đŸŽ™ïž Podcast – Kmeo

đŸŽ™ïž Podcast – Kmeo

Download on the App Store

đŸŽ™ïž Podcast – Kmeo episodes

  • EP 56 – ArrĂȘte de chercher des idĂ©es de business – Adrien Chaouch

    Adrien a passé dix ans dans la tech, product manager pour des logiciels d'hÎtellerie.

    Il y a deux ans, il a tout quittĂ© pour monter une agence de production vidĂ©o. Il est aussi papa d'un garçon de 5 ans, et quand je lui demande comment il se prĂ©sente, il rĂ©pond qu'il essaie d'ĂȘtre le meilleur entrepreneur et le meilleur papa possible (le programme est chargĂ©, on est d'accord).

    Ce qui l'a poussĂ© dehors, ce n'est pas l'ennui. C'est cette phrase, qu'on entend beaucoup chez nous : il avait l'impression de se suradapter, de ne pas pouvoir ĂȘtre lui-mĂȘme dans son travail. Il aimait ce qu'il faisait. Le contexte, lui, ne lui allait plus.

    Il ne connaissait pas le terme multipotentiel avant qu'on se croise dans le mĂȘme espace de coworking. Et aujourd'hui encore, il n'est pas certain d'en ĂȘtre un.

    En revanche, il sait trĂšs bien quelles sont les deux choses qui reviennent chez lui Ă  chaque fois. Il n’arrive pas toujours Ă  tenir une dĂ©cision dans la durĂ©e, mĂȘme lorsqu’il sait qu’elle devrait ĂȘtre sa prioritĂ©. La seconde, c'est qu'il est incapable de rĂ©pondre Ă  la question qu'on pose Ă  tout crĂ©ateur de contenu : c'est quoi ta niche ?

    On a passé une heure là-dessus. Voilà ce qu'il en ressort.

    À retenir

    • Sur la niche : il n'en a pas une, il en a trois ou quatre, et c'est leur mĂ©lange qui fait son style.
    • Son mĂ©tier rĂ©el n'est pas de filmer. C'est de diriger une entreprise et de changer de casquette plusieurs fois par jour.
    • Il considĂšre son entreprise comme un PokĂ©mon plutĂŽt que comme son bĂ©bĂ©, et ce dĂ©tachement lui permet d'encaisser les refus.
    • La motivation n'est jamais constante : elle s'entretient, par vagues.
    Faut-il vraiment se trouver une niche ?

    « Tout a déjà été fait. La vraie différence, c'est comment toi tu vas l'exprimer. » - Adrien Chaouch, entrepreneur, vidéaste, fondateur d'une agence de production


    C'est la question qu'on pose à tout créateur de contenu, et celle sur laquelle Adrien bloque depuis deux ans. Sa réponse tient en deux temps, et les deux comptent.

    D'un cÎté, il est convaincu par l'idée que la niche, c'est toi. Il prend l'exemple de Christopher Nolan : avant son Batman, il y en avait déjà des tonnes. Ce qui a fait Nolan, c'est sa sauce à lui.

    De l'autre, il reconnaßt la valeur d'une spécialité repérable. Quand on l'appelle pour un projet sport, c'est aussi parce qu'il connaßt les marques, les tendances, les athlÚtes...

    Et c'est lĂ  que sa rĂ©ponse devient intĂ©ressante pour nous. Il n'a pas une niche, il en a trois ou quatre, et c'est le mĂ©lange qui fait son style. Dans son cas, l'image de sport et l'image corporate. Sa vraie question n'est donc pas laquelle choisir, mais comment les faire tenir ensemble dans un pitch qui reste lisible pour un client. Ça ne te rappelle rien ? C'est le mĂȘme exercice que quand quelqu'un te demande en soirĂ©e ce que tu fais dans la vie et que tu dois te prĂ©senter sans rĂ©citer ton CV.

    "Je ne suis pas vidéaste, je suis chef d'entreprise"

    C'est la rĂ©alisation qui lui est tombĂ©e dessus quelques mois aprĂšs s'ĂȘtre lancĂ©. Son mĂ©tier n'est pas de filmer. Son mĂ©tier, c'est d'ĂȘtre en mĂȘme temps son directeur commercial, son directeur marketing et son chef de produit, et de changer de casquette trois fois avant le dĂ©jeuner.

    Sur le papier, c'est le terrain de jeu rĂȘvĂ© pour quelqu'un qui aime tout faire. Dans les faits, ça t'envoie direct en face de ta capacitĂ© Ă  trancher.

    Parce que dans le salariat, on est souvent libre Ă  l'intĂ©rieur d'un cadre : quelqu'un d'autre a dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© des prioritĂ©s, des horaires, des objectifs. Quand ce cadre disparaĂźt, la premiĂšre question devient "par oĂč je commence", et il n'y a plus personne pour te dire si c'est le bon choix. Chaque arbitrage te ramĂšne au mĂȘme endroit : choisir, c'est renoncer.

    Ton entreprise n'est pas ton bébé, c'est ton Pokémon

    Je lui demandais s'il voyait un parallÚle entre créer une boßte et devenir parent. Sa réponse : pas vraiment. Il voit plutÎt son entreprise comme un Pokémon. Le but numéro 1, c'est de pouvoir continuer à jouer. Le but numéro 2, c'est de le faire grandir.

    Je lui ai répondu que quand je pense à mes filles, je me dis aussi parfois que ce sont un peu des Pokémon. 

    Avec ton enfant, tu construis un amour qui se veut pour toujours. Avec ta boĂźte, Adrien s'autorise le dĂ©tachement : il fait tout pour qu'elle marche, et si demain elle s'arrĂȘte, il n'y a pas mort d'homme. C'est ce dĂ©tachement qui lui permet d'envoyer un devis sans que sa vie entiĂšre soit en jeu Ă  chaque fois. Le mĂ©tier consiste aussi Ă  se prendre dix non dans la gueule et Ă  continuer d'en chercher.

    Tenir quand on a envie de tout tester

    Un matin, Adrien s'assoit devant son ordinateur. Il sait exactement ce qu'il doit faire : deux mois de prospection, 50 % de son temps, c'est le calcul qu'il a posĂ© lui-mĂȘme, en connaissance de cause. Et puis il se dit "bon, je fais juste un peu de montage". Puis "juste un petit peu de ça". À midi, sa journĂ©e de prospection est devenue une journĂ©e de formation sur l'IA.

    Bon ok, tu vois oĂč je veux en venir. On connaĂźt tous ce matin-lĂ .

    Adrien ne prĂ©tend pas avoir rĂ©solu ça, il dĂ©crit un mouvement. Au dĂ©but, il Ă©tait tĂȘte brĂ»lĂ©e : il avait le chĂŽmage, rien Ă  perdre, il contactait tout le monde sans se poser de question. Et ça marchait trĂšs bien. Puis les rĂ©fĂ©rences sont arrivĂ©es, les clients Ă  satisfaire, les enjeux de chiffre, et garder ce mĂȘme Ă©lan est devenu beaucoup plus dur.

    Sa formule : ça s'entretient, et ce n'est jamais constant. Il parle de vagues, de phases oĂč il y croit moins, oĂč il a besoin d'un Ă©lectrochoc pour repartir. C'est dans ces creux-lĂ  qu'on finit par s'Ă©parpiller entre plusieurs projets sans vraiment l'avoir dĂ©cidĂ©. Ce n'est donc pas un problĂšme qu'on rĂšgle une fois pour toutes, c'est un rythme avec lequel il faut apprendre Ă  vivre.

    Ce que l'entourage change vraiment

    Sur ce point, il est catégorique : il connaßt trÚs peu d'entrepreneurs qui ont réussi sans s'entourer de gens qui savent. Ce travail-là, tu peux le faire tout seul, mais il peut te prendre vingt ans.

    La nuance qui suit est celle qui nous intéresse. S'entourer de n'importe qui ne sert à rien. Certaines personnes, avec la meilleure intention du monde, tiennent un discours qui freine plus qu'il n'aide. Souvent parce qu'elles ne comprennent pas comment tu fonctionnes. Souvent aussi parce qu'elles ont peur pour toi.

    D'oĂč sa derniĂšre remarque, que je lui laisse : les parents ont peur pour leurs enfants, donc c'est peut-ĂȘtre la derniĂšre voix Ă  Ă©couter quand on hĂ©site Ă  se lancer.

    Et toi, tu en fais quoi ?

    Si tu veux sauter tout ce que j'ai écrit à la sueur de mon front, voici ce que tu peux en tirer pour ton propre cas :

    • ArrĂȘte de chercher LA niche. Liste plutĂŽt les trois ou quatre univers dans lesquels tu as dĂ©jĂ  de la matiĂšre, et cherche ce que leur croisement raconte de toi.
    • Regarde oĂč part rĂ©ellement ton temps cette semaine. Pas oĂč tu voudrais qu'il parte. L'Ă©cart entre les deux te dit ce qui te fait dĂ©river.
    • SĂ©pare ton projet de ta personne. Un refus porte sur une offre qui ne correspond pas Ă  un besoin, pas sur ce que tu vaux.
    • Ne traite pas tes creux de motivation comme une panne Ă  rĂ©parer. PrĂ©vois-les, c'est un rythme.
    • Fais l'inventaire de qui tu Ă©coutes. Combien de ces voix ont dĂ©jĂ  fait le chemin que tu envisages ? Combien te parlent depuis leur propre peur ?
    • Et si tu hĂ©sites depuis des mois : tu ne peux pas savoir avant de tester.

    L'épisode complet se regarde en vidéo

    ou s'écoute en podcast juste ici.

    Tu veux faire le point sur ton activité ?

    Tu es entrepreneur multipotentiel et tu rencontres des difficultĂ©s de positionnement, de choix ou d’éparpillement ?

    Réserve un bilan offert pour comprendre ce qui bloque et identifier les prochaines décisions à prendre.

    FAIRE LE POINT SUR MON ACTIVITÉ

    Et si tu étais multipotentiel ?

    18 questions pour mettre des mots sur ta façon de fonctionner, sans t'enfermer dans une case.

    JE FAIS LE TEST Retrouve ici les liens et ressources cités dans le podcast

    Page Linkedin d'Adrien Chaouch

    L'Art de la victoire de Phil Knight

    Transcript de l'épisode

    Transcription automatique relue. Quelques passages ont été allégés pour la lecture.

    Julien — Adrien, bonjour.

    Adrien — Salut, Julien.

    Julien — Bon, ça va?

    Adrien — Ça va, je suis content, ravi d'ĂȘtre lĂ .

    Julien — Moi aussi, je suis vraiment ravi qu'on ait cette conversation aujourd'hui. Pour les personnes qui ne nous connaissent pas, on a une petite tradition sur le podcast Kmeo : on demande Ă  nos invitĂ©s comment ils se prĂ©sentent quand ils rencontrent quelqu'un pour la premiĂšre fois.

    Adrien — Je m'appelle Adrien, j'ai 38 ans et je suis vidĂ©aste, il y a deux ans j'ai lancĂ© mon entreprise une agence de production vidĂ©o et aujourd'hui je suis pleinement consacrĂ© au dĂ©veloppement de cette activitĂ©, Ă  cĂŽtĂ© de ça je suis le papa d'un petit Adam qui a 5 ans et demi et j'essaie d'ĂȘtre le meilleur papa possible.

    Julien — Ok, donc le meilleur entrepreneur et le meilleur papa, c'est celui qu'on connaĂźt bien aussi, on pourra peut-ĂȘtre en reparler. Tu disais que tu t'es lancĂ© il y a deux ans, tu faisais quoi avant ?

    Adrien — Avant, j'ai passĂ© prĂšs d'une dizaine d'annĂ©es dans l'univers de la tech. J'Ă©tais dans des boĂźtes qui dĂ©veloppent des logiciels. J'ai passĂ© 5 ans en tant que product manager pour une boĂźte qui faisait des logiciels pour l'hĂŽtellerie. C'est quelque chose de trĂšs spĂ©cifique. Des mĂ©tiers assez invisibles, mais en gros, mon rĂŽle, c'Ă©tait d'animer des Ă©quipes techniques, des dĂ©veloppeurs, pour faire Ă©voluer ce logiciel et permettre Ă  l'entreprise de gagner de plus en plus de contrats et avoir des clients le plus contents possible.

    Julien — Ok. Et finalement, ces deux mĂ©tiers aujourd'hui, dont tu bosses dans la vidĂ©o, dans la crĂ©ation de contenu, avant, tu faisais Product Manager. Donc, c'est deux mĂ©tiers qui sont assez diffĂ©rents. Qu'est-ce qui t'a donnĂ© envie de passer, de changer de mĂ©tier?

    Adrien — Alors, en fait, c'est assez marrant parce que c'est deux mĂ©tiers diffĂ©rents sur le papier. Mais ce que j'explique souvent et ce que j'ai rĂ©alisĂ© en fait au bout de quelques mois aprĂšs m'ĂȘtre lancĂ©, c'est qu'en fait, ce n'est pas si Ă©loignĂ© l'un de l'autre. Je m'explique. Dans mon mĂ©tier de Product Manager, mon rĂŽle, c'Ă©tait effectivement d'animer en fait une roadmap technique, faire en sorte que on choisissait nos bons sujets et que les Ă©quipes Ă©taient, on va dire, bien alignĂ©es autour de qu'est-ce qu'on devait dĂ©velopper, quand est-ce qu'on allait le dĂ©velopper et d'informer tout le monde sur ce moment oĂč les fonctionnalitĂ©s sortaient. Et donc finalement, en fait, le mĂ©tier, c'Ă©tait d'assurer un cycle de livraison. Aujourd'hui, dans la vidĂ©o, finalement, c'est un peu pareil. C'est juste exĂ©cutĂ© d'une maniĂšre diffĂ©rente. Quand je travaille avec un client, ce client-lĂ , il va effectivement acheter une prestation, acheter des livrables, ce que nous on appelle des livrables, donc c'est des vidĂ©os sous diffĂ©rents formats. Et finalement, mon rĂŽle, c'est certes de capter ça, de prĂ©parer, et capter ça, mais finalement, c'est surtout d'assurer un cycle de production de la mĂȘme maniĂšre que je le faisais avant dans la tech. Et donc aujourd'hui, en tant que vidĂ©aste, notre travail, c'est principalement de construire une relation avec un client, de bien comprendre pourquoi on veut faire telle ou telle vidĂ©o et d'orienter notre client sur le meilleur format et le meilleur support possible, de s'assurer qu'il passe le bon message, de challenger un peu le contenu, de le tourner et de le livrer dans les temps. Donc de monter tout ça dans les timings qui sont convenus avec lui. Et donc c'est vraiment la maĂźtrise de ce cycle complet qui fait qu'on arrive aussi Ă  construire une relation de confiance avec nos clients. De la mĂȘme maniĂšre qu'avant, je devais m'assurer qu'on Ă©tait sur un bon cycle de production qui Ă©tait efficace, qu'il n'y avait pas de problĂšme dans les rouages. Donc aujourd'hui, je livre des vidĂ©os, je ne livre plus de fonctionnalitĂ©s techniques, mais ça se rejoint lĂ -dessus. Et puis sur la question de comment j'en suis arrivĂ© lĂ , ça a Ă©tĂ© un cheminement dans le sens oĂč je pense que j'ai construit ma carriĂšre avec un peu les principes de rĂ©ussite qu'on pouvait un peu m'apprendre Ă  l'Ă©cole, ce qui me semblait ĂȘtre en fait une rĂ©ussite professionnelle telle que je l'ai compris au dĂ©part. Au fur et Ă  mesure de mon parcours, j'Ă©tais trĂšs motivĂ© par l'idĂ©e de construire quelque chose, de faire Ă©voluer une entreprise, de crĂ©er ce mouvement-lĂ . Mais il m'a manquĂ© Ă  un moment donnĂ© un volet un peu crĂ©atif. Et puis j'avais aussi ce sentiment un peu bizarre de me dire, j'aime bien ce que je fais, mais il y a plein d'Ă©lĂ©ments de contexte qui font que j'ai un peu l'impression de me suradapter, de ne pas pouvoir vraiment ĂȘtre moi-mĂȘme dans mon travail. Je crois qu'au fond, je savais que je voulais entreprendre. Il me manquait la maniĂšre de le faire qui correspondait Ă  ce que je pouvais faire en autonomie. C'est lĂ  oĂč j'ai commencĂ© Ă  explorer mes passions, mes centres d'intĂ©rĂȘt. J'avais un goĂ»t pour la musique, j'ai cherchĂ© Ă  comprendre. J'ai vraiment fait un travail d'introspection. J'ai travaillĂ© autour de Ikigai pour comprendre vraiment quelle Ă©tait la mission qui pouvait m'animer. Et c'est autour de ça que j'ai construit le projet de vidĂ©o. Et c'est comme ça que j'en suis arrivĂ© Ă  faire ce saut dans l'entrepreneuriat autour de ce mĂ©tier.

