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  • Le secteur agricole face aux droits de douane américains
    D'après les données sur les exportations, le montant des exportations de produits agricoles de Taïwan vers la Chine a été multiplié par plus de dix depuis l’adhésion de Taïwan à l’OMC en 2002. La signature de l'ECFA, l'accord cadre sur les coopérations commerciales interdétroit en 2011 a même permis à ce montant de dépasser un milliard de dollars américain, pour atteindre un pic de près de 1,3 milliard de dollars en 2019. Cela représentait environ 20% des exportations agricoles taïwanaises, et environ 30% si l'on ajoutait Hong Kong. La Chine était suivi du Japon et des Etats-Unis en matière d'exportations agricoles taïwanaises. Par la suite, des facteurs politiques interdétroit ont commencé à peser sur les exportations agricoles taïwanaises. La Chine a en effet utilisé des raisons différentes notamment sanitaires pour bloquer ses importations des produits agricoles notamment des fruits taïwanais. Depuis, Taïwan a tenté de diversifier ses marchés d’exportations des produits agricoles. En 2022, les Etats-Unis ont dépassé la Chine pour devenir le premier pays importateur des produits agricoles taïwanais avec une valeur totale d’environ 900 millions de dollars. Mais, les droits de douane américains inquiètent le secteur agricole taïwanais. Avec les différentes mesures du soutien annoncées par le gouvernement, le professeur Yang Min-hsien en commerce international de l'Université Feng Chia partage ses recommandations.
    15 min
  • Un riz taïwanais primé d'or au Japon
    En décembre dernier, deux Taïwanais ont pris part à la 27e édition du Concours international d’analyse et d’évaluation du goût du riz qui a eu lieu à Tsukuba Mirai, au Japon. Chen Shi-hsian, riziculteur à Taoyuan, a obtenu un prix d’or dans ce concours considéré comme la compétition la plus distinguée au Japon en matière du riz.
    Chen Shi-xian a décroché ce prix d’or, la plus haute distinction avec la variété de riz « Taoyuan n° 3 ». Il s’est distinguée parmi 5 070 candidats. Selon les autorités taïwanaises, la variété de riz « Taoyuan n° 3 » est une variété ancienne cultivée depuis plus de 20 ans.
    Il s'agit d'une compétition difficile puisque la qualité de grain compte tout comme la saveur.
    14 min
  • L'élevage des mulets à Taïwan
    Pour les repas familiaux du Nouvel an lunaire, la poutargue taïwanaise revenue à la poêle ou au four est considérée par les Taïwanais comme un mets raffiné indispensable. Or, le prix de cette poutargue a connu une volatilité inhabituelle ces dernières années. Même les œufs de mulet sauvages, d'un poids exceptionnel de plus de 625 g, pouvaient être vendus à moins de 1 000 NT$ (moins de 30 euros) alors que ce poisson était surnommé par les Taïwanais de "l'or noir". L'importation des oeufs de mulets depuis la Chine permet de vendre les poutargues moins chers mais elle représente un impact sur la pêche locale au mulet, la production des poutargues et l'industrie de l'élevage du mulet pourtant très technique.
    13 min
  • Le travail du centre de recherche aquacole de Penghu
    L’aquaculture est au cœur de l’économie halieutique de Taïwan, avec une valeur de production atteignant 37,5 milliards de NTD soit environ 1,07 milliards d’euros en 2019, soit 40 % de la valeur totale de la production halieutique. En 2021, le secteur employait environ 85 000 personnes et l’aquaculture couvrait une superficie de plus de 43 000 hectares. Avec l’épuissement des ressources marines, l’aquaculture s’affirme comme une source vitale de nourriture pour les humains. Bien que de nombreuses espèces aient été élevées avec succès et reproduites en masse grâce à l’aquaculture, l’industrie dépend toujours de l’élevage des jevenils ou des alvins ou de recherche et de développement de nouvelles espèces. Ko Zhih-hong est le directeur du centre d’élevage des alevins ou de juvenils d’aquaculture du comté des Pescadores qui est l’un des plus importants lieux de recherche en la matière. Les Pescadores aussi connus sont le nom de Penghu en chinois se situent dans le sud du détroit de Taïwan.
