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Or


Pour ce 33e épisode de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Valérie Rosoux, directrice de recherche du FNRS en Belgique et professeur à l’Université Catholique de Louvain où elle enseigne la science politique et les relations internationales.
Spécialiste du rôle de la mémoire et du poids du passé dans les processus de négociations et de médiation internationales, notamment dans les sociétés en proie à des violences de masse, Valérie Rosoux est la seule universitaire qui ait accompagné l’ensemble des travaux de la Commission parlementaire spéciale sur le passé colonial belge de 2020 à 2022.
Dans cet épisode, Valérie Rosoux est revenue sur les débats qui traversent la Belgique depuis quelques années dans la confrontation de son passé colonial (notamment en lien avec le Congo, le Rwanda et le Burundi) et comment elle s'est positionnée par rapport à eux. Pourquoi accepter d'intégrer une Commission spéciale que certains voulaient uniquement "de façade" ? Comment prendre des initiatives pour améliorer les dispositifs existants ? Comment se positionner par rapport aux nombreux dissensus qui ont jalonné le travail de cette commission pendant 2 ans et demi mais aussi comment gérer les émotions et la conflictualité qu'on ramène aussi chez soi ? Enfin, que retenir de ce travail alors même que la Commission n'a pas été en mesure de produire des recommandations, ce que beaucoup ont considéré comme un échec ?
Ce sont de toutes ces thématiques que Valérie Rosoux a accepté de nous parler, en détail et avec franchise.
Dans cet épisode, il a aussi été question de son positionnement dans la Cité, de la nécessaire modestie dont doivent faire preuve les chercheuses et chercheurs dans le rapport aux sociétés étudiées, sans chercher nécessairement à "avoir le dernier mot", et enfin de ce que permet le milieu académique belge, par rapport au système français, notamment de par son ouverture internationale mais aussi de par des conditions de vie et de travail qui rendent la Belgique francophone particulièrement attractive pour les jeunes chercheuses et chercheurs français.
Un grand merci à Valérie Rosoux pour cet échange et très bonne écoute!
Pour aller plus loin:
Sur la Commission parlementaire sur le passé colonial belge:
Site de la Commission avec la liste de toutes les auditions (videos et transcriptions intégrales)
Rapport initial des experts
Rapport final des experts
Valérie Rosoux, Representing the Absent, Nomos, 2023 (ouvrage en open access, co-dirigé avec Hélène Ruiz Fabri et Alessandra Donati)
Valérie Rosoux, “How not to mediate conflict?”, International Affairs, 2022 (article lauréat du Centenary Prize du Royal Institute of International Affairs)
Valérie Rosoux, "Negotiating on Behalf of Previous Generations: Justice in Post-Conflict Contexts", International Negotiation, 25, 2020.
Valérie Rosoux, "Israeli and Palestinian stories. Can mediators reconfigure incompatible narratives?", Global Policy, 10 (S2), 2019.
Valérie Rosoux, "The Administration of Post-War Memory in the Franco-German and Franco-Algerian Negotiations", International Journal of Politics, Culture and Society, 32 (2), 2019.
Valérie Rosoux, "Reconciliation Narrative: Scope and Limits of the Pax Europeana", Journal of Contemporary European Studies, vol. 25 (3), 2017 (JCES Anniversary Prize).
Alors que l'année 2024 s'ouvre sur une actualité marquée par l'adoption d'une loi sur l'immigration largement décriée par la communauté académique (voir ici le communiqué de l'AFSP), Politistes dans la Cité donne la parole à Hélène Thiollet, chercheuse au CNRS (CERI, Sciences Po), spécialiste des migrations au Moyen-Orient et dans la Corne de l'Afrique et très engagée dans la structuration d'un dialogue entre mondes académique, médiatique et politique, notamment autour de projets comme Desinfox Migrations mais aussi l'émergent Groupe international d'experts sur les migrations (GIEM), inspiré du GIEC.
Dans cet épisode, il a d'abord été question de la trajectoire d'Hélène Thiollet, imprégnée de pluridisciplinarité, de goût pour les lettres classiques, la mythologie et les terrains "lointains", avant d'arriver à la géographie puis à la science politique et à la manière dont celle-ci permet de comprendre et de déconstruire les représentations et "idées reçues" - un terme à repenser - sur le phénomène migratoire.
