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Comment donner du sens à nos données ethnographiques ? À qui profite réellement notre recherche ? L’académie est-elle la seule garante du savoir anthropologique ?
Ces questions ont perduré durant la thèse de Maya Leclercq, dont certaines réponses ont pu émerger au travers de l’anthropologie dite « appliquée ». Au cours de cet épisode, l’anthropologue nous évoque un domaine peu abordé à l’université, nous permettant de questionner la responsabilité de notre discipline, ainsi que la place qu’elle peut occuper dans un monde qui parfois nous échappe.
À propos de Carnet de passages
Après leur première expérience de terrain, Lola, Robin, Alexi et Julia, étudiants en anthropologie (Master ASC), retrouvent des chercheurs et des chercheuses, afin de discuter de ce qu’ils et elles ont vécu.
Un terrain de recherche est une expérience souvent traversée seul, mais profondément humaine et toujours parsemée d’aléas, ne prenant que rarement corps dans les discours universitaires.
C’est en cela que Carnet de Passages souhaite, au cours d’une parenthèse, dévoiler ce qui se partage à demi-mot entre anthropologues.
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Ce media est diffusé sous licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0).
Vous pouvez le copier, le partager ou l’adapter pour un usage non commercial, à condition de créditer les auteurs et de publier toute œuvre dérivée sous la même licence.
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Traduire instantanément une pensée en image : c’est l’une des capacités perceptives que la chercheuse en psychologie Lucie Bouvet observe chez certaines personnes atteintes du trouble de l’autisme. Ses travaux questionnent le regard sur l’autisme, abordé ici non pas dans ce qui dysfonctionne, mais dans ce qui fonctionne.
Mes travaux s’ancrent dans un modèle où finalement on s’intéresse pas forcément à ce qui fonctionne moins bien dans l’autisme comme les difficultés d’interaction ou de communication, mais plutôt sur ce qui fonctionne bien, voire mieux.
La pensée visuelle, c’est vraiment s’intéresser à une façon un peu différente de penser en s’appuyant sur des capacités perceptives qui sont supérieures dans l’autisme.
On retrouve des capacités perceptives qui sont supérieures en audition, en vision. On retrouve également, d’un point de vue plus clinique, une hypersensibilité sensorielle ou une hyposensibilité qu’on peut retrouver dans toutes les dimensions sensorielles.
La pensée en images, ça concerne pas forcément toutes les personnes autistes, mais on la retrouve en proportion plus importante chez les personnes autistes.
Les personnes autistes doivent faire un effort de traduction entre l’image qu’elles ont dans leur tête et la parole
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Le podcast ON « R » parle de tout, même des questions les plus complexes, en ouvrant le micro aux chercheuses et chercheurs de l’UT2J.
Le temps d’un trajet en métro ou en bus, ON « R » vous propose dans chaque épisode de tout comprendre sur un sujet de recherche
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Les services d’urgences sont sous tension. C’est devenu un lieu commun que de le dire. Mais derrière cette formule se cache une réalité très concrète : celle de choix à faire.
Présentation des invités :
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Dans la restauration commerciale, comment le modèle du cuisinier, artisan de la gastronomie, a-t-il évolué en un demi-siècle vers des pratiques d’assemblage de produits semi-élaborés, voire finis ? C’est la question qu’étudie le chercheur en sociologie et directeur de l’ISTHIA Cyrille Laporte. Il observe la transformation des tâches dans les cuisines professionnelles, et avec elles, l’évolution de la figure des cuisiniers et cuisinières d’aujourd’hui.
Ce qu’on appelle la restauration hors foyer, c’est l’ensemble des repas qu’on va consommer hors de son foyer : que ce soit dans la restauration dite collective à caractère social ou que ce soit en restauration commerciale
On observe au début des années 70 un certain nombre d’individus qui vont avoir l’envie, que ce soit en soirée ou que ce soit les week-ends, que ce soit sur les périodes de congés payés, de profiter de ce temps libre et d’aller notamment dans la restauration commerciale.
Vous avez une offre de produits transformés qui n’a jamais été aussi importante, c’est-à-dire que sur le marché, quand vous êtes restaurateur, vous avez une gamme de produits alimentaires extrêmement variée qui va du produit brut au produit transformé.
Dans les professionnels de la cuisine, des personnes qui font le métier de cuisinier mais ils le font de façon différente.
On a une tension entre répondre aux besoins du marché ou être fidèle à la culture gastronomique française. Et ce n’est pas toujours simple à arbitrer.
