Ce week-end, trois voix reconnues de la communauté juive française - la rabbin Delphine Horvilleur, la journaliste Anne Sinclair et l’essayiste Joann Sfar - ont publié un texte où elles reconnaissent avoir trop longtemps gardé le silence sur la situation à Gaza et soulignent la nécessité d’une cohabitation ainsi que d’un destin commun entre Israéliens et Palestiniens. Cette prise de conscience, bien que tardive, marque un pas dans la bonne direction en dénonçant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par l'armée israélienne à Gaza.
Pourtant, celles et ceux qui, depuis des mois, condamnent la ligne de Benyamin Netanyahou et alertent sur un risque génocidaire, tout en affirmant le droit d’Israël à exister et en condamnant les attentats du 7 octobre, sont calomniés, sans cesse accusés d’antisémitisme ou d’antisionisme. Il ne saurait exister de droit de réserve lorsqu’il s’agit de nommer des crimes, chacun a la légitimité de faire entendre sa voix. Toutes les campagnes de haine doivent être dénoncées et combattues, sans aucune exception.