Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge

Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge

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Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge episodes

  • 07 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Les Grecs croyaient-ils à leurs dieux ? La question peut paraître curieuse, mais elle permet de soulever le problème de la « croyance » en contexte polythéiste. Le cours s’ouvre sur un bref parcours historiographique où sont convoqués Émile Durkheim, Rodney Needham et Jean Pouillon pour circonscrire les limites de l’application du registre de la « croyance » à des cultures non chrétiennes. Ensuite, il s’agit de réfléchir sur la signification du syntagme νομίζειν τοὺς θεούς / nomizein tous theous que l’on a parfois traduit par « croire aux dieux ». Cette « croyance » des Grecs a été interrogée par divers travaux, comme celui de Paul Veyne sur les mythes ou celui de Manuela Giordano sur les dieux, un article auquel a répondu Henk Versnel dans son monumental Coping with the Gods. En repartant des divers textes d’Hérodote qui recourent au verbe nomizein en contexte religieux, et en ajoutant des passages de Pausanias où ce dernier entre en compétition avec son grand devancier, il apparaît que le nomizein tous theous signifie à la fois reconnaître les dieux (c’est-à-dire les identifier, les nommer, se les représenter sous des formes diverses) et leur rendre les hommages qui leur sont dus. Les deux registres sont indissociables, mais cela ne fait pas pour autant des Grecs des « croyants » au sens que nous, modernes, donnons à ce terme.
    1 hr 6 min
  • 07 - Polythéisme grec, mode d'emploi - PDF
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Les Grecs croyaient-ils à leurs dieux ? La question peut paraître curieuse, mais elle permet de soulever le problème de la « croyance » en contexte polythéiste. Le cours s’ouvre sur un bref parcours historiographique où sont convoqués Émile Durkheim, Rodney Needham et Jean Pouillon pour circonscrire les limites de l’application du registre de la « croyance » à des cultures non chrétiennes. Ensuite, il s’agit de réfléchir sur la signification du syntagme νομίζειν τοὺς θεούς / nomizein tous theous que l’on a parfois traduit par « croire aux dieux ». Cette « croyance » des Grecs a été interrogée par divers travaux, comme celui de Paul Veyne sur les mythes ou celui de Manuela Giordano sur les dieux, un article auquel a répondu Henk Versnel dans son monumental Coping with the Gods. En repartant des divers textes d’Hérodote qui recourent au verbe nomizein en contexte religieux, et en ajoutant des passages de Pausanias où ce dernier entre en compétition avec son grand devancier, il apparaît que le nomizein tous theous signifie à la fois reconnaître les dieux (c’est-à-dire les identifier, les nommer, se les représenter sous des formes diverses) et leur rendre les hommages qui leur sont dus. Les deux registres sont indissociables, mais cela ne fait pas pour autant des Grecs des « croyants » au sens que nous, modernes, donnons à ce terme.
    1 hr 6 min
  • 07 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO

    Vinciane Pirenne-Delforge

    Collège de France

    Religion, histoire et société dans le monde grec antique

    Année 2017-2018

    Les Grecs croyaient-ils à leurs dieux ? La question peut paraître curieuse, mais elle permet de soulever le problème de la « croyance » en contexte polythéiste. Le cours s'ouvre sur un bref parcours historiographique où sont convoqués Émile Durkheim, Rodney Needham et Jean Pouillon pour circonscrire les limites de l'application du registre de la « croyance » à des cultures non chrétiennes. Ensuite, il s'agit de réfléchir sur la signification du syntagme νομίζειν τοὺς θεούς / nomizein tous theous que l'on a parfois traduit par « croire aux dieux ». Cette « croyance » des Grecs a été interrogée par divers travaux, comme celui de Paul Veyne sur les mythes ou celui de Manuela Giordano sur les dieux, un article auquel a répondu Henk Versnel dans son monumental Coping with the Gods. En repartant des divers textes d'Hérodote qui recourent au verbe nomizein en contexte religieux, et en ajoutant des passages de Pausanias où ce dernier entre en compétition avec son grand devancier, il apparaît que le nomizein tous theous signifie à la fois reconnaître les dieux (c'est-à-dire les identifier, les nommer, se les représenter sous des formes diverses) et leur rendre les hommages qui leur sont dus. Les deux registres sont indissociables, mais cela ne fait pas pour autant des Grecs des « croyants » au sens que nous, modernes, donnons à ce terme.

