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  • La collecte et la plantation des variétés de thés de montagne de Taïwan
    Quand on parle des thés taïwanais qui sont souvent primés à l’international, on pense surtout au thé Oolong des hautes montagnes, légèrement torréfié ou au thé noir Assam du lac du Soleil et de la Lune. Mais la plupart d'entre nous ignorent qu’il existe de véritables thés endémiques de Taïwan dont le nom scientifique est Camellia formosensis.
    Les autorités appellent désormais ces thés, « thés de montagne », pour faire la distinction avec d’autres thés produits à Taïwan. Depuis quelques années, la plantation de ces thés endémiques est même listée dans la politique dite de « l’économie sous le bois » au même titre que les champignons, les oreilles de Judas ou encore le mycélium, dans le but de générer davantage de ressources économiques pour les sylviculteurs.
    Récemment, les chercheurs ont finalisé la collecte de différentes variétés de thé de montagne dans une trentaine de montagnes taïwanaises, un travail qui a nécessité deux années d'effort.
    13 min
  • Un élevage laitier qui se démarque
    Le développement de l’élevage laitier à Taïwan ne s'est pas fait du jour au lendemain. Avec une histoire courte d’un siècle environ, le développement du secteur a nécessité une volonté des autoritées publiques. L’élevage de vaches a commencé à l’époque japonaise durant la première moitié du XXe siècle. Les vaches laitières ont été introduites depuis le Japon dans le but de proposer du lait aux soldats japonais blessés pour compléter leur alimentation. Après la guerre; avec l’arrivée du gouvernement nationaliste chinois à Taïwan, les autorités ont sélectionné des zones relativement arides pour définir quatre zones d’élevage laitier même si, dans un premier temps, les techniques d’élevage étaient rudimentaires et la production laitière peu conséquente.
    La date clé de l’élevage laitier est l'année 1972 lorsque Taïwan a introduit des espèces de vaches laitières depuis la Nouvelle Zélande, destinées aux quatre zones spécialisées de l’élevage laitier. Parallèlement, des techniques plus modernes telles que « l’insémination artificielle » et « l’alimentation équilibrée » ont été introduites, permettant d’augmenter significativement la production laitière. Mais la plupart des élevages vendaient leur lait aux grandes entreprises agroalimentaires et ce n'est que depuis 2015 que des petits élevages commencent à commercialiser leur lait sous leur propre marque. Et l'élevage Great Farm en fait partie.
    11 min
  • Quand l'alcool de riz sort de la cuisine
    A Taïwan, lorsque nous parlons de spiritueux, nous pensons tout de suite au whisky Kavalan qui est l'une des premières marques taïwanaises à produire en masse un whisky dont les produits sont souvent primés à l'international. D'ailleurs, en mai dernier, lors de la compétition mondiale de spiritueux de San Francisco (SFWSC), les whiskies de Kavalan ont décroché 3 doubles médailles d'or et 5 médailles d'or. Ce concours a reçu cette année plus de 5 000 participants du monde entier et Taïwan a glané un total de 121 médailles, dont 21 doubles médailles d'or (la plus haute distinction), 37 médailles d'or, 52 médailles d'argent et 11 médailles de bronze.
    Parmi ces médailles décrochées, la petite distillerie Heng Chi basée à Taoyuan dans le nord-ouest de Taïwan a contribué à hauteur de 13 médailles. Cette distillerie qui participe pour la 4e fois à cette compétition a obtenu deux doubles médailles d'or avec deux alcools de riz dans la catégorie « whisky de grain unique » et la catégorie shōchū qui est une boisson spiritueuse japonaise distillée. L'alcool de riz qui est essentiellement utilisé pour la cuisine à Taïwan trouve ainsi de nouvelles saveurs.