Et parce que le "fact checking" n'est pas suffisant et que les connaissances sur les migrations ne manquent pas, Hélène Thiollet est revenue sur les différentes initiatives auxquelles elle a participé pour former les journalistes et les chercheurs à intervenir dans l'espace public afin de mieux faire circuler et diffuser ces connaissances. Comment sortir de la personnalisation des échanges entre chercheur.e.s, médias et décideurs? Comment faire intervenir le plus de chercheur.e.s possible en préservant leur autonomie? Et surtout comment rendre ces liens durables, surtout dans un contexte politique très polarisé sur la question et où les différents mondes nourrissent parfois des suspicions mutuelles?
Dans cet épisode, il a aussi été question de conditions de travail, de ce que permet le statut de chercheur CNRS, notamment dans le temps qu'il offre à ses membres pour participer à de telles entreprises collectives.
Merci à Hélène Thiollet pour cet épisode riche, bonne écoute, et bonne reprise!
Pour aller plus loin:
Site d'Hélène Thiollet
Site de Desinfox Migrations
Hélène Thiollet et Antoine Pécoud (dir.), Research Handbook on The Institutions of Migration Governance, Edward Elgar Publishing, 2023.
Hélène Thiollet, Camille Schmoll, Catherine Lejeune et Delphine Pagès el Karoui, Migration, Urbanity and Cosmopolitanism in a Globalized World, Springer, 2021.
Hélène Thiollet (dir.), Migrants. Migrations. 50 questions pour vous faire votre opinion, Armand Colin, 2016.
Hélène Thiollet, Camille Schmoll et Catherine Wihtol de Wenden (dir.), Migrations en Méditerranée. Permanences et mutations à l’heure des revolutions et des crises, CNRS Editions, 2015.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour terminer l'année 2023, et alors que la COP 28 remet la question climatique au cœur de l'actualité, nous avons le plaisir de nous entretenir avec François Gemenne, Chercheur à la Fondation nationale de la recherche scientifique, directeur de l'Observatoire Hugo de l'Université de Liège en Belgique, François Gémenne est aussi, et surtout dans le cadre de cet épisode, connu comme un expert du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.
Co-auteur du dernier rapport réalisé en 2023, François Gémenne est revenu sur le rôle qu'il a joué dans la rédaction du chapitre consacré aux migrations, ainsi que sur la cuisine interne de cette "vaste revue de littérature" qu'est le rapport du GIEC, des dilemmes et des défis auxquels sont confrontés les panels d'auteurs, que ce soit vis-à-vis de leurs collègues et, surtout, des décideurs. Il a aussi été question de la place des sciences sociales et des critiques fréquentes de politisation dont elles font l'objet par rapport aux autres sciences qui ont, de longue date, investi les questions climatiques.
Dans cet épisode, nous avons également évoqué le rôle politique joué par François Gemenne en tant que conseiller en campagne(s) présidentielle(s), dans l'équipe de Benoît Hamon (PS) en 2017 et de Yannick Jadot (EELV) en 2022 Comment tracer la ligne rouge entre activités politiques et scientifiques lorsqu'on n'aime pas être qualifié d'activiste ni de militant? Comment s'adresser à un large public quitte à être pris pour "quelqu'un de droite"? Et finalement, est-ce que cela change quelque chose d'évoluer en permanence entre la France et la Belgique?
Ce sont toutes ces questions auxquelles François Gemenne a accepté de répondre et dont nous le remercions vivement. Attention, en raison des conditions d'enregistrement la qualité sonore est un peu moins bonne que d'habitude mais nous vous souhaitons néanmoins une très bonne écoute, et surtout une bonne fin d'année !
Pour aller plus loin:
Quentin Girard, "François Gémenne, vert vénère", Libération, 4 novembre 2022
François Gémenne, L'écologie n'est pas un consensus. Dépasser l'indignation, Fayard, 2022.
François Gémenne, Géopolitique du climat. Les relations internationales dans un monde en surchauffe, Armand Colin, 2021.
François Gémenne, Mc Leman Robert (dir.), Routledge Handbook of Environmental Displacement and Migration, Routledge, 2018.
François Gémenne (dir.), L'enjeu mondial: L'environnement, Presses de Sciences Po, 2015
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Pour ce 30e épisode de Politistes dans la Cité, nous donnons la parole à Yann Raison du Cleuziou, professeur de science politique à l'Université de Bordeaux, et chercheur à l'Institut de recherche Montesquieu.