    Julien — C'est super intĂ©ressant parce que nous, on est souvent finalement en relation avec des personnes qui n'arrivent pas dans leur environnement de travail Ă  s'Ă©panouir. et ont l'impression, comme tu disais, qu'il y a des facteurs, tu vois, extĂ©rieurs, le management, l'entourage, l'environnement de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, qui les contraignent un petit peu. Et ils ont envie d'exprimer plus, de faire plus, de prendre plus de responsabilitĂ©s, etc. Et un petit peu par dĂ©pit, de temps en temps, ils se tournent vers l'entrepreneuriat. Toi, de ce que tu me partages, j'ai l'impression qu'il y a quand mĂȘme une volontĂ© aussi d'entreprendre qui est lĂ  depuis un petit moment. Tu avais envie finalement de te tester dans cet environnement-lĂ . Comment tu le vois ça et comment tu le vis?

    Adrien — Je pense que dans l'entrepreneuriat, il y a deux choses qui construisent cette expĂ©rience-lĂ . La premiĂšre, c'est la libertĂ© totale de choisir ce que tu fais. Et ça, c'est le truc que tout le monde voit en fait. C'est la possibilitĂ© de se dire, si demain, je veux ouvrir un commerce ou vendre des services dans tel ou tel truc, je fais ce que je veux, en fait, et j'ai 30 ans de compte Ă  rendre Ă  personne. Et du coup, cette libertĂ©-lĂ , elle est hyper attractive. De l'autre, de mon cĂŽtĂ©, il y avait aussi la volontĂ© d'ĂȘtre entiĂšrement responsable de ce que je construisais. Et en fait, dans le monde de la tech, pour faire en sorte que ça marche, il y a souvent besoin d'avoir plusieurs profils diffĂ©rents, des profils techniques, des profils business, des profils. Et arriver Ă  mettre tout le monde d'accord, ce n'est pas facile. Dans mon projet, j'avais vraiment envie de faire quelque chose que je pouvais maĂźtriser de bout en bout, sans dĂ©pendre de qui que ce soit, au moins sur le dĂ©marrage et le temps de me sentir Ă  l'aise, etc. Et puis ensuite, on verra si l'entreprise grandit. Mais moi, c'Ă©tait vraiment ces deux volets-lĂ . C'Ă©tait de me dire,: en fait, j'ai envie de pouvoir faire quelque chose qui me plaĂźt vraiment. Et si j'ai besoin de changer de trajectoire, parce que je sens qu'Ă  un moment donnĂ©, j'ai envie d'aller vers ça, je peux le faire. Je n'ai pas besoin de rendre compte Ă  qui que ce soit. Par contre, j'en suis responsable. Et de l'autre, j'avais vraiment envie d'avoir cette libertĂ© aussi professionnelle. de me dire, en fait, j'ai besoin de personne d'autre que moi mĂȘme pour rĂ©ussir. Et si demain, c'est un Ă©chec, c'est autant de ma faute que si c'est une rĂ©ussite.

    Julien — Et tu le disais justement ce besoin de libertĂ© qu'on voit un peu Ă  l'extĂ©rieur. Moi, ce que j'observe souvent et puis ce que j'ai vĂ©cu aussi, c'est que tu as une libertĂ© totale. Mais cette libertĂ©, tu amĂšnes aussi une absence de cadre. Que tu as portĂ© souvent Ă  un cadre de travail salariĂ©. Toi, tu le vis comment aujourd'hui? Est-ce que c'est quelque chose que tu as expĂ©rimentĂ©? Comment tu es arrivĂ© Ă  construire ton propre cadre?

    Adrien — Oui, Ça fait trĂšs bizarre au dĂ©but. Surtout quand on a passĂ© beaucoup de temps dans le salariat. En fait, dans le salariat, on se rend compte, on ne le sait mĂȘme pas, mais on a des gens qui nous donnent des objectifs, on a un emploi du temps qui est celui de l'entreprise et qu'on doit respecter. Donc, en fait, il y a plein de questions qu'on ne se pose pas, du style, Ă  quelle heure je dois travailler, Ă  quelle heure je dois m'arrĂȘter de travailler, qu'est-ce que je dois faire, c'est quoi ma prioritĂ©? Tout ça, c'est des choix qui sont faits un peu pour nous et finalement, on est souvent libre dans le cadre. C'est-Ă -dire qu'on nous donne le cadre et notre libertĂ©, c'est de dire comment est-ce qu'on va l'exĂ©cuter pour vraiment rĂ©pondre aux attentes que les gens ont placĂ©es en nous. Dans l'entrepreneuriat, c'est un peu diffĂ©rent parce que lĂ , il n'y a plus personne pour te dire qu'est ce que tu dois faire. Et je trouve que c'est une des premiĂšres rĂ©alisations. Si tu dis, bah ok, super, je veux faire de la vidĂ©o dans mon cas, Par oĂč je commence? Il me faudrait un site internet, il me faudrait des projets portfolio, il faudrait que j'apprenne Ă  faire du montage, il faudrait que j'apprenne Ă  faire des devis, il faudrait que je fasse de la prospection. En fait, tu te rends compte qu'il y a un million de choses Ă  faire et que moi, j'ai rĂ©alisĂ© ça assez rapidement. C'est-Ă -dire : ok, en fait, je ne suis pas vidĂ©aste, je suis chef d'entreprise. Je suis mon directeur commercial, mon directeur marketing, mon chef de produit. En fait, tu incarnes toutes ces casquettes et le but du jeu, c'est d'arriver Ă  comprendre que tu dois changer de casquette plusieurs fois dans ta journĂ©e. Mais c'est vrai que c'est la porte ouverte Ă  beaucoup d'hĂ©sitations, des questionnements sur qu'est ce que tu dois prioriser ou pas parce que tu peux pas tout faire rentrer. Donc ça sert Ă  rien de faire rentrer des ronds dans des carrĂ©s. Il faut faire des choix et c'est lĂ  oĂč on se rend compte que bah ouais il n'y a plus personne pour te dire que c'est le bon. Et surtout au dĂ©but quand tu fais un choix sur qui peut impacter ce que tu vas pouvoir livrer pendant trois mois en fait en trois mois tu as le temps de mettre la clĂ© sous la porte plusieurs fois donc ouais c'est c'est responsabilisant et c'est pour ça que je pense c'est bien de ne pas le faire seul dans sa chambre il faut s'entourer il faut construire un univers autour de soi qui soit propice Ă  l'entrepreneuriat pour avoir des gens qui te donnent des conseils qui te nourrissent de leur vision de leur expĂ©rience c'est hyper important pour rĂ©ussir franchement je pense que Je connais trĂšs peu d'entrepreneurs qui ont rĂ©ussi Ă  se lancer, Ă  dĂ©marrer, Ă  pĂ©renniser leur activitĂ© sans s'ĂȘtre entourĂ© de gens qui savent.

    Julien — Oui, parce que finalement, de s'entourer de personnes qui ont dĂ©jĂ  passĂ© de temps en temps sur des moments que tu vis, finalement, ça peut te faire gagner du temps, ça peut t'Ă©viter des erreurs, etc. Donc, c'est vrai que moi aussi, j'ai tendance Ă  conseiller vraiment de ne pas rester seul dans son coin. Moi, j'avais envie de te poser comme question parce que quand on s'est rencontrĂ©s, lĂ , on travaille dans le mĂȘme espace de coworking, tu m'as dit tiens j'ai vu ce que tu as fait et c'est vrai que le profil multipotentiel me parle tu vois et on le sent de toute façon de parler, tu t'intĂ©resses Ă  Ă©normĂ©ment de choses, je sais qu'il y a un gros aspect sportif Ă©galement, tu m'as parlĂ© du cĂŽtĂ© musique que je ne connaissais pas, etc. ce projet entrepreneuriat effectivement ça devrait ĂȘtre un vrai terrain de jeu pour le multipotentiel mais ce qui est difficile finalement ce que tu es en train de souligner et que je trouve hyper important c'est autant ça va rĂ©pondre Ă  un besoin de diversitĂ© et de libertĂ© d'autonomie, autant ça va te mettre en face de ta capacitĂ© Ă  prendre des dĂ©cisions et Ă  trancher.

    Adrien — C'est totalement vrai. alors aprĂšs Moi, je n'ai jamais fait l'exercice on va dire jusqu'Ă  nos discussions et notre rencontre. j'ai Je ne connaissais Ă  peine le terme multipotentialitĂ©. Et Encore aujourd'hui, je pense que je ne suis pas encore complĂštement capable de savoir si je suis un multipotentiel ou pas. Mais dans nos Ă©changes, j'ai compris qu'il y avait quand mĂȘme pas mal de choses qui pouvaient matcher avec mon profil. Par contre, mon expĂ©rience, il y a deux choses. C'est que la premiĂšre, j'ai du mal Ă  me tenir dans la durĂ©e sur des dĂ©cisions. C'est-Ă -dire que je peux savoir Ă  un moment donnĂ© il faut que je fasse deux mois de prospection et que ça doit reprĂ©senter 50% de mon temps, rĂ©alistiquement, par rapport Ă  mes enjeux. mais tu peux ĂȘtre sĂ»r que tous les jours, le matin venu, je vais me dire, ah, c'est bien, je fais juste un petit peu de montage Ă  faire, je fais juste un petit peu de ça. Parce que j'aime ça, en fait. J'aime toucher Ă  tout, j'aime apprendre des nouveaux trucs. donc En fait, je peux trĂšs vite, ma journĂ©e peut trĂšs vite devenir une journĂ©e de formation sur l'IA. Ça, c'est la premiĂšre chose. Et la deuxiĂšme, je pense que ça me pose encore aujourd'hui, des.. Je me pose plein de questions sur mon positionnement. Parce que dans l'univers de l'image, on a toujours cette question de c'est quoi ma niche, quel est le type de projet que je filme, etc. Et En fait, lĂ  aussi, je suis hyper.. J'adore le sport. Mon idĂ©e de dĂ©part, c'Ă©tait vraiment de me spĂ©cialiser dans l'image de sport, etc. Et J'en ai fait, et je fais des super projets autour du sport. Mais dans le corporate, il y a des boĂźtes qui sont cool, que j'aimerais aider, oĂč ça pourrait ĂȘtre intĂ©ressant de travailler. Et puis pourquoi pas aussi faire des formats documentaires et puis pourquoi pas faire du format ads. En fait, j'aime cet intĂ©rĂȘt que je pourrais avoir sur un peu diffĂ©rents formats, etc. fait que parfois, moi-mĂȘme, j'ai du mal Ă  expliquer en fait quelle est ma spĂ©cialisation, ou quelle est ma niche, ma verticale. Et le travail que je suis en train de faire, on saura bientĂŽt si ça a marchĂ© ou pas, mais c'est de dire, finalement, il faut que j'arrive Ă  mettre des mots sur moi parce que finalement, le positionnement de mon entreprise et son style d'image, c'est probablement ce que moi, je mets derriĂšre comme intention de travail et pas forcĂ©ment de dire je fais que l'image de sport. ou ce genre de choses.

    Julien — C'est quelque chose qui revient souvent, surtout dans des profils comme les nĂŽtres, oĂč justement tu as beaucoup de centres d'intĂ©rĂȘt, beaucoup de choses qui t'attirent en fait. Et quand tu entends beaucoup sur le rĂ©seau ou autre « il faut nicher, il faut que ça niche, regardez, spĂ©cialisez-vous par exemple chez les sportifs ou chez les artistes, etc. » — je pense que ça vĂ©hicule un message qui ne s'applique pas Ă  tout le monde, et qui met en erreur des personnes pour qui, finalement, la niche, c'est eux : c'est leur vision, c'est ce qu'ils apportent dans un projet. Je vois que ça, qu'est-ce que t'en penses?

    Adrien — Moi je suis trĂšs convaincu par ça. J'ai beaucoup creusĂ©, je me suis beaucoup intĂ©ressĂ© Ă  l'univers de la crĂ©ation de contenu. et pareil, je me suis posĂ© plein de questions sur c'est quoi, ça serait quoi la niche? En fait, je suis convaincu par le « you are the niche ». la niche c'est toi, parce qu'en fait tout a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit, tout a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait, Toutes les existent les idĂ©es existent dĂ©jĂ . La vĂ©ritable diffĂ©rence, c'est comment toi, tu vas l'exprimer. Et c'est ce qui va faire ton unicitĂ©. Ta diffĂ©renciation, en fait, c'est la personnalitĂ© que tu mets dans ton entreprise dans ton service dans ta prĂ©sence en ligne, c'est ta maniĂšre de dire les choses, c'est tes passions combinĂ©es avec.. En fait, je pense qu'aujourd'hui, par exemple, dans l'univers de la crĂ©ation de contenu, il faut savoir parler de tout. Parce que les gens, ils suivent, ils connectent avec des humains, en fait. Je fais un pont, c'est beaucoup aussi ce que je travaille, moi, en vidĂ©o, mais c'est de dire dans une communication vidĂ©o, on va pouvoir parler, effectivement, d'un produit ou d'un service, mais la rĂ©alitĂ©, c'est que les gens s'en foutent. les gens ne veulent pas savoir quelles sont les diffĂ©rentes fonctionnalitĂ©s de l'iPhone oui, ils veulent le savoir Ă  un moment donnĂ© mais ce qui va faire qu'ils accrochent avec un message avec un contenu, etc. c'est tout l'univers de marque, c'est d'oĂč ça vient, c'est le pourquoi, et c'est tout ça en fait qu'on doit incarner aujourd'hui je pense pour crĂ©er du lien parce que va faire du business c'est quelque chose que j'ai appris dans mes formations c'est le business entre deux personnes c'est deux personnes qui dĂ©cident de travailler ensemble c'est tout en fait, il faut connecter humainement. Et pour faire ça, je pense qu'il faut oser s'exprimer. Et c'est ce qui va faire qu'il y a des gens qui vont accrocher Ă  mort et d'autres qui vont passer Ă  cĂŽtĂ© et c'est ok. Il faut ĂȘtre ok en fait finalement,

    Julien — Ce que j'entends dans ce que tu partages, c'est d'ĂȘtre ok d'appliquer ce filtre pour laisser passer les clients avec qui tu as envie de travailler, oĂč il peut vraiment y avoir un relation de travail et puis repousser finalement les gens avec qui tu n'approches pas humainement. Ce qui est marrant, c'est quand tu parlais du fait de nicher par rapport Ă  un univers en particulier, quand on y pense, tu vois, quand on pense Ă  des rĂ©alisateurs cĂ©lĂšbres comme Christopher Nolan, par exemple, si on prend cet exemple-lĂ , c'est comme si on disait, bon, ok, il a Ă©tĂ© connu parce qu'il a fait que des films de super-hĂ©ros. Je veux dire, des Batman, avant qu'il en fasse un, il y en avait des tonnes, en fait. Mais lui, il a apportĂ© son regard. Quand on pense Ă  Christopher Nolan, on pense Ă  son univers qu'il y a derriĂšre. On ne fait pas rappel Ă  lui juste pour faire des films des Batman ou pour faire un certain type de film. Il se permet d'aller toucher diffĂ©rents domaines et de raconter des histoires de sa maniĂšre. donc je pense que c'est finalement quand on regarde comme ça dans l'entrepreneuriat ça nous paraĂźt Ă©vident et pourtant c'est vrai que je pense que il y a quelque chose de rassurant de se dire ouais je vais choisir un domaine et le fait que je vais faire que des vidĂ©os de sport va m'apporter du business, va m'apporter des clients si c'Ă©tait aussi simple que ça finalement je pense que

    Adrien — Ouais, en fait c'est tout Ă  fait vrai. C'est-Ă -dire qu'il y a mille façons de faire Batman. Christopher Nolan, il a sa sauce Ă  lui, son univers, sa maniĂšre de le traiter, sa vision. Et c'est ça qui a fait que ça fonctionne. C'est aussi probablement ça qui fait que les acteurs sont contents ou pas, je ne sais pas, de bosser avec Christopher Nolan. C'est tout un univers qu'il a rĂ©ussi, Ă .. que tu rassembles. Dans le monde de l'entrepreneuriat, c'est pareil. AprĂšs, je pense qu'il y a quand mĂȘme une valeur Ă  avoir une niche parce que tu vois quand on m'appelle pour du projet sport, c'est parce que aussi je connais les marques, je connais les tendances, je connais des athlĂštes. je connais voilĂ  Tu gardes quand mĂȘme un contact et tu n'es pas hors sol par rapport Ă  une verticale. je pense que la clĂ©, c'est peut-ĂȘtre de se dire : en fait, je n'ai pas une niche. J'en ai potentiellement trois ou quatre. Et c'est le mix de ces niches qui fait que j'ai ce style-lĂ  et qui va permettre aux gens de se retrouver. Je te donne un exemple parce que c'est toujours plus facile de parler de soi. Mais dans mon cas, effectivement, j'ai l'image de sport et par exemple, l'image de corporate. Ma grande question, c'est comment je fais pour rassembler ces deux univers? Parce que c'est les deux univers dans lesquels je suis passĂ©. J'ai travaillĂ© pendant dix ans dans des boĂźtes. J'aime l'entreprise et l'entrepreneuriat. Mais de l'autre cĂŽtĂ©, j'aime le sport, j'aime ce type d'image. J'aime l'aventure d'un sportif, ses doutes, ses challenges, etc. Le travail que je suis en train de faire, c'est de me dire, ok, j'ai ces deux typologies de clients. J'ai ces deux typologies d'images. Comment je fais pour ĂȘtre lisible? Demain, je vais pitcher. Je dis quoi, en fait? Et aujourd'hui, mon pitch, c'est de plus en plus de dire je viens de l'univers du sport. J'ai compris dans l'univers du sport l'importance de certains codes. Tu vois, je me suis nourri du parcours de l'athlĂšte, etc. Ce genre de choses. Et aujourd'hui, c'est ce que j'essaye d'apporter dans l'univers de l'entreprise pour que votre discours ne soit pas un discours plat, mais qu'on ait envie de vous suivre. Je tire le trait, mais c'est un peu ce cĂŽtĂ©-lĂ , c'est de se dire que si tu travailles en corporate avec moi, Tu n'auras pas la mĂȘme expĂ©rience qu'avec un autre vidĂ©aste qui vient du monde du corporate et qui a toujours fait que ça, parce que moi, en fait, je vais aller chercher des codes du sport et je vais essayer de les mettre dans ton entreprise. Ça peut ĂȘtre aussi de dire, moi, en fait, je vais particuliĂšrement travailler avec des entreprises qui ont un engagement dans le sport qui est trĂšs fort, parce que pour eux, c'est une valeur forte. C'est quelque chose qu'ils essaient de diffuser dans l'entreprise auprĂšs des employĂ©s, de faire ce genre de projet, peut-ĂȘtre de sponsoriser des Ă©quipes. Et donc, ils vont ĂȘtre plus sensibles Ă  quelqu'un comme moi qu'Ă  un vidĂ©aste corporate qui, lui, n'est pas du tout exposĂ© Ă  cet univers-lĂ . Donc, je suis en train de faire ce travail-lĂ . Ce n'est pas fini. Mais je pense que c'est la trajectoire Ă  suivre, pour vraiment me sentir pleinement lisible et alignĂ© aussi avec l'entreprise que je dĂ©veloppe.

