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  • Des perchoirs à rapaces jusqu'à un label de l'agriculture "écologique"
    C'est avec le « le milan noir », une espèce de race répandue à Taïwan que tout a commencé. Pour sauver les milans noirs, les chercheurs ont installé des perchoirs à rapaces qu'ils ont introduit depuis l'étanger. Mais très vite, les chercheurs ont réinventé un système de perchoirs aujourd'hui brevetés. Ce dernier a également mieux convaincu les agriculteurs à pratiquer une agriculture plus saine. D'où là, un nouveau label de l'agriculture "écologique" est né et le milan noir est de retour.
    16 min
  • Les habitants de Chiayi répondent présents à la protection des ours noir formosans
    En 2021, l’administration des affaires forestières du ministère de l’Agriculture avait mis en place le programme d’indémnités pour les services environnementaux. L’objectif étant de verser une sorte de « rémunération écologique » aux producteurs agricoles ou aux habitants des zones où se trouvent des espèces d’animaux menacées afin de contribuer à la préservation de l’écosystème. Cela signifie que les coûts liés à la protection des espèces ne sont plus supportés uniquement par les agriculteurs ou les habitants locaux. L’année suivante, compte tenu des besoins en matière de protection de l’ours noir formosans ainsi que des signalements d’observations et des expériences de sauvetage et de soins, un nouveau programme d’indémnité pour les services environnementaux liés à l’ours noir formosan a été lancé. L’ours noir formosan s'ajoute ainsi à ce programme qui couvrait déjà des chats-léopards, des éffraie de prairie, des loutres ou encore des Jacana à longue queue.
    Selon les données de l’administration de la protection des forêts dépendant du ministère de l’Agriculture, en mars de cette année, on dénombre environ 1200 ours noirs formosan dans le pays. C’est à Hualien dans l’est que l’on recense le plus grand nombre d’observations d’ours noirs de Taïwan, suivi de Taitung, puis de Taichung, Kaohsiung, Miaoli, Chiayi, ainsi que des parcs nationaux comme celui du mont de jade.
    En 2023 et 2026, sept villages placés sous la compétence de l’antenne de Chiayi de l’administration de la protection des forêts ont rejoint le programme d’indémnités pour les services écosystémiques liés à l’ours noir formosan. Et la perception des villageois a commencé à changer vis à vis de cet animal.
    13 min
  • Des sacs "écologiques" pas écolo
    La politique de restriction des plastiques à Taïwan a été mise en place en 2002. Après avoir fait l’objet de plusieurs révisions et extensions, les principales politiques mises en place sont les suivantes: « un système de tarification des sacs plastiques destinés aux achats », « l’interdiction des sacs plastiques à usage unique dans certains lieux », ainsi que des objectifs de réduction à la source des produits en plastique. En ce qui concerne le système de facturation des sacs plastiques, Taïwan a élargi son champ d’application depuis 2018 afin d’inclure les supermarchés, les hypermarchés, les supérettes, les chaînes de restauration rapide et les grands magasins.
    En mai dernier, le ministre de l’Environnement, Peng Chi-ming, a déclaré qu’il poursuivra la campagne de réduction des plastiques et que la dernière étape dans cette lutte de taille vise les marchands ambulants et les marchés traditionnels où l'utilisation des sacs plastiques est la plus répandue. Or, la réduction de l’utilisation des sacs plastiques a favorisé étrangement l'usage des sacs que les Taïwanais appellent des sacs écologiques qui sont aujourd’hui sur-utilisés.
    13 min
  • La préservation de la coriandre des montagnes qui n'est pas de la coriandre
    A Taïwan, il existe des plantes dont le nom prête à confusion quant à leur espèce. On sait déjà que le poivre des montagnes n’est pas du poivre, et cette semaine, on va s’intéresser à la coriandre des montagnes qui n’est pas non plus de la coriandre. La coriandre des montagnes (Cotula hemisphaerica) est une espèce endémique que la plupart des Taïwanais n’ont jamais vu de leur propres yeux.
    Classée comme plante menacée de disparition, la coriandre de montagne fait partie du programme national de préservation des espèces endémiques. Avec des efforts menés depuis quelques années, l'équipe responsable de cette espèce de plante tente désormais à faire de la coriandre de montagne, une plante de bonsaï qui peut trouver une petite place sur les balcons.
    13 min
  • Taïwan a accueilli la coupe du monde du poisson guppy
    Début mars, le comté de Pingtung dans l’extrême sud de Taïwan avait accueilli ce que l’on appelle la coupe du monde des poissons guppys, un poisson d’ornement célèbres pour leurs couleurs et ses formes atypiques. Il était une fois, les guppys étaient appellés le « poisson au gros ventre», très répandu dans les rizières. Tout comme la carpe koi, les gens ont commencé à remarquer la grande variété de motifs sur le corps du guppy. Ainsi, après de longues années de sélection, les aquaculteurs ont progressivement développé toutes sortes de couleurs et de formes magnifiques, devenant ainsi un poisson d’ornement très apprécié.
