Rimmer Rachel / Bou Stéphane / Senik Juliette – Mémoires Vives

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Rimmer Rachel / Bou Stéphane / Senik Juliette – Mémoires Vives episodes

  • Invité : Michaël Prazan / pour son film documentaire « Goulags »
    À propos du Film: " Goulags  "
    Diffusion : mardi 2 avril 2019, 23h10 sur France 2

    Plongée dans l’un des systèmes pénitentiaires les plus effroyables du XXe siècle, ce documentaire explore les traces du Goulag de Moscou aux confins de la Sibérie orientale. Il présente cette histoire en suivant Assia Kovrigina sur les traces de son grand-père, un intellectuel juif emprisonné par le régime soviétique.

    Acronyme formé d'après le russe Glavnoïé oupravlénié laguéreï, Goulag signifie "Direction principale des camps". Instrument de terreur, de colonisation territoriale et d’expansion économique, le Goulag regroupe des réalités multiples et changeantes qui occupèrent une place centrale dans l’histoire de l’URSS.

    En partant sur les traces de Samuel Shnapir, ancien journaliste à la Pravda envoyé en Sibérie, le film aborde notamment la campagne antisémite menée par le régime soviétique à partir de 1946 contre les "cosmopolites sans racines". Touchant d'abord les cercles littéraires et intellectuels, elle s'est rapidement propagée à d'autres secteurs de la société. L'histoire tragique du Comité antifasciste juif - créé en 1942 et présidé par Solomon Mikhoëls, acteur et directeur de théâtre yiddish - est emblématique de la répression qui s'est abattue sur les Juifs soviétiques après la Seconde Guerre mondiale.

    Documentaire historique d'envergure, Goulags est une enquête sur les lieux de la terreur soviétique qui s'appuie sur des archives inédites et de nombreux témoignages. Sur les routes gelées de l'hiver russe, c'est un voyage dans la mémoire collective de l'ex-URSS.

    Documentaire, 2018, 77 min, TV Presse Productions / France Télévisions.

    Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

     
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  • Invité : Danny Trom / « La France sans les juifs » paru aux éditions PUF
    À propos du livre : " La France sans les juifs  "
    Paru aux éditions PUF

    Un nombre considérable de juifs a quitté la France dans la dernière décennie, sans que les paroles rassurantes émanant des plus hautes autorités de l'Etat aient pu arrêter l'hémorragie.

    Quant à ceux qui restent, ils ne peuvent éviter l'idée de devoir peut-être partir un jour, au regard des événements et d'un climat général dont chacun perçoit le poids. La sociologie politique, curieusement, n'a que bien peu à dire sur un tel phénomène.

    Prolixe sur la question de l'immigration, elle est pratiquement muette sur le fait que la France ait pu ainsi devenir une terre d'émigration.

    Qu'est-il donc arrivé ?

    Pour le comprendre, l'invocation commode des tensions inter-communautaires et du radicalisme islamiste est bien loin de suffire. C'est une généalogie au long cours de notre situation qui est requise, une restitution des dynamiques complexes où sont intriqués, depuis la Seconde Guerre mondiale, les juifs, l'Europe et l'Etat d'Israël.

    De cette manière, et de cette manière seulement, l'un des points les plus sensibles du malaise politique actuel peut enfin être affronté.

     
     
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  • Invitée : Emmanuelle Polack / « Le marché de l’art sous l’Occupation » paru aux éditions Tallandier- PART-II
    À propos du livre : " Le marché de l'art sous l'Occupation "
    Paru aux éditions Tallandier

    Sous l'Occupation, le marché de l'art en France a été florissant. Jusqu'en 1944, tous les biens appartenant à des familles juives sont systématiquement saisis. Les produits de ces pillages, ce sont les milliers de peintures, de sculptures, d'objets d'art ou de meubles rares.

    Destinées au musée de Hitler à Linz ou à la collection de Goering, certaines oeuvres modernes dites " dégénérées " sont dispersées aux enchères à l'Hôtel Drout. Les galeristes, les antiquaires, les marchands, les experts, les particuliers et toutes sortes d'intermédiaires travaillant pour les Allemands y viennent afin d'acquérir à bas prix des toiles dont ils ne peuvent que soupçonner qu'elles ont été volées.

    Des familles juives, dont de grands collectionneurs, mais aussi des francs-maçons et des opposants au IIIe Reich sont systématiquement spoliés. Un transfert d'oeuvres d'art va s'organiser, le tout dans un milieu interlope.