    Julien — À qui tu conseillerais finalement de se lancer en entrepreneuriat ? Et aprĂšs, au contraire, Ă  qui tu dĂ©conseilles?

    Adrien — Franchement, je pense que je dĂ©conseille Ă  personne de se lancer. Je pense que l'entrepreneuriat est une Ă©cole exceptionnelle. Et en fait, il n'y a pas que l'entrepreneuriat business, monter une structure, etc. Moi, l'entrepreneuriat chez moi, il a commencĂ© dĂšs l'Ă©cole avec des associations. Et en fait, Ă  ce moment-lĂ , j'ai pris la responsabilitĂ© d'un projet c'est de le faire connaĂźtre, c'est de le faire grandir. Ça, c'est de l'entrepreneuriat. Et puis aprĂšs, il peut prendre d'autres formes. On peut aussi entreprendre un side project Ă  cĂŽtĂ© et ĂȘtre hyper Ă©panoui avec un side project qui un jour peut-ĂȘtre deviendra un main project, mais voilĂ . il n'y a pas une seule forme d'entrepreneuriat. Et je conseille Ă  tout le monde d'adopter un mindset d'entrepreneur parce que pour moi, ĂȘtre entrepreneur, c'est ĂȘtre curieux, c'est avoir envie d'apprendre, c'est oser s'exprimer, expĂ©rimenter, monter des projets, Ă©chouer, rĂ©ussir. En fait, tu vis tout. Donc, tu ne peux pas.. Enfin, L'Ă©chec, il n'est que matĂ©riel, Ă©ventuellement. Il a plus ou moins de consĂ©quences en fonction de ta situation. Une fois qu'on s'est dit ça, je ne pense pas que tout le monde soit fait pour ĂȘtre entrepreneur dans l'univers du business. Et ça, je pense que rapidement, les gens, ils le ressentent. en fait.

    Julien — Tu penses, que c'est quoi la dimension finalement qui est bloquante?

    Adrien — Je pense que dans l'entrepreneuriat, il y a beaucoup de stress, beaucoup d'inconnus. Il faut ĂȘtre capable de faire ce pas de la confiance en soi de maniĂšre dĂ©mesurĂ©e parfois pour convaincre les gens. Être entrepreneur, c'est ĂȘtre capable de vivre en se disant, je ne sais pas si le mois prochain, je peux continuer et c'est normal. Ça fait partie du processus, je continue, je ne doute pas. C'est se prendre dix non dans la gueule et continuer d'aller en chercher parce que c'est ton mĂ©tier qui veut ça. Ça demande personnellement, je trouve, une Ă©lasticitĂ© assez forte sur des points qui peuvent ĂȘtre douloureux pour certaines personnes. Et je pense que chez certaines personnes, en fait, ça peut nuire en fait Ă  leur rĂ©ussite. Et donc, il y a beaucoup de gens qui sont qui ont la fibre entrepreneuriale, mais qui seraient peut-ĂȘtre des meilleurs numĂ©ro 2, numĂ©ro 3 dans une boĂźte, et pas porter tu vois des responsabilitĂ©s financiĂšres ou ce genre de trucs. Encore une fois, il y a entreprendre et ĂȘtre entrepreneur. Pour moi, je l'associe beaucoup avec, et on en est parlĂ© Ă  un moment, avec le rapport au risque, c'est la capacitĂ© Ă  vivre avec le risque, Ă  gĂ©rer le risque. Parce qu'en fait, tu gĂšres le risque au quotidien. Quand tu es entrepreneur, c'est constamment, tu prends la moindre dĂ©cision. Potentiellement, comme tu dis, tu peux mettre la clĂ© sous la porte. Si la dĂ©cision, si tu es un entrepreneur qui vient de dĂ©marrer, ça peut te faire Ă©chouer et fermer la boĂźte.

    Julien — Donc, c'est vrai que c'est.. Comme tu dis, je pense que ce n'est pas pour tout le monde, surtout dans ce sens-là, parce que c'est vraiment, finalement, c'est plus qu'un mode de travail, c'est un mode de vie, en fait.

    Adrien — Oui, qu'on le voit. Moi, je dis souvent.. Surtout, quand on est dans le salariat, on dit souvent, il y a le travail et puis aprĂšs, il y a ma vie perso. Il y a ce sas, en fait, que tu.. Alors parfois, il est difficile Ă  poser, mais il existe en fait. Moi, je suis de plus en plus convaincu qu'il n'y a pas de sas : je suis mon entreprise, mon entreprise c'est moi. Et en fait, je peux travailler 7 jours sur 7, H24. Enfin, je ne parle pas en continu, mais dans le sens, oĂč il n'y a pas de jour off, en fait. Il n'y a pas de « je dĂ©branche le boulot et je n'y pense plus, ». Ça n'existe pas ça. Et je pense qu'il y a des gens qui vivent mal cette situation-lĂ . lĂ  oĂč moi, en fait, j'adore ça, parce que c'est comme mon bĂ©bĂ©, et j'adore ce jeu-lĂ , mais il y a des gens qui peuvent trĂšs mal vivre ça,

    Julien — Je pense que, comme tu disais, le risque aussi, c'est des choses, l'incertitude, le risque, il y a des gens qui peuvent soit pas se le permettre, soit qui sont pas du tout Ă  l'aise avec ces sujets-lĂ , et du coup, il vaut peut-ĂȘtre mieux chercher un rĂŽle oĂč on a de l'espace pour entreprendre des choses, mais oĂč on n'a pas ce risque lĂ  associĂ©, par exemple. c'est marrant parce que tu dis c'est un peu mon bĂ©bĂ© tu vois Moi j'appelle ça un terrain de jeu Un bĂ©bĂ© etc Mais ce qui est marrant c'est dans mes notes Quand tu m'en parlais et la description que tu faisais d'entrepreneuriat Je trouve qu'il y a beaucoup de parallĂšles Et tu me diras ce que tu en penses Il y a beaucoup de parallĂšles avec la paternitĂ© Avec le fait de devenir parent en maniĂšre gĂ©nĂ©rale Dis moi ce que tu en penses Avant que moi je te partage ma vision

    Adrien — Je ne sais pas si c'est la parentalitĂ© Moi je le vois plus On a un lit un peu plus mĂȘme on Ă  donnĂ© naissance Ă  des pokĂ©mons c'est un jeu auquel tu joues le but c'est de dĂ©jĂ  le but numĂ©ro 1 c'est de pouvoir continuer Ă  jouer et le but numĂ©ro 2 c'est d'essayer de faire grandir ton PokĂ©mon Ă  la taille qui va t'aider et pour faire ça demande tout le cheminement dont on a parlĂ© mais ouais je le vois vraiment comme ça en fait. C'est un peu comme un jeu vidĂ©o, avec des niveaux.

    Julien — C'est marrant parce que moi, ce que je peux partager, c'Ă©tait plutĂŽt qu'il y a un pari avec le fait de devenir parent dans le fait de d'ĂȘtre un parent, tu vois ce que je veux dire. Je trouve que l'effort que tu fais et la dĂ©couverte que tu fais sur toi, Ă  quel point finalement ça te transforme quand tu crĂ©es l'entreprise, quand tu entreprends, je trouve que les deux choses, moi, personnellement, qui m'ont fait le plus grandir, qui m'ont apportĂ© le plus de changement dans ma vie, c'est le fait de crĂ©er ma boĂźte et le fait de devenir parent. Tu vois? Et je trouve qu'il y a beaucoup de choses qui se entreprendent. Parce que tu parles de PokĂ©mon, quand je pense Ă  mes filles, ils me dis c'est un peu des PokĂ©mon, des fois, c'est assez terrible.

    Adrien — Ouais, mais aprĂšs, ça marche aussi. J'essaye juste d'y mettre juste ce qu'il faut de dĂ©tachement, en fait. Parce que tu vois, dans une relation enfin pĂšre-fils, sous pĂšre-fille il y a vraiment une notion d'amour Ă  construire, Ă  entretenir, Ă  dĂ©velopper qui se veut genre Ă  jamais si tu fais le truc un peu comme ça moi j'essaie quand mĂȘme de me dire cette boĂźte je fais tout ce que je peux pour rĂ©ussir Ă  la faire marcher si demain ça marche pas il n'y a pas de mort d'homme et je peux me reconstruire et en ça c'est pour ça que je prĂ©fĂšre je suis peut-ĂȘtre plus Ă  l'aise avec le PokĂ©mon que avec mon fils

    Julien — Je comprends tout ce que tu veux dire parce que le piĂšge de temps en temps c'est notamment quand tu commences Ă  faire des devis et qu'on te refuse ou qu'on critique qu'on travaille parce que les personnes peut-ĂȘtre une personne qui n'est pas satisfaite ou quoi c'est de le prendre personnellement comme dis jamais c'Ă©tait toi qui Ă©tais une mauvaise personne en soi et non pas ton entreprise qui ne correspond pas Ă  un besoin ou autre.

    Adrien — Mais je pense qu'il faut en fait il faut jouer dans la vie. MĂȘme pour prendre du plaisir dans ce que tu fais, si Ă  chaque fois que tu envoies un devis, tu te dis que ta vie est dĂ©truite si jamais le client n'accepte pas, ou qu'on te dit que c'est trop cher, etc. C'est compliquĂ© quand mĂȘme. Donc moi, je prĂ©fĂšre le voir en mode, c'est quoi, j'ai dĂ©cidĂ© de jouer Ă  ce jeu, je vais essayer de jouer le plus longtemps possible et de faire en sorte que je prenne Ă©normĂ©ment de plaisir dans ce que je fais. Mais par contre, pour oser certaines choses, pour prendre des risques, pour tu vois, parler de dĂ©cision, de faire des choix et tout, bah en fait, quand tu fais une dĂ©cision, tu te dis que potentiellement ce n'est pas la bonne. Mais tu es convaincu sur le moment oĂč tu la prends que c'est probablement la meilleure dĂ©cision Ă  prendre. Si les choses ne se passent pas comme tu l'avais prĂ©vu, partie terminĂ©e. Mais en fait, je trouve que le fait de se dire que c'est un jeu rend le truc un peu plus sympathique au quotidien et enlĂšve aussi une certaine partie de deux poids, tu vois, qui font que tu peux aussi te libĂ©rer dans tes choix et essayer de te dire bon, ok faut se dĂ©tacher un peu de la.. Globalement, je pense que c'est bien de le voir en mode, c'est un terrain de jeu, c'est un terrain d'expression, C'est quelque chose que j'aime, que je prends du plaisir Ă  faire. Si j'ai besoin de travailler le soir ou le week-end, c'est.. Enfin, tu vois, si je le dĂ©cide, et je ne veux pas que ce soit une corvĂ©e. Et pour faire tout ça, je pense qu'il faut rĂ©ussir Ă  se.. Aussi un peu se dĂ©tacher du truc. C'est-Ă -dire que c'est pas.. Quand un client me dit non, ou un prospect me dit non, c'est pas moi qui ai rejetĂ© de la sociĂ©tĂ©. tu vois. C'est autre chose.

    Julien — Ce qui est difficile, c'est de temps en temps, quand tu commences Ă  te mettre des attentes financiĂšres et autres, de rester dans cet Ă©tat d'esprit, je trouve, de jeu, de test and learn, d'aspect crĂ©atif, de « je vais tenter des trucs, et puis des fois ça marchera, des fois ça ne marchera pas, il y a des facteurs extĂ©rieurs que je ne maĂźtrise pas, etc. » Toi, comment tu le vis, ça? Parce que j'imagine, je suis entrepreneur, c'est vrai qu'on a des pressions des fois financiĂšres qui ne sont pas Ă©videntes. comment tu fais Ă  garder finalement cette mentalitĂ© de.. « ouais, Je reste quand mĂȘme dans une mentalitĂ© de jeu.

    Adrien — C'est hyper dur. Encore une fois, tu as les diffĂ©rents niveaux dans ce jeu. Je trouve que, par exemple, dans mon cas, au dĂ©but, j'Ă©tais trĂšs bien avec ça. La premiĂšre raison, c'est que j'Ă©tais trĂšs tĂȘte brĂ»lĂ©e. en fait Tout Ă©tait possible. Au moment oĂč je me lance, je me dis, allez, vas-y, go, maintenant je lance ma boĂźte. Je suis convaincu de mon truc. et j'allais pitcher tout et n'importe qui aucun projet ne faisait peur enfin j'Ă©tais tĂȘte brĂ»lĂ©e ça a super bien marchĂ©

    Adrien — Au dĂ©but, quand je me lance dans l'entrepreneuriat, je suis trĂšs tĂȘte brĂ»lĂ©e. Ça veut dire que je crois Ă  fond dans mon projet et en fait, je vais contacter tout le monde. Vraiment, j'ai osĂ© y aller et ça a trĂšs bien marchĂ©. Le truc, c'est que au mĂȘme moment, j'ai encore le chĂŽmage, tu vois, tu es encore tranquille et tout. Et tu te dis, je n'ai rien Ă  perdre en fait, puisque je n'ai rien. Donc, autant que je dĂ©marre. LĂ , aprĂšs, il y a des Ă©tapes qui se mettent en place. Tu commences Ă  avoir des rĂ©fĂ©rences, des clients Ă  satisfaire. Le chĂŽmage, c'est fini. Tu commences Ă  avoir des enjeux de faire du chiffre, etc. Donc, c'est de plus en plus dur, je trouve, de garder ce cĂŽtĂ© un peu tĂȘte brĂ»lĂ©e et justement, je n'ai rien Ă  perdre. Je pense que ça s'entretient et que ce n'est jamais constant. C'est-Ă -dire que j'ai des phases et parfois, j'ai besoin de passer par des phases oĂč j'y crois un petit peu moins ou en tout cas, j'ai moins de confiance pour me prendre un peu un Ă©lectrochoc et me dire, « Attends, lĂ , en fait, il faut que tu te ressaisisses » et boum, je repars sur une nouvelle lancĂ©e. VoilĂ , je pense qu'il faut accepter les vagues. Il faut juste ĂȘtre capable de se ressaisir pour rĂ©entretenir cette flamme-lĂ . Et ça s'entretient par l'entourage que tu crĂ©es autour de toi, par des routines qui sont importantes pour toi, par de l'introspection. Il y a beaucoup de choses, du coaching. Il ne faut pas hĂ©siter Ă  se construire une bulle qui va nous permettre de rebondir dans les moments oĂč ça ne va pas aller parce qu'il y aura des moments oĂč ça ne va pas aller, oĂč tu vas douter et oĂč tu auras l'impression que le monde est et que tous les projets sont inatteignables etc et en fait c'est juste c'est juste un biais de pensĂ©e

    Julien — C'est vrai que j'associe ça souvent un peu aux montagnes russes des fois tu as des moments oĂč tu as l'impression que tout fonctionne et tout va comme sur des roulettes. Et puis des fois, tu as l'impression, comme tu dis, que tu as juste envie de baisser les bras parce que il n'y a rien qui fonctionne ou quoi. C'est ce qu'on disait tout Ă  l'heure. Je pense que c'est vraiment un mode de vie qui n'est pas fait pour tout le monde parce que justement, tu passes par beaucoup de phases en fait. Et pour garder cette rĂ©silience, pour garder cette envie d'avancer et comme tu dis, un peu cet aspect, je joue et des fois, je ne peux pas toujours gagner une autre. Mais en tout cas, j'essaie de me faire plaisir et de participer, tu vois, de ne pas prendre trop les choses, tu vois, avec beaucoup d'attentes. C'est pas Ă©vident tout le temps. C'est marrant parce que quand tu m'en parlais, je faisais un peu le parallĂšle aussi avec le sport. Il y a un peu ce cĂŽtĂ©-lĂ , tu vois, oĂč mĂȘme l'art de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, tu vois, nous, on accompagne des artistes aussi dans leur entreprise, tu vois, dans ce qu'ils veulent proposer. Et une des craintes, c'est lorsqu'il y a un aspect business, justement, lorsqu'il y a un aspect transaction, c'est de perdre ce cĂŽtĂ© artistique, tu vois. de cĂŽtĂ©, cette patte, tu vois cet aspect authentique. Est-ce que toi, tu l'as ressenti? Comment tu l'as?