    Pour cette coupe du monde qui se déroule pour la première fois dans le sud de Taïwan, plus de 800 groupes provenant de 20 pays étaient inscrits, faisant un record historique.
    13 min
  • Taïwan avance peu à peu dans la production de la vanille
    La gousse de vanille, souvent considérée comme une épice de luxe réservée aux desserts de style occidental, semble être toujours un peu inaccessible, comme si elle n’appartenait qu’à la pâtisserie haut de gamme et aux desserts raffinés. Pourtant, la vanille peut être bien plus proche de la vie quotidienne des Taïwanais. Tout comme le poivre, la moutarde ou la menthe, qui font partie des épices communs de nos jours, la gousse de vanille peut tout aussi bien s'intégrer peu à peu dans la cuisine de tous les jours.
    Le centre de recherche agricole de Taoyuan ont développé des techniques et des machines développées pour optimiser le processus de production. Cette recherche symbolise également un tournant pour l'agriculture taïwanaise, qui passe progressivement d'une « dépendance à l'importation » à une « production autonome ».
    13 min
  • La protection du papillon violet moucheté à Taïwan
    Chaque année, vers le début du mois d’avril, soit vers la fête du nettoyage des tombes, les papillons Euploea s’envolent du sud vers le nord par deux itinéraires. Celui de l’ouest et celui de l’est, soit des deux côtés de la chaîne de montagne centrale. L’ouest de Taïwan étant hautement développé et habité devient ainsi une route remplie de danger pour ces papillons. L’association de la protection écologique des papillons Euploea, basée dans le centre-ouest de Taïwan, est l’une des plus actives dans la protection de ce papillon pour éviter qu’il meurt sur son chemin de migration.
    Mais cette année, depuis début mars, le nombre de ces papillons que les Taïwanais appellent le“papillon violet moucheté”est particulièrement faible.
    12 min
  • La SOW et le travail de la protection des basses montagnes
    L’association SOW (Society of Wilderness) a tenu récemment une conférence de presse pour souligner que l'aménagement des routes, la pollution lumineuse et d’autres éléments de perturbations humaines mettaient en péril la survie de nombreuses espèces endémiques des zones de basses montagnes. Cet appel intervient après huit années de données enregistrées par la SOW à travers son le « Grand recensement des habitats sauvages », une initiative de science citoyenne réalisée sur la plateforme iNaturalist lancée en 2018.
    Jusqu’en février dernier, près de 13 000 bénévoles ont déjà pris part à cette enquête, recensant plus de 13 000 espèces dans 90 habitats répartis sur tout le territoire taïwanais, pour un total de 550 000 observations. L’enquête a révélé que les activités humaines ont fragmenté des habitats autrefois continus, entraînant une désintégration progressive du réseau écologique et mettant en péril la survie des espèces indigènes des basses montagnes.
    13 min
  • Quand les oiseaux chantent : GI~GO~GUAI~~To meet you~
    Le parc forestier nationale de la montagne Dasyueshan, issue de l’ancienne exploitation forestière du même nom, est située à Taichung dans le centre de Taïwan. Située à plus de 2 000 mètres d’altitude, la région recèle de riches ressources forestières et, à mesure que l’altitude augmente, présente quatre types de forêts : subtropicale, tropical, tempérée et boréale. Elle constitue ainsi l’une des plus belles forêts de Taïwan. Ici, les températures estivales sont inférieures à 18 °C et peuvent descendre jusqu’à -5 °C en hiver. Il s’agit d’un parc forestier de haute montagne idéal pour le paysages, l’observation des oiseaux, ou encore des recherches botaniques.
    Au niveau des oiseaux, au moins 227 espèces d’oiseaux appartenant à 60 familles ont été recensées dans le parc Dasyueshan ainsi que 48 sous-espèces d’oiseaux endémiques à Taïwan. En réalité, à l'exception des espèces vivant uniquement en plaine et dans les zones de basse altitude, le parc de montagne Dasyueshan abrite pratiquement toutes les espèces d’oiseaux sédentaires de Taïwan.
    Pour faire connaître cette richesse, le bureau de DongShi de l’administration des affaires forestières organise depuis 16 ans, la grande compétition pour l’observation des oiseaux. Dans le cadre de cette compétition qui entre dans sa 16e édition cette année, l'association taïwanaise des oiseaux sauvage organise pout la première fois un concours qui consiste à imiter de chants d’oiseaux de Dasyueshan.
    14 min

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Les Atayal croient que l'agriculture résulte des liens fermes entre l'Homme, la terre et Utux. L'Homme laboure les champs grâce à son savoir-faire transmis de génération en génération, la terre nourrit les cultures dont les variétés changent en fonction de la qualité des parcelles et Utux qui représente l'âme des ancêtres veille sur la bonne croissance des cultures. A travers ces liens chargés en traditions et en sagesse, l'Homme est inséparable de la terre. Néanmoins, avec la société qui s'est enrichie grâce à l'industrialisation, l'Homme s'est éloigné progressivement de ses racines et aujourd'hui lorsqu'il regarde en arrière, il voit la terre défigurée avec des montagnes éventrées, des rivières déteintes, des espèces de vie éteintes…