Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge

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Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge episodes

  • 09 - Dieux, daimones, héros

    Vinciane Pirenne-Delforge

    Collège de France

    Religion, histoire et société dans le monde grec antique

    Année 2018-2019

    Diverses orientations sémantiques traversent les tragédies complètes que nous avons conservées. La première est celle de la synonymie entre theos et daimôn, telle qu'on l'a rencontrée déjà, tant au pluriel qu'au singulier. Certaines occurrences qui relèvent d'une telle alternance semblent toutefois la dépasser en ajoutant l'aspect « marqué » d'une action divine dans le monde, comme le cas de Dionysos qualifié de daimôn « manifeste » dans les Bacchantes. La deuxième orientation sémantique concerne la « cristallisation » d'une action divine qui prend une consistance propre, dans le bien comme dans le mal attribué aux humains. La troisième voie fait passer d'une action divine conjoncturelle, que l'on pourra parfois traduire par « le sort », à une situation structurelle où les actions s'enchainent dans une suite que l'on peut alors désigner sous le terme de « destinée ». La quatrième orientation est étroitement liée à la précédente et concerne ce que l'on peut appeler brièvement « le daimôn familial ». Il évoque la récurrence, de génération en génération dans une même lignée, du bonheur ou du malheur, la matière tragique faisant plutôt droit au daimôn négatif, par exemple dans la famille des Atrides ou celle des Labdacides. Enfin, en cinquième et dernière instance, on s'interroge sur l'attribution du nom daimôn à des défunts comme Darius dans les Perses d'Eschyle, Alceste dans la pièce éponyme d'Euripide, ou encore Rhésos qualifié d'anthrôpodaimôn dans la pièce éponyme du pseudo-Euripide. Dans ce dernier cas, le contexte de l'existence post-mortem de Rhésos invite à rapprocher l'hapax anthrôpodaimôn du daimôn dios que devient Phaéthon à la fin de la Théogonie.

    1 hr 11 min
  • 09 - Dieux, daimones, héros - VIDEO

    Vinciane Pirenne-Delforge

    Collège de France

    Religion, histoire et société dans le monde grec antique

    Année 2018-2019

    Diverses orientations sémantiques traversent les tragédies complètes que nous avons conservées. La première est celle de la synonymie entre theos et daimôn, telle qu'on l'a rencontrée déjà, tant au pluriel qu'au singulier. Certaines occurrences qui relèvent d'une telle alternance semblent toutefois la dépasser en ajoutant l'aspect « marqué » d'une action divine dans le monde, comme le cas de Dionysos qualifié de daimôn « manifeste » dans les Bacchantes. La deuxième orientation sémantique concerne la « cristallisation » d'une action divine qui prend une consistance propre, dans le bien comme dans le mal attribué aux humains. La troisième voie fait passer d'une action divine conjoncturelle, que l'on pourra parfois traduire par « le sort », à une situation structurelle où les actions s'enchainent dans une suite que l'on peut alors désigner sous le terme de « destinée ». La quatrième orientation est étroitement liée à la précédente et concerne ce que l'on peut appeler brièvement « le daimôn familial ». Il évoque la récurrence, de génération en génération dans une même lignée, du bonheur ou du malheur, la matière tragique faisant plutôt droit au daimôn négatif, par exemple dans la famille des Atrides ou celle des Labdacides. Enfin, en cinquième et dernière instance, on s'interroge sur l'attribution du nom daimôn à des défunts comme Darius dans les Perses d'Eschyle, Alceste dans la pièce éponyme d'Euripide, ou encore Rhésos qualifié d'anthrôpodaimôn dans la pièce éponyme du pseudo-Euripide. Dans ce dernier cas, le contexte de l'existence post-mortem de Rhésos invite à rapprocher l'hapax anthrôpodaimôn du daimôn dios que devient Phaéthon à la fin de la Théogonie.

    1 hr 11 min
  • 09 - Dieux, daimones, héros - PDF

    Vinciane Pirenne-Delforge

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    Religion, histoire et société dans le monde grec antique

