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Or


Invitée, Andrée Katz, directrice du service Passerelles du FSJU.
Activateur de liens. C’est ainsi que se définit Passerelles, un service dédié aux survivants de la Shoah et à leurs familles, et dont la vocation est de créer du lien, de répondre aux attentes de chacun de manière individualisée, en établissant, au besoin, des « passerelles » avec des services sociaux ou des associations. Depuis quinze ans, c’est plus de 15 000 personnes qui ont contacté le numéro vert national 0 800 39 45 00, pour demander des renseignements sur les programmes de rentes ou de pensions, pour demander des conseils pour trouver la meilleure maison de retraite, pour pouvoir bénéficier d’une aide financière ponctuelle par le fonds d’urgence, ou pour avoir un avis sur sa situation avant de franchir le pas et d’aller voir une assistante sociale.
« Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah préparée par Rachel Rimmer et présentée par Stéphane Bou qui reçoit Adeline Baldacchino pour son roman « Celui qui disait non » paru chez Fayard
Quand August et Irma comprennent que la politique rattrape toujours ceux qui s’en défendent, il est déjà trop tard pour survivre, mais encore temps de mourir libres.
Le 13 juin 1936, un homme perdu dans la foule, sur le quai d’un chantier naval de Hambourg, refuse de saluer Hitler. Le 28 avril 1942, une femme fait partie du premier convoi des gazées de Ravensbrück. Ou comment une histoire d’amour devient une histoire d’insoumission.
« Mémoires Vives » Réalisée par Rachel Rimmer et présentée par Juliette Sénik qui reçoivent Dafna Mouchenik, Directrice de Logivitae, qui vient de publier « Derrière vos portes, coulisses d’un service à domicile » paru aux éditions Michalon.
" Notre travail a du sens. Il demande intelligence et sensibilité. Faire au mieux, au plus proche des situations, au plus proche des gens, avec pas grand-chose. "
Avec un enthousiasme débordant, Dafna Mouchenik anime une équipe atypique de plus de 140 personnes qui contribue au soutien à domicile des personnes en perte d'autonomie. Pros du système D, ensemble, ils sollicitent tous les acteurs des métiers de l'accompagnement et du soin : associations de réseau et d'action sociale, infirmières, services de soins, médecins, services publics dédiés, services de tutelle.... Une armée médico-sociale déferlant aux domiciles des plus fragiles, afin de les aider à réaliser les gestes essentiels de la vie quotidienne.
invité est Ruediger Mahlo, représentant de la Claims Conference en Allemagne.
La Claims conférence, créée en 1951, suite à la reconnaissance par le chancelier Adenauer de la culpabilité allemande dans les crimes nazis, est chargée de négocier, au nom des juifs du monde entier, des compensations matérielles et des restitutions pour les victimes des persécutions nazies et leurs ayant-droits. Chaque année, il y a de nouvelles extensions pour les bénéficiaires, et cette année, la nouveauté est que les Juifs originaires des départements français d’Algérie qui ont subi des persécutions entre juillet 1940 et novembre 1942 peuvent bénéficier de ce qu’on appelle le fonds Hardship, c’est-à-dire une indemnisation d’environ 2500 euros. Julius Berman, président de la Claims Conference était à Paris cette semaine, et il a annoncé l’ouverture d’un numéro d’appel, le : 09 70 73 31 11 pour répondre à toutes les questions sur ces indemnisations.
Ce numéro se propose d’offrir un tableau de l’apport des philosophes aux réflexions sur la Shoah, dont il s’efforce de présenter diverses faces. Quoique la majorité des philosophes convoqués fut contemporaine du IIIe Reich et du nazisme, un abîme souvent les sépare. Il y a ceux qui, de près ou de loin, furent victimes (Jean Améry, Hannah Arendt), ceux qui n’ont « rien vu » (Paul Ricœur), ceux qui ont acclamé le Reich et la « destruction des Juifs d’Europe » (Heidegger), contribuant à faire sombrer la philosophie avec eux. Où l’on voit que la Shoah des philosophes n’est pas celle des historiens…
C’est à Raphael Lemkin que nous devons à la fois le terme et la notion juridiques de génocide, l’un des crimes contre l’Humanité. Une telle caractérisation tient sa signification de la certitude que l’idée d’une humanité une et universelle renferme un sens et une valeur à protéger. Il faut protéger l’humanité en chacun et non pas traiter les êtres humains ni comme déchets bestiaux (marqués pour l’abattoir) ni comme marchandises (à acheter ou vendre) – de même qu’il faut protéger la « famille humaine ». Or notre époque a nourri quantité de vues savantes qui récusent, démystifient, déconstruisent toute idée d’humanité et toute conception de l’humanisme, pour des motifs tant scientifiques que philosophiques.