Spécialiste des religions et plus particulièrement du catholicisme en France, Yann Raison du Cleuziou analyse les transformations du monde catholique français, survenues notamment depuis La Manif pour Tous. Le retour en force d'un conservatisme de droite, voire d'affinités avec l'extrême-droite, constitue l'un des fils rouges de ses ouvrages récents comme Une contre-révolution catholique (Seuil, 2019) ou encore A la droite du père (Seuil, 2022).
Dans cet épisode, il a été question de la place particulière de l'étude des religions et du catholicisme dans la science politique française, de la familiarité du chercheur à son objet mais aussi de sa manière de le mettre à distance. Nous avons aussi échangé sur la difficulté à faire dialoguer le monde des sciences sociales et celui des religions, mutuellement suspicieux, et de comment Yann Raison du Cleuziou se prête à un exercice de "traduction" entre ces espaces, que ce soit dans les médias ou dans ses recherches.
Enfin, fidèles à l'esprit de cette 4e saison, nous avons terminé cet entretien sur l'exercice du métier de politiste et sur les réflexions de notre invité après 15 ans de "turbo-prof" entre Paris et Bordeaux. Merci à Yann Raison du Cleuziou pour cet échange riche, dont nous vous souhaitons une très bonne écoute!
Pour aller plus loin
Yann Raison du Cleuziou, "Le Pape François représente-t-il les catholiques français", France Culture, La question du jour, 22 septembre 2023.
Yann Raison du Cleuziou & Florian Michel (dir.), A la droite du père. Les catholiques et les droites de 1945 à nos jours , Seuil, 2022
Yann Raison du Cleuziou, « Pour les catholiques conservateurs, l’adhésion au « grand remplacement » est un prolongement de la hantise du déclin », Le Monde, 19 janvier 2022.
Yann Raison du Cleuziou, "National-populisme et christianismes. Les ressorts d’un ralliement paradoxal", Esprit, Le populisme en débat, 463, 2020.
Yann Raison du Cleuziou, Une contre-révolution catholique. Aux origines de la Manif pour tous, Seuil, 2019.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour cet épisode de rentrée de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Annabelle Allouch, maîtresse de conférences en sociologie à l'Université Jules Vernes à Amiens et rattachée au CURAPP. Sociologue de l'éducation, spécialiste des politiques éducatives et du rapport entre usagers et institutions scolaires dans une perspective comparée France/Royaume-Uni/Etats-Unis, notre invitée a été formée à la science politique depuis son entrée à l'IEP de Strasbourg, puis à Paris 1 et à l'EHESS et s'est emparée depuis son doctorat de la question du mérite et de la méritocratie.
Avec les réformes ayant touché l'enseignement supérieur et notamment l'instauration de la plateforme Parcoursup, Annabelle Allouch a été régulièrement sollicitée par les médias, et parfois prise à parti, sur des thèmes particulièrement sensibles, même si moins polarisés que par le passé selon notre invitée.
De par ses ouvrages La société du concours (Seuil, 2017) Mérite (Anamosa, 2021) ou encore Les nouvelles portes des grandes écoles (PUF, 2022), Annabelle Allouch est souvent présentée comme une sociologue critique voire une adversaire du mérite et des réformes en cours, thèmes sur lesquels nous sommes notamment revenues dans cet épisode.
Dans cet épisode, il a aussi été question de l'intervention sur des sujets apparemment "techniques", de style d'écriture, de la place des émotions en sciences sociales, et enfin, des conditions de travail.
En effet, en écho au titre de l'épisode, cette rentrée est aussi l'occasion d'alerter sur la dégradation des conditions de travail des enseignant.e.s-chercheur.e.s, et de la condition particulière des "turbo-profs", qui travaillent à des centaines de km de leur lieu de vie et de leurs familles, des entraves à la mutation et à la mobilité dans l'enseignement supérieur et la recherche.
Autant de thèmes importants et, nous l'espérons, mobilisateurs en ce début d'année, que nous vous souhaitons d'accompagner par l'écoute de ce podcast... Bonne rentrée!
Pour aller plus loin
MESRI, DGRH, Bilan de la mise en oeuvre du dispositif des mutations prioritaires des universitaires. 2015-2019.