    12 min
  • La pêche très contrôlée au réservoir Shimen
    Le site du réservoir de Shihmen était un lieu où cohabitaient les hans et les autochtones. Les habitants riverains vivaient de la pêche en eau douce, notamment des poissons ayu. Après l'arrivée au pouvoir du gouvernement nationaliste à Taïwan après la 2nd guerre mondiale, les pêcheurs locaux ont constitué une coopérative de pêche. Or par la suite, en raison de la construction du réservoir, beaucoup de riverins étaient forcés à déménager et la coopérative a été dissoute. Aujourd'hui, il faut répondre à plusieurs critères pour être pêcheurs de la zone du réservoir Shimen. Pourtant des plats à base de poissons sont extrêmement célèbres de cette zone. Liao Wen-hsiang qui répond à nos questions aujourd'hui en fait partie.
    11 min
  • A la recherche des fruits tropicaux émergeants
    Les Taïwanais aiment parler de Taïwan, un royaume des fruits. En profitant de son climat à la fois tropical et subtropical, Taïwan produit une trentaine de variétés de fruits, dont des mangues, des bananes, des ananas, des litchis, des agrumes ou du raisin, avec une production annuelle de plus de 2,70 millions de tonnes et une valeur de production de 95,8 milliards de dollars taïwanais soit environ 2,6 milliards d’euro en 2021. La production fruitière est devenue le secteur agricole le plus important de Taïwan. A Taïwan, deux principaux instituts dépendant du ministère de l'Agriculture sont responsables de la recherche et du développement des fruits. L'institut à Fengshan situé à Kaohsiung dans le sud est en charge des fruits tropicaux tandis que celui à Chiayi un peu plus au nord, est responsable du développement des fruits subtropicaux. Ces deux instituts ont pris naissance dès l'époque japonaise au début du XXe siècle.
    Après le fruit de dragon à la chair rouge qui a eu un véritable succès à Taïwan auprès des consommateurs et des agiculteurs, l'institut Fengshan est à la recherche d'un nouveau fruit tropical émergeant.
    12 min
  • Après 7 ans de lutte, la peste porcine africaine finit par frapper Taïwan
    Le 22 octobre, le ministère de l’Agriculture a annoncé le tout premier cas de peste porcine africaine à Taïwan alors que l’île s’est largement mobilisée pour lutter contre cette maladie animale depuis sa propagation en Chine en août 2018. Dès cette date, Taïwan avait instauré des contrôles très stricts aux frontières et des inspections internes, ce qui a permis à Taïwan d’atteindre son objectif de longue date en mai de cette année. C’est lors de l’assemblée générale à Paris de l’Organisation mondiale de la Santé animale (OMSA) en mai dernier que Taïwan était officiellement reconnu comme indemne de peste porcine africaine, de peste porcine classique et de fièvre aphteuse. Taïwan était en effet le seul pays d’Asie à être indemne de ces maladies. Cette reconnaissance internationale marquait pour Taïwan la fin de plus de 20 ans d’efforts continus.
    En réalité, l’élevage porcin taïwanais a été durement touché par l’épidémie de fièvre aphteuse de 1997. A cette époque-là, sa production annuelle atteignait 88,6 milliards de dollars taïwanais (soit plus de 2 milliards d’euros), grâce notamment aux exportations vers le Japon. Cette épidémie a engendré des pertes économiques de plus de 170 milliards de dollars taïwanais (soit plus de 4,9 milliards d’euros), et a conduit à l’interdiction des exportations de porc pendant plus de 20 ans.
    Les efforts continus ont ainsi été nécessaires pour que Taïwan soit reconnu seulement en mai dernier comme un pays indemne des principales épidémies porcines. Le pays commence également à peine à exporter ses porcs. L'arrivée des derniers cas de peste porcine africaine qui semble être liée aux restes de table a fait ainsi mobiliser tous les acteurs taïwanais afin de protéger le secteur.
    13 min
  • L’orchidée « mamie taïwanaise » réintroduite dans son milieu naturel
    Bien que Taïwan ne compte que deux espèces d'orchidées Phalaenopsis indigènes, il existe au total plus de 400 espèces d’orchidées dans le pays.
    Parmi ces deux espèces, l’orchidée Phalaenopsis aphrodite reste la plus célèbre qui a servi au développement de nombreuses espèces d’orchidées papillon par la suite. Or, cette espèce aussi importante est classée par Taïwan comme une plante « en danger critique d'extinction à l'échelle nationale ».