    Le centre de recherche aquacole de Penghu a été fondé en 1969, puis restructuré en 1987 pour devenir le centre d’élevage des alevins et des juvenils d’aquaculture du comté. À l’origine, le centre était spécialisé dans la reproduction de jeunes plants de nori, un genre d’algues rouges, qui étaient ensuite vendus aux pêcheurs pour être cultivés dans les eaux côtières. À la suite de la restructuration de 1987, le centre a élargi ses activités pour inclure la reproduction de diverses espèces de poissons, de crustacés et des fruits de mer. Plus récemment, le centre travaille également dans des projets de restauration des coraux et de réhabilitation des herbiers marins. Les initiatives du centre de restauration marine au cours des dernières années se sont avérées très fructueuses, englobant un large éventail d’activités, notamment la gestion des zones intertidales, la restauration des zones côtières et la réhabilitation des habitats.
    13 min
  • Une nouvelle variété de patate douce pour faire face au changement climatique
    Avec le développement de la notion de la santé, la patate douce est de nos jours un aliment de base de plus en plus prisé des Taïwanais au point qu’on la retrouve quasiment dans tous les magasins de proximité déjà cuite, prête à la consommation. Selon les données du ministère de l’Agriculture, en 2024 Taïwan a cultivé des patates douces sur environ 9 400 hectares avec une production de plus de 218 000 de tonnes. Cette quantité est en réalité largement inférieure aux années 1950-70 lorsque les patates douces étaient considérées comme un aliment des pauvres que les Taïwanais consommaient en mélangeant avec le riz, à l'époque trop onéreux pour beaucoup de ménages. A noter aussi que les patates douces étaient aussi cultivées pour l’élevage porcin. A son apogée, la production des patates douces a atteint les 3,4 millions de tonnes en 1968. Mais, avec l'enrichissement de la société et l’importation du maïs pour l’élevage porcin, la plantation des patates douces a beaucoup diminué.
    Ces dernières années, la culture des patates douces fait face à de nouveaux défis, notamment liés au changement climatique. Ainsi, depuis une dizaine d’années, le centre de recherche agricole de Taoyuan, dans le nord-ouest de Taïwan, se penche sur le développement de nouvelles variétés. Peu avant le Nouvel An lunaire de cette année, le centre a d'ailleurs commencé à promouvoir la qualité particulière de la nouvelle variété nommée Zi Jing qui est la 4e variété développée par le centre.
    14 min
  • Le thé Oolong de la dynastie des Qing primé au Japon
    La compétition mondiale du thé vert japonais est organisée depuis 2007 dans la préfecture de Shizuoka. Les critères de compétition portent sur la saveur et l’arôme du thé, le concept du produit, le design de l’emballage et le potentiel commercial. L’édition 2025 qui s’est conclue en décembre dernier a attiré 194 participations provenant de cinq pays, dont le Japon, Taïwan et la Corée du Sud. Tsai Jin-tsai qui est la 5e génération de sa famille à cultiver du thé à Shenkeng dans le Nouveau Taipei. Il a remporté le grand prix d’or avec son thè Oolong de la dynastie des Qing, la dernière dynastie chinoise. Shenkeng est également l’une des premières régions taïwanaises à produire du thé.