Annabelle Allouch, Les nouvelles portes des Grandes écoles, PUF, 2022.
Annabelle Allouch, Mérite, Anamos a, collection « Le mot est faible ». 2021.
Annabelle Allouch, « De l’individu au politique. L’angoisse comme régime d’expérience. » (avec Clémentine Vidal-Naquet et Christelle Rabier), in Tracés"Angoisse" (Dir. Annabelle Allouch, Christelle Rabier, Nicolas Rabain, Clémentine Vidal-Naquet); ,°38, 2021, p. 7-28.
Annabelle Allouch, "Accès à l'université. Les réformes de l'angoisse" , AOC, 2 mai 2018.
Annabelle Allouch, « L’ouverture sociale par le marché ? Sociologie de la captation des classes populaires à l’Université d’Oxford. », Revue française de Sociologie, n° 2, 2017, p.233-265
Annabelle Allouch, La société du concours. L’empire des classements scolaires, Paris : le Seuil/La République des idées, 2017.
Annabelle Allouch, « L’éthique des élites scolaires. Du mérite à la responsabilité chez les étudiants de l’Université d’Oxford et de Sciences Po », L’année sociologique, n°66, 2016, p.193-224.
Annabelle Allouch, "Self, Career and Nationhood: The contrasting aspirations of British and French elite graduates" (avec Sally Power, Phil Brown et Gerbrand Tholen), British Journal of Sociology, vol. 64, n° 4, 2013, p. 578-596.
Pour ce dernier épisode de la saison 3 de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Manuel Cervera-Marzal, chercheur qualifié FNRS et professeur associé à la faculté des sciences sociales de l' Université de Liège , spécialiste de la désobéissance civile et du populisme, notamment du populisme de gauche, et dont les travaux s'inscrivent au croisement de la philosophie politique et de la sociologie politique.
Dans cet entretien, il a beaucoup été question des différentes facettes de la maltraitance institutionnelle dans le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche, de la remise en question permanente, de la perte d'estime de soi, de la difficulté à se mobiliser lorsqu'on est dans la tourmente, et de ce que change, au bout de 7 ans, l'accès à un poste enfin stable, dans son cas en Belgique.
Faut-il aller à la télé? Le sociologue et les sollicitations médiatiques,AOC, 23 janvier 2023 (accès gratuit à raison d'un article par mois, sous condition de renseignement d'une adresse e-mail)
Lien ver s l'émission Hors-Série
Manuel Cervera-Marzal, "La France insoumise, un « mouvement » qui n’en a que le nom ? Effacement symbolique et transformations pratiques de la forme partisane", Politix: Revue des Sciences Sociales du Politique, 2023, 138, p. 45-70.
Manuel Cervera-Marzal, Portrait du politiste en funambule, Le Bord de l'Eau, 2022.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Claire Sécail, chargée de recherche au CERLIS/CNRS, spécialiste des médias et de communication politique.
Dans cet entretien, nous sommes revenues sur son parcours marqué par une forte interdisciplinarité, entre l'histoire, sa discipline d'origine, mais aussi les études de communication et la science politique. Bien que vantée et mise en avant par les institutions, et "évidente" du point de vue des objets qui sont les siens, cette interdisciplinarité a aussi constitué un défi pour la chercheuse dans son parcours de recrutement sur lequel elle est revenue dans la première partie de cette émission.
Une conversation à nouveau très riche, qui se conclut comme toujours par une question insolite, cette fois-ci sur les émissions "du bon vieux temps".
Pour aller plus loin
Claire Sécail, Emmanuelle Fantin, Valérie Schafer, « L’animal médiatique, au croisement des études animales et de l’histoire culturelle », Le Temps des médias, n° 40, printemps 2023.
Claire Sécail, « L’élection présidentielle 2022 vue par Cyril Hanouna. 2.2 La campagne (janvier-avril 2022) », 9 novembre 2022.
Claire Sécail, « L’élection présidentielle 2022 vue par Cyril Hanouna. 1.2 La pré-campagne
Claire Sécail, Les meetings électoraux. Scènes et coulisses de la présidentielle de 2017, Presses universitaires du Septentrion, 2020.