    Année 2018-2019

    Diverses orientations sémantiques traversent les tragédies complètes que nous avons conservées. La première est celle de la synonymie entre theos et daimôn, telle qu'on l'a rencontrée déjà, tant au pluriel qu'au singulier. Certaines occurrences qui relèvent d'une telle alternance semblent toutefois la dépasser en ajoutant l'aspect « marqué » d'une action divine dans le monde, comme le cas de Dionysos qualifié de daimôn « manifeste » dans les Bacchantes. La deuxième orientation sémantique concerne la « cristallisation » d'une action divine qui prend une consistance propre, dans le bien comme dans le mal attribué aux humains. La troisième voie fait passer d'une action divine conjoncturelle, que l'on pourra parfois traduire par « le sort », à une situation structurelle où les actions s'enchainent dans une suite que l'on peut alors désigner sous le terme de « destinée ». La quatrième orientation est étroitement liée à la précédente et concerne ce que l'on peut appeler brièvement « le daimôn familial ». Il évoque la récurrence, de génération en génération dans une même lignée, du bonheur ou du malheur, la matière tragique faisant plutôt droit au daimôn négatif, par exemple dans la famille des Atrides ou celle des Labdacides. Enfin, en cinquième et dernière instance, on s'interroge sur l'attribution du nom daimôn à des défunts comme Darius dans les Perses d'Eschyle, Alceste dans la pièce éponyme d'Euripide, ou encore Rhésos qualifié d'anthrôpodaimôn dans la pièce éponyme du pseudo-Euripide. Dans ce dernier cas, le contexte de l'existence post-mortem de Rhésos invite à rapprocher l'hapax anthrôpodaimôn du daimôn dios que devient Phaéthon à la fin de la Théogonie.

    1 hr 11 min
  • 08 - Dieux, daimones, héros - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
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    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2018-2019
    Un humain eudaimôn est « aimé des dieux immortels », ainsi que l’affirme Théognis. Dans ses Élégies qui font se succéder des sentences gnomiques et moralisantes où le terme daimôn a sa place, on perçoit clairement la valeur distributive des actions de daimones à qui est rapportée la répartition des biens et des maux dans la vie humaine. Cependant, quand il s’agit de prier pour obtenir un sort favorable, c’est à un dieu spécifique que l’on s’adresse, quitte à solliciter l’envoi d’un daimôn. Cette hiérarchisation crée les conditions de la cristallisation de la puissance d’une dieu sous forme d’un agent telle qu’on l’a déjà perçue dans l’Odyssée et chez Sappho. Il arrive, comme dans le cas de Phaéthon, qu’un daimôn reçoive un nom propre. C’est ce que l’on trouve chez Théognis, où eris, l’espoir, et kindunos, le danger, sont considérés comme « des daimones redoutables » (v. 637-638). Mais, par ailleurs, eris est « la seule divinité bénéfique parmi les hommes », ce qui montre une fois de plus la participation du daimôn à la divinité et la fluidité des catégories. La comparaison de ces affirmations élégiaques et gnomiques avec l’expression de la condition humaine telle que la mettent en scène la Théogonie et Les Travaux et les Jours permet de voir à l’œuvre ces glissements entre statut divin et action démonique rapportée à un dieu. Les Épinicies de Pindare élargissent encore le champ en plaçant la distinction entre dieux et mortels dans le registre de la puissance et de l’action des premiers sur le cours de la vie des seconds. Cette action, qu’elle soit positive ou négative, passe à nouveau par le biais de l’action démonique. Et quand elle est positive, l’humain est bel et bien eudaimôn.
    57 min
  • 08 - Dieux, daimones, héros - PDF
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    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2018-2019
    Un humain eudaimôn est « aimé des dieux immortels », ainsi que l’affirme Théognis. Dans ses Élégies qui font se succéder des sentences gnomiques et moralisantes où le terme daimôn a sa place, on perçoit clairement la valeur distributive des actions de daimones à qui est rapportée la répartition des biens et des maux dans la vie humaine. Cependant, quand il s’agit de prier pour obtenir un sort favorable, c’est à un dieu spécifique que l’on s’adresse, quitte à solliciter l’envoi d’un daimôn. Cette hiérarchisation crée les conditions de la cristallisation de la puissance d’une dieu sous forme d’un agent telle qu’on l’a déjà perçue dans l’Odyssée et chez Sappho. Il arrive, comme dans le cas de Phaéthon, qu’un daimôn reçoive un nom propre. C’est ce que l’on trouve chez Théognis, où eris, l’espoir, et kindunos, le danger, sont considérés comme « des daimones redoutables » (v. 637-638). Mais, par ailleurs, eris est « la seule divinité bénéfique parmi les hommes », ce qui montre une fois de plus la participation du daimôn à la divinité et la fluidité des catégories. La comparaison de ces affirmations élégiaques et gnomiques avec l’expression de la condition humaine telle que la mettent en scène la Théogonie et Les Travaux et les Jours permet de voir à l’œuvre ces glissements entre statut divin et action démonique rapportée à un dieu. Les Épinicies de Pindare élargissent encore le champ en plaçant la distinction entre dieux et mortels dans le registre de la puissance et de l’action des premiers sur le cours de la vie des seconds. Cette action, qu’elle soit positive ou négative, passe à nouveau par le biais de l’action démonique. Et quand elle est positive, l’humain est bel et bien eudaimôn.
    57 min
  • 08 - Dieux, daimones, héros
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2018-2019
    Un humain eudaimôn est « aimé des dieux immortels », ainsi que l’affirme Théognis. Dans ses Élégies qui font se succéder des sentences gnomiques et moralisantes où le terme daimôn a sa place, on perçoit clairement la valeur distributive des actions de daimones à qui est rapportée la répartition des biens et des maux dans la vie humaine. Cependant, quand il s’agit de prier pour obtenir un sort favorable, c’est à un dieu spécifique que l’on s’adresse, quitte à solliciter l’envoi d’un daimôn. Cette hiérarchisation crée les conditions de la cristallisation de la puissance d’une dieu sous forme d’un agent telle qu’on l’a déjà perçue dans l’Odyssée et chez Sappho. Il arrive, comme dans le cas de Phaéthon, qu’un daimôn reçoive un nom propre. C’est ce que l’on trouve chez Théognis, où eris, l’espoir, et kindunos, le danger, sont considérés comme « des daimones redoutables » (v. 637-638). Mais, par ailleurs, eris est « la seule divinité bénéfique parmi les hommes », ce qui montre une fois de plus la participation du daimôn à la divinité et la fluidité des catégories. La comparaison de ces affirmations élégiaques et gnomiques avec l’expression de la condition humaine telle que la mettent en scène la Théogonie et Les Travaux et les Jours permet de voir à l’œuvre ces glissements entre statut divin et action démonique rapportée à un dieu. Les Épinicies de Pindare élargissent encore le champ en plaçant la distinction entre dieux et mortels dans le registre de la puissance et de l’action des premiers sur le cours de la vie des seconds. Cette action, qu’elle soit positive ou négative, passe à nouveau par le biais de l’action démonique. Et quand elle est positive, l’humain est bel et bien eudaimôn.
    57 min
  • 08 - Dieux, daimones, héros

