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Or


Depuis la Révolution tranquille, le Québec est souvent cité comme exemple d’une société marquée par une déconfessionnalisation accélérée. Pourtant, l’analyse destransformations de la laïcité québécoise révèle une trajectoire complexe, nourrie par des logiques d’interculturalisme, des tensions identitaires et des controverses politiques persistantes.
Dans cet épisode hors-série de Religio, je recois Kiyonobu Date, professeur au Département des études aréales de l’Université de Tokyo et est membre associé au SoDRUS(Université de Sherbrooke), auteur de もうひとつのライシテ. Une autre laïcité : Parcours de l’interculturalisme et du religieux au Québec (Iwanami Shoten, 2024), fruit de plusieurs années de recherches de terrain au Québec.
En portant un regard décentré et comparatif sur le « modèle québécois » de laïcité, Kiyonobu Date interroge la spécificité de son évolution, ses promesses inabouties, et ses contradictions contemporaines. Cet épisode sera l'occasion de retracer sur les jalons historiques de ce modèle, les influences françaises et japonaises qui l’éclairent, et la manière dont ces débats trouvent aujourd’hui un écho à l’èredite « post-séculière ».
Cet épisode sera l'occasion de présenter un nouveau projet de recherche ambitieux : Les enjeux juridiques et religieux du transfert du patrimoine matériel des communautés chrétiennes au Québec.
Pendant trois ans, une équipe interdisciplinaire de chercheurs et chercheuses va explorer une question cruciale : que devient le patrimoine religieux – églises, presbytères, objets liturgiques, archives, cimetières – à une époque où de nombreuses communautés chrétiennes doivent s’en départir ?
Ce projet, mené grâce à une subvention de recherche de la Chambre des notaires du Québec, s’intéresse autant aux dimensions juridiques — qui mêlent droit civil et droit canonique — qu’aux considérations morales, culturelles et identitaires.
Dans cet épisode, trois des porteurs du projet sont invités à venir discuter des contours de cette recherche :
Nous chercherons à comprendre comment est né ce projet, ce qu’il cherche à comprendre, et comment il compte contribuer à la préservation et à la transmission de ce patrimoine.
Le 3e Congrès biennal de la Société québécoise pour l’étude de la religion (SQÉR) s’est tenu à l’Université de Sherbrooke du 14 au 16 mai 2025, en collaboration avec le Centre de recherche Droit, Religions, Sociétés (SoDRUS).
Placée sous le thème « Religions en temps de crises : continuités, ruptures et reconfigurations », cette édition a réuni des chercheur·e·s issu·e·s de divers horizons disciplinaires afin de réfléchir aux relations complexes entre phénomènes religieux et contextes de crise dans nos sociétés contemporaines.
Dans cet épisode de balado, nous revenons sur les engagements historiques de la SQÉR dans le champ des sciences des religions, sur l’importance de ce congrès biennal pour la vitalité de la société savante, sur les particularités marquantes de l’édition 2025, ainsi que sur les enjeux liés à la relève étudiante au sein d’une société savante comme la SQÉR.
Bonne écoute de cet épisode en trois volets !
Épisode hors-série, consacré aux enjeux du colloque « La laïcité où on ne la voit pas. Regards québécois et internationaux ». Un événement organisé par la Chaire Droit, Religion et Laïcité, et le Centre Société, droit et religion, avec le soutien d’une subvention du Programme d’appui à la laïcité du Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques, à l’accès à l’information et à la laïcité du gouvernement du Québec.
Ce colloque organisé en juin 2023, explore la laïcité là où elle est rarement identifiée ou pensée comme telle : dans des espaces, des pratiques, des institutions ou des situations qui échappent aux cadres habituels d’analyse.
Dans cet épisode, nous nous intéressons à un sujet clé qui permet de comprendre les liens entre la religion, l’État et les droits des personnes LGBTQ+ en Italie : la reconnaissance juridique des unions de même sexe et son impact sur la construction progressive de la laïcité italienne.
Pour explorer cette question, nous avons le plaisir d’accueillir Daniele Ferrari, chercheur au département de droit et sciences politiques, économiques et sociales, université du Piémont Oriental, qui a consacré une contribution thématique dans dans ce colloque.
Daniele examine comment la reconnaissance des unions de même sexe a été, en Italie, un révélateur des tensions et des mutations autour du principe de laïcité. Il revient notamment sur le rôle du droit, des institutions religieuses et des associations LGBTQ+ dans ce processus, et des implications plus larges de cette évolution pour la laïcité italienne.
Épisode hors-série, consacré aux enjeux du colloque « La laïcité où on ne la voit pas. Regards québécois et internationaux ». Un événement organisé par la Chaire Droit, Religion et Laïcité, et le Centre Société, droit et religion, avec le soutien d’une subvention du Programme d’appui à la laïcité du Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques, à l’accès à l’information et à la laïcité du gouvernement du Québec.