Claire Sécail, Le Crime à l’écran. Le fait divers à la télévision française (1950-2010), INA/ Nouveau monde Editions, 2010.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Alexandre Dézé, maître de conférences en science politique à l'Université de Montpellier et chercheur au CEPEL. Spécialiste des partis politiques d'extrême droite, Alexandre Dézé est revenu sur le cheminement intellectuel et politique qui l'a amené à se consacrer à ces partis depuis les années 1990, sur la manière dont il est possible de rester détaché de ses jugements moraux en situation d'enquête, et surtout lorsqu'on est à l'étranger.
Faisant le constat d'une faible cumulativité des recherches sur le Front National, Alexandre Dézé est par ailleurs revenu sur les raisons qui le poussent à intervenir dans la Cité, notamment autour de la question des sondages, à laquelle il a consacré en 2022 un ouvrage critique et grand public intitulé 10 leçons sur les sondages politiques (De Boeck), paru en pleine élection présidentielle.
Cet échange a enfin été l'occasion d'aborder d'autres aspects du métier, et notamment l'activité de directeur de collection chez De Boeck, et la manière dont Alexandre Dézé conçoit son rôle en matière d'élaboration de manuels de science politique plus appropriés que par le passé au public étudiant.
Un grand merci à Alexandre Dézé, à qui l'AFSP réitère tout son soutien dans son combat pour la défense des libertés académiques!
Pour aller plus loin:
Lien vers l'Observatoire des Atteintes à la Liberté Académique
"'Une tentative de rappel à l'ordre': l'IFOP poursuit un chercheur qui a critiqué la méthodologie d'un sondage", Libération, 4 avril 2022.
L'IFOP tente de faire taire les universitaires. Pétition en soutien à notre collègue Alexandre Dézé (via Le Blog de Médiapart)
Alexandre Dézé, 10 leçons sur les sondages politiques, De Boeck, 2022.
Humberto Cucchetti, Alexandre Dézé et Emmanuelle Reungoat, Au nom du peuple? Idées reçues sur le populisme, Le Cavalier Bleu, 2021.
Sylvain Crépon, Alexandre Dézé et Nonna Mayer (dir.),Les Faux-semblants du Front national. Sociologie d’un parti politique, Presses de Sciences Po, 2015.
Alexandre Dézé, « Pour une iconographie de la contestation », Culture et conflits, n°91-92, 2013, p. 13-29
Alexandre Dézé, Jean-Louis Missika et Bertrand Denis, Parler pour gagner : sémiotique des discours de la campagne présidentielle de 2007, Presses de Sciences Po, 2011.
Myriam Aït-Aoudia et Alexandre Dézé « Contribution à une approche sociologique de la genèse partisane. Une analyse du Front national, du Movimento sociale italiano et Front islamique de salut », Revue française de science politique, vol. 61, n°4, 2011, p. 631-657.
Yohann Aucante et Alexandre Dézé (dir.), Les systèmes de partis dans les démocraties
Dans ce nouvel épisode de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Frédérique Matonti professeure de science politique à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et chercheuse au Centre européen de sociologie et de science politique. Spécialiste d'histoire sociale des idées politiques, notamment au travers de l'histoire du parti communiste, thème sur lequel nous sommes revenus au tout début de l'épisode, mais aussi des questions de genre, Frédérique Matonti a également co-fondé Politika portée depuis 2017 par le LabEx Tepsis et qui se veut être une vitrine internationale de la recherche en sciences sociales, plurilingue et en accès libre.
A côté de l'université, Frédérique Matonti est également engagée dans le débat public et intervient régulièrement dans les médias, notamment à la faveur de ses travaux sur la parité, les "scandales" politico-médiatiques sur la vie privée des hommes et des femmes politiques, mais aussi, plus récemment, sur ce qu'elle analyse comme le retour en force d'une vague réactionnaire et la diffusion des idées d'extrême-droite dans le paysage médiatique, politique, universitaire. Nous sommes ainsi longuement revenues dans cet entretien sur son dernier essai intitulé Comment sommes-nous devenus réacs ? (Fayard, 2021). Qu'est-ce qu'être "réac"? Pourquoi faut-il assumer ses positions, de droite comme de gauche? Toutes les recherches sont-elles définies par une identité politique ?
Une conversation à nouveau très riche que nous avons le plaisir de diffuser un 8 mars... Bonne écoute !
Pour aller plus loin:
Frédérique Matonti, Comment sommes-nous devenus réacs? , Fayard, 2021.