    Un projet vient d'avoir lieu pour réintroduire cette espèce d'orchidée surnommée « mamie taïwanaise » dans un village aborigène à Hengchun, à la pointe sud de l'île.
    12 min
  • La réintroduction des herbes marines Halophila beccarii à Tainan
    Dans les zones intertidales de la côte sud-ouest de Taïwan vit une plante minuscule. Son nom? Halophila beccarii, une espèce d’herbe marine.
    Les herbiers marins sont importants non seulement pour la séquestration du carbone, mais également pour l’accueil des petits invertébrés. Cependant, ces dernières années, les herbiers marins dans le sud-ouest de Taïwan ont connu une grave crise de survie due à la pression du changement climatique ainsi qu'à l’aménagement du littoral. Pour sauver cette espèce d’herbe marine déjà classée comme vulnérable par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l’université nationale Sun Yat-sen tente de la replanter dans son milieu naturel.
    Pour suivre ce projet, nous rencontrons aujourd’hui le professeur Liu Shang-yin du Départment de biotechnologie et des ressources marines à l’Université nationale Sun Yat-sen.
    12 min
  • Vers un élevage porcin plus intelligent
    Pour un pays qui élève peu de bœufs comme Taïwan, l’élevage porcin tout comme celui des volailles assurent la principale source de viande. Pour le pays, dès 1989 la valeur de la production de porcs a dépassé celle du riz et se classe toujours au premier rang des produits agricoles. Le sommet de cet élevage a été atteint en 1996, à l’époque, Taïwan élevait 14 millions de tête de porcs, et la valeur de cet élevage s’élevait à 88 600 000 000 de dollars taïwanais, 2, 4 milliards d’euro de nos jours. C’était 2,3 fois plus élevé que le riz. Le porc taïwanais représentait presque la moitié des porcs importés du Japon. Le tout a changé lorsque cet élevage a été touché par la fièvre aphteuse en 1997.
    Ce n’est qu’en mai dernier que Taiwan a été officiellement reconnu par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) comme exempt de la fièvre porcine classique (FPC), devenant ainsi le seul pays d’Asie à être exempt simultanément de la FPC, de la peste porcine africaine (PPA) et de la fièvre aphteuse (FA).
    Depuis 2021, le ministère de l'Agriculture a promu le « plan de transformation et de mise à niveau des élevages », grâce à des conseils techniques, un soutien financier et des conseils politiques, il a aidé les éleveurs à améliorer l'environnement alimentaire, à augmenter l'efficacité de la production et à introduire le concept d'une économie circulaire verte.
    A la fin de 2024, 2 146 des quelques 5000 fermes porcines ont terminé la transformation et la mise à niveau, ce qui concerne environ 4 millions de tête de porcs. Les élevages se concentrent dans le sud-ouest et le sud de Taïwan.
    L’agriculteur Chen Sheng-wei est issu de Chiayi dans le sud-ouest de l’île. Diplômé de l’ingénierie mécanique et des sciences et technologies animales, Chen Sheng Wei a déjà décroché un prix du ministère du Numérique pour sa plate-forme qui favorise l'utilisation des ressources du fumier pour l'élevage en 2024 et il vient d'obtenir le deuxième prix de l'expert national en agriculture.
    12 min

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Les Atayal croient que l'agriculture résulte des liens fermes entre l'Homme, la terre et Utux. L'Homme laboure les champs grâce à son savoir-faire transmis de génération en génération, la terre nourrit les cultures dont les variétés changent en fonction de la qualité des parcelles et Utux qui représente l'âme des ancêtres veille sur la bonne croissance des cultures. A travers ces liens chargés en traditions et en sagesse, l'Homme est inséparable de la terre. Néanmoins, avec la société qui s'est enrichie grâce à l'industrialisation, l'Homme s'est éloigné progressivement de ses racines et aujourd'hui lorsqu'il regarde en arrière, il voit la terre défigurée avec des montagnes éventrées, des rivières déteintes, des espèces de vie éteintes…