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Claude Lanzmann revient sur le destin de Ruth Elias, Ada Lichtman, Paula Biren, Hanna Marton : quatre femmes ayant vécu l'horreur des camps. Il les avait interviewées en préparant Shoah et consacre aujourd'hui un film à chacune d'elle. Comme dans Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures ou Le Dernier des Injustes, il met en perspective ces récits filmés il y a trente ans afin de comprendre les processus mis en place par le régime nazi pour exterminer les Juifs d'Europe.
Emission animée par Juliette Sénik et préparée par Rachel Rimmer
Notre invitée est Sophie Nahum, productrice et réalisatrice de la web série « les derniers » , en accès libre sur Internet et qui a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Ils sont les derniers survivants des camps, encore vivants aujourd’hui. La plupart d’entre eux ont déjà été longuement interviewés dans le cadre de tournages conservatoires, pour l’histoire, la mémoire et pour nourrir la recherche à venir. Mais ici, ils ne sont pas filmés sur fond noir, ils sont chez eux, ou dans leur maison de retraite, en compagnie de leurs enfants ou de leurs petits enfants. Ils se confient avec émotion et sincérité, sans langue de bois. Ils montrent ce qui compte pour eux, leurs photos, leurs écrits. On voit leur dernière demeure qui fut parfois la première, le temps qu’il fait dehors, leurs gestes, leur goût pour la décoration. On entend leur accent polonais, yiddish, hongrois, ou titi parisien. On prend du temps avec eux, mais le rythme est enlevé. Chaque film de cette websérie documentaire soutenue par la Fondation pour la mémoire de la Shoah est une rencontre qui dure à peine 10 minutes.
A voir sur le site : Les derniers.org
Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, préparée par Rachel Rimmer, présentée par Juliette Senik
Nos invités sont Justine Wojtiniak, metteuse en scène du spectacle Cabaret dans le ghetto, et Jean-Yves Potel, écrivain, historien, spécialiste de la Pologne,qui a supervisé l’édition et la traduction en français des poèmes de Wladyslaw Szlengel dans Ce que je lisais aux morts paru en 2017 aux éditions Circé.
Théâtre de la Cartoucherie (Epée de Bois)
Cabaret dans le ghetto. Un spectacle intimiste parlé chanté dansé, qui cherche à saisir la petite flamme de vie ironique et grinçante en lutte contre l’horreur. Pas de lourdeur dans ce spectacle, mais du tango polonais, un jeune homme qui danse avec grâce, un musicien qui l’accompagne, des poèmes qui effleurent et égratignent le drame comme des plumes. Justine Wojtyniak signe ici un appel à la résistance: présente sur scène, narratrice et spectatrice, guide à travers tous les matériaux récoltés : le texte en prose de Szlengel, la manière dont il a été retrouvé dans une bouteille de lait avec les autres textes recueillis par l’organisation Oyneg Shabes dirigée par Emmanuel Ringelblum, , les photos sauvées de l’oubli, les paroles de tango qu’il a écrites et la voix d’Halina Birenbaum, encore vivante aujourd’hui, et qui avait appris dans le ghetto de Varsovie les poèmes de Wladyslaw Szlengel.
À la disparition de sa maman en 2006, Jacqueline ressent le besoin de rendre hommage à sa famille. Tout en mettant de l’ordre dans ses affaires, elle découvre de nombreux éléments de son histoire familiale paternelle et maternelle : ainsi peut elle lever le voile sur des pans entiers de son histoire. Parmi les correspondances, les photos et les documents administratifs rangés dans les tiroirs, elle retrouva, précieusement conservées, – trois mois après la naissance de Jacqueline –, il les avait écrites depuis le camp de Drancy avant d’être déporté par le convoi no 1.
De l’entre-deux-guerres à la Shoah, de Varsovie à Paris, en passant par les forêts d’Ukraine et la Palestine des années 1930, Jacqueline nous livre ici l’histoire d’une famille que la guerre a marquée à jamais. En feuilletant les photos, elle nous révèle de destins où se mêlent l’insondable horreur de la Shoah et la force d’un espoir profondément ancré dans la vie.
la réalisatrice Priscilla Pizzatto, consacre ce documentaire à l’histoire du livre Vie et Destin, de Vassili Grossman, qui sera projeté le 24 janvier 2018 sur Arte.