    Adrien — Dans la vidĂ©o, pour le coup, c'est hyper flagrant et c'est trĂšs facile Ă  comprendre. Je te donne un exemple, l'Ă©gal du sport. Tu peux avoir envie de faire de l'image de sport parce que c'est les images qui te font plaisir. La rĂ©alitĂ©, c'est que avant de vivre de la vidĂ©o sport Ă  100%, il y a un chemin Ă  construire et que ça prend des annĂ©es en fait de se faire connaĂźtre d'augmenter la qualitĂ© de ton travail pour que ce soit au niveau de clients, machin, etc. Donc, ça peut prendre vraiment du temps. Tu fais quoi du coup en attendant? Tu es obligĂ© de faire d'autres projets, tu vois, qui sont plus peut-ĂȘtre rĂ©munĂ©rateurs, mais oĂč tu vas moins prendre du plaisir. Je rebondis sur le truc de la
 Enfin, tu vois, de multipotentiel, ce genre de choses. C'est que dans ces cas-lĂ , ce qui est important, c'est de
 Dans le cas de la vidĂ©o, c'est de se dire, ok, je vais peut-ĂȘtre faire du corporate. Qu'est-ce que je peux apprendre dans cet univers lĂ  qui va me permettre de devenir meilleur dans l'univers qui me fait kiffer? Et peut-ĂȘtre qu'au dĂ©but, mon kiff, ça ne va ĂȘtre que 20% de mon activitĂ© et je vais quand mĂȘme devoir faire beaucoup d'autres choses Ă  cĂŽtĂ© pour me faire connaĂźtre, etc. Mais ça me permet de devenir meilleur aussi. Tu vois, Ça vient servir mon projet de base. C'est une premiĂšre maniĂšre de le voir. La deuxiĂšme maniĂšre de le voir, c'est aussi de te dire les projets qui me font moins vibrer, En fait, en les faisant, je vais rencontrer des gens. Ces gens-lĂ , ces clients, ils ont des connaissances, ils ont d'autres clients, ils vont montrer mon travail Ă  d'autres personnes. En fait, tu n'es pas Ă  l'abri de retomber sur un projet qui te fait vibrer grĂące Ă  un client qui vient d'un univers que tu ne pensais pas. Donc franchement, c'est clair que tu ne peux pas faire que ce que tu aimes. Dans la vidĂ©o, en tout cas, c'est le cas. et en vivre et pĂ©renniser ce qu'il y a autour. Par contre, ce que tu peux changer, c'est ta maniĂšre de voir ça et ta lecture de la situation. Moi, je crois beaucoup Ă  ça.

    Adrien — Juste pour rebondir du coup, effectivement quand tu fais ton activitĂ©, quand ton activitĂ© devient ton entreprise, quoi il y a forcĂ©ment cette part de c'est plus aussi cool mais c'est valable dans tout. En fait, je vois chez des crĂ©ateurs de contenu aussi, au dĂ©but ils se lancent, ils adorent jouer avec la camĂ©ra, faire leur contenu, etc. Puis dĂšs qu'il y a des sponsors qui arrivent, ils ont certaines attentes, ils vont devoir faire des vidĂ©os sur tel ou tel sujet. C'est moins vibrant parfois. En fait, ça fait partie du jeu. À toi de lire et d'interprĂ©ter cette situation comme tu le veux. Si pour toi, c'est vraiment douloureux de faire ça et que tu ne vois aucun intĂ©rĂȘt, peut-ĂȘtre que c'est juste une passion et que ce n'est pas une entreprise.

    Julien — C'est vrai que c'est une crainte qui revient souvent. finalement. Se dire : si je transforme ma passion comme une entreprise, est-ce que je ne vais pas perdre ce cĂŽtĂ© passion, tout simplement, ou je ne vais pas perdre l'intĂ©rĂȘt finalement pour ce domaine-lĂ . Et ça fait peur, j'ai l'impression, Ă  pas mal de monde en fait. Et c'est vrai que je le trouve intĂ©ressant ton exemple parce qu'on est tous amenĂ©s Ă  regarder un peu du contenu sur YouTube, tout ça, et voir des fois qu'il y a un vrai shift chez quelqu'un qui fait ça vraiment de maniĂšre trĂšs authentique, et dans le partage, etc. Et finalement, aprĂšs, au bout d'un moment, qui perd un peu de vue tout ça. Et on a vu, il y avait une vague Ă  un moment de beaucoup de caracteurs de contenu qui s'arrĂȘtaient, ils fermaient leur chaĂźne YouTube alors qu'ils avaient des millions d'abonnĂ©s parce que ils n'en pouvaient plus de cette pression-lĂ , en fait. Ils ne prenaient plus de plaisir, finalement, Ă  crĂ©er du contenu. LĂ  oĂč on pourrait voir de l'extĂ©rieur que, "ah putain, quel mĂ©tier de rĂȘve, tu vois, finalement. Et on ne voit pas l'envers du dĂ©cor. et se dire, ouais peu importe la personne, il y a forcĂ©ment des trucs, des moments oĂč tu vas un peu perdre de vue pourquoi tu le fais. Et tu vas un peu, tu vois, si jamais c'est pas clair, si tu n'arrives pas Ă  revenir Ă  ça, mais tu vas en souffrir. Et on peut tous par lĂ . Je pense qu'on continuera Ă  passer par lĂ  parce que de temps en temps, la vie te met pas mal de choses dans les pattes et c'est difficile de garder finalement, de se rappeler pourquoi tu fais les choses. Mais c'est des moments qui ne sont pas Ă©vidents. en tant qu'entrepreneur c'est pour ça qu'il faut ĂȘtre entourĂ© ĂȘtre coachĂ©, enfin franchement

    Adrien — Par contre le crĂ©ateur de contenu qui dĂ©cide au bout de 3 ans d'arrĂȘter parce que il a grandi, il a des demandes ça ne correspond plus Ă  ce qu'il voulait faire Ă  la base il n'y met plus le sens qu'il voulait etc il a pris 4 mois pour rĂ©flĂ©chir et au bout d'un moment il prend sa dĂ©cision en fait moi je ne vois pas de problĂšme ça ne veut pas dire que sa dĂ©cision de lancer sa chaĂźne Youtube Ă©tait mauvaise il a fait et ensuite il a appris pour en dĂ©duire quelque chose. Et donc, c'est le premier truc, c'est que tu ne peux pas savoir, en fait, avant de tester. Enfin, pour moi, tu es obligĂ© d'abord de te lancer et tu vas apprendre des choses sur la route. Et en fonction de ce que tu apprends sur la route, tu vas voir si ça te plaĂźt ou pas. Et qu'est-ce qui te plaĂźt et qu'est-ce qui ne te plaĂźt pas? Peut-ĂȘtre que le crĂ©ateur de contenu qui arrĂȘte au bout de trois ans, parce que c'est devenu diffĂ©rent, il ne met plus la mĂȘme masse. il a peut-ĂȘtre rencontrĂ© il a sĂ»rement rencontrĂ© pendant ses trois ans tout un tas de mĂ©tiers tout un tas de gens tout un tas d'entreprises qui l'ont aidĂ© Ă  faire grandir sa chaĂźne etc et au bout de trois ans il s'est dit bah en fait moi finalement d'ĂȘtre Ă  la camĂ©ra c'est c'Ă©tait ok mais c'est plus comme ça que je le vois aujourd'hui par contre ça me plairait bien d'ĂȘtre plutĂŽt sur la partie production parce que ça j'aimais bien et tu vois en fait grĂące Ă  ce parcours, grĂące Ă  ce parcours d'apprentissage qu'il a pu avoir, il a dĂ©couvert des choses et il s'est forgĂ©, enfin il s'est construit un nouvel itinĂ©raire. Et moi sur ça j'aime bien prendre l'exemple d'un jeu vidĂ©o encore une fois. C'est les jeux un peu genre Ă  la Warcraft, etc. ou Warcraft, tu vois, tu as ton ou Age of Empires, tu dĂ©marres, tu as ton petit village dans une map et toute la map est noire. et en fait toi tu es au centre, tu ne sais rien du tout sur le monde qui t'entoure et en fait tu vas petit Ă  petit aller explorer des zones et Ă  un jour tu vas tomber sur une mine et Ă  un jour tu vas tomber sur une armĂ©e tu vois et en fait je le vois un peu comme ça, c'est Ă  dire que quand tu te lances en entrepreneuriat tu te lances dans un parcours, tu ne sais pas forcĂ©ment oĂč tu vas sur la carte le but ce n'est pas de savoir forcĂ©ment tu vois exactement oĂč tu vas dans un an, dans trois ans, dans cinq ans, ou dans dix ans mais c'est Ă  dire je sais que j'ai envie d'aller vers lĂ  aujourd'hui c'est ce chemin lĂ  qui m'appelle et ben j'y vais tu vois et je vais apprendre sur mon chemin je vais dĂ©couvrir un peu ma carte et ben peut-ĂȘtre que j'aurais envie de continuer dans cette voie lĂ  parce que j'aurais rĂ©alisĂ© que c'est exactement ce qui est fait pour moi peut-ĂȘtre qu'il y aura des reviens de situation ok mais tu peux pas le savoir en fait donc t'as pas testĂ© quoi

    Julien — Vraiment marrant que tu prennes cette image parce que la semaine derniĂšre j'ai pris une note pour faire une vidĂ©o courte dessus ok sur le fog of war le brouillard de guerre dans un jeu vidĂ©o stratĂ©gie Et ce que je voulais illustrer par lĂ , c'est que moi, j'ai jouĂ© Ă©normĂ©ment aux jeux stratĂ©giques. J'Ă©tais sponsorisĂ© pour jouer Ă  des jeux stratĂ©giques, etc. Donc, c'est un univers que je connais trĂšs, trĂšs bien. Et je voulais prendre cette image pour illustrer le fait que, de temps en temps, tu vas, comme tu dis, en exploration d'une carte oĂč au dĂ©but, tu ne connais rien. Vraiment, il y a le brouillard de guerre qui te cache complĂštement. Mais des fois, tu passes par des endroits et tu vas dans d'autres. Et il y a un brouillard de guerre qui revient, qui est pas aussi Ă©pais que celui du dĂ©but oĂč tu ne connaissais pas du tout le regard du dĂ©cor. mais des fois tu as besoin de revenir dans certaines zones pour te rappeler de certaines choses certains apprentissages, certains trucs que des fois tu as vraiment qu'ils t'ont aidĂ© dans la vie mais aprĂšs avec mon parcours tu sais plus le moment donc tu l'as un petit peu oubliĂ© et tu as besoin de revenir sur la carte pour voir ce qui se trouve en nouveau.

    Adrien — Oui, et mĂȘme, tu vois, le mindset, il est diffĂ©rent au dĂ©but de la partie et en milieu ou en fin de partie parce qu'au dĂ©but de la partie, tu as l'impression d'ĂȘtre un gros naze qui ne connaĂźt rien au monde qui l'entoure et d'ĂȘtre hyper fĂ©brile, en fait. Tu te sens faible, tu te sens menacĂ©, tu ne te sens pas en contrĂŽle de ton jeu. Et puis, plus tu vas dĂ©couvrir sur la map, plus tu vas avoir une bonne comprĂ©hension de l'environnement qui t'entoure. Tu vas aller explorer certaines zones et tout. Et lĂ , tu vas pouvoir dĂ©velopper un raisonnement un peu plus stratĂ©gique, mais informĂ©. OĂč Tu dis, ok, je sais pourquoi je vais faire telle action parce que je sais qu'il y a ça lĂ , et je sais qu'il y a ça lĂ . Et du coup, ton jeu Ă©volue et tu deviens plus en contrĂŽle de ton armĂ©e. ou peu importe Ă  quel jeu tu joues. Je pense que c'est un peu pareil dans nos parcours. C'est de dire, ok, j'ai rĂ©alisĂ© certaines choses. Par exemple, j'ai rĂ©alisĂ© que j'avais envie de me lancer dans l'univers de la vidĂ©o parce que dans mon cas, ça cochait la case crĂ©ative, la case business, la case production, la case corporate, tout ce que tu veux. Je ne connais pas trĂšs bien cet univers en rĂ©alitĂ©. je connais mĂȘme pas trĂšs bien les rĂŽles, les mĂ©tiers, les cycles de dĂ©cision, les je connais pas tout ça. Mais du coup mon job ça va ĂȘtre de les apprendre, de m'amĂ©liorer, de trouver ma place lĂ -dedans. Et puis en fait ça se trouve, dans deux ans on se reparle, j'ai arrĂȘtĂ© ma boĂźte parce que j'ai rencontrĂ© une agence de prod oĂč j'en sais rien, et que je me suis dit en fait ce serait trop bien d'ĂȘtre producteur, je sais pas.

    Julien — Non mais c'est pour revenir justement dans l'exemple qu'on prenait les crĂ©ateurs de contenu, moi il y a une chaĂźne que j'aime bien qui s'appelle Veritasium, qui est une Ă©norme chaĂźne, peut-ĂȘtre la premiĂšre chaĂźne de vulgarisation scientifique, et il y a quelques semaines, moi, le gars qui avait lancĂ© ça, disait, mais vous m'avez sans doute un petit peu moins vu sur la chaĂźne en ce moment, mais c'est parce qu'en fait l'Ă©quipe s'agrandit, et je ne serai plus le seul finalement Ă  tourner ces vidĂ©os, il y a toute une Ă©quipe, et de temps en temps je laisserai la parole, parce que j'ai envie de me concentrer sur d'autres phases du projet, quoi. Et c'Ă©tait justement hyper intĂ©ressant, on aurait pu croire que ben non, t'as lancĂ© ça, etc. Mais je pense qu'il a eu l'intelligence aussi de dire, ok, finalement dans ce projet qui a grandi et que j'ai fait grandir, oĂč est-ce qu'il y avait ma place aujourd'hui, quelle place j'ai envie de prendre. en fait tu vois Et c'Ă©tait hyper intĂ©ressant de voir ça. la chaĂźne a Ă©voluĂ©, c'est plus la mĂȘme qu'au dĂ©part. Ils ont toujours cette rigueur d'amener des sujets hyper intĂ©ressants, mais tu peux changer de place finalement mĂȘme dans un truc pour laquelle tu as créé, que tu as bien en place.

