Parole d'Animaux

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  • COP26 : Liront-ils « Paradis perdus » à Glasgow ?

    C’est le week-end et un peu de détente est bienvenu, alors que la COP26 déchaîne déjà beaucoup de passion, surtout chez les climatosceptiques, les partisans du complot mondial et chez les politiciens scotchés aux lobbies des multinationales, entre autres.

    Alors, je me suis dit que la lecture de Paradis perdus avec le sous-titre prometteur de « La traversée des temps » d’Éric-Emmanuel Schmitt paru chez Albin Michel, allait certainement m’apporter ces heures où la fiction peut vous détourner des turpitudes sociétales qui empoisonnent déjà suffisamment le quotidien.


    Et qu’apprend-il, notre cher Noam en retrouvant la pseudo civilisation, lui qui naquit il y a huit mille ans dans une cité lacustre et que, par la magie de la plume de l’auteur, il traversa les siècles sans rien oublier de tout ce qu’il vécut ?


    Eh bien, pour un moment de détente, je fus servi ! À vrai dire, en une page, Éric-Emmanuel Schmitt lui décrit l’actualité avec une concision étonnante et une précision chirurgicale phénoménale, que même Greta Thunberg en resterait ébahie, selon moi.

    Je vous lis cet extrait qui, en sorte, est un réquisitoire qu’au tribunal de la COP26, l’avocat général assénerait à toutes les parties :


    La conclusion concernant Noam : « Pourquoi s’est-il réveillé pour découvrir ça ? À quoi bon revenir dans un tel univers ? S’il a connu beaucoup d’atrocités durant son existence, celle-ci lui semble spécialement cruelle… »

    Bon ! C’était la trentième page, il en reste 540 à lire et, peut-être, inspireront elles les participants à la COP26 qui auraient, comme moi, découvert notre monde à travers ce roman qui, dans le fond, peut s’assimiler à un véritable essai historique.

    4 min
  • COP 26 – Manif Climat à Bruxelles : « Il n’est jamais trop tard pour éviter le pire… »

    Nouvelle Marche pour le Climat en ce dimanche 31 octobre dans la Capitale de l’Europe avec, cette fois-ci, un point de chute près des bâtiments de la Communauté européenne.

    Le discours des organisateurs est clair : « L’humanité est à l’aube de retombées climatiques cataclysmiques. Nous voulons que les dirigeants européens et mondiaux respectent l’Accord de Paris avant que la terre ne devienne invivable ! »

    Ironie de la situation, si j’ose dire, la Belgique officielle sera représentée à Glasgow par QUATRE ministres du Climat… qui ne s’entendent pas entre eux, bac à sable politicien assuré depuis des années !

    Les citoyens qui défilent, eux, leur redisent leurs immense inquiétude, colère, désespoir et attente, à travers des slogans et des calicots, tels « Merci pour le job, Greta », « Alors, on change ? », « Non-assistance à planète en danger », « Justice pour les sinistrés », « J’ai mal à la terre », « Inaction : excuses bidon » …, et à travers des déclarations…, telles celles de Jean-Louis et de Boris au micro de Fréquence Terre (podcast ci-contre pour les interviews complètes) :


    Jean-Louis : « Les gouvernements et les politiciens, des citoyens, sont drogués aux énergies fossiles. Il faut agir pour les générations futures. La COP 26 ? Il faut se nourrir, même d’un peu d’espoir. Un petit pas largement insuffisant, mais il n’est jamais trop tard pour éviter le pire… »


    Boris : « Pas beaucoup d’espoir en la COP 26 ; Il faut remettre en question la société dans laquelle nous vivons, l’économie de marché, la course aux profits des entreprises privées… »

    6 min
  • COP26 : La Chine nie l’urgence climatique

    Xi Jinping a enfin évoqué le nouveau plan de réduction des gaz à effet de serre, dont la Chine est la première émettrice.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas franchement ce qu’attendait la planète ! Le Premier ministre chinois a annoncé que son pays s’engageait à stabiliser les émissions nocives avant 2030 afin d’atteindre la neutralité carbone trois décennies plus tard, soit en 2060.

    Les énergies non fossiles passent de 20 à 25 % et les forêts s’agrandiront de 4,5 milliards de m³ à 6 milliards de m³, bref, pas de quoi sauter de joie !

    Puissent les autres pays présents à la COP26, ne pas prendre la Chine comme exemple et en faire une jurisprudence.