Ce colloque organisé en juin 2023, explore la laïcité là où elle est rarement identifiée ou pensée comme telle : dans des espaces, des pratiques, des institutions ou des situations qui échappent aux cadres habituels d’analyse.
Dans cet épisode, nous recevons Pierre Juston, qui a donné une communication intitulée : « La légalisation de l’aide active à mourir en France, un exemple du long (et parfois difficile) processus de laïcisation du droit » dans ce colloque Pierre est doctorant en droit public à l’Université Toulouse 1 Capitole, et Administrateur de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD).
Dans cet épisode, nous explorons un sujet à la croisée de plusieurs tensions éthiques, juridiques et philosophiques : celui de la fin de vie, et plus précisément, des liens profonds entre la question de la légalisation de l’aide active à mourir et le principe de laïcité.
À première vue, ces deux domaines semblent relever de registres différents. Et pourtant, la reconnaissance juridique d’un droit à mourir dans la dignité engage en profondeur la liberté de conscience, matrice fondamentale des droits et libertés dans les démocraties libérales, et pilier du principe de laïcité.
En revenant sur les débats parlementaires français, les références explicites ou implicites au religieux dans l’élaboration de la norme, et les arguments juridiques autour du refus de soins ou de l’autonomie du patient, ce chapitre propose une analyse fine du processus de laïcisation du droit à travers le prisme du débat sur la fin de vie. À l’heure où un nouveau projet de loi est à l’étude – dont François Bayrou a récemment proposé la scission en deux volets distincts –, il est plus que jamais pertinent de réfléchir aux tensions entre convictions morales, liberté individuelle et construction du droit en régime laïque.
Épisode hors-série, consacré aux enjeux du colloque « La laïcité où on ne la voit pas. Regards québécois et internationaux ».
Un événement organisé par la Chaire Droit, Religion et Laïcité, et le Centre Société, droit et religion, avec le soutien d’une subvention du Programme d’appui à la laïcité du Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques, à l’accès à l’information et à la laïcité du gouvernement du Québec.
Dans cet épisode, nous recevons David Koussens, professeur à la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire Droit, religion et laïcité, pour discuter du colloque ainsi que de l’ouvrage collectif qui en découlera : « La laïcité où on ne la voit pas. Regards québécois et internationaux ».
Ce colloque organisé en juin 2023, explore la laïcité là où elle est rarement identifiée ou pensée comme telle : dans des espaces, des pratiques, des institutions ou des situations qui échappent aux cadres habituels d’analyse.
Aux États-Unis, la religion occupe une place singulière au carrefour de la culture, de la société et de la politique. En cette année électorale de 2024, bien que ni Kamala Harris ni Donald Trump n’aient fait de la religion un thème central de leurs campagnes, la foi demeure un puissant marqueur de distinction entre les deux grands partis politiques. Les conventions nationales de cet été ont révélé les visions contrastées de la religion : tandis que les Démocrates s'affichent sous une bannière de diversité religieuse, intégrant une large représentation d’officiants de différentes confessions, les Républicains, eux, restent ancrés dans une orientation évangélique majoritaire, mettant en avant la figure de Jésus et des valeurs conservatrices.
Ce phénomène, qui s’accompagne de la montée des « nones » – ces Américains sans affiliation religieuse, souvent alignés avec les Démocrates –, révèle une réaction croissante contre l’association visible entre religion et politique conservatrice. En 2022, près de la moitié des Américains (46 %) affirmaient que la religion restait très importante dans leur vie, et 26 % la considéraient plutôt importante. La croyance en Dieu demeure répandue, avec 81 % d'Américains se disant croyants et 41 % participant régulièrement à des offices religieux. Malgré une certaine érosion de la religiosité, elle reste bien plus ancrée qu’en Europe, et ce déclin apparent n’a fait qu’intensifier les débats sur la place de la foi dans la sphère publique et dans le comportement électoral.
En effet, aux États-Unis, la religion façonne les comportements politiques : plus une personne est religieuse, plus elle est susceptible de voter républicain ; inversement, ceux qui pratiquent moins ou s’identifient aux « nones » tendent à se rallier aux Démocrates. Ce clivage, souvent qualifié de « God Gap », reflète une société où la foi et l’identité politique sont de plus en plus imbriquées.
Dans cet épisode, nous explorerons les ramifications de cette polarisation religieuse : pourquoi la religion, autrefois force unificatrice, devient-elle un terrain de division ? Quels impacts cette séparation pourrait-elle avoir sur la cohésion sociale et la vitalité des valeurs démocratiques américaines ? Enfin, nous analyserons les paradoxes du lien entre religion et politique, en questionnant l’avenir de la vie politique dans une Amérique de plus en plus fragmentée.