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Et si le langage intérieur utilisé dans un cadre thérapeutique pouvait agir sur le stress post-traumatique ? C’est l’un des projets de recherche que mène la chercheuse en stylistique et linguistique française Stéphanie Smadja. Linguiste clinicienne, elle dirige depuis 2010 le programme de recherche « Monologuer » auprès de patient·es enfants et adultes.
La parole intérieure renvoie vraiment à toute la dimension verbale de la vie intérieure, tandis que le langage intérieur correspond à tout système de signes qu’on pourrait avoir dans la tête : les mots, mais aussi les images, les sons, les musiques, les silences.
La proposition que nous faisons dans le programme Monologuer, c’est aussi de prendre en compte les formes linguistiques et les fonctions positives ou négatives du langage intérieur pour apprendre à les travailler avec des exercices centrés sur le langage.
On peut aussi traiter les symptômes linguistiques du stress post-traumatique.
Les mots intérieurs peuvent être des armes comme ils peuvent soigner : tout dépend de la façon dont nous nous parlons.
Le protocole est anonyme, confidentiel et surtout fondé à toutes les étapes sur le volontariat : rien n’est obligatoire.
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Florence Vigneron est une scientifique qui consacre sa recherche aux façons de transmettre la culture scientifique au grand public. Elle travaille sur la bande dessinée, dont le potentiel imaginaire et illustratif se révèle être un formidable outil de médiation. Ou comment Star Wars et Transperceneige rencontrent les grands enjeux sociétaux de la science.
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Steve Poole, Emeritus Professor of History and Heritage at the University of the West of England, Bristol, explains in depth what happened in Bristol in October 1831 when mass protests broke out in the context of the debates in Parliament over the passage of the First Reform Act. This crowd action needs to be situated in the particular framework of Bristol’s political, commercial and economic landscape in the early nineteenth century as well as national debates over the desirability of parliamentary reform. It also raises questions about which protests are remembered in British history and which have been forgotten.
Steve Poole, professeur émérite d’histoire et du patrimoine à l’University of the West of England, Bristol, revient dans cet épisode sur les émeutes survenues à Bristol en octobre 1831, au moment où des débats parlementaires se poursuivent sur l’adoption ou non de la loi sur la réforme électorale. Ces émeutes doivent être replacées dans le contexte particulier du paysage politique, commercial et économique de la ville de Bristol au début du XIXe siècle, ainsi que dans celui des débats nationaux au sujet de la réforme parlementaire. Il soulève également la question de la mémoire des luttes en Grande-Bretagne, ce qu’on choisit d’intégrer à l’histoire collective, et ce qu’on oublie.
This series takes a look at British protests in the late 18th and early 19th century which have been dubbed ‘riots’. Each episode seeks to understand what sparked a particular outbreak of collective disturbance, who exactly was involved, how disorder was handled by those in authority, the way in which riots were talked about and reported on, and what changed in their wake. Artistic and literary responses to protest will also be explored. Thought will also be given to how riots have been remembered in official accounts and popular memory and the way in which historiographical approaches to outbreaks of protest have changed over time. These aspects will be tackled in discussion with historians and scholars of art, literature and culture who work in the field.
Nous nous pencherons dans cette série sur des mouvements de contestation en Grande Bretagne à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, mouvements qui ont été catégorisés, au moment des faits, comme des ‘émeutes’. Qu’est que ce qui a déclenché une période de désordre ? Qui étaient les acteurs et les actrices ? Comment est-ce que les autorités ont réagi face à la crise ? Quelles représentations trouve-t-on dans la presse et dans des témoignages de l’époque ? Chaque épisode explorera en profondeur ces questions tout en s’intéressant à l’impact à long-terme d’un épisode de conflit social. Les réponses artistiques et littéraires seront également prises en compte tout comme la manière dont des émeutes ont été évoquées dans les récits officiels, dans l’historiographie ainsi que dans la mémoire collective. Nous aborderons ces questions en compagnie d’historiens et d’autres spécialistes travaillant dans le domaine.
About the presenter
Rachel Rogers teaches in the English Studies department at the University of Toulouse-Jean Jaurès and her research focuses on turn-of-the-nineteenth-century radicalism and popular politics. She has worked on the role of the British community in early republican Paris after 1792, and her book on the topic, Friends of the Revolution, came out in 2021. At the moment she is working on women in popular radicalism and protest in the period 1780 to 1820.