    2 min
  • COP 26 : santé de la planète vs consumérisme, capitalisme et croissance

    La récente La Grande Librairie, émission littéraire sur France 5 de très grande audience en pays francophones, abordait le thème de l’Écologie de la santé face au monde de l’économie et à son mantra de « croissance ».

    En invité Cyril Dion, Richard Powers, Catherine Meurisse et Jean-Christophe Rufin, tous avec leurs spécificités en tant qu’auteurs, avaient un point commun : « On arrive à un moment de notre vie où il faut défendre le vivant ».

    • Richard Powers : « Nous avons oublié que l’économie est une annexe de l’humanité et de l’écosystème ; que la Terre est une entreprise privée. Hélas, certains l’ont colonisée.

    Le traumatisme écologique est l’une des plus grandes menaces pour les jeunes. Aux États-Unis, 8 millions d’enfants sont placés sous psychotropes.

    Comment guérir ? Par la Nature ! Car, ils sont souvent terrifiés par la peur de la perte de l’humanité, de la Terre-Mère, de la richesse de la diversité, d’où le besoin d’une cure de Nature.

    Il est temps de cesser de s’excuser par rapport à la situation actuelle, il faut à présent apprendre à vivre là où nous vivons et agir concrètement ! »

    Sous-entendu : de décoloniser la Terre, car, comme le dirent Catherine Meurisse, « L’humanité n’est pas séparée du monde », et Jean-Christophe Rufin, « Quand on est coupé de la Nature, on l’est aussi avec l’être humain ».

    Comment inverser la tendance de la disparition des espèces ?


    • Cyril Dion : « Il est impossible de se dire que dans cinquante ans la planète sera invivable. Donc, il faut comprendre ceux qui amènent à cette future catastrophe : des politiciens et lobbies à la Communauté européenne aux élevages intensifs, là où le discours de la croissance est omniprésent.

    Pourtant, tout s’effondre. Alors, il faut se donner de nouveaux objectifs précis : la santé des humains et de notre environnement est essentielle face au matraquage à longueur de journée de la culture du consumérisme, du capitalisme et de la croissance. Il faut réensauvager le monde, il faut accepter que nous sommes des vivants parmi les vivants.

    La permaculture, par exemple, crée un équilibre naturel dans l’écosystème et le progrès est de faire en sorte que les gens vivent harmonieusement plus longtemps et pas à l’acquisition du dernier smartphone à la mode ou du gigantesque écran plat… »

    4 min
  • COP26 : qui écoute encore l’ONU ?

    L’ONU s’époumone à clamer que « le temps presse dangereusement », mais qui l’écoute encore ? Les vœux pieux de réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont insuffisants, dit-elle, et il faudrait être sept fois plus ambitieux par rapport au 1,5° C (au degré et demi) d’augmentation envisagé pour limiter les dégâts.

    Ainsi, à la COP26, les États devraient s’engager fermement à réduire de 30 à 55% les projections d’émissions et non de 7,5% comme prévoient déjà les plus convaincus d’entre eux.

    Mais, au train où vont les choses, le monde s’en va allègrement vers une augmentation de température de 2,7° C !

    Les catastrophes climatiques sont déjà nombreuses avec le réchauffement actuel qui est de l’ordre de 1,1° C, mais, visiblement, cela n’émeut pas grand monde dans les milieux politiques et des multinationales qui régentent la planète, puisque les productions de charbon, de pétrole et de gaz sont même devenues deux fois supérieures !


    Sans une radicale opposition citoyenne, « Le temps presse dangereusement ! » est un mantra onusien qui risque bien de sonner le glas de la planète.

    Et si chaque citoyen s’adressait à ses élus pour faire pression et montrer que le temps de la duperie est révolu ?

    2 min
  • COP26 à Glasgow : il n’y a pas que déchets nucléaires !

    Bien entendu, il sera beaucoup question de déchets nucléaires à la COP26, a fortiori quand le président Macron a décidé de jouer la carte de petites centrales nucléaires réparties sur tout l’Hexagone. Or, petites ou grandes installations de ces réacteurs sont toutes pourvoyeuses de déchets mortels quasiment indestructibles.

    Durant ce même temps, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) de Belgique, là où des centrales fissurées depuis des années sont rafistolées en catimini, le CSS, donc, publiait un rapport accablant estimant que « sur le plan environnemental, éthique et sanitaire, l’énergie nucléaire de fission, telle que déployée actuellement, ne peut pas prétendre satisfaire aux principes du développement durable. »

    Ce concert d’avis divergents qui seront débattus à Glasgow, ne doit pas faire oublier les dégâts causés à la planète avec des éléments autres que l’uranium, la matière première tant appréciée par l’industrie nucléaire.