    Adrien — Mais tu vois, je pense qu'il y a en fait, ce parcours-lĂ , il est essentiel parce que entreprendre, c'est comme on disait, c'est toi en fait, tu entreprends avec ta tĂȘte, ton corps, tout y passe. Et du coup, Au bout d'un moment, tu es obligĂ© de faire des choix pour ĂȘtre la meilleure personne possible, tu vois que ce soit pour ton entreprise ou pour toi en termes de sentiment d'accomplissement. Et donc, tu es amenĂ© Ă  Ă©voluer. Mais encore une fois, pour faire ça, il faut il faut se lancer, il faut dĂ©marrer. Le truc qui m'attriste le plus, c'est de voir des gens qui ne croient pas en ça ou qui n'essayent mĂȘme pas parce que ils pensent pas soit ils pensent qu'ils ne sont pas capables de rĂ©ussir. soit ils restent bloquĂ©s en fait et Ils se disent bah ouais en fait je pourrais essayer de faire ça, ça m'appelle, mais en mĂȘme temps, je ne sais pas si je serais capable. » Et en fait, le truc qui change tout, c'est quand tu commences Ă  oser investir sur toi. Tu es obligĂ© de passer par cette phase d'investissement sur toi. Et en fait, si tu n'investis pas en toi, personne ne va le faire. dĂ©jĂ  Mais en investissant en toi, donc en compĂ©tences, en dĂ©veloppement, en coaching, en ce que tu veux, tu vas te donner une chance de jouer. et aprĂšs tu vas rĂ©ussir, ça va te plaire tout ça c'est des autres questions qui viennent plus loin mais ce que je trouve dommage c'est tu vois d'avoir des joueurs qui n'ont mĂȘme pas le jeton pour dĂ©marrer une partie voiture et ça c'est peut-ĂȘtre le message que j'ai envie de faire passer aussi aux gens qui pourraient Ă©couter ce podcast et c'est un moment donnĂ©, ouais il faut croire en soi ou il faut oser croire en soi. Et je pense que c'est hyper important. Et c'est en ça oĂč je dis que tout le monde devrait passer par l'entrepreneuriat parce que c'est la base de la vie. À un moment donnĂ©, croire en soi, croire en son potentiel, Ă  un moment donnĂ©, ça va te permettre de jouer cette partie. MĂȘme si elle n'arrive pas Ă  bout, tu en ressortiras transformĂ© et tu en ressortiras plus grand que la porte par laquelle t'es rentrĂ©e. Et mĂȘme si c'est pour retourner dans du salariat, tu deviendras un meilleur salariĂ©. Parce qu'Ă  un moment donnĂ©, tu as osĂ© croire en toi parce que tu as compris plein de choses. mais voilĂ  il faut oser investir sur soi, c'est hyper important

    Julien — Moi ce que je te disais je pense que les deux choses qui m'ont fait le plus pour grandir dans la vie c'est vraiment ça quoi c'est l'entreprise et puis le fait de devenir parent mĂȘme quand tu deviens parent tu fais un enfant, tu ne sais pas du tout c'est clair c'est pas fourni avec mais ça te lances il n'y a pas de manuel, il n'y a rien tu sais pas comment tu vas rĂ©agir tu sais mĂȘme pas la fin tu connais rien je sais pas qui tu te mets Ă  la maison en fait et je trouve dans la mĂȘme situation oĂč ça te met en face de tout et tous les trucs que tu as besoin de travail ouais toutes tes faiblesses tu vois tes limites etc je trouve que ça te met l'entrepreneuriat comme la parentalitĂ© c'est un grand moment oĂč ok si tu envie vraiment comme tu disais en dĂ©but de podcast j'ai dĂ©cidĂ© d'ĂȘtre le meilleur entrepreneur et le meilleur papa si tu as citĂ© dans cette mentalitĂ© il y a un gros travail Ă  faire sur soi comme tu dis tu peux pas passer Ă  outre mais Ă  un moment donnĂ© tu t'es dit je suis capable j'ose devenir papa tu vois je sais pas ce que ça veut dire je sais pas ce que ça va vous reprĂ©senter ça va m'amener forcĂ©ment dans une transformation mais j'ose croire que j'en suis capable tu crois que c'est aussi conscientisĂ©?

    Adrien — Je pense pas non plus je pense que tu t'en aperçois une fois que c'est lĂ  et tu te dis c'est clair mais en rĂ©alitĂ© je pense que c'est un peu le mĂȘme processus tu es un peu Ă  un moment donnĂ©, tu as un peu tĂȘte brĂ»lĂ©e tu dis vas-y on fait des enfants, je ne sais pas ce que ça veut dire quand c'est fait dans ces conditions lĂ  mais oui je pense que c'est une de mes croix-lĂ  profondes les gens doivent.. J'aimerais voir un monde, tu vois, demain, oĂč les gens osent un peu plus se faire confiance et se dire, ouais, je suis peut-ĂȘtre capable de rĂ©ussir ça. En tout cas, je vais me donner la chance d'essayer, tu vois.

    Julien — Ouais. Ouais, je.. Enfin, tu prĂȘches Ă  convaincu. Comme tu dis, je pense que tout le monde n'est pas fait pour vivre en tant qu'entrepreneur, tu vois, avoir cette vie-lĂ . Mais c'est vrai que je trouve que ça apporte Ă©normĂ©ment dans une vie. Et ça aide les personnes Ă  entreprendre, que ce soit des projets orientĂ©s business ou plus associatifs. Effectivement, je trouve que c'est vraiment, ça pousse les personnes Ă  se remettre en question, Ă  progresser, Ă  travailler sur soi, Ă  se regarder de temps en temps les choses qu'on a mis de cĂŽtĂ© depuis un moment, etc. Donc, ouais.

    Adrien — Moi, je suis peut-ĂȘtre un hyper optimiste, mais je pense qu'il n'y a pas de mauvais chemin. Ouais, ok. Oser prendre des directions qui peuvent sembler opposĂ©es Ă  un Ă©tat actuel, on peut avoir l'impression que ça a d'Ă©normes consĂ©quences. Dans ma vie, j'ai changĂ© de mĂ©tier plusieurs fois, j'ai habitĂ© dans diffĂ©rents pays, je suis allĂ© vivre dans des pays oĂč je ne parlais pas la langue. Je n'y vais pas en me disant je sais comment ça va se passer, j'y vais en me disant je vais dĂ©couvrir un truc. Et si je n'avais pas fait ça, je n'aurais pas rencontrĂ© les gens qui m'entourent aujourd'hui. Je ne serais peut-ĂȘtre pas papa. Mais est-ce que du coup, c'Ă©tait la meilleure dĂ©cision pour moi Ă  l'heure du moment venu? Je n'en sais rien. Mais en tout cas, il y a un chemin qui existe. Il faut un peu faire tomber ce mythe : est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise dĂ©cision ? En vrai, s'il y a un chemin qui t'appelle, que tu sens que personnellement, tu as besoin de changement, que tu as envie d'Ă©voluer vers une direction, que tout ça, je ne sais pas, il y a une gravitĂ© qui se crĂ©e vers un truc, franchement, moi, je prĂ©fĂšre suivre ce chemin-lĂ , suivre cet appel-lĂ  et me dire, ok, si c'est ce qui m'appelle lĂ  maintenant, j'y vais, plutĂŽt que de rester Ă©ternellement dans une frustration, de me dire, je n'ai pas osĂ© croire en moi. Je le savais qu'Ă  un moment donnĂ©, ça, ça m'appelait. Je n'ai pas osĂ© y aller. Tant pis. Ça, je trouve ça plus dur Ă  vivre que de se dire, j'y suis allĂ©, j'ai un peu perdu. Tant pis, j'ai rebondi, j'ai trouvĂ© un autre truc. Moi, je pense qu'il ne peut pas y avoir de mauvaise dĂ©cision dans le sens oĂč, Ă  l'instant T, quand tu as pris la dĂ©cision, tu ne pouvais pas en prendre une autre parce que tu avais des informations, l'expĂ©rience que tu avais sur la tĂȘte. Oui, c'est ça. C'est toujours plus facile de regarder en arriĂšre en disant, j'aurais peut-ĂȘtre dĂ» prendre une autre dĂ©cision, mais en fait tu ne pouvais pas Ă  ce moment-lĂ .

    Julien — C'est ça, souvent quand j'entends des personnes qui me disent « Ah, je n'aurais pas dĂ», etc. », etc. Mais finalement, est-ce qu'il y en avait une autre Ă  ce moment-lĂ ? Pas nĂ©cessairement. Effectivement, je ressens ta frustration de te dire de temps en temps, des personnes n'osent pas prendre une dĂ©cision et restent dans une situation dans laquelle ils ne se sentent vraiment pas Ă©panouis. Et ces personnes, de temps en temps, c'est dommage, parce qu'elles peuvent, toi en tout cas, ton ressenti se tenir. C'est dommage, ils ne vont pas peut-ĂȘtre passer Ă  cĂŽtĂ© de quelque chose, rĂ©vĂ©ler un potentiel qu'ils ont en eux. Mais on se retrouve dans la mĂȘme situation dans le sens oĂč ils n'ont pas l'information ou l'impulsion, etc. qui leur manque pour s'y mettre.

    Adrien — AprĂšs, attention, lĂ , tu me mets sur un sujet, le cas oĂč il peut durer trois. C'est clair. Mais ça retouche au temps. Au tout dĂ©but, tu me parlais de la notion de temps. Tu vois tu choisis oĂč est ce que tu mets ton temps, etc. Je pense que si tu tires le fil, c'est un peu ça aussi. C'est de se dire, moi, il y a un truc, c'est le regret. tu vois La notion de regret dans le dĂ©veloppement personnel, etc. c'est aussi quelque chose qui est trĂšs traitĂ©, c'est quand tu vas arriver Ă  la fin de ta vie, tu vas regarder en arriĂšre, tu vois est ce que tu as envie d'avoir des regrets sur ça, sur ça, sur ça? tu vois Et moi, chez moi, c'est un driver trĂšs fort, j'essaye d'avoir un minimum de regrets possible sur ce que j'ai pu faire dans ma vie. tu vois Et je trouve que c'est plus facile du coup de vivre avec le fait de me dire bah Ok, j'ai tentĂ© mon truc, ça n'a pas marchĂ© pour une autre raison » que de me dire Ă©ternellement « Je ne sais pas si j'aurais Ă©tĂ© capable de faire ça. tu vois Et du coup, ça est voilĂ  c'est en ça, il y a ce rapport au temps aussi qui passe. C'est la valeur principale de nos vies. Et je pense que c'est trop dommage de pas se donner la chance d'en tirer le meilleur.

    Julien — Mais comment tu fais? Parce que lĂ , dans ce que j'entends, dans ce que tu me partages, c'est qu'il y a cette capacitĂ© aussi Ă  s'Ă©couter. Et Ă  suivre ses propres dĂ©sirs. De se dire, tiens, je ressens le besoin, je ressens le dĂ©sir de faire quelque chose. Il y a des personnes qui ont grandi dans une situation oĂč leur dĂ©sir n'Ă©tait pas important, c'est un peu ce qu'elles ont intĂ©grĂ©. Donc c'est difficile de faire ce choix de suivre ses impulsions, quand on a appris tĂŽt dans la vie que ce qu'on ressentait n'Ă©tait pas forcĂ©ment la bonne chose. De l'extĂ©rieur, on peut se dire que c'est dommage que ces personnes ne se lancent pas, mais si on leur a dit trĂšs tĂŽt : ne t'Ă©coute pas, ne pleure pas quand tu en as envie, ne t'Ă©nerve pas quand tu en as envie... MĂȘme quand ils ressentent un besoin trĂšs profond, la premiĂšre chose qu'elles vont se dire, c'est : non, je n'ai pas le droit de le faire.

    Adrien — Ouais mais je pense que c'est pour beaucoup de gens la majoritĂ©, la grande majoritĂ© c'est pas Ă©vident du tout en fait aprĂšs il y a diffĂ©rentes Ă©chelles et diffĂ©rents niveaux de difficultĂ©s mais tu vois globalement quand tu te lances dans un projet qui a un peu rien Ă  voir avec enfin c'est pas tu te rĂ©veilles un matin et tu te dis vas-y je vais faire la vidĂ©o aprĂšs avoir passĂ© dix ans dans l'univers de la tech tu vois c'est c'est un parcours qui est beaucoup plus long et qui a nĂ©cessitĂ©, avant d'arriver Ă  ce rĂ©sultat-lĂ , de passer par une remise en question de est-ce que je suis au bon endroit? Est-ce que je suis alignĂ©? Pourquoi est-ce que je fais mon mĂ©tier aujourd'hui? Est-ce que demain, si je gagne mon argent, c'est grave? Tu vois, il y a plein de questions que tu dois traiter en amont de cette dĂ©cision pour comprendre que c'est cette dĂ©cision que cette dĂ©cision lĂ  est la bonne pour toi au moment venu, tu vois. Mais trĂšs rarement, c'est un processus qui est facile parce que tu dois dĂ©construire des croyances. tu dois travailler sur toi, ton introspection, remettre en compte. Et puis, c'est un processus continu. C'est-Ă -dire que c'est ça a besoin d'y revenir frĂ©quemment dessus. Donc, ce que je veux dire par lĂ , c'est que il faut pas de mon point de vue, il ne faut pas penser que ce sont des dĂ©cisions qui sont lĂ©gĂšres et faciles pour tout le monde. Ce n'est pas parce que des gens l'ont prise et que c'est trĂšs visible que ça ne veut pas dire qu'il y a eu un Ă©norme travail en amont qui peut ĂȘtre encore une fois plus ou moins difficile selon les parcours et les gens, mais souvent, tu es obligĂ© de passer par cette phase-lĂ , un peu de remise en question pour renaĂźtre, tu vois, dans quelque chose de nouveau.

    Julien — Je te dis ça parce que chez nous, il y a des personnes qui dĂ©couvrent Kmeo et qui prennent la dĂ©cision d'ĂȘtre accompagnĂ©es dans leur choix de carriĂšre, mais ça peut durer deux, trois ans, parce qu'il y a des moments oĂč ce n'est pas le moment. Et pourtant, ce sont des personnes qui ont cette capacitĂ© Ă  se remettre en question, Ă  progresser — mais de temps en temps, ça va jusqu'Ă  l'outrance : toujours se remettre en question, et si ça ne marche pas, se dire que c'est de sa faute. Je trouve que tu vois de lĂ  Ă  impulser si tu veux un changement qui est vraiment tu vois significatif comme le fait de s'enseigner d'entrepreneur, etc. Comme tu dis, finalement, c'est quand mĂȘme tout un process qui est assez
 Tu vois, il faut avoir fait la paix avec quelques aspects, tu vois, et notamment la capacitĂ© Ă  vivre avec l'incertitude dont on parle. Je veux dire, ce n'est pas offert Ă  tout le monde. Il y a des personnes justement, de temps en temps, qui sont trĂšs intelligentes, mais qui sont tellement intelligentes que leur intelligence, en fait, joue contre elles. parce qu'elles veulent ĂȘtre sĂ»res avant de se lancer. Et il y a cette inquiĂ©tude qui est derriĂšre, qui n'est pas forcĂ©ment toujours vue, et qui les empĂȘche de passer Ă  l'action. Oui. Je comprends.

    Adrien — Y a des gens qui ont du mal Ă  se lancer parce qu'ils veulent avoir toutes les garanties possibles ouais il y a le fait d'avoir du mal Ă  vivre avec la certitude mais de temps en temps de dire aussi que moi ce que je te partageais c'est que des fois ça prend du temps nous on Ă  la chance tu vois d'avoir des gens qui peuvent le faire mais des fois je vais donner un exemple moi j'ai attendu j'ai ressenti toute ma vie que j'avais envie d'entreprendre et pourtant j'ai attendu d'avoir plus de 35 ans pour le faire tu vois alors que depuis trĂšs longtemps je sens que j'ai envie de lancer un truc j'ai toujours cherchĂ© si tu veux avoir des mentors Ă  avoir des exemples et Ă  avoir des assuts des rĂ©assurances tu vois de me dire c'est le bon moment ça y est j'ai les ingrĂ©dients qu'il faut ouais mais dans ce banc ça fait je pense que le processus il prend du temps pour tout le monde sauf si t'es vraiment Ă  l'aise dans la vie et que ce soit, tu vois, ça facilite pas mal de choses, mais ce n'est pas le cas pour la majoritĂ©. C'est un processus qui prend du temps, qui peut ĂȘtre plus ou moins douloureux. Moi, il y a une seule chose dont je suis vraiment convaincu dans tout ça, c'est qu'Ă  la base, il y a quand mĂȘme un sentiment de dĂ©salignement, un questionnement, un truc. Je pense que d'ailleurs, beaucoup de jeunes aujourd'hui l'ont parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes dans notre monde. Donc, il y a Ă  la base ce point d'interrogation oĂč tu te dis, « Ok, je fais ça, mais en vrai, si je te dis, est-ce que je suis au bon endroit? » Ça se travaille, en fait, ce sentiment-lĂ . Ce dont je suis convaincu, c'est que plus tu t'entoures, plus tu peux avancer vite dans ta rĂ©flexion. Et qu'en fait, le but, ce n'est pas de ne pas avoir cette phase de transition, de questionnement, de mise en place, etc. Parce qu'en fait, tu es obligĂ© d'y passer. Mais ce que tu peux faire, c'est faire en sorte qu'elle soit la plus courte possible. pour t'amener le plus vite possible Ă  la situation oĂč tu vas prendre une dĂ©cision sereinement, en tout cas Ă©clairĂ©e. Tu peux le faire tout seul, ce travail, mais potentiellement ça peut te prendre 20 ans. Si tu investis en toi et que du coup tu dis, bah allez je vais me faire coacher, je vais rejoindre un programme, je vais faire mon Ikigai, il y a plein de solutions qui existent aujourd'hui pour ce genre de ça. Si j'investis en moi et que je m'entoure de gens pour m'aider Ă  comprendre ça, potentiellement j'arrive plus vite Ă  la situation oĂč je peux prendre une dĂ©cision Ă©clairĂ©e. Et encore une fois, le temps, c'est la plus belle chose qui soit.

    Julien — Tu prĂȘches un convaincu, sinon je ne serais pas sur ce projet. Mais de temps en temps, ce que j'aperçois aussi, c'est qu'il y a des personnes pour qui, comme tu dis, tu vois, l'entourage, il est fondamental. Notre accompagnement repose beaucoup sur la crĂ©ation d'un environnement favorable, et ça passe par un aspect collectif. Mais nous, ce qu'on remarque, c'est de temps en temps, justement, il y a des personnes qui ont connu un environnement qui, au contraire, ne leur permettent pas, tu vois, d'aller se chercher. tu vois. Parce que souvent, et souvent, ça a Ă©tĂ© fait avec de la bienveillance, mais en disant, tu vas encore changer, tu veux pas te poser dans un truc, etc. Parce que, par mĂ©connaissance aussi du sujet, du fonctionnement. Donc finalement, c'est l'entourage, je suis d'accord avec toi, il est hyper important, mais c'est de s'entourer finalement de personnes qui ont aussi soit des objectifs, soit des fonctionnements qui sont similaires au tien, tu vois, des questionnements similaires au tien, etc. C'est lĂ  oĂč finalement ça peut te faire progresser plus vite.

