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Or


Quel fut le rôle de l'Assistance publique vis-à-vis des enfants juifs, pendant et après l'Occupation ? Une psychologue-clinicienne et une historienne tentent de répondre à cette question, chacune avec son regard particulier. Par une lecture complémentaire, elles mettent en lumière le parcours d'enfants juifs confiés à l'Assistance publique pendant la guerre, à partir de la consultation de près de 300 dossiers d'enfants, jamais ouverts jusqu'alors. Après avoir présenté cette institution et le contexte du vécu des enfants juifs, les deux auteurs exposent quatorze itinéraires d'enfants ou de fratries. Elles se penchent sur leur parcours de vie, et mettent en évidence la grande difficulté des parents à récupérer leurs enfants à la Libération, ainsi que la façon dont l'Assistance publique a oeuvré à la désaffiliation parfois radicale des enfants... Un authentique travail de mémoire, sur un sujet peu étudié à ce jour. Cet ouvrage est nécessaire pour réfléchir en profondeur, en tant que citoyens, au développement des enfants et aux devoirs qui sont les nôtres à leur égard. Cette étude met également en lumière les principes de fonctionnement d'une institution dont l'Aide sociale à l'enfance est le dispositif héritier.
Bernard Prazan, a été un enfant caché. Ses parents ont été arrêtés au cours des premières rafles qui ciblaient les Juifs étrangers. Une passeuse, Thérèse Léopold, devait conduire l’enfant alors âgé de 7 ans accompagné de sa soeur de 5 ans, des Aubrais vers la zone dite « libre ». Lorsque la passeuse est venue chercher les enfants, elle était accompagnée d’un homme : Pierre Lussac, l’un des collaborateurs les plus actifs de la région d’Orléans.
Documentaire, France, 2016, 81 minutes, Institut national de l’audiovisuel / Arte France, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Cette exposition présente une partie de ce fonds exceptionnel.
Plus de 120 documents et objets - affiches françaises, allemandes, russes, ukrainiennes, hongroises ; cartes postales ; Unes de presse ; livres pour adultes ou enfants ; journaux, tracts sont exposés afin de comprendre comment s’est structuré, à partir de Drumont, l’antisémitisme qui a conduit l’Europe à la Shoah.
Collection privée Arthur Langerman
L'accès à l'exposition est compris dans le billet d'entrée du Mémorial.
Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, préparée par Rachel Rimmer.
Théâtre de l'Atelier, Paris
Dans une maison de retraite la maman reçoit les visites de son fils. Tantôt elle le reconnaît, tantôt elle le confond avec le directeur.
Ces visites sont souvent agitées, pressées, semées de problèmes, de malentendus qui font naître d'étranges cocasseries et loufoqueries.
Auteur : Jean-Claude Grumberg
Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, préparée par Rachel Rimmer.
Théâtre de l'Epée de Bois - Cartoucherie, Paris
"Je ne crois ni au bien ni au mal. Je pose la question de la nature d'un monde où le mal est inséparable du bien et inversement" Tadeusz Slobodzianek
Quatorze leçons pour une histoire, celle de la vie de dix camarades de classe, juifs et catholiques, de 1929 à 2003, des bancs d'école à nos jours. Ils grandissent, entrent dans la vie adulte ensemble, deviennent les acteurs et témoins des événements traumatisants du XXe siècle.
Auteur : Tadeusz Slobodzianek
Avec 136 œuvres provenant de 28 institutions et prêteurs privés, cette exposition explore le riche devenir de la figure du Golem dans les arts visuels, à travers un parcours mêlant peinture, dessin, photographie, théâtre, cinéma, littérature, bande dessinée et jeu vidéo. De la présentation d’un remarquable Sefer Yetsirah (« Livre de la Création ») imprimé à Mantoue en 1612 à la projection d’extraits de Terminator 2, en passant par des œuvres de Boris Aronson, Christian Boltanski, Gérard Garouste, Antony Gormley, Philip Guston, Amos Gitaï, R.B. Kitaj ou Anselm Kiefer, l’exposition montre comment cette légende juive médiévale opère encore aujourd’hui dans un imaginaire mondialisé.
Être d’argile animé à l’aide de lettres sacrées, le Golem est l’un des mythes juifs les plus célèbres et l’une des figures majeures de la littérature fantastique. Celui que l’on a coutume de représenter sous les traits d’un géant aux pouvoirs surhumains n’a cessé de fasciner et d’endosser de multiples significations au fil du temps.
Au Moyen Âge puis à la Renaissance, c’est une entité connue des seuls mystiques, qui débattent des opérations magiques permettant de lui donner vie. Au XIXe siècle, le Golem devient une figure populaire : une créature destinée à soulager la communauté juive de travaux pénibles et à la protéger des persécutions. Mais nombre de récits insistent sur l’épisode ou cet être se retourne contre Rabbi Yehuda Loew, son créateur, et c’est à ce moment que naissent les premières images du Golem. Hugo Steiner-Prag lui donne, en 1915, une physionomie mongoloïde et inquiétante, dans les illustrations du célèbre roman de Gustav Meyrink, et Paul Wegener lui confère, dans son film de 1920, des traits qui marqueront durablement l’imagier du XXe siècle. La légende du Golem fascine les artistes, qui y voient une métaphore de leur position de créateurs face à une matière inerte à laquelle « donner vie ». D’emblée, ils soulignent l’ambivalence du personnage : être miraculeux et monstrueux à la fois, il oscille entre humanité et inhumanité, entre protection et menace.
La plasticité du mythe du Golem est à l’origine de la plupart des créatures artificielles, imaginaires ou réelles, et sa féconde descendance ne cesse de croître, notamment dans le domaine de la robotique et de l’informatique. Précurseur des superhéros et des avatars numériques, le Golem est aussi une figure qui permet de penser un monde ou l’homme pourrait perdre le contrôle sur ses inventions.
Ada Ackerman, Thalim-CNRS et Paul Salmona, mahJ
Au mahJ du mercredi 8 mars 2017 jusqu'au dimanche 16 juillet 2017
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Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présentée par Stéphane Bou et Juliette Senik, avec la collaboration de Rachel Rimmer, chaque dimanche de 13h à 13h30.
« Mémoires Vives » met en lumière les nombreuses initiatives en lien avec la mémoire de la Shoah et la transmission du judaïsme. Elle donne chaque semaine la parole aux hommes et aux femmes qui oeuvrent pour tisser à travers le temps et les générations les liens d’une mémoire ancrée dans les réalités contemporaines et soucieuse de l’avenir.
La Fondation soutient la recherche sur les persécutions antisémites et la Shoah, en France comme à l’étranger
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