    Rappelons la durée de vie de certains déchets afin, justement, de participer dans notre quotidien à élaborer un environnement moins pollué : une cigarette sans filtre et un mouchoir en papier jetés dans la nature, mettront trois mois avant de disparaître, une pelure de banane de 3 à 6 mois, un journal près d’un an, une allumette  quelque 6 mois, une cigarette avec filtre lui faudra près de deux années, alors qu’un chewing-gum aura besoin d’un lustre et une boîte en alu, genre cannette, un briquet et un gobelet en plastique, près d’un siècle, oui, une centaine d’années !

    Un siècle pour un sac en plastique et une carte SIM et quatre siècles pour une bouteille en verre. Assurément, la politique des déchets s’adresse aussi à tous les citoyens !

    3 min
  • COP26 à Glasgow : Quels sont les pays les plus pollueurs ?

    Avant que ne débute la cruciale COP26, que le président russe, Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping ont déjà annoncé qu’ils n’y participeraient pas, alors qu’ils y étaient conviés parmi les plus attendus des 191 pays signataires de l’accord de Paris, il est bon de bien cibler les nations qui sont les plus pollueuses.

    Sur base des statistiques officielles de 2020 publiées par World Energy, les émissions de CO₂ sont les suivantes : la Chine, avec 9 825 millions de tonnes arrive largement en tête, elle est suivie des États-Unis avec 4 964 millions de tonnes et l’Inde qui compte 2 480 millions de tonnes de CO₂.

    Viennent la Russie avec 1 532 millions de tonnes et le Japon avec 1 123 millions de tonnes.

    En sixième position, on trouve l’Allemagne et ses 683 millions de tonnes, talonnée par l’Iran avec 670, la Corée du Sud avec 638 et l’Indonésie avec 632 millions de tonnes de CO₂.

    En dixième position mondiale, il s’agit de l’Arabie Saoudite et 579 millions de tonnes.

    Au niveau de l’Union européenne, l’Allemagne est donc très largement sur la plus haute marche de ce classement et la France à la 21e place avec 299 millions de tonnes.

    Parmi les scores les plus faibles, il y a la Grèce avec 71 millions de tonnes et le Portugal et ses 51 millions de tonnes de CO₂.

    En politicien qu’il est, Laurent Fabius, président de la COP21 à Paris en 2015 et actuel président du Conseil constitutionnel a botté en touche lorsque les journalistes du Journal du Dimanche lui demandèrent de qualifier l’action de la France en ce domaine : « Vous voulez m’amener sur un terrain politique qui, par mes fonctions, m’est interdit. Disons seulement que la communauté internationale attend beaucoup de nous. »

    Il nous reste à souhaiter que délégation française, comme toutes les autres d’ailleurs, n’utiliserons pas la très politicienne langue de bois à Glasgow.

     

    Classement des 10 premiers pollueurs de la planète en millions de tonnes de CO₂ :

    1. Chine : 9 825
  • États-Unis : 4 964
  • Inde : 2 480
  • Russie : 1 532
  • Japon : 1 123
  • Allemagne : 683
  • Iran : 670
  • Inde : 678
  • Corée du Sud : 638
  • Indonésie : 632
  • Arabie Saoudite : 579
  • 3 min
  • COP 26 à Glasgow : Honte de prendre l’avion

    Un tiers des émissions de gaz à effet de serre résulte des transports à énergies fossiles, tels les avions, les bateaux, les voitures, principalement les camions routiers qui totalisent à eux-seuls quelque 90% de cette pollution majeure.

    Si le vélo retrouve la cote, pas l’électrique qui est un leurre de modèle dit écologique et sportif, mais le vrai, celui où l’on pousse sur les pédales dans les montées et pour accélérer, comme les transports publics, ceci reste encore une alternative trop marginalisée.

    En revanche, depuis des décennies, les compagnies low-cost ont tout fait pour que le citoyen puisse passer un week-end à Ibiza ou aller voir un concert à Londres à bas prix.

    Selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE), cité par Libération en cette fin d’octobre 2021, un passager aérien émet 285 grammes de CO₂ sur UN kilomètre pour 158 en voiture et 14 en train.

    Ces chiffres suffiront-ils à rallier davantage de personnes au mouvement « Honte de prendre l’avion » ? On le constatera déjà dans quelques jours avec les déplacements des participants à la COP26 qui se déroulera à Glasgow à partir du 31 octobre.

    2 min

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