Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge

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Religion, histoire et société dans le monde grec antique - Vinciane Pirenne-Delforge episodes

  • 04 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Du contraste dessiné en creux par Hérodote entre les coutumes des Grecs et celles des Perses, des Scythes et d’autres peuples ressortent divers éléments qui permettent d’identifier les composantes des nomoi qui concernent les dieux. En outre, dans le cadre du livre II dédié à l’Égypte, l’enquêteur prend position sur les « affaires divines » et affirme qu’il n’en parlera pas, sauf en ce qui concerne les ounomata. L’analyse des implications de cette restriction programmatique permet de mieux comprendre la place des dieux dans l’Enquête,notamment en regard de la poésie antérieure. Quant aux ounomata divins, la portée du terme s’éclaire dans le cadre de la véritable « histoire du polythéisme » que raconte Hérodote au début du livre II. Ce qu’il désigne par le terme ounoma/ounomata est moins le « nom » des dieux que leur « dénomination », c’est-à-dire le fait d’identifier, en leur attribuant un nom spécifique, des profils divins au sein d’un ensemble de dieux jadis indifférenciés. Chaque peuple est susceptible de procéder ainsi et l’identification de tels « profils » peut ensuite être transmise d’un peuple à l’autre. Dans la logique diffusionniste mise en place par Hérodote, la grande ancienneté qu’il attribue aux Égyptiens les institue en généreux pourvoyeurs de « dénominations » divines. C’est ensuite aux poètes Homère et Hésiode qu’Hérodote attribue la complexification de la représentation des dieux propre aux Grecs. La religion en général et la religion grecque en particulier telles que les conçoit l’enquêteur sont bien des institutions humaines, culturellement déterminées.
    1 hr 4 min
  • 04 - Polythéisme grec, mode d'emploi - PDF
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    Année 2017-2018
    Du contraste dessiné en creux par Hérodote entre les coutumes des Grecs et celles des Perses, des Scythes et d’autres peuples ressortent divers éléments qui permettent d’identifier les composantes des nomoi qui concernent les dieux. En outre, dans le cadre du livre II dédié à l’Égypte, l’enquêteur prend position sur les « affaires divines » et affirme qu’il n’en parlera pas, sauf en ce qui concerne les ounomata. L’analyse des implications de cette restriction programmatique permet de mieux comprendre la place des dieux dans l’Enquête,notamment en regard de la poésie antérieure. Quant aux ounomata divins, la portée du terme s’éclaire dans le cadre de la véritable « histoire du polythéisme » que raconte Hérodote au début du livre II. Ce qu’il désigne par le terme ounoma/ounomata est moins le « nom » des dieux que leur « dénomination », c’est-à-dire le fait d’identifier, en leur attribuant un nom spécifique, des profils divins au sein d’un ensemble de dieux jadis indifférenciés. Chaque peuple est susceptible de procéder ainsi et l’identification de tels « profils » peut ensuite être transmise d’un peuple à l’autre. Dans la logique diffusionniste mise en place par Hérodote, la grande ancienneté qu’il attribue aux Égyptiens les institue en généreux pourvoyeurs de « dénominations » divines. C’est ensuite aux poètes Homère et Hésiode qu’Hérodote attribue la complexification de la représentation des dieux propre aux Grecs. La religion en général et la religion grecque en particulier telles que les conçoit l’enquêteur sont bien des institutions humaines, culturellement déterminées.
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  • 04 - Polythéisme grec, mode d'emploi
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    Année 2017-2018
    Du contraste dessiné en creux par Hérodote entre les coutumes des Grecs et celles des Perses, des Scythes et d’autres peuples ressortent divers éléments qui permettent d’identifier les composantes des nomoi qui concernent les dieux. En outre, dans le cadre du livre II dédié à l’Égypte, l’enquêteur prend position sur les « affaires divines » et affirme qu’il n’en parlera pas, sauf en ce qui concerne les ounomata. L’analyse des implications de cette restriction programmatique permet de mieux comprendre la place des dieux dans l’Enquête,notamment en regard de la poésie antérieure. Quant aux ounomata divins, la portée du terme s’éclaire dans le cadre de la véritable « histoire du polythéisme » que raconte Hérodote au début du livre II. Ce qu’il désigne par le terme ounoma/ounomata est moins le « nom » des dieux que leur « dénomination », c’est-à-dire le fait d’identifier, en leur attribuant un nom spécifique, des profils divins au sein d’un ensemble de dieux jadis indifférenciés. Chaque peuple est susceptible de procéder ainsi et l’identification de tels « profils » peut ensuite être transmise d’un peuple à l’autre. Dans la logique diffusionniste mise en place par Hérodote, la grande ancienneté qu’il attribue aux Égyptiens les institue en généreux pourvoyeurs de « dénominations » divines. C’est ensuite aux poètes Homère et Hésiode qu’Hérodote attribue la complexification de la représentation des dieux propre aux Grecs. La religion en général et la religion grecque en particulier telles que les conçoit l’enquêteur sont bien des institutions humaines, culturellement déterminées.
    1 hr 4 min
  • 04 - Polythéisme grec, mode d'emploi