    Adrien — En fait c'est ça : si tu n'Ă©coutes qu'une seule voix, finalement, tu vois, tu connais pas le reste des options qui sont Ă  toi, donc tu te forges dans une maniĂšre de penser, dans une maniĂšre de voir mon truc, si tu Ă©largis ça, et je dis bah tiens, en fait j'aimerais bien savoir ce que un entrepreneur il pense de ça, j'aimerais bien savoir ce que tu vois telle autre personne pense de ça, et puis bah en fait et que tu commences Ă  multiplier tes sources d'informations et de construire un entourage qui est un peu plus Ă  l'image de lĂ  oĂč tu aurais envie d'aller, en tout cas des gens qui ont dĂ©jĂ  fait ce passage lĂ  et qui vont pouvoir un peu t'Ă©clair sur ça, bah je pense que tu commences Ă  y voir clair et que du coup, la voix de tes parents qui t'ont rĂ©pĂ©tĂ© pendant toute ton Ă©ducation que pour rĂ©ussir, il faut faire 40 ans le mĂȘme mĂ©tier et que c'est important de gagner bien sa vie, etc. En fait, naturellement, elle va prendre moins de place que toutes les autres voies. Et je pense que c'est toujours un peu cet exercice de donner, de s'assurer que les gens qui ont une voie auprĂšs de toi soient suffisamment aidantes Ă  l'image de lĂ  oĂč tu as envie d'aller et force de proposition plutĂŽt que d'avoir que des gens qui ont peur pour toi. Ouais, je suis complĂštement d'accord, en vrai les parents, dans la plupart des cas, ils ont peur pour leurs enfants.

    Julien — Ouais c'est ça donc c'est peut-ĂȘtre la derniĂšre personne Ă  Ă©couter c'est clair je te remercie Adrien je te propose qu'on fasse des questions rapides est-ce qu'il y a un ouvrage que tu conseilles ou que tu offres rĂ©guliĂšrement?

    Adrien — Un livre Moi, j'ai beaucoup aimĂ©.. Il y en a pas mal parce que je suis assez fĂ©ru de ces lectures-lĂ . Il y a pas mal de livres parce que je suis assez friand de lecture sur le dĂ©veloppement personnel. Il y a un livre que j'ai lu. Je ne sais pas s'il existe en français. Excuse-moi pour l'anglais, mais ça s'appelle The Road Less Traveled?. Et c'est le tĂ©moignage en fait de quelqu'un qui a choisi de se lancer dans une voie, justement de ce dont on parlait, qu'il ne connaĂźt pas. Et en fait, il explique vraiment le tous les doutes, tout son parcours, etc. C'est hyper intĂ©ressant comme lecture et c'est un des livres que j'ai lu dans cette phase de questionnement, de transformation, qui m'a le plus marquĂ© et qui m'a vraiment aidĂ© Ă  trouver de l'Ă©nergie pour continuer d'avoir cette impulsion-lĂ . Il y a un deuxiĂšme bouquin que j'aime beaucoup. Il y a un deuxiĂšme ouvrage que j'aime beaucoup qui s'appelle « L'art de la victoire » de Phil Knight. Donc, c'est la version française. Phil Knight, c'est le fondateur de Nike. Et en fait, c'est un bouquin autobiographique oĂč il revient sur tout le parcours de la crĂ©ation de Nike. En fait, le bouquin doit faire 500 pages, mais tu dois en avoir genre 450 sur 0 Ă  5 ans de Nike. Et en fait, tu te rends compte Ă  quel point ça a Ă©tĂ© une galĂšre infinie. Et en fait, je trouve que ce bouquin m'a marquĂ© parce que j'Ă©tais curieux de savoir un peu les histoires de Nike. Mais dans mon esprit, en fait Nike, c'est tellement Ă©norme qu'il n'y a aucun monde oĂč c'Ă©tait compliquĂ© pour eux. Et en fait, quand tu lis ce bouquin, tu comprends le cheminement de l'entrepreneur, la dĂ©termination qu'il a eue, l'incertitude qu'il a traversĂ©e pendant des annĂ©es. Mais c'est infini. Et oui, ça m'a marquĂ©. Donc, c'est deux bouquins que j'aime beaucoup et que je conseille.

    Julien — Si tu pouvais acquĂ©rir une compĂ©tence du jour au lendemain comme ça, pour te rĂ©veiller avec une nouvelle connaissance, compĂ©tence, ce serait quoi?

    Adrien — Il y en a plein — dans mon mĂ©tier, la colorimĂ©trie, le montage, ça prend Ă©normĂ©ment de temps. Mais je pense qu'en vrai, maĂźtriser l'IA Ă  des niveaux avancĂ©s, c'est quelque chose qui me plairait, parce que ça peut te faire avancer tellement plus vite si tu sais bien la maĂźtriser. Savoir vraiment manipuler et coder tout ça.

    Julien — Si tu pouvais donner un conseil à toi à 20 ans, tu lui dirais quoi ?

    Adrien — De quand j'avais 20 ans ? Je lui dirais d'avoir confiance en lui, et de ne pas Ă©couter d'autres personnes que lui-mĂȘme. Franchement, ça serait principalement ça : fais-toi confiance, tout va bien se passer. Le deuxiĂšme truc que je lui dirais, c'est prends soin de toi physiquement, de ta santĂ©. On n'en a pas parlĂ©, mais c'est hyper important pour un entrepreneur de prendre soin de son cerveau et de son corps.

    Julien — C'est aussi simple que ça : bien dans son corps, bien dans sa tĂȘte. Et en vrai, tu es un entrepreneur dĂšs 20 ans, parce que ce que tu dois entreprendre, c'est ton projet de carriĂšre. Je te remercie. S'il y a des personnes qui veulent te suivre, voir un petit peu ton travail, oĂč est-ce qu'ils peuvent te trouver?

    Adrien — Ils peuvent me retrouver sur LinkedIn ou sur Instagram,

    Julien — On mettra tous les liens dans la description de l'Ă©pisode.

    Adrien — Merci Julien, c'Ă©tait super cool, j'ai adorĂ© cette discussion avec toi. À bientĂŽt !

    1 hr 9 min
  • EP 55 – Les atypiques du cerveau et le coĂ»t invisible de l’adaptation – MĂ©lodie Ardouin

    On parle de plus en plus de neurodiversité, et c'est une bonne chose.

    Mais entre les raccourcis, les clichĂ©s, les contenus approximatifs et les discours trĂšs polarisĂ©s, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.

    Certaines personnes découvrent enfin des mots qui les soulagent.
    D’autres se sentent encore plus perdues au milieu de toutes les Ă©tiquettes.
    Et beaucoup continuent Ă  vivre un dĂ©calage qu’elles ressentent trĂšs fort, sans toujours rĂ©ussir Ă  l’expliquer clairement.

    Dans ce nouvel Ă©pisode du podcast, on a eu le plaisir d’échanger avec MĂ©lodie Ardouin, autrice du livre Les atypiques du cerveau

    .

    On y parle notamment :

    • de ce que change le fait de mieux comprendre son fonctionnement
    • du coĂ»t parfois invisible de la suradaptation et du masking
    • des femmes neurodivergentes, encore trop souvent sous-diagnostiquĂ©es
    • du rĂŽle Ă©norme que joue l’environnement, notamment au travail
    • et de la maniĂšre dont on peut parler de ses besoins sans forcĂ©ment se rĂ©duire Ă  une Ă©tiquette

    Ce qu’on a particuliĂšrement aimĂ© dans cet Ă©change, c’est qu’il ne tombe ni dans les caricatures, ni dans les oppositions un peu faciles.

    On ne parle pas ici de “superpouvoirs” d’un cĂŽtĂ© et de “handicap pur” de l’autre.

    On parle de nuances, de comprĂ©hension de soi, d’énergie, de besoins, et de ce qu’on paie parfois en silence pour avoir simplement l’air de bien fonctionner.

    C’est un Ă©pisode qui pourra parler :

    • aux personnes concernĂ©es directement
    • Ă  celles qui se posent des questions sur leur fonctionnement
    • aux proches
    • aux managers
    • et plus largement Ă  toutes celles et ceux qui veulent mieux comprendre ce que recouvre rĂ©ellement la neurodiversitĂ©

    Si ces sujets rĂ©sonnent avec toi, tu peux Ă©couter l’épisode en vidĂ©o ou en podcast.

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    Retrouvez ici les liens et ressources cités dans le podcast

    Page Linkedin de Mélodie Ardouin

    Son site internet

    49 min
  • Choisir, c’est renoncer
 oui mais Ă  quoi ?

    L’idĂ©e centrale :

    DerriĂšre la difficultĂ© Ă  choisir, il n’y a pas toujours un manque de clartĂ© ou de focus.
    Il y a parfois la peur de perdre une part de soi, de trahir une identitĂ© construite dans l’exploration.
    Et ça change complùtement la maniùre d’aborder le choix.

    « Choisir, c’est renoncer. »

    C’est une citation d'AndrĂ© Gide qu’on entend souvent.
    Et c’est aussi une phrase qui fait peur Ă  beaucoup de personnes curieuses, exploratrices, avec plein d’idĂ©es et de centres d’intĂ©rĂȘt.

    DerriĂšre la difficultĂ© Ă  choisir, on parle souvent d’indĂ©cision, de dispersion, de manque de focus.
    Comme s’il suffisait de mieux s’organiser ou de faire “un vrai choix” pour que tout rentre dans l’ordre.

    Mais plus j’y rĂ©flĂ©chis, plus je me dis que le vrai sujet est ailleurs.

    Parfois, ce n’est pas qu’on n’arrive pas à choisir.
    C’est qu’on n’ose pas.

    Quand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahir


    Quand on est curieux, touche-à-tout, explorateur, l’exploration n’est pas juste un comportement.
    C’est une part importante de l’identitĂ©.

    On a souvent grandi avec cette curiosité.
    On a appris Ă  faire plein de choses, Ă  s’intĂ©resser Ă  beaucoup de sujets, Ă  ne pas rester enfermĂ© dans une seule case.

    Et bien souvent, on a aussi dû défendre ce fonctionnement.

    Face aux remarques.
    Face aux “un jour, il va bien falloir que tu te poses”.
    Face Ă  l’image d’instabilitĂ© qu’on nous a parfois collĂ©e.

    Alors forcĂ©ment, choisir peut ĂȘtre vĂ©cu comme quelque chose de violent.
    Comme si choisir un projet, une voie, une direction, revenait Ă  fermer toutes les autres portes.
    Comme si se poser quelque part, c’était perdre une partie de soi.

    Ce n’est pas irrationnel.
    C’est cohĂ©rent avec l’histoire qu’on s’est construite.


    Quand on est curieux, touche-à-tout, explorateur, l’exploration n’est pas juste un comportement.
    C’est une part importante de l’identitĂ©.

    On a souvent grandi avec cette curiosité.
    On a appris Ă  faire plein de choses, Ă  s’intĂ©resser Ă  beaucoup de sujets, Ă  ne pas rester enfermĂ© dans une seule case.

    Et bien souvent, on a aussi dû défendre ce fonctionnement.

    Face aux remarques.
    Face aux “un jour, il va bien falloir que tu te poses”.
    Face Ă  l’image d’instabilitĂ© qu’on nous a parfois collĂ©e.

    Alors forcĂ©ment, choisir peut ĂȘtre vĂ©cu comme quelque chose de violent.
    Comme si choisir un projet, une voie, une direction, revenait Ă  fermer toutes les autres portes.
    Comme si se poser quelque part, c’était perdre une partie de soi.

    Ce n’est pas irrationnel.
    C’est cohĂ©rent avec l’histoire qu’on s’est construite.


    Le confort inconfortable de ne pas choisir


    Rester en mouvement permanent, explorer sans cesse, garder toutes les options ouvertes

    ce n’est pas toujours confortable.

    Ça fatigue.
    Ça disperse.
    Ça donne parfois l’impression de partir dans tous les sens.

    Mais malgrĂ© tout, c’est connu.
    C’est un terrain familier.

    À l’inverse, se poser vraiment, faire un choix clair, s’engager dans un projet

    ça demande de quitter ce qu’on connaüt.

    Et c’est là que quelque chose de trùs humain se joue.

    On prĂ©fĂšre souvent un confort qui n’en est pas vraiment un, plutĂŽt que l’inconfort de changer.

    MĂȘme si ce confort fatigue.
    MĂȘme s’il n’est pas pleinement satisfaisant.

    Parce que l’inconfort du changement, lui, est inconnu.

    ConcrÚtement, ça ressemble à :

    • rester dans un projet que tu fais plus par habitude que par envie, 
    • repousser une dĂ©cision, 
    • multiplier les pistes sans jamais s’engager vraiment.


    Le problùme n’est pas le choix


    Ce que j’observe souvent, c’est que le problĂšme n’est pas le choix en lui-mĂȘme.

    Le vrai sujet, c’est ce qu’on a peur de perdre en choisissant.

    Peur de perdre une image de soi.
    Peur de perdre sa curiosité.
    Peur de devenir quelqu’un d’autre.
    Peur de donner raison à ceux qui, un jour, ont douté de notre façon de fonctionner.

    Alors on reste fidùle à une version de soi qu’on connaüt bien.
    Celle qui explore.
    Celle qui doute.
    Celle qui cherche.

    MĂȘme si, au fond, une autre partie de soi aimerait parfois se poser un peu.


    Choisir sans se renier


    Choisir un projet ne veut pas dire renoncer à qui l’on est.
    Ce n’est pas perdre sa curiositĂ©.
    Ce n’est pas s’enfermer.
    Ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.

    Choisir, ce n’est pas arrĂȘter d’explorer.
    C’est simplement arrĂȘter de laisser l’exploration dĂ©cider Ă  notre place, tout le temps.

    Il ne s’agit pas de se forcer.
    Ni de se spécialiser coûte que coûte.
    Ni de rentrer dans un cadre qui ne nous ressemble pas.

    Il s’agit plutît de remettre un peu de conscience dans ses choix.
    De distinguer ce qui relÚve d'un élan sincÚre et ce qui relÚve de la peur de perdre quelque chose.

    Il n’y a pas de mĂ©thode miracle.
    Pas de réponse toute faite.


    La question qui reste


    Qu’est-ce que j’ai peur de perdre, si je me pose vraiment ?

    La réponse ne vient pas toujours tout de suite.
    Mais se poser la question, c’est souvent dĂ©jĂ  un premier pas.

    Si tu prĂ©fĂšres le format vidĂ©o ou podcast, j’ai dĂ©veloppĂ© cette rĂ©flexion plus en dĂ©tail ici :
    → Écouter l’épisode en podcast
    → Regarder l’épisode en vidĂ©o


    Et si ces questions te travaillent, tu trouveras sur Kmeo d’autres ressources pour mieux comprendre ton fonctionnement et construire des choix plus justes, sans renier ton fonctionnement.

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    L'épisode de podcast "Choisir, c'est renoncer... oui mais à quoi ?"


    3 min
  • EP 54 – Vivre trop dans sa tĂȘte, quand penser ne suffit plus – Lola BarriĂšre

    L'essentiel Ă  retenir :

    Quand on vit trop dans sa tĂȘte, on cherche souvent Ă  comprendre ses Ă©motions sans rĂ©ussir Ă  aller mieux. Dans cet article, nous explorons pourquoi se reconnecter Ă  son corps est essentiel pour mieux gĂ©rer le stress, l’anxiĂ©tĂ© et la charge mentale. À travers les signaux corporels, la respiration, la conscience corporelle et des pratiques simples, il devient possible d’écouter ses Ă©motions, retrouver de l’équilibre corps–esprit et amĂ©liorer sa santĂ© mentale et physique au quotidien.

    Il y a des jours oĂč l’on se surprend Ă  vivre dans sa propre vie comme un passager clandestin. On avance, on rĂ©pond, on gĂšre
 mais on n’habite plus vraiment son corps. Tout se passe dans la tĂȘte, comme si la pensĂ©e avait pris le relais d’une prĂ©sence que l’on a peu Ă  peu oubliĂ©e. Et c’est souvent Ă  ce moment-lĂ  que les signaux commencent : tensions, respiration courte, cƓur qui se serre, fatigue qui s’accumule, des troubles parfois diffus, comme des maux de tĂȘte ou une forme de dĂ©connexion intĂ©rieure. Le corps parle, mais on ne sait plus trĂšs bien comment l’écouter.

    Alors comment se reconnecter Ă  son corps quand on a passĂ© des annĂ©es Ă  fonctionner en mode mental ? Comment retrouver une sensation d’équilibre, rĂ©duire ce stress intĂ©rieur qui revient trop vite, ou simplement ressentir quelque chose de plus vrai, de plus proche de soi ?
    Revenir au corps ne demande pas une transformation radicale. C’est un retour au prĂ©sent, parfois minuscule, mais profondĂ©ment nĂ©cessaire. Et surtout, c’est un chemin que l’on peut emprunter sans violence, sans performance, sans injonction,  simplement en rĂ©apprenant Ă  sentir ce qui vit Ă  l’intĂ©rieur.