Frédérique Matonti, « Il n’y a plus de digues pour empêcher l’extrême-droite d’imposer sa vision du monde », Libération">Libération, 7 novembre 2021
Frédérique Matonti « Le vêtement en politique. Représentation, ressemblance et faux pas », Travail, genre & société">Travail, genre & société, n°41, 2019.
« L’ordre des sexes en politique », Entretien avec Frédérique Matonti, Politika">Politika, 2017.
« Quel genre de politique? Entretien avec Frédérique Matonti », La Suite dans les Idées">La Suite dans les Idées, France Culture, 8 avr il 2017.
Frédérique Matonti, Le genre présidentiel. Enquête sur l'ordre des sexes en politique">Le genre présidentiel. Enquête sur l'ordre des sexes en politique , La Découverte, 2017.
Frédérique Matonti, « Retour au concept : le structuralisme des Cahiers pour l’analyse », Raisons politiques, n°67, 2017.
Frédérique Matonti, Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique. La Nouvelle Critique (1967-1980)">Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique. La Nouvelle Critique (1967-1980), La Découverte, 2005
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode de Politistes dans la Cité, nous tendons le micro à Benoît Pélopidas, professeur associé à Sciences Po Paris, rattaché au CERI, et également affilié au Centre pour la sécurité internationale et la coopération de l’Université de Stanford. Benoît Pélopidas est spécialiste des questions liées au nucléaire militaire. En 2022, il a notamment publié Repenser les choix nucléaires aux Presses de Sciences Po, un ouvrage qui s'inscrit dans un vaste programme collectif sur les savoirs liés au nucléaire et qui a notamment bénéficié de plusieurs financements, nationaux et européens, refusant le financement d'acteurs de la filière tout comme d'activistes antinucléaires afin d'éviter les conflits d'intérêts.
Dans cet entretien, nous sommes revenus sur ce que signifie faire une recherche indépendante sur un thème aussi crucial que politiquement sensible que le nucléaire militaire, thème sur lequel prolifèrent d'un côté les discours de légitimation des dirigeants, et de l'autre les discours militants, pro ou anti-nucléaire.
Outre les critères de définition de l'indépendance, en passant par l'évaluation et les financements et l'importance de la pluridisciplinarité, Benoît Pélopidas est aussi revenu sur les résultats inédits du programme de recherche, qui posent les jalons d'une autre discussion démocratique sur le nucléaire militaire.
Enfin nous avons abordé la question de la diffusion des savoirs dans le champ politique: faut-il accepter toutes les invitations, et sous quelles conditions? Que signifie adopter une posture critique? Celle-ci se confond-elle avec une position "anti-nucléaire"?
Merci à Benoît Pélopidas pour cette discussion et les bases qu'il propose pour penser l'éthique de la recherche en sciences sociales. Très bonne écoute!
Pour aller plus loin:
Lien vers le site du p rogramme d’études des savoirs nucléaires
Benoît Pelopidas,Repenser les choix nucléaires">Repenser les choix nucléaires, Paris, Presses de Sciences Po, 2022 Voir aussi un entretien écrit">entretien écrit sur le site du CERI et un entretien vidéo">entretien vidéo dans Médiapart.
Benoît Pelopidas et Kjolv Egeland, « No such thing as a free donation? Research funding and conflicts of interest in nuclear weapons policy analysis">No such thing as a free donation?
Sébastien Philippe et Tomas Statius, Toxique. Enquête sur les essais nucléaires français en Polynésie">Toxique. Enquête sur les essais nucléaires français en Polynésie. Paris, PUF 2021.
Benoît Pelopidas, « Imaginer la possibilité de la guerre nucléaire pour y faire face. Le rôle de la culture populaire visuelle de 1950 à nos jours">Imaginer la possibilité de la guerre nucléaire pour y faire face. Le rôle de la culture populaire visuelle de 1950 à nos jours », Cultures & Conflits, 2021/3-4, p. 173-212.
Thibaud Boncourt, Marielle Debos, Mathias Delori, Benoît Pelopidas et Christophe Wasinski, « Que faire des interventions militaires dans le champ académique. Réflexions sur la nécessaire distinction entre expertise et savoir scientifique">Que faire des interventions militaires dans le champ académique. Réflexions sur la nécessaire distinction entre expertise et savoir scientifique », 20/21 Revue
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