    1 hr 6 min
  • 07 - Polythéisme grec, mode d'emploi - PDF

    Vinciane Pirenne-Delforge

    Collège de France

    Religion, histoire et société dans le monde grec antique

    Année 2017-2018

    Les Grecs croyaient-ils à leurs dieux ? La question peut paraître curieuse, mais elle permet de soulever le problème de la « croyance » en contexte polythéiste. Le cours s'ouvre sur un bref parcours historiographique où sont convoqués Émile Durkheim, Rodney Needham et Jean Pouillon pour circonscrire les limites de l'application du registre de la « croyance » à des cultures non chrétiennes. Ensuite, il s'agit de réfléchir sur la signification du syntagme νομίζειν τοὺς θεούς / nomizein tous theous que l'on a parfois traduit par « croire aux dieux ». Cette « croyance » des Grecs a été interrogée par divers travaux, comme celui de Paul Veyne sur les mythes ou celui de Manuela Giordano sur les dieux, un article auquel a répondu Henk Versnel dans son monumental Coping with the Gods. En repartant des divers textes d'Hérodote qui recourent au verbe nomizein en contexte religieux, et en ajoutant des passages de Pausanias où ce dernier entre en compétition avec son grand devancier, il apparaît que le nomizein tous theous signifie à la fois reconnaître les dieux (c'est-à-dire les identifier, les nommer, se les représenter sous des formes diverses) et leur rendre les hommages qui leur sont dus. Les deux registres sont indissociables, mais cela ne fait pas pour autant des Grecs des « croyants » au sens que nous, modernes, donnons à ce terme.

    1 hr 6 min
  • 06 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Poursuivant l’investigation sur les « dieux grecs, dieux des Grecs », il s’agit cette fois de comprendre la portée de ce groupement générique en relation avec l’identité possible des dieux singuliers qui le composent. Considérant le cas parallèle des Douze dieux, on voit qu’il peut s’agir d’une entité cultuelle destinataire de l’hommage des hommes. Mais le groupe est également susceptible, dans des contextes déterminés, de se déployer en dieux distincts. La notion de « dieux grecs » n’est pas qu’une abstraction mobilisée à des fins rhétoriques. L’Hellenion documenté par Hérodote et par des dédicaces atteste son potentiel ancrage concret et les représentations qu’il véhicule. Par ailleurs, l’Enquête elle-même montre que la dénomination des theoi, un processus qu’Hérodote fait remonter aux Pélasges instruits par les Égyptiens, s’adresse potentiellement à tous les Grecs.
    Qu’en est-il dès lors de la relation entre le nom d’un dieu présent dans cet imaginaire partagé par les Grecs et les surnoms – que l’on appelle des épiclèses – qui lui sont attribués à l’échelle locale ? Autrement dit, un dieu conserve-t-il, ou non, une unité derrière la multiplicité des cultes qu’il reçoit ? C’est une réponse positive que permet d’esquisser l’analyse des différents facteurs de multiplication des entités du monde supra-humain des Grecs. Que ce soit le groupe des « dieux grecs », celui des « Douze dieux », les collectifs féminins comme les Charites ou les Muses, ou encore chaque divinité dont le nom est au singulier et reçoit des épiclèses dans les cultes, les Grecs les concevaient comme des puissances qui pouvaient se condenser ou se déployer selon les contextes et les attentes de ceux qui les honoraient.
    1 hr 1 min
  • 06 - Polythéisme grec, mode d'emploi - PDF
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Poursuivant l’investigation sur les « dieux grecs, dieux des Grecs », il s’agit cette fois de comprendre la portée de ce groupement générique en relation avec l’identité possible des dieux singuliers qui le composent. Considérant le cas parallèle des Douze dieux, on voit qu’il peut s’agir d’une entité cultuelle destinataire de l’hommage des hommes. Mais le groupe est également susceptible, dans des contextes déterminés, de se déployer en dieux distincts. La notion de « dieux grecs » n’est pas qu’une abstraction mobilisée à des fins rhétoriques. L’Hellenion documenté par Hérodote et par des dédicaces atteste son potentiel ancrage concret et les représentations qu’il véhicule. Par ailleurs, l’Enquête elle-même montre que la dénomination des theoi, un processus qu’Hérodote fait remonter aux Pélasges instruits par les Égyptiens, s’adresse potentiellement à tous les Grecs.
    Qu’en est-il dès lors de la relation entre le nom d’un dieu présent dans cet imaginaire partagé par les Grecs et les surnoms – que l’on appelle des épiclèses – qui lui sont attribués à l’échelle locale ? Autrement dit, un dieu conserve-t-il, ou non, une unité derrière la multiplicité des cultes qu’il reçoit ? C’est une réponse positive que permet d’esquisser l’analyse des différents facteurs de multiplication des entités du monde supra-humain des Grecs. Que ce soit le groupe des « dieux grecs », celui des « Douze dieux », les collectifs féminins comme les Charites ou les Muses, ou encore chaque divinité dont le nom est au singulier et reçoit des épiclèses dans les cultes, les Grecs les concevaient comme des puissances qui pouvaient se condenser ou se déployer selon les contextes et les attentes de ceux qui les honoraient.
    1 hr 1 min

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Depuis 2017, Vinciane Pirenne-Delforge est titulaire de la chaire Religion, histoire et société dans le monde grec antique. Les différents termes de cet intitulé désignent les éléments constitutifs…