    Sommaire de l'article
    1. Quand la tĂȘte prend toute la place et que le corps disparaĂźt du dĂ©cor2. Les sensations corporelles comme premier langage Ă©motionnel3. Ce qu’on Ă©vite vraiment quand on Ă©vite de sentir4. Comment revenir Ă  son corps sans violence5. Ce que la reconnexion change dans la vie de tous les jours6. Quand Lola BarriĂšre rappelle que le corps sait avant nous7. Pour aller plus loin8. Questions frĂ©quentes9. Retrouvez ici les liens et ressources citĂ©s dans le podcast
    Quand la tĂȘte prend toute la place et que le corps disparaĂźt du dĂ©cor


    On ne se coupe jamais de son corps par choix. Personne ne se dit : “Je vais arrĂȘter de sentir, ça ira plus vite.”
    On s’éloigne parce qu’on doit tenir. Parce qu’à un moment donnĂ©, sentir devenait trop lourd. Parce que, petit Ă  petit, l’esprit a pris la charge que le corps n’arrivait plus Ă  porter seul.

    La tĂȘte a donc pris le contrĂŽle. Elle a essayĂ© de comprendre, d’anticiper, d’organiser tout ce qui dĂ©bordait. Et pendant un temps, elle a fait un travail remarquable. Mais le mental n’est pas conçu pour remplacer le corps. Il n’est pas fait pour tout filtrer, tout absorber, tout gĂ©rer.

    Notre mode de vie n’aide pas. On passe des heures assis, scotchĂ©s Ă  des Ă©crans, Ă  sauter d’un appel Ă  un message, d’une urgence Ă  l’autre. On respire vite, on bouge peu, on enchaine les journĂ©es sans transition.

     Notre attention est constamment sollicitĂ©e, mais rarement tournĂ©e vers nous-mĂȘmes. À la longue, cette surcharge peut mener Ă  une forme d’épuisement ou de burnout.

    Et plus le cerveau va vite, plus la dĂ©connexion devient facile. On pense plus vite qu’on sent. On fonctionne. On tient. Jusqu’au moment oĂč le corps dit clairement : “Ça suffit.”


    Les sensations corporelles comme premier langage émotionnel


    Le corps ne parle pas avec des mots : il parle en sensations.
    En nuances minuscules.
    En messages qui se rĂ©pĂštent jusqu’à ce qu’on les remarque.

    « Mon corps sait avant ma tĂȘte. »   — Lola BarriĂšre, psychopraticienne

    Il commence doucement : une tension dans la nuque, une respiration qui bloque, une chaleur soudaine, un ventre qui serre, une fatigue qui ne ressemble pas à la fatigue habituelle. On rationalise tout : “C’est le stress”, “Je dors mal”, “Ça va passer.”
    Mais rien de tout cela n’est anodin.

    Puis viennent les Ă©motions : impression d’ĂȘtre loin de soi, difficultĂ©s Ă  ressentir ce qu’on ressent rĂ©ellement.
    On croit manquer d’équilibre, alors qu’on manque surtout d’écoute.

    Enfin, les comportements suivent : on Ă©vite les pauses, on remplit trop, on contrĂŽle tout, on s’oublie. La faim devient floue, la satiĂ©tĂ© aussi. On vit en pĂ©riphĂ©rie.

    Ces signaux ne sont pas des problÚmes à résoudre. Ce sont des invitations à revenir à soi.


    Ce qu’on Ă©vite vraiment quand on Ă©vite de sentir


    Sentir fait parfois bouger des choses que l’on croyait stabilisĂ©es.
    Le corps raconte des histoires que la tĂȘte aurait prĂ©fĂ©rĂ© oublier.
    Il remet en lumiĂšre des Ă©motions qu’on avait rangĂ©es Ă  la hĂąte.

    On confond souvent “sentir” avec “devoir changer toute sa vie”, par peur de ce que l’on pourrait dĂ©couvrir sur soi, sur ses choix, ou sur ce qui ne va plus.
    Alors qu’en rĂ©alitĂ©, sentir ne nous oblige Ă  rien.
    Sentir, c’est simplement ĂȘtre en contact avec ce qui vit Ă  l’intĂ©rieur.
    Le sens vient plus tard.

    « C’est intĂ©ressant de comprendre, mais ça ne suffit pas. » — Lola BarriĂšre, psychopraticienne

    Comme l’explique Lola BarriĂšre dans l’interview, s’éloigner de ce que l’on ressent finit toujours par se manifester dans le corps.

    Ce n’est pas dramatique. Ce n’est pas une menace. C’est juste la rĂ©alitĂ©.


    Comment revenir Ă  son corps sans violence


    Revenir à son corps n’a rien d’extraordinaire.
    Ce n’est pas une performance.
    Ce n’est pas non plus un rituel à maütriser parfaitement.
    C’est une pratique simple, parfois presque invisible.

    Une respiration un peu plus lente, en conscience.
    Les épaules qui se relùchent, quand on prend le temps de les sentir.
    Le contact des pieds et des jambes avec le sol, la position du corps, observés sans chercher à corriger.
    Un Ă©tirement qui redonne de l’espace lĂ  oĂč il n’y en avait plus.
    Une minute oĂč l’on s’arrĂȘte pour sentir quelque chose, n’importe quoi, simplement en restant prĂ©sent Ă  la sensation.

    Le corps n’a pas besoin de grandes intentions.
    Il a besoin de régularité.
    D’attention.
    De douceur.

    Parfois, on croit ne rien sentir. Ce n’est pas vrai :
    on sent toujours quelque chose.
    Il faut juste laisser la sensation exister avant que la pensĂ©e ne s’en empare.

    Et le mouvement aide Ă©normĂ©ment : une activitĂ© physique douce, marcher quelques minutes, respirer profondĂ©ment, dĂ©tendre la nuque, ressentir l’air entrer et sortir. 

    Pour certains, cela passera par le yoga, la mĂ©ditation ou des temps de relaxation ; pour d’autres, par quelques mouvements conscients ou une respiration plus lente.

    Le corps se reconnecte par l’expĂ©rience directe, pas par la thĂ©orie.

    Accompagner quelqu’un dans cette reconnection, on le voit souvent chez Kmeo, ne consiste pas Ă  “expliquer” ce qu’il vit. Mais simplement Ă  se sentir suffisamment en sĂ©curitĂ© pour le vivre vraiment.


    Ce que la reconnexion change dans la vie de tous les jours


    Revenir Ă  son corps n’a rien d’un grand tournant visible. C’est une transformation qui s’installe Ă  l’intĂ©rieur, en silence. Puis un jour, on rĂ©alise qu’on respire un peu plus librement. Que l’on remarque sa posture avant qu’elle ne devienne douloureuse. Qu’on sent revenir une Ă©nergie plus stable.

    On devient plus attentif Ă  sa fatigue, plus Ă  l’écoute de ses limites. On reconnaĂźt plus vite quand une situation ne nous convient pas. Le corps devient un repĂšre fiable, une boussole intĂ©rieure, un fil rouge qui clarifie ce que le mental embrouille parfois.

    C’est discret, mais puissant.
    Moins d’anxiĂ©tĂ©.
    Plus de présence.
    Une maniĂšre de revenir dans sa propre vie sans forcer quoi que ce soit.


    Quand Lola BarriĂšre rappelle que le corps sait avant nous


    Quand Lola parle du corps et des Ă©motions, on sent tout de suite que ce n’est pas thĂ©orique.
    Psychopraticienne, elle travaille depuis des annĂ©es sur le lien entre Ă©motions, corps et comprĂ©hension mentale, notamment Ă  travers des approches comme l’EmRes

    .

    L’EmRes est une approche psychocorporelle qui consiste Ă  rĂ©soudre nos Ă©motions au quotidien et dĂ©bloquer des Ă©motions restĂ©es figĂ©es, mĂȘme aprĂšs des annĂ©es de comprĂ©hension mentale. Elle part du principe que certaines rĂ©actions ne relĂšvent pas d’un manque de luciditĂ©, mais d’un systĂšme nerveux restĂ© en alerte. En passant par les sensations corporelles et le rythme interne, l’EmRes permet au corps de retrouver sa capacitĂ© naturelle d’apaisement et de rĂ©gulation.

    Dans l’épisode, elle explique comment le mental, mĂȘme trĂšs fin, peut devenir une maniĂšre de rester Ă  distance de ce qui se passe vraiment. Comment on cherche Ă  analyser, Ă  comprendre, Ă  mettre de la logique lĂ  oĂč il y aurait surtout besoin de prĂ©sence. Et comment, Ă  force, cette stratĂ©gie Ă©puise plus qu’elle ne soulage.

    « Une Ă©motion n’est jamais nĂ©gative. Elle peut ĂȘtre agrĂ©able ou dĂ©sagrĂ©able, mais elle est toujours positive parce qu’elle cherche Ă  faire passer un message. »

    Ce qu’elle met en lumiĂšre, c’est ce dĂ©calage que beaucoup connaissent sans toujours savoir le nommer :
    on comprend ce qui se joue, mais quelque chose continue de bloquer.
    Parce que le corps, lui, a déjà envoyé les signaux.
    Et tant qu’on ne les Ă©coute pas, ils reviennent. Autrement. Plus fort parfois.

    Dans cet échange, Lola rappelle une chose simple et pourtant fondamentale :
    le corps ne s’oppose pas Ă  la comprĂ©hension.
    Il la précÚde.


    Pour aller plus loin


    Cet article pose quelques repĂšres, mais certaines choses se comprennent surtout en les entendant.
    Dans cet épisode, Lola BarriÚre parle du corps, des émotions et du mental avec beaucoup de justesse et de simplicité.

    Si le sujet te touche, je t’invite Ă  Ă©couter l’épisode complet ou Ă  le regarder en vidĂ©o.
    Prends le format qui te convient.

    → Écouter l’épisode

    en podcast
    → Regarder l’épisode
    en vidéo


    Questions fréquentes
    Comment savoir si je suis déconnecté de mon corps ?

    On s’en rend rarement compte d’un coup. La dĂ©connexion au corps s’installe souvent de maniĂšre progressive.

    Cela peut se manifester par une difficultĂ© Ă  identifier ce que l’on ressent vraiment, une tendance Ă  tout analyser dans sa tĂȘte, ou une sensation de fonctionner en pilote automatique. Le corps envoie pourtant des signaux : tensions frĂ©quentes, respiration courte, fatigue persistante, maux de tĂȘte, sensation de stress ou d’agitation intĂ©rieure sans raison claire.

    On peut aussi remarquer une relation floue Ă  ses besoins corporels, comme la faim, la satiĂ©tĂ©, le besoin de repos ou de mouvement. Lorsque l’on vit surtout dans la tĂȘte, on peut continuer Ă  “tenir” malgrĂ© l’épuisement, sans vraiment sentir quand il serait temps de ralentir.

    Se sentir dĂ©connectĂ© de son corps ne signifie pas qu’il y a un problĂšme Ă  corriger. C’est souvent une invitation Ă  revenir doucement Ă  ses sensations, sans chercher Ă  analyser ou Ă  changer quoi que ce soit immĂ©diatement.

    Comment se reconnecter Ă  son corps ?

    En revenant Ă  des sensations simples : respiration lente, mouvement doux, contact du sol, observation des tensions. Il n’y a pas de bonne maniĂšre de faire. Il n’y a que la tienne. Ce sont des gestes minuscules, rĂ©pĂ©tĂ©s rĂ©guliĂšrement, qui recrĂ©ent la connexion.

    Pourquoi est-ce important ?

    Parce qu’on ne peut pas vivre uniquement dans la tĂȘte. Le corps donne des informations prĂ©cieuses sur notre Ă©tat intĂ©rieur : niveau de stress, fatigue rĂ©elle, Ă©motions prĂ©sentes, besoins du moment. L’écouter, c’est avancer avec plus de cohĂ©rence, plus de calme et plus de stabilitĂ©.

    Quelles techniques aident à écouter son corps ?

    La respiration profonde, la cohĂ©rence cardiaque, les Ă©tirements, la marche, l’automassage, la conscience du souffle. Des pratiques simples, mais qui favorisent instantanĂ©ment une prĂ©sence plus ancrĂ©e.

    Quels bienfaits peut-on attendre ?

    Une réduction du stress, une meilleure régulation émotionnelle, une clarté intérieure retrouvée, une sensation de stabilité et de confort physique plus durable.

    Quand consulter un professionnel de santé ?

    Quand les signaux deviennent trop envahissants ou trop complexes pour ĂȘtre apprĂ©hendĂ©s seul. Parfois, le regard d’un professionnel aide Ă  retrouver une sĂ©curitĂ© intĂ©rieure que l’on avait perdue.

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    Retrouvez ici les liens et ressources cités dans le podcast

    Page Linkedin de Lola BarriĂšre

    Son site internet

    1 hr 12 min
  • EP 53 – Ce qu’on ne nous a pas appris Ă  l’école (mais qu’on devrait savoir) – Marine Dunier

    Quatre ans de voyage, d’ateliers improvisĂ©s, de rencontres imprĂ©vues, et surtout
 de liens profonds tissĂ©s partout dans le monde. Dans cet Ă©pisode du podcast, nous retrouvons Marine, facilitatrice, exploratrice et fondatrice d'Acovao, qui nous embarque dans un rĂ©cit passionnant.

    Au fil de l’épisode, on parle :

    • d’expĂ©riences vĂ©cues en Asie, en Europe, en AmĂ©rique Latine
    • de body painting comme outil d’expression et de transformation
    • de consentement, d’intimitĂ© et de communication sexuelle
    • de comment crĂ©er des ateliers sensuels, ludiques, sĂ©curisants et puissamment transformatifs
    • de facilitation graphique et de communication visuelle au service du lien entre les gens
    • et plus gĂ©nĂ©ralement, de curiositĂ©, d’éducation Ă©motionnelle, et de la libertĂ© d’expĂ©rimenter sans attendre la validation de personne.

    Un épisode à écouter si vous vous intéressez :

    • au nomadisme, Ă  la multipotentialitĂ© et Ă  la transmission de savoirs
    • aux enjeux du consentement et de l'Ă©ducation sexuelle
    • Ă  la maniĂšre de transformer son rapport au corps et aux autres par la crĂ©ativitĂ©.

     Et si cet épisode vous bouscule ou vous inspire : dites-le-nous.

    On lit tous vos messages avec attention !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    Retrouvez ici les liens et ressources cités dans le podcast :

    Page Linkedin de Marine Dunier

    La page d'Acovao

    Economix

    1 hr 20 min
  • Comment crĂ©er un projet professionnel sur mesure quand on est multipotentiel ? – ThĂ© ou KfĂ© ? #19

    Cet article est tirĂ© d’un live animĂ© par Lauriane et Aurore. Elles y parlent de ce moment flou (et souvent angoissant) oĂč l’on essaie de construire un projet professionnel
 sans rentrer dans les cases. 

    D'ailleurs quand tu entends "projet professionnel", tu penses sans doute Ă  :

    • Un plan bĂ©ton sur 10 ans
    • Un seul mĂ©tier pour toute une vie
    • Un choix "rationnel" et "stable"

    Mais pour les multipotentiels, cette vision-lĂ  est souvent paralysante.

    Ce qu’on vit, c’est plutĂŽt un patchwork d’idĂ©es, de dĂ©buts d’envies, de projets "inachevĂ©s", de trucs qu’on veut tester, sans forcĂ©ment savoir oĂč ça mĂšne. Et avouons-le, tout ça crĂ©e beaucoup de doutes dans nos tĂȘtes d'explorateurs curieux.

    "On cherche un projet pro carrĂ© alors qu’on n’a pas encore tous les morceaux du puzzle." - Lauriane


    Ce qu’on aborde dans cet Ă©pisode :
    • Le poids des injonctions : "faut choisir, faut se spĂ©cialiser, faut rentrer dans le moule".
    • Le mythe du projet figĂ© : on croit qu’un projet doit ĂȘtre stable, dĂ©finitif
 alors qu’en vrai, il peut Ă©voluer avec nous.
    • Le besoin de construire Ă  partir de soi, et pas Ă  partir d’un modĂšle tout fait
    •  Les dĂ©clics qui reviennent souvent chez les multis qu’on accompagne : quand tu reconnectes avec ton Ă©nergie, que tu changes ton cadre, ou que tu acceptes de ne pas savoir exactement oĂč tu vas
 ça se dĂ©bloque.

    On y partage aussi des outils et pistes concrĂštes :

    • Faire le point sur ce qui te donne de l’élan
    • RepĂ©rer les projets "Ă©nergie + clartĂ©"
    • Cartographier ton parcours comme un terrain de jeu
    • Accepter les projets Ă©phĂ©mĂšres ou de transition comme partie prenante du chemin


    Ce que ça change quand on s’autorise à faire autrement

    Un projet professionnel sur mesure, ce n’est pas un objectif rigide Ă  atteindre. C’est un espace que tu construis Ă  ton rythme, qui Ă©volue avec toi. C’est un projet qui ne nie pas tes envies multiples mais qui s’en sert comme matiĂšre.