    Les enrichis du marché noir veulent convertir ou blanchir l'argent et trouvent dans l'art une valeur refuge.

    Il y a aussi une nouvelle clientèle, dont les Allemands qui se trouvent à Paris.

    La monnaie allemande est très forte par rapport au franc et l'on observe un afflux de marchandises, car les familles juives tentent d'échanger des oeuvres d'art contre des liquidités afin de fuir.

    Certaines oeuvres modernes, considérées comme proscrites par le IIIe Reich vont avoir des coûts moindres. Mais les marchands allemands ne s'y trompent pas, ce sont en majorité des historiens de l'art, et savent que ces oeuvres ont une vraie valeur artistique. S'appuyant sur des archives françaises, américaines et allemandes, Emmanuelle Polack s'emploie à mener l'enquête sur le marché de l'art à Paris et à Nice où trafics, vols et recels d'oeuvres d'art se sont multipliés.

    Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l'art, est spécialiste de l'art sous l'Occupation et des recherches de provenance des oeuvres volées lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été entre 2013 et 2017 experte internationale au sein de la Task Force Schwabinger Kunstfund et chercheuse associée à l'Institut national d histoire de l'art. Elle a été en 2017 lauréate du prix Berthe Weill pour la recherche.

     
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  • Invitée : Emmanuelle Polack / « Le marché de l’art sous l’Occupation » paru aux éditions Tallandier- PART-I
    À propos du livre : " Le marché de l'art sous l'Occupation "
    Paru aux éditions Tallandier

    Sous l'Occupation, le marché de l'art en France a été florissant. Jusqu'en 1944, tous les biens appartenant à des familles juives sont systématiquement saisis. Les produits de ces pillages, ce sont les milliers de peintures, de sculptures, d'objets d'art ou de meubles rares.

    Destinées au musée de Hitler à Linz ou à la collection de Goering, certaines oeuvres modernes dites " dégénérées " sont dispersées aux enchères à l'Hôtel Drout. Les galeristes, les antiquaires, les marchands, les experts, les particuliers et toutes sortes d'intermédiaires travaillant pour les Allemands y viennent afin d'acquérir à bas prix des toiles dont ils ne peuvent que soupçonner qu'elles ont été volées.

    Des familles juives, dont de grands collectionneurs, mais aussi des francs-maçons et des opposants au IIIe Reich sont systématiquement spoliés. Un transfert d'oeuvres d'art va s'organiser, le tout dans un milieu interlope.

    Les enrichis du marché noir veulent convertir ou blanchir l'argent et trouvent dans l'art une valeur refuge.

    Il y a aussi une nouvelle clientèle, dont les Allemands qui se trouvent à Paris.

    La monnaie allemande est très forte par rapport au franc et l'on observe un afflux de marchandises, car les familles juives tentent d'échanger des oeuvres d'art contre des liquidités afin de fuir.

    Certaines oeuvres modernes, considérées comme proscrites par le IIIe Reich vont avoir des coûts moindres. Mais les marchands allemands ne s'y trompent pas, ce sont en majorité des historiens de l'art, et savent que ces oeuvres ont une vraie valeur artistique. S'appuyant sur des archives françaises, américaines et allemandes, Emmanuelle Polack s'emploie à mener l'enquête sur le marché de l'art à Paris et à Nice où trafics, vols et recels d'oeuvres d'art se sont multipliés.

    Emmanuelle Polack, docteure en histoire de l'art, est spécialiste de l'art sous l'Occupation et des recherches de provenance des oeuvres volées lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été entre 2013 et 2017 experte internationale au sein de la Task Force Schwabinger Kunstfund et chercheuse associée à l'Institut national d histoire de l'art. Elle a été en 2017 lauréate du prix Berthe Weill pour la recherche.

