était allée, dès le premier jour, d’un secouant discours : « Qu’est-ce qu’il vous faut encore pour constater la catastrophe ? Vous êtes sourds au point de ne pas entendre les cris de désespoir de l’humanité ? »

    Elle s’adressait à la grosse centaine de chefs d’États et de gouvernements qui venaient de débarquer de leurs avions pour assister à la séance d’ouverture, alors que des voitures avec chauffeur les attendaient, moteur au ralenti, selon Libération…

    « Tout de suite ! » avec des actes concrets n’était donc pas pour ces excellences, quand bien même ils avaient entendu à la tribune qu’il était temps d’arrêter de traiter la planète comme des chiottes, du moins, « comme des toilettes » avait déclaré de manière plus policée Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.

    Après trois jours, sont tombées les premières résolutions : quelque cent pays, même la Chine, les États-Unis, la Russie et le Brésil, protégeraient dorénavant les forêts pour éviter une déforestation dont se repaît le monde capitaliste sans foi ni loi, également d’une diminution de 30% de la consommation de méthane, tout ça, pour… 2030.

    Soit, encore une décennie où la planète subira les assauts répétés du consumérisme et de la politique de la croissance.

    Greta Thunberg, non invitée officielle à la COP 26, par parenthèse, a donc pris la parole à l’extérieur de l’hémicycle : « Ces gens de pouvoir n’ont aucun leadership, c’est nous, les citoyens, le leadership ! »

    Il reste une grosse semaine pour sauver la planète, mais, déjà, lesdits gens de pouvoir ont quasiment tous désertés Glasgow pour s’en retourner à leurs petites et très grandes affaires politiciennes, électorales et autres tractations commerciales.

    3 min
  • COP 26 : Nuages, déséquilibres écologiques et sociétaux

     Aujourd’hui, les questions climatiques et environnementales sont au cœur des enjeux sociétaux. Ces enjeux constituent un thème prolifique pour les artistes.


    L’exposition NUAGES d’hier et d’aujourd’hui à la Maison des Arts à Bruxelles jusqu’au 21 novembre, se veut un appel au rêve, à l’évasion et à la légèreté.

    L’artiste Lucile Bertrand, née en France en 1960, est une artiste pluridisciplinaire et inclassable. Elle vit et travaille à Bruxelles depuis 2001.

    Pour l’artiste le nuage a longtemps représenté l’idée de respiration et de liberté de mouvement. Mais aujourd’hui, le nuage est l’image du dérèglement climatique qui menace l’équilibre écologique et risque d’accentuer encore plus les inégalités et injustices dans le monde.

    Elle utilise d’ailleurs des matériaux dits « pauvres » tels que des plumes, du plâtre, des poussières, des cheveux, des objets trouvés et ces matières organiques sont souvent mises en situation afin d’induire l’impression de fragilité.

    L’œuvre « Temps suspendu » est une sphère de plumes blanches aux contours flous. Et cette sphère nous rappelle combien malgré toute sa beauté et ses mystères notre monde survit dans un équilibre instable. Et combien sont instables et fragiles nos savoirs et nos certitudes.

    2 min

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