    Vinciane Pirenne-Delforge

    Collège de France

    Religion, histoire et société dans le monde grec antique

    Année 2018-2019

    Un humain eudaimôn est « aimé des dieux immortels », ainsi que l'affirme Théognis. Dans ses Élégies qui font se succéder des sentences gnomiques et moralisantes où le terme daimôn a sa place, on perçoit clairement la valeur distributive des actions de daimones à qui est rapportée la répartition des biens et des maux dans la vie humaine. Cependant, quand il s'agit de prier pour obtenir un sort favorable, c'est à un dieu spécifique que l'on s'adresse, quitte à solliciter l'envoi d'un daimôn. Cette hiérarchisation crée les conditions de la cristallisation de la puissance d'une dieu sous forme d'un agent telle qu'on l'a déjà perçue dans l'Odyssée et chez Sappho. Il arrive, comme dans le cas de Phaéthon, qu'un daimôn reçoive un nom propre. C'est ce que l'on trouve chez Théognis, où eris, l'espoir, et kindunos, le danger, sont considérés comme « des daimones redoutables » (v. 637-638). Mais, par ailleurs, eris est « la seule divinité bénéfique parmi les hommes », ce qui montre une fois de plus la participation du daimôn à la divinité et la fluidité des catégories. La comparaison de ces affirmations élégiaques et gnomiques avec l'expression de la condition humaine telle que la mettent en scène la Théogonie et Les Travaux et les Jours permet de voir à l'œuvre ces glissements entre statut divin et action démonique rapportée à un dieu. Les Épinicies de Pindare élargissent encore le champ en plaçant la distinction entre dieux et mortels dans le registre de la puissance et de l'action des premiers sur le cours de la vie des seconds. Cette action, qu'elle soit positive ou négative, passe à nouveau par le biais de l'action démonique. Et quand elle est positive, l'humain est bel et bien eudaimôn.