Rachel Rogers enseigne dans le département d’études du monde anglophone à l’université de Toulouse – Jean Jaurès. Ses recherches portent sur les mouvements de contestation au tournant du XIXe siècle et sur la participation politique des gens ordinaires. Son livre sur la population britannique à Paris à l’époque de la Révolution française est paru en 2021. Elle travaille actuellement sur les femmes dans des mouvements populaires entre 1780 et 1820.
Contact: [email protected]
Centre for Anglophone Studies (CAS)
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Tous droits réservés à Université Toulouse – Jean Jaurès et aux auteurs.
Si l’université en tant qu’institution est apparue au Moyen-Âge, elle mettra plusieurs siècles à commencer à accueillir des femmes. Le 19ème siècle voit ainsi apparaître des étudiantes pionnières, dont certaines feront carrière, allant même jusqu’à devenir chercheuses. C’est ce que nous raconte l’historienne toulousaine Lila Coudière.
Le moment où les femmes commencent à s’intégrer au sein des institutions, c’est à partir du XIXᵉ siècle, à partir de la deuxième moitié du XIXᵉ siècle.
Julie-Victoire Daubié, première femme en France à obtenir son baccalauréat en 1861, est aussi une des premières à s’inscrire à l’Université française et va être la première licenciée de lettres en France en 1871.
Marthe Condat fait des études médicales et elle a été la première femme à obtenir en 1923 l’agrégation de médecine.
Parmi les premières à mener des recherches, on peut par exemple citer Marguerite Cabanac et Berthe Aggéry, qui ont toutes les deux des carrières assez importantes à la faculté des sciences jusque dans les années 50-60.
La massification de l’enseignement supérieur après 1950 permet l’arrivée plus importante des femmes, mais souvent à des postes subalternes.
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Le système éducatif japonais a une double mission : transmettre les savoirs et transmettre le savoir être japonais. Socle fondamental de la société, l’éducation japonaise, est, selon le professeur en langue et civilisation japonaise à l’Université Toulouse – Jean Jaurès et chercheur à l’IFRAE Christian Galan, pourvoyeur d’individus « moyens », uniformes. Depuis plusieurs années, ce modèle traverse une crise et voit augmenter le refus de l’école, le harcèlement, la violence scolaire, et le suicide des jeunes.
On a une fonction de l’école qui est « de fabriquer » des Japonais de manière à ce qu’ensuite ils s’insèrent dans la société en harmonie avec les autres.
La scolarité la moins chère pour des parents japonais, si tout est fait dans le public, ce qui est très rare, ça représente à peu près par enfant à peu près 65 000 €.
Quand les parents reçoivent un bulletin de notes, ils n’ont pas les notes brutes de leurs enfants. Ils ont un positionnement des notes de leurs enfants par rapport à la moyenne de la classe.
Les causes principales de la dénatalité au Japon sont liées essentiellement à l’absence de structure pour les mères avant l’école élémentaire et la « tradition japonaise » qui consistait à ce qu’une femme, lorsqu’elle devient mère, elle arrête ses études.
Les problèmes que connaît en fait le système éducatif japonais ? On peut en trouver quatre le refus scolaire, le harcèlement, la violence scolaire et la question du suicide des jeunes.
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Les altitudes glacières, et celles de haute et moyenne montagne se transforment sous l’effet du réchauffement climatique. Le géographe toulousain Emmanuel Salim en fait son terrain de recherche depuis de nombreuses années. Il étudie les mutations qui s’opèrent sur les infrastructures et les activités de tourisme dans ces territoires.
Cela va avoir comme effet de réduire la durée des saisons d’enneigement et la quantité d’enneigement pendant la saison, du fait de l’augmentation des températures et de la transformation de certaines précipitations neigeuses en précipitations pluvieuses.
Il a été estimé que, dans les Alpes, entre 60 et 99 % du volume de glace actuel pourrait avoir disparu d’ici 2100, en fonction des scénarios climatiques.
Il existe enfin des stratégies que nous appelons transformatives, où l’idée est de complètement soustraire l’infrastructure ou l’acteur à la vulnérabilité en transformant la manière dont elle travaille.
C’est l’idée de venir voir quelque chose qui serait en voie de disparition dans le but de le voir avant que cela ne disparaisse.
Dans le tourisme, et ce n’est pas du tout propre au retrait glaciaire, d’une manière générale, l’intensité carbone de l’activité tourisme se situe dans les déplacements.
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