« L’essentiel de notre XXè siècle tient dans le face à face des forteresses de la mort, Auschwitz et la Kolyma, et tout ce qui tourne autour, nazisme, communisme, guerre mondiale, révolution… Si l’on veut écrire un livre qui ait une chance de totaliser un peu de l’esprit de ce temps, et pas seulement de témoigner d’une réalité partielle, il suffit de prendre à bras le corps ce grand débat, grand jeu de miroir en fait. C’est ce qu’a fait Vassili Grossman avec Vie et Destin. Il fallait seulement avoir vécu soi-même au cœur des ténèbres et se sentir la force d’un Titan ». Ces phrases sont d’Olivier Rolin, parues dans Libération au début des années 80, quand Vie et Destin est enfin devenu disponible dans sa traduction en français ; Olivier Rolin, l’un des intervenants du documentaire Le Manuscrit sauvé du KGB. ‘Vie et destin’ de Vassili Grossman, qui sera diffusé le 25 octobre sur Arte. 35 ans après avoir écrit ces lignes, il revient y dire aujourd’hui le choc que représente la découverte de ce livre monumental qui raconte la bataille de Stalingrad, la découverte des camps nazis et la prise de conscience de l’extermination des Juifs, et cela en engageant une ample réflexion sur le totalitarisme où le nazisme et le stalinisme sont en effet mis l’un en face de l’autre.
NB l’émission annonçait une diffusion le 25 octobre 2017: celle-ci a été reportée, Arte ayant finalement programmé une soirée d’hommage à Danielle Darrieux ce même soir.
1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.
1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
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Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.
Cette biographie de référence d'Abba Kovner par une historienne de la Shoah internationalement renommée, Dina Porat, retrace pour la première fois l'incroyable histoire de cette fascinante figure de la Seconde Guerre mondiale que fut Abba Kovner, encore trop mal connue en France. Le magnifique portrait d'un "homme debout".
Dina Porat est une historienne de renommé mondiale qui a publié de nombreux ouvrages. Alexandra Laignel-Lavastine est une traductrice reconnue, auteur de nombreux ouvrages.
En 1936, à l’occasion de la naissance de son fils, Robert Bernas achète à Vienne sa première caméra : une Eumig 8mm. Comme la plupart des cinéastes amateurs, il fixe sur la pellicule les moments de bonheur. En mars 1938, l'Autriche est annexée par l’Allemagne nazie. Robert détourne alors sa caméra du cercle familial pour la diriger sur les événements qui se déroulent sous ses yeux.
Robert ne se sépare plus de sa caméra. Il s'en sert comme d'un œil-témoin. Il filme le va-et-vient des avions, des convois allemands et fait des plans symboliques pour exprimer la peur et la tension qu’il partage avec les siens. Puis il prend le risque de camoufler sa caméra sous son manteau pour filmer les troupes nazies qui envahissent la ville, la foule qui les accueille, les bannières à croix gammées sur tous les murs de Vienne, y compris la devanture du magasin de linoléum de son beau-père.
Plus tard, il enregistre les événements que traversent les siens. Cette famille juive franco-autrichienne, contrainte à fuir Vienne puis Paris, s’exilera aux États-Unis pour revenir en France en 1947. Des images fortes, inventives, parfois joyeuses qui racontent une formidable victoire face aux menaces de l’Allemagne nazie et de ses alliés.
Devant la caméra de Magali Magne, Harry Bernas, le fils de Robert, partage aujourd’hui cette histoire.
2017, France, 52 min, À ProPos Productions
Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Première diffusion : novembre 2017 sur Toute l'Histoire
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Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présentée par Stéphane Bou et Juliette Senik, avec la collaboration de Rachel Rimmer, chaque dimanche de 13h à 13h30.
« Mémoires Vives » met en lumière les nombreuses initiatives en lien avec la mémoire de la Shoah et la transmission du judaïsme. Elle donne chaque semaine la parole aux hommes et aux femmes qui oeuvrent pour tisser à travers le temps et les générations les liens d’une mémoire ancrée dans les réalités contemporaines et soucieuse de l’avenir.
La Fondation soutient la recherche sur les persécutions antisémites et la Shoah, en France comme à l’étranger
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