Dessinateur, romancier, chansonnier, parolier, scénariste, créateur de décor et auteur de pièces, de nouvelles et d’œuvres cinématographiques… Roland Topor fut un artiste protéiforme et inclassable. Fils d'immigrés juifs polonais, sa famille et lui durent se cacher de l'occupant nazi entre 1941 et 1945.
À travers les témoignages de ceux qui l’ont connu, par l’utilisation d’archives qui le donnent à voir et à entendre, par la lecture de certains de ses textes phares… ce film dresse le portrait d’un homme dont la vie et l’œuvre, étroitement imbriquées, se nourrissaient l’une l’autre.
Drancy de Georges Horan-Koiransly est un manuscrit inédit récemment découvert par sa famille. Connu pour ses 56 estampes publiées en 1947 sous le titre Drancy, seuil de l'enfer juif (dont la réédition a lieu en parallèle par les éditions Créaphis), Horan livre ici un texte exutoire et cathartique rédigé dans les semaines qui suivent sa libération du camp en mars/avril 1943.
Drancy de Georges Horan est un manuscrit inédit récemment découvert par sa famille. Connu pour ses 56 estampes publiées en 1947 sous le titre Drancy, seuil de l'enfer juif (dont la réédition a lieu en parallèle par les éditions Créaphis), Horan livre ici un texte exutoire et cathartique rédigé dans les semaines qui suivent sa libération du camp en mars/avril 1943.
La sincérité et l'immédiateté du texte lui confèrent une portée particulière. " Écrit pour [lui], pour [s]e libérer d'une obsession ", ce texte à usage privé ne le force pas à l'optimisme, contrairement à sa correspondance avec sa famille. Il fait preuve d'humour, d'ironie et de lucidité, s'autorise un style très personnel qui ajoute à ce texte une indéniable dimension littéraire, rare pour ce type de document. Il s'agit de " fixer sur le papier " ce dont il fut le témoin au cours de son internement, débuté le 10 juillet 1942. Encouragé par René Blum, jeune frère de Léon, il a dessiné ces " choses vues " mais il les a aussi décrites.
Ce texte inédit, qui documente notamment l'été 1942, une des pires périodes du camp, éclaire ses dessins d'un jour nouveau et donne des clefs de compréhension sur ce moment majeur pour l'histoire du camp de Drancy. Celui-ci devient alors le camp de transit de l'ensemble des camps d'internement des juifs de zone occupée, comme de zone libre, principalement vers Auschwitz-Birkenau. Son témoignage sur les déportations en gare du Bourget est exceptionnel : de " corvée de Bourget " il est " porteur de bagages " pour les départs et les arrivées. Thomas Fontaine, historien et directeur du musée de la Résistance national, développe en postface l'importance du rôle de cette gare dans le processus de déportation et de l'enjeu mémorial qu'elle constitue.
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Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présentée par Stéphane Bou et Juliette Senik, avec la collaboration de Rachel Rimmer, chaque dimanche de 13h à 13h30.
« Mémoires Vives » met en lumière les nombreuses initiatives en lien avec la mémoire de la Shoah et la transmission du judaïsme. Elle donne chaque semaine la parole aux hommes et aux femmes qui oeuvrent pour tisser à travers le temps et les générations les liens d’une mémoire ancrée dans les réalités contemporaines et soucieuse de l’avenir.
La Fondation soutient la recherche sur les persécutions antisémites et la Shoah, en France comme à l’étranger
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