Bienvenue dans ce nouvel épisode du balado Religio, où nous plongeons au
Dans cet épisode, nous examinerons les défis spécifiques auxquels sont
Nous élargirons ensuite notre analyse en comparant cette situation avec
Cet épisode vise à éclairer les enjeux de la laïcité et de la gouvernance
Pour répondre à ces questions, Frédéric Strack sera notre invité. Chercheur
Il s'intéresse particulièrement aux stratégies d'action collective des
Sa thèse de doctorat portait sur les Juifs orthodoxes en France.
Il ne vous aura sûrement pas échappé que depuis la sortie des films Dune de Denis Villeneuve, tout le monde semble redécouvrir cet univers de science-fiction créé par Frank Herbert et poursuivi par son fils Brian Herbert. Dans cette œuvre remarquable par sa capacité à instaurer un univers cohérent et complexe, la religion est omniprésente. Le cycle de Dune se concentre principalement sur les rapports entre la religion et le pouvoir politique.
Mais qu'est-ce qui fait de Dune une œuvre si unique en matière de traitement du religieux dans cet univers ? Dune est-il le seul univers de science-fiction à se focaliser sur les relations entre religion et politique ? Quels sont les autres exemples marquants ? Et comment les sciences des religions s'emparent-elles des objets de culture populaire, comme les œuvres littéraires, pour analyser le religieux contemporain ?
Ces questions, je les poserais à mon invité d’aujourd’hui, Sara Teinturier. Sara est chercheure partenaire et coordinatrice à la recherche du SoDRUS. ses recherches portent sur les reconfigurations du religieux dans les sociétés sécularisées, et elle a notamment publié plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage concernant le religieux dans l’univers de Dune.
Voici quelques oeuvres recommandées par Sara qui font référence au religieux et au spirituel :
- Un Cantique pour Leibowitz, Walter M. Miller, 1960. Dans un monde postapocalyptique, le savoir est sauvé et transmis par les héritiers (spirituels…) de religieux franciscains.
- Battlestar Galactica – la série du début des années 2000.
- Raised by Wolves, série 2020-2022. Série produite par Ridley Scott, mettant en scène une terre dévastée par une guerre entre Mithraides (inspirés du culte de Mithra, mais avec beaucoup d’éléments du judéo-christianisme également) et robots, désormais exilés sur une planète où se rejouent certaine des affrontements entre les deux groupes.
- Le cycle Histoires de moine et de robot, par Becky Chambers – deux court volumes. L’auteure y fait se rencontrer un.e moine non binaire, dont la vocation est de porter le thé aux populations humaines, avec les robots ayant disparu de la planète plusieurs années auparavant. Histoire d’une redécouverte et discussions philosophiques et spirituelles au rendez-vous. Le premier tome, Psaume pour les recyclés sauvages, est enthousiasmant.
Depuis octobre 2023, une vague de crimes haineux déferle sur le Québec et le Canada, frappant de plein fouet les communautés musulmanes et juives. Cette recrudescence s'inscrit dans un contexte de montée de la haine et de l'intolérance qui ne se limite pas à la situation actuelle à Gaza et en Israël, mais qui s'amplifie depuis plus de dix ans dans.
L'attaque du Centre culturel islamique de Québec en 2017 et le meurtre d'une famille musulmane à London en 2021 illustrent la violence haineuse qui sévit dans le pays depuis plusieurs années. Des actes terroristes visent des communautés en raison de leur religion, de leur genre ou de leur sexualité. Il y a également eu une hausse drastique des crimes haineux envers les communautés LGBTQ+, particulièrement envers les personnes trans et non-binaires, notamment dans le cadre des manifestations "1 Million March 4 Children" organisées à travers le Canada en septembre dernier.
Cette recrudescence des actes haineux exacerbe les tensions et nourrit les amalgames. Amira Elghawaby, représentante canadienne contre l'islamophobie, souligne la difficulté accrue de son travail face à l'escalade des tensions. La majorité des incidents ne sont jamais signalés, laissant les victimes dans l'isolement et la douleur. Le silence face à la haine ne fait qu'aggraver la situation.
La haine menace la sécurité publique, la démocratie et les droits fondamentaux. L'absence de responsabilisation des auteurs encourage la banalisation de la violence. Face à cette montée des crimes haineux, plusieurs chercheurs, organisations antiracistes et individus concernés par ces crimes appellent les gouvernements provinciaux et fédéraux à mettre en place des mesures proactives pour contrer la haine avant qu'il ne soit trop tard.
Pour mieux comprendre les enjeux entourant cette situation, j’accueille deux invitées pour répondre à mes questions d’aujourd’hui. Il s’agit de Michèle Vatz-Laaroussi professeure retraité associée à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke et Safa Ben Saad, conseillère à la recherche et professeure associée au CERC. Toutes deux sont également chercheuses associées au Sodrus.
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