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    Année 2017-2018

    Du contraste dessiné en creux par Hérodote entre les coutumes des Grecs et celles des Perses, des Scythes et d'autres peuples ressortent divers éléments qui permettent d'identifier les composantes des nomoi qui concernent les dieux. En outre, dans le cadre du livre II dédié à l'Égypte, l'enquêteur prend position sur les « affaires divines » et affirme qu'il n'en parlera pas, sauf en ce qui concerne les ounomata. L'analyse des implications de cette restriction programmatique permet de mieux comprendre la place des dieux dans l'Enquête,notamment en regard de la poésie antérieure. Quant aux ounomata divins, la portée du terme s'éclaire dans le cadre de la véritable « histoire du polythéisme » que raconte Hérodote au début du livre II. Ce qu'il désigne par le terme ounoma/ounomata est moins le « nom » des dieux que leur « dénomination », c'est-à-dire le fait d'identifier, en leur attribuant un nom spécifique, des profils divins au sein d'un ensemble de dieux jadis indifférenciés. Chaque peuple est susceptible de procéder ainsi et l'identification de tels « profils » peut ensuite être transmise d'un peuple à l'autre. Dans la logique diffusionniste mise en place par Hérodote, la grande ancienneté qu'il attribue aux Égyptiens les institue en généreux pourvoyeurs de « dénominations » divines. C'est ensuite aux poètes Homère et Hésiode qu'Hérodote attribue la complexification de la représentation des dieux propre aux Grecs. La religion en général et la religion grecque en particulier telles que les conçoit l'enquêteur sont bien des institutions humaines, culturellement déterminées.

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    Du contraste dessiné en creux par Hérodote entre les coutumes des Grecs et celles des Perses, des Scythes et d'autres peuples ressortent divers éléments qui permettent d'identifier les composantes des nomoi qui concernent les dieux. En outre, dans le cadre du livre II dédié à l'Égypte, l'enquêteur prend position sur les « affaires divines » et affirme qu'il n'en parlera pas, sauf en ce qui concerne les ounomata. L'analyse des implications de cette restriction programmatique permet de mieux comprendre la place des dieux dans l'Enquête,notamment en regard de la poésie antérieure. Quant aux ounomata divins, la portée du terme s'éclaire dans le cadre de la véritable « histoire du polythéisme » que raconte Hérodote au début du livre II. Ce qu'il désigne par le terme ounoma/ounomata est moins le « nom » des dieux que leur « dénomination », c'est-à-dire le fait d'identifier, en leur attribuant un nom spécifique, des profils divins au sein d'un ensemble de dieux jadis indifférenciés. Chaque peuple est susceptible de procéder ainsi et l'identification de tels « profils » peut ensuite être transmise d'un peuple à l'autre. Dans la logique diffusionniste mise en place par Hérodote, la grande ancienneté qu'il attribue aux Égyptiens les institue en généreux pourvoyeurs de « dénominations » divines. C'est ensuite aux poètes Homère et Hésiode qu'Hérodote attribue la complexification de la représentation des dieux propre aux Grecs. La religion en général et la religion grecque en particulier telles que les conçoit l'enquêteur sont bien des institutions humaines, culturellement déterminées.

    1 hr 4 min
  • 03 - Polythéisme grec, mode d'emploi - VIDEO
    Vinciane Pirenne-Delforge
    Collège de France
    Religion, histoire et société dans le monde grec antique
    Année 2017-2018
    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
    59 min
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    Vinciane Pirenne-Delforge
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    Année 2017-2018
    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
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    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d’Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l’étude de la religion grecque antique : 1) l’abondance du matériau qu’il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l’enquêteur à l’égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l’ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d’épisodes des Guerres médiques.
    C’est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d’abord explorée afin d’en comprendre la portée dans l’usage d’Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l’opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n’est pas encore constituée à l’époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l’initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d’usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l’Enquête sont analysés.
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    Année 2017-2018

    Plusieurs raisons président au choix de partir du texte d'Hérodote pour aborder les tensions entre le général et le particulier dans l'étude de la religion grecque antique : 1) l'abondance du matériau qu'il offre en matière de religion ; 2) la posture spécifique de l'enquêteur à l'égard de ce matériau par rapport aux poètes qui l'ont précédé ; 3) la représentation de la religion grecque qui se révèle en creux dans les descriptions des coutumes étrangères ; 4) le recours à la notion de « dieux grecs » dans toute une série d'épisodes des Guerres médiques.

    C'est la notion de nomos (« coutume », « tradition ») qui est d'abord explorée afin d'en comprendre la portée dans l'usage d'Hérodote, notamment en regard des débats de son temps sur l'opposition entre nomos et phusis. Cette dernière est entendue non comme « nature » (une catégorie qui n'est pas encore constituée à l'époque) mais comme la complexion de ce qui croît et se développe indépendamment de l'initiative humaine. Les nomoi sont donc des ensembles de comportements et d'usages aussi variés que les peuples qui les portent et, parmi ces usages, on trouve les relations avec la sphère supra-humaine dont quelques exemples tirés des premiers livres de l'Enquête sont analysés.

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Depuis 2017, Vinciane Pirenne-Delforge est titulaire de la chaire Religion, histoire et société dans le monde grec antique. Les différents termes de cet intitulé désignent les éléments constitutifs…