    57 min
  • 08 - Dieux, daimones, héros - VIDEO

    Vinciane Pirenne-Delforge

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    Un humain eudaimôn est « aimé des dieux immortels », ainsi que l'affirme Théognis. Dans ses Élégies qui font se succéder des sentences gnomiques et moralisantes où le terme daimôn a sa place, on perçoit clairement la valeur distributive des actions de daimones à qui est rapportée la répartition des biens et des maux dans la vie humaine. Cependant, quand il s'agit de prier pour obtenir un sort favorable, c'est à un dieu spécifique que l'on s'adresse, quitte à solliciter l'envoi d'un daimôn. Cette hiérarchisation crée les conditions de la cristallisation de la puissance d'une dieu sous forme d'un agent telle qu'on l'a déjà perçue dans l'Odyssée et chez Sappho. Il arrive, comme dans le cas de Phaéthon, qu'un daimôn reçoive un nom propre. C'est ce que l'on trouve chez Théognis, où eris, l'espoir, et kindunos, le danger, sont considérés comme « des daimones redoutables » (v. 637-638). Mais, par ailleurs, eris est « la seule divinité bénéfique parmi les hommes », ce qui montre une fois de plus la participation du daimôn à la divinité et la fluidité des catégories. La comparaison de ces affirmations élégiaques et gnomiques avec l'expression de la condition humaine telle que la mettent en scène la Théogonie et Les Travaux et les Jours permet de voir à l'œuvre ces glissements entre statut divin et action démonique rapportée à un dieu. Les Épinicies de Pindare élargissent encore le champ en plaçant la distinction entre dieux et mortels dans le registre de la puissance et de l'action des premiers sur le cours de la vie des seconds. Cette action, qu'elle soit positive ou négative, passe à nouveau par le biais de l'action démonique. Et quand elle est positive, l'humain est bel et bien eudaimôn.

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    Année 2018-2019

    Un humain eudaimôn est « aimé des dieux immortels », ainsi que l'affirme Théognis. Dans ses Élégies qui font se succéder des sentences gnomiques et moralisantes où le terme daimôn a sa place, on perçoit clairement la valeur distributive des actions de daimones à qui est rapportée la répartition des biens et des maux dans la vie humaine. Cependant, quand il s'agit de prier pour obtenir un sort favorable, c'est à un dieu spécifique que l'on s'adresse, quitte à solliciter l'envoi d'un daimôn. Cette hiérarchisation crée les conditions de la cristallisation de la puissance d'une dieu sous forme d'un agent telle qu'on l'a déjà perçue dans l'Odyssée et chez Sappho. Il arrive, comme dans le cas de Phaéthon, qu'un daimôn reçoive un nom propre. C'est ce que l'on trouve chez Théognis, où eris, l'espoir, et kindunos, le danger, sont considérés comme « des daimones redoutables » (v. 637-638). Mais, par ailleurs, eris est « la seule divinité bénéfique parmi les hommes », ce qui montre une fois de plus la participation du daimôn à la divinité et la fluidité des catégories. La comparaison de ces affirmations élégiaques et gnomiques avec l'expression de la condition humaine telle que la mettent en scène la Théogonie et Les Travaux et les Jours permet de voir à l'œuvre ces glissements entre statut divin et action démonique rapportée à un dieu. Les Épinicies de Pindare élargissent encore le champ en plaçant la distinction entre dieux et mortels dans le registre de la puissance et de l'action des premiers sur le cours de la vie des seconds. Cette action, qu'elle soit positive ou négative, passe à nouveau par le biais de l'action démonique. Et quand elle est positive, l'humain est bel et bien eudaimôn.

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  • 07 - Dieux, daimones, héros - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2018-2019
    Les daimones des Travaux sont collectifs et mandatés par Zeus. La seule attestation du mot dans la Théogonie apparaît quant à elle au singulier. Elle concerne Phaéthon, « le lumineux », fils d’Éos, la déesse Aurore, et de Képhalos, un humain mortel. Enlevé par Aphrodite dans la fleur de sa jeunesse, la déesse en fait un daimôn divin, « desservant de l’intérieur dans ses temples divins » (986-991). D’autres cas d’enlèvements d’humains par une déesse sont énumérés par la même Aphrodite dans l’Hymne pseudo-homérique en son honneur, quand elle dit à Anchise que sa famille a connu au moins deux événements de ce type, avec Ganymède enlevé par Zeus et Tithonos enlevé par Éos. Ces humains « s’approchent le plus des dieux par l’apparence et la prestance ». De telles comparaisons permettent de considérer à la fois les ressemblances et les distinctions avec le cas de Phaéthon tel que le dessine la Théogonie. Car, s’il bénéficie lui aussi d’une complexion proche des dieux et de la fleur de la jeunesse, la destinée que lui réserve Aphrodite se situe dans ses sanctuaires, et donc parmi les hommes. Ce statut de « gardien du temple » permet d’affiner la notion de « puissance d’action d’une divinité parmi les hommes » que nous avons décelée jusqu’ici. Une ouverture vers certains profils sacerdotaux attestés dans l’Iliade et, bien plus tard, par Pausanias, permet également de confirmer la proximité potentielle entre prêtre/prêtresse et divinité desservie, et de comprendre l’association entre le statut de nêopolos et de daimôn de Phaéthon dans la Théogonie.
    59 min

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Depuis 2017, Vinciane Pirenne-Delforge est titulaire de la chaire Religion, histoire et société dans le monde grec antique. Les différents termes de cet intitulé désignent les éléments constitutifs…