     
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  • Invité de Rachel Rimmer et Juliette Sénik: Ilsen About, commissaire de l’exposition du Mémorial de la Shoah « L’internement des nomades – Une histoire française (1940-1946) »
    « Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Juliette Sénik qui reçoivent Ilsen About, commissaire de l’exposition du Mémorial de la Shoah « L’internement des nomades – Une histoire française (1940-1946) ».
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  • Invité de Rachel Rimmer et Stéphane Bou: Perrine Simon-Nahum pour son livre « Les juifs et la modernité » paru aux éditions Albin Michel

    « Mémoires Vives » émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Stéphane Bou qui reçoivent Perrine Simon-Nahum pour son livre « Les juifs et la modernité » paru aux éditions Albin Michel

    À propos du livre : «Les Juifs et la modernité: L'héritage du judaïsme et les Sciences de l'homme en France au XIXe siècle »
    Aux éditions Albin Michel

    Les Juifs ont souvent entretenu un rapport singulier à la modernité. C'est particulièrement vrai en France où, très tôt émancipés, ils prirent pleinement part à l'épanouissement du pays. En même temps qu'elle leur accorde la citoyenneté, la Révolution française leur ouvre l'accès à la science.

    Héritiers d'une culture où sacré et profane, loin d'être opposés, s'entremêlent, ils sont les premiers à s'engager dans l'aventure des sciences de l'homme qui marque le XIXe siècle. En effet, les savants juifs conservent de la tradition une conception du temps et de l'histoire qui leur permet d'échapper aux dilemmes auxquels sont confrontés les érudits protestants ou catholiques. Leur familiarité avec l'Orient et l'absence de dogmes, autorisant l'inclusion du religieux dans leurs objets d'étude, expliquent leur rôle fondateur dans l'essor de la science des religions mais aussi de la philologie, de la linguistique, de la mythologie comparée ou de la sémantique. Salomon Munk, Michel Bréal, Adolphe Franck, James et Arsène Darmesteter sont les grands ancêtres des intellectuels du XXe siècle.

    Cette rencontre entre judaïsme et modernité éclaire d'un jour nouveau l'histoire politique et intellectuelle française, restituant au religieux la part qui lui revient. Elle permet de saisir comment, depuis leurs disciplines respectives, les savants juifs contribuent à poser l'une des questions centrales de la modernité : celle de l'identité.

    Directrice de recherches au CNRS, Perrine Simon-Nahum est professeur attaché au département de Philosophie à l'École normale supérieure. Elle a publié en 2017 une nouvelle édition du Journal de Michelet.

    Perrine Simon-Nahum, spécialiste d'Histoire contemporaine, est directrice de recherche au CNRS. Elle est l'auteur de très nombreux articles scientifiques et de plusieurs ouvrages collectifs ; elle a publié notamment : La Cité investie. La science du judaïsme français et la République (Le Cerf, 1992) ; André Malraux. L'engagement politique au XXe siècle (Armand Colin, 2010) ; Michelet, Journal, nouvelle édition (Gallimard, 2017).

     
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  • Invité de Rachel Rimmer et Juliette Sénik: Jean-Marc Dreyfus, historien, pour « Le journal de Lucien Dreyfus »

    Emission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Préparée par Rachel Rimmer et présentée par Juliette Sénik qui reçoivent Jean-Marc Dreyfus, historien, pour le livre « Journal, 20 décembre 1940-24 septembre 1943 - Une époque terrible et terriblement intéressante » de Lucien Dreyfus, publié aux éditions « Le Manuscrit » dans la collection «témoignages de la Shoah » de la FMS

    À propos du livre : "Journal, 20 décembre 1940-24 septembre 1943"
    Aux éditions Le Manuscrit

    Professeur de lycée strasbourgeois, réfugié à Nice en 1940, Lucien Dreyfus tient un journal. Il raconte le milieu des réfugiés alsaciens, juifs ou non, une expulsion de l'Education Nationale, la création d'une école ORT (Organisation - Reconstruction - Travail), les difficutés de la vie quotidienne et du ravitaillement, ainsi que ses très nombreuses lectures. Sous la plume de cet homme déjà âgé - il a 59 ans en 1940 - c'est une chronique intime et politique de la France occupée et de la persécution en Zone Sud qui est déroulée.

    Lucien Dreyfus pointe la petitesse de ses contemporains mais développe aussi une réflexion profonde sur les malheurs du temps.

    Ainsi voit-il dans l'abandon de la foi religieuse l'origine de la catastrophe européenne. Cynique, tragique, mais aussi souvent drôle, Lucien Dreyfus est un moraliste à la vaste culture, à la fois allemande et française. Il est déporté à Ausschwitz le 20 novembre 1943 (convoi nº 62), où il est assassiné.

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Émission de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, présentée par Stéphane Bou et Juliette Senik, avec la collaboration de Rachel Rimmer, chaque dimanche de 13h à 13h30.