    14 min
  • Publication d'un livre sur les dauphins de Rosso pour aborder le bien-être des animaux
    En 2024, la fondation éducative et culturelle Kuroshio a publié un livre sur les cachalots à travers les 25 ans d’observations de cétacés dans l’océan Pacifique. Ce livre était le premier tome d’une trilogie dédié aux cétacés proches de Taïwan. Cet animal a été choisi puisque la fondation Kuroshio, la première organisation à but non lucratif de Taïwan à défendre « Les cétacés et l'océan » avait des données d’observations riches qui fascinent les Taïwanais. Le livre se basaient sur les histoires de deux cachalots surnommés, Hua Xiao Qing et Hua Xiao Xiang. Hua Xiao Qing est reconnaissable par les irrégularités sur les deux côtés de sa nageoire caudale. Hua Xiao Xiang, a émerveillé les observateurs dès sa première apparition en 2014 puisqu’au lieu d’être parallèle à la surface d’eau, Hua Xiao Xiang s’est arrêté à côté du navire d’observation, et s’est tenu de manière quasi verticale pour observer le navire. Ce cachalot est revenu par la suite en 2015, puis en 2016. A Chaque fois, il se tenait de manière vertical pour observer les humains.
    Fin 2025, la fondation a publié le deuxième tome de cette trlogie. Ce dernier qui se base sur les histoires des dauphins de Rosso aborde la question du bien-être des animaux marins.
    14 min
  • Repérer des ordures au bord des rivières
    D’après les statistiques du ministère de l’Environnement, en 2024, chaque Taïwanais produisait en moyenne 1,37 kilogramme de déchets par jour. Garantir une gestion adéquate des déchets et empêcher leur rejet dans l’environnement est devenu une priorité. Pour savoir où sont partis les déchets, la SOW, la plus grande ONG environnementale de Taïwan a commencé à étudier les côtes puis les rivières de Taïwan. En 2025, l'étude s'est étendue dans l'est de Taïwan avec cette fois-ci, le fleuve Lanyang.
    10 min
  • Le projet de la plus grande forêt écologique selon la méthode Miyawaki sur la côte de Hualien
    En octobre 2024, le typhon Kong-rey a ravagé l’est de Taïwan notamment les comtés de Hualien et Taitung, faisant tomber des arbres des forêts de protection côtière sur de grands étendus. Dans le but de faire revivre cette forêt, le secteur public comprenant l’administration des affaires forestières, le comté de Hualien, et le secteur privé, notamment l’association taïwanaise de la reforestation vient de lancer le projet de forêt Miyawaki. Ce projet vise à créer la plus grande forêt écologique de Taïwan selon la méthode du professeur japonais Miyawaki.
    17 min
  • Entre conservation des bénitiers et protection de la culture autochtone
    Les bénitiers sont des mollusques bivalves de la famille Tridacnidae qui représentent l’un des indicateurs de la santé des écosystèmes récifaux coralliens dans l'océan. Ces mollusques sont listés dans l'Annexe II de la CITES La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. L’annexe II regroupe des espèces, bien que n'étant pas nécessairement menacées actuellement d'extinction, pourraient le devenir si le commerce de leurs spécimens n'était pas étroitement contrôlé.
    Du côté de Taïwan, dès 2022, l’administration avait annoncé son projet d'amender l'article V de la liste des animaux sauvages marins à protéger” pour ajouter les 7 espèces de bénitiers observées à Taïwan au niveau deux qui regroupe des espèces rares et précieuses. Or, environ un an après cette annonce, lors d’une réunion consultative sur la protection des animaux marins de la commission ministérielle des affaires océaniques, il a été décidé soudainement à ne plus lister ces sept espèces de bénitiers comme animaux à protéger. L’une des plus importantes oppositions à la protection des bénitiers concerne le choc éventuel sur la culture traditionnelle des aborigènes.
    13 min

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Les Atayal croient que l'agriculture résulte des liens fermes entre l'Homme, la terre et Utux. L'Homme laboure les champs grâce à son savoir-faire transmis de génération en génération, la terre nourrit les cultures dont les variétés changent en fonction de la qualité des parcelles et Utux qui représente l'âme des ancêtres veille sur la bonne croissance des cultures. A travers ces liens chargés en traditions et en sagesse, l'Homme est inséparable de la terre. Néanmoins, avec la société qui s'est enrichie grâce à l'industrialisation, l'Homme s'est éloigné progressivement de ses racines et aujourd'hui lorsqu'il regarde en arrière, il voit la terre défigurée avec des montagnes éventrées, des rivières déteintes, des espèces de vie éteintes…