    C’est se dire :

    • "Je peux avancer mĂȘme si je n’ai pas encore tout compris."
    • "Je peux tester, ajuster, explorer."
    • "Je peux crĂ©er un projet qui me ressemble, mĂȘme s’il ne rentre dans aucune case."

    Alors si tu veux entendre Lauriane et Aurore parler de  création d'un projet à son image quand t'es multi, ce podcast est fait pour toi !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    54 min
  • Comment faire son CV quand on est multipotentiel – ThĂ© ou KfĂ© ? #18
    Pourquoi c’est si difficile de faire un CV quand on est multipotentiel ?

    Quand on a un profil multipotentiel, faire un CV peut vite devenir une tùche angoissante. Comment résumer un chemin en zigzag sur une seule page ? Comment faire comprendre à un recruteur que la richesse de notre parcours et notre polyvalence sont de vrais atouts ?

    "Le CV, c’est un exercice d’intĂ©rĂȘt public. J’en lis tous les jours. Et je vois bien qu’on n’a pas appris aux gens Ă  faire un CV." — Adeline CaussĂ©

    Si tu te reconnais dans ces situations :

    • Tu as du mal Ă  choisir ce que tu mets (ou retires) de ton CV.
    • Tu veux tout montrer, mais tu crains de perdre la personne qui lit.
    • Tu as peur de paraĂźtre instable, illisible, voire “à cĂŽtĂ©â€ du poste visĂ©.

    Cette difficultĂ© est loin d’ĂȘtre isolĂ©e. Nos rĂ©sultats sur les parcours professionnels des multipotentiels montrent que 80 % des rĂ©pondants ont connu au moins trois changements significatifs de rĂŽle ou de mĂ©tier, tandis que 62 % disent avoir du mal Ă  expliquer clairement leur profil ou leur parcours.

    Bonne nouvelle : on peut faire autrement. Et c'est justement le thĂšme de ce podcast.

    Ce que cherche vraiment un recruteur

    Non, le recruteur ne cherche pas un parcours parfaitement linéaire.

    "Si on ne prenait que des gens qui viennent de la concurrence et ont fait exactement le mĂȘme poste, le marchĂ© du recrutement s’écroulerait."

    Ce que l'entreprise cherche vraiment :

    • Quelqu’un qui comprend la mission du poste.
    • Quelqu’un capable de montrer que ses compĂ©tences passĂ©es vont nourrir ce qu’il peut apporter aujourd’hui.
    • Et surtout : quelqu’un de clair, lisible, ancrĂ©.

    Le CV, ce n’est pas un exercice de justification. C’est un exercice de positionnement.

    3 erreurs à éviter absolument1. Vouloir tout faire rentrer dans une case

    À force de vouloir paraĂźtre "normal", on s’étouffe dans un moule qui n’est pas fait pour nous. Le camouflage ne rassure pas. Il brouille.

    2. Lister toutes ses expériences sans fil conducteur

    Un CV qui ressemble Ă  une liste de courses, ça n’aide personne. Il faut une cohĂ©rence, un fil rouge.

    3. Trop se justifier

    Ne transforme pas ton CV en plaidoyer. Ce n’est pas un tribunal. Ton histoire vaut la peine d’ĂȘtre racontĂ©e avec sĂ©rĂ©nitĂ©.

    La mĂ©thode Kmeo : faire un CV qui reflĂšte son fil rougeÉtape 1 – Partir de l’offre

    "Dans l’immobilier, tout part du bien. Dans le recrutement, tout part de l’offre."

    Ne commence pas par Ă©crire ton CV. Commence par lire attentivement l’offre Ă  laquelle tu rĂ©ponds. Quels sont les mots-clĂ©s ? Les missions clĂ©s ? Les attentes implicites ?

    Étape 2 – Trouver son fil conducteur

    Ce qui relie tes expĂ©riences entre elles, ce n’est pas le secteur ni l’intitulĂ© de poste. C’est ton mode d’action, ce que tu aimes faire, ce qui revient tout le temps.

    Exemples de fils rouges :

    • "FĂ©dĂ©rer les gens autour d’un projet."
    • "Concevoir des solutions concrĂštes."
    • "Faire passer des idĂ©es complexes avec des mots simples."

    Exercice pratique : Fais une carte mentale de tes expériences. Note les missions principales et les résultats obtenus. Relis. Quelles sont les choses qui reviennent souvent ?

    Étape 3 – Organiser son CV en blocs stratĂ©giques

    Structure possible :

    • À gauche : CompĂ©tences clĂ©s (adaptĂ©es au poste)
    • À droite : ExpĂ©riences professionnelles (par blocs de projet si besoin)
    • En haut : Pitch en 5 lignes + lien vers ton profil LinkedIn

    "Le pitch, c’est cinq lignes qui font le lien entre ton parcours, tes compĂ©tences et le poste visĂ©."

    Comment présenter un parcours non linéaire sans perdre le recruteur ?
    • Priorise. Garde les expĂ©riences les plus pertinentes en haut, mĂȘme si elles sont anciennes.
    • Condense. Pour les expĂ©riences moins en lien, rĂ©duis-les en une ligne ou deux.
    • Clarifie. Utilise des mots comprĂ©hensibles, pas des jargons internes.
    • Rends visible ton fil conducteur.

    "Un bon CV, c’est un CV oĂč le recruteur n’a pas Ă  deviner."

    Le bonus qui fait la différence : le portfolio

    Un CV ne suffit pas toujours Ă  montrer l’étendue de ton travail.

    • CrĂ©e une page Notion ou un site personnel.
    • Regroupe-y tes projets (pro ou perso).
    • PrĂ©sente des rĂ©alisations concrĂštes (captures, podcasts, extraits, visuels).
    Et le LinkedIn dans tout ça ?

    LinkedIn, c’est la version enrichie de ton CV.

    "Le CV, c’est le rĂ©sumĂ©. LinkedIn, c’est la bibliothĂšque."

    Conseils pratiques :

    • Mets une photo souriante et pro.
    • Optimise ta section "À propos" pour raconter ton histoire.
    • DĂ©taille un peu plus tes expĂ©riences qu’en version CV.
    • Obtiens des recommandations (mĂȘme une ou deux, c’est dĂ©jĂ  trĂšs bien !).
    Si tu ne sais pas encore quel poste viser

    Ça arrive. Dans ce cas, ne reste pas seul :

    • Renseigne ton LinkedIn Ă  fond et laisse l’algorithme te suggĂ©rer des offres.
    • Discute avec des recruteurs ou viens en discuter avec nous.
    • Fais le tri entre ce que tu aimes, ce que tu sais faire, et ce qui peut ĂȘtre utile.

    Et surtout :

    "Fais des entretiens mĂȘme si t’es pas sĂ»r. C’est comme ça que ton pitch s’amĂ©liore."

    Conclusion : Tu n’es pas juste un CV

    Ce n’est pas Ă  toi de rentrer dans les cases. C’est au CV de te reflĂ©ter.

    Un bon CV pour multi, c’est :

    • AdaptĂ© Ă  une offre d'emploi.
    • StructurĂ© avec cohĂ©rence.
    • Vivant, lisible, impactant.
    • Et surtout : alignĂ© avec qui tu es.

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    1 hr 30 min
  • RĂ©ussir sa recherche d'emploi quand on a un profil multipotentiel – ThĂ© ou KfĂ© ? #17

    Quand on est multipotentiel, chercher un job peut vite se transformer en parcours du combattant.

    Pas parce qu’on n’a rien à proposer. Au contraire.

    Mais parce que tout notre parcours semble entrer de travers dans les cases habituelles du monde du travail.

    Trop de passions, trop d’idĂ©es, trop de chemins possibles.
    Pas assez de cohĂ©rence apparente aux yeux d’un recruteur classique.
    Une sensation d’instabilitĂ© ou d’indĂ©cision qui finit par nous coller Ă  la peau.

    Pourtant, ces changements ne sont pas nĂ©cessairement le signe d’une instabilitĂ© sans direction. Nos chiffres sur les changements de carriĂšre des multipotentiels montrent que les premiĂšres raisons citĂ©es sont le besoin de diversitĂ© (61 %), la quĂȘte de sens (60 %), puis l’ennui ou le manque de dĂ©fi (42 %).

    Dans ce nouvel Ă©pisode de ThĂ© ou KfĂ©, Lauriane et moi ouvrons le bal d’une mini-sĂ©rie consacrĂ©e Ă  la recherche d’emploi en tant que multipotentiel. Pas de recette magique (dĂ©solĂ© !), mais plein de questions utiles, de dĂ©clics Ă  provoquer et de pistes concrĂštes pour te remettre en mouvement, sans t’oublier au passage.

    Dans ce premier live, on explore :

    • Pourquoi on ne postule pas “comme tout le monde” quand on est multi.
    • Ce qui peut saboter ta recherche avant mĂȘme d’avoir envoyĂ© un CV.
    • Comment poser un cadre clair Ă  ta dĂ©marche (sans t’enfermer).
    • Pourquoi identifier ses critĂšres de kiff est une base (et pas un luxe).
    • Ce que ton CV ne dit jamais
 mais que tu devrais dire ailleurs.

    On te partage aussi des outils concrets, nos retours d’expĂ©rience, et de la bonne humeur pour retrouver un peu de clartĂ© et d’élan si tu es dans cette pĂ©riode parfois floue de “je cherche, mais je sais pas quoi”.

    Écoute l’épisode si tu veux :

    • Te rĂ©concilier avec la recherche d’emploi.
    • Mieux comprendre ce que tu cherches vraiment dans un job.
    • Apprendre Ă  structurer ta dĂ©marche sans brider ton profil atypique.
    • ArrĂȘter de croire que ton parcours est “trop bizarre” pour trouver ta place.

    Et surtout, si tu veux retrouver un peu de paix avec cette Ă©tape parfois stressante, qu’on soit junior ou senior, freelance ou salariĂ©, slasheur ou en pause pro.

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    59 min
  • Gagner sa vie sans se perdre : repenser sa relation Ă  l’argent quand on est multipotentiel – ThĂ© ou KfĂ© ? #16

    L’argent, ce grand tabou
 Surtout quand on est multipotentiel.

    Dans cet Ă©pisode, on s’attaque Ă  un sujet souvent sensible mais ĂŽ combien central : comment concilier notre besoin de sens, notre fonctionnement autotĂ©lique, notre envie de diversité  avec les rĂ©alitĂ©s financiĂšres ?

    Parce qu’il faut bien le dire :
    Gagner sa vie quand on change souvent de voie, ce n’est pas toujours Ă©vident.
    Mettre un prix sur ce qui nous paraüt “facile” ou “naturel” est souvent source de malaise.
    Et avoir l’impression que notre valeur est directement liĂ©e Ă  notre chiffre d’affaires ou notre salaire, c’est une bombe Ă  retardement Ă©motionnelle.

    Avec Lauriane, on partage nos expĂ©riences, nos prises de conscience, nos lectures marquantes, et les outils qu’on propose aussi dans le Parkours.

    Ce qu’on aborde dans cet Ă©pisodeNos croyances (souvent inconscientes) autour de l’argent

    Pourquoi tu n’oses pas facturer ? Pourquoi tu culpabilises Ă  l’idĂ©e de demander plus ? Pourquoi tu repousses la crĂ©ation de ton offre ?

    Le fonctionnement autotélique des multipotentiels


    Cette tendance Ă  faire les choses "par passion", "pour le plaisir d’apprendre"
 et Ă  fuir la rentabilitĂ© comme la peste. On en parle en toute transparence.

    La charge mentale de l’argent

    Quand tu fais tout pour ne pas y penser
 mais que ça te hante. Et comment on peut remettre l’argent à sa juste place : un outil, pas un objectif.

    Trois types de rapports Ă  l’argent (tirĂ©s du livre Ce que l’argent dit de vous de Christian Junod) 


    L’écureuil, qui accumule.
    Le repousseur, qui dĂ©pense dĂšs qu’il reçoit.
    Et les montagnes russes, qui alternent entre les deux.

    Un autre regard sur la richesse, avec The Psychology of Money de Morgan Housel :


    → Pourquoi plus de revenus ne veut pas forcĂ©ment dire plus de libertĂ©.
    → Pourquoi la vraie richesse, c’est d’avoir le choix.
    → Et pourquoi rĂ©duire ses dĂ©penses est parfois plus efficace qu’augmenter ses revenus.

    Cette idĂ©e selon laquelle davantage de revenus ne garantit pas davantage de libertĂ© fait aussi Ă©cho Ă  ce que nous avons observĂ© dans notre enquĂȘte. Dans nos donnĂ©es sur les revenus et la satisfaction des multipotentiels, la satisfaction professionnelle varie assez peu entre les diffĂ©rentes tranches de revenus. Elle progresse en revanche presque du simple au double selon la marge dont les rĂ©pondants disposent pour fonctionner Ă  leur maniĂšre.

    Dans notre Ă©chantillon, le niveau de revenu semble donc moins liĂ© Ă  la satisfaction que la possibilitĂ© d’adapter sa maniĂšre de travailler.

    Des exercices concrets pour :


    → Calculer ta sĂ©curitĂ© financiĂšre, ton indĂ©pendance et ta libertĂ©.
    → Visualiser ta semaine idĂ©ale (pas celle qu’on t’a vendue sur Insta).
    → Te reconnecter Ă  ce que tu veux vraiment vivre et combien ça coĂ»te vraiment.

    Un épisode à écouter si



    Tu veux repenser ta façon de parler, de penser et de vivre ton rapport Ă  l’argent, sans te trahir ni t’épuiser. Parce que gagner ta vie ne devrait pas te coĂ»ter la tienne !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    50 min
  • Comment éviter le burnout quand on est multi ? – ThĂ© ou KfĂ© ? #15

    Pourquoi tant de multipotentiels vivent un (ou plusieurs) burnout(s) au fil de leur parcours ?
    Qu’est-ce qui nous rend plus vulnĂ©rables ?
    Et comment on s’en sort sans se trahir ?

    C’est ce qu’on a explorĂ© dans ce live transformĂ© en Ă©pisode de podcast, avec Aurore Marguin, coach bien-ĂȘtre entrepreneurial et coach du Parkours Kmeo. Ensemble, on revient sur ce sujet brĂ»lant (littĂ©ralement) qui touche une majoritĂ© des membres de la KommunautĂ©.

    On y parle :

    • du besoin de sens, omniprĂ©sent et parfois Ă©puisant ;
    • de la fatigue qui n’a rien Ă  voir avec une to-do list trop longue, mais tout Ă  voir avec un dĂ©salignement profond ;
    • de l’effet drainant d’un environnement ou d’un travail qui ne nourrit pas ;
    • de la balance entre ressources et attentes : le dĂ©sĂ©quilibre est souvent la source du stress ;
    • de cette sensation Ă©trange de perdre ses super-pouvoirs, mĂȘme sur ses propres projets ;
    • du piĂšge du "j’aime ce que je fais donc je vois pas le mur arriver" ;
    • de l’importance d’ĂȘtre bien entouré·e et de se parler comme on parlerait Ă  un ami.

    Ce que dĂ©crit Aurore fait Ă©cho Ă  ce que nous avons observĂ© dans notre enquĂȘte. Le BaromĂštre ne mesure pas directement la frĂ©quence du burn-out. Nos rĂ©sultats sur la fatigue et l’ennui des multipotentiels montrent nĂ©anmoins que 48 % des rĂ©pondants citent la charge mentale et la fatigue parmi leurs difficultĂ©s professionnelles, et 48 % l’ennui ou le manque de stimulation.

    Ces chiffres ne permettent pas d’établir un lien de cause Ă  effet avec le burn-out, mais ils montrent que l’épuisement comme la sous-stimulation occupent une place importante dans le vĂ©cu professionnel de notre Ă©chantillon.

     C’est justement pour mieux comprendre ces mĂ©canismes et agir avant l’épuisement qu’Aurore partage aussi des clĂ©s concrĂštes pour :

    • comprendre les mĂ©canismes d’un burnout chez un profil multi,
    • repĂ©rer les signaux d’alerte,
    • et surtout, amorcer un retour Ă  soi, en douceur et sans pression.

    Un épisode à écouter si :

    • tu vis une fatigue incomprĂ©hensible (mĂȘme quand tu "fais rien"),
    • tu sens que tu t’éteins alors que tu devrais briller,
    • ou que tu veux tout simplement mieux comprendre comment vivre ta multipotentialité  sans finir Ă  plat tous les 3 mois.

    Bonne écoute et n'hésite pas à nous faire part de ton vécu en nous écrivant !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !

    Es-tu prĂȘt.e à nous rejoindre ?

    Utilise ce super Quiz maison pour déterminer si tu as un profil multi et venir ajouter ta pierre à notre  #projet1000K  !

    Passe le quiz !
    1 hr 4 min

About đŸŽ™ïž Podcast – Kmeo

From the publisher's feed

Plateforme d'entraide pour multipotentiels et slasheurs