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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quand on parle de dépression, on pense souvent à la souffrance de la personne qui en est atteinte. Et c’est légitime. La dépression est une expérience intérieure lourde : fatigue psychique, perte d’élan, retrait du monde, sentiment de vide ou de découragement.
Mais il y a une dimension dont on parle beaucoup moins : l’effet de cette dépression sur l’environnement familial, et en particulier sur les enfants.
Un enfant grandit dans ce qu’on pourrait appeler un climat émotionnel.
Comme un climat météorologique, il n’est pas fait d’un seul moment, mais d’une atmosphère répétée : les silences, les réactions, les regards, la manière dont les émotions circulent dans la maison.
Lorsque l’un des parents traverse une dépression, ce climat change souvent profondément.
La première chose qui est touchée, c’est la disponibilité émotionnelle du parent.
Être disponible émotionnellement, c’est la capacité d’être présent psychiquement pour l’enfant : écouter, répondre, rassurer, s’ajuster à ce qu’il ressent.
Or la dépression épuise cette capacité.
Le parent peut devenir plus retiré, plus silencieux, plus fatigué. Parfois il semble absent même lorsqu’il est physiquement là. Parfois il devient irritable ou découragé. Non pas par manque d’amour, mais parce que la dépression réduit l’énergie psychique disponible.
Pour un enfant, c’est une expérience très particulière.
Car l’enfant dépend profondément de ses parents pour réguler ses émotions. Cela signifie que, lorsqu’il a peur, qu’il est triste ou qu’il est perdu, il s’appuie sur l’adulte pour retrouver un équilibre.
Lorsque cet appui devient fragile, l’enfant ne peut pas simplement attendre que les choses passent. Il va s’adapter.
Et ces adaptations commencent souvent très tôt, parfois de manière totalement inconsciente.
Certains enfants deviennent très attentifs à l’état émotionnel du parent. Ils apprennent à repérer les signes : le ton de la voix, le silence, l’énergie dans la pièce. Ils développent une forme d’hypervigilance émotionnelle, c’est-à-dire une sensibilité très fine aux variations de l’humeur des autres.
D’autres enfants prennent un rôle plus actif : ils essaient de faire rire, de rassurer, d’aider. Comme s’ils tentaient, à leur manière, de soutenir le parent qui souffre.
Et puis il y a aussi les enfants qui choisissent l’invisibilité. Ils apprennent à ne pas déranger, à ne pas ajouter de problème, à garder leurs émotions pour eux.
Dans tous les cas, l’enfant fait ce que les enfants savent très bien faire : il s’adapte pour préserver le lien.
Car pour un enfant, perdre le lien avec son parent est une menace beaucoup trop grande. Alors il ajuste son comportement, ses émotions, parfois même sa personnalité.
Ces adaptations sont souvent intelligentes. Elles permettent à l’enfant de traverser une situation complexe avec les ressources qu’il a à ce moment-là.
Mais ce qui a été une stratégie de survie psychique dans l’enfance peut, plus tard, laisser des traces dans la vie adulte.
Et c’est justement ce que nous allons explorer dans cet épisode.
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Aujourd'hui nous allons partir dans les contrées lointaines de l'inconscient. Ce territoire où mythes et croyances favorisent l'influence de cet univers qu'est l'esprit humain.
Dans ces territoires éloignés, il existe une idée tenace, presque évidente, que la sexualité aurait pour fonction de satisfaire.
Satisfaire un besoin.
Un manque.
Un désir.
Et pourtant, si l’on écoute vraiment ce que vivent les sujets — dans leur intimité, dans leurs répétitions, dans leurs impasses — quelque chose ne colle pas.
Ça jouit, mais ça insiste.
Ça se répète, mais ça ne se résout pas.
Ça comble parfois… pour mieux rouvrir le vide.
Cet épisode part de là.
De ce décalage.
Non pour expliquer la sexualité par la biologie,
ni pour la moraliser,
ni pour la psychologiser à outrance,
mais pour la lire comme un lieu privilégié de mise en jeu du désir inconscient.
Et pour cela, un concept est central : l’objet petit a.
Concept réputé difficile, parfois caricaturé, souvent mal compris.
Concept pourtant décisif si l’on veut saisir pourquoi le désir humain ne se satisfait jamais de ce qu’il obtient,
et pourquoi la sexualité devient si souvent le théâtre d’une quête sans fin.
Dans cet épisode, je m’appuie principalement sur les élaborations de Jacques Lacan, et notamment sur :
· Le Séminaire XI – Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse,
où l’objet petit a est formalisé comme cause du désir et articulé au réel, à la répétition et à la jouissance.
· Le Séminaire X – L’angoisse,
dans lequel l’objet a est pensé comme ce qui apparaît là où le manque vacille, et comme opérateur central de l’angoisse.
· Le Séminaire VII – L’éthique de la psychanalyse,
pour la distinction entre plaisir, jouissance et au-delà du principe de plaisir.
· Plusieurs textes, des écrits, notamment autour du désir, du fantasme et de la fonction du regard et de la voix.
· Et de témoignages de professionnels que vous pourrez entendre, qui vous aideront à comprendre ce concept parfois un peu abstrait.
Ces références ne seront pas abordées de manière universitaire.
Elles servent ici de boussole clinique, pas de démonstration académique.
L’idée n’est pas de faire un cours sur Lacan.
Mais d’utiliser ce qu’il a mis au jour pour éclairer une question très contemporaine, très intime, très partagée :
? Qu’est-ce que nous cherchons réellement dans la sexualité ?
? Pourquoi certaines pratiques apaisent, et d’autres enferment ?
? Pourquoi la satisfaction laisse-t-elle si souvent place à une relance du désir ?
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Aujourd'hui je vais vous parler d'un phénomène que tout le monde connaît : les ruminations et notre façon de les aborder. Et si parler de nos problèmes ne les soulageait pas toujours, mais pouvait parfois les entretenir ?
Dans cet épisode, nous allons plonger au cœur de la rumination, cette habitude mentale de revenir sans cesse sur les mêmes pensées négatives, et de la co-rumination, sa version interpersonnelle, quand le partage avec quelqu’un d’autre finit par créer une boucle émotionnelle. Nous verrons ce que ces processus font à notre psyché, comment ils peuvent amplifier nos inquiétudes, nos doutes et notre stress.
Mais nous verrons aussi qu’il existe une dimension salvatrice au partage, quand il est contenu, accompagné et conscient : parler de nos émotions peut nous aider à réguler notre état interne, à ressentir un soulagement et à renforcer nos liens avec ceux qui nous entourent. L’objectif de cet épisode est donc de comprendre ces mécanismes subtils, pour distinguer ce qui nourrit nos problèmes de ce qui peut, au contraire, nous aider à les traverser.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour ! Sérum psy se refait une santé après cette longue pause. Cette année écoulée a été particulièrement prenante d'un point de vue professionnel, avec des patients toujours plus nombreux et d'autres activités de plus en plus énergivores.
Cependant, cela m'a permis de réfléchir à des sujets toujours plus à la hauteur de vos questionnements ; j'espère ainsi que ces prochains contenus vous parlerons.
Le format du podcast évolue, il passe désormais à une sortie d'épisode par mois mais vous disposerez systématiquement dans la foulée d'un épisode méditatif sur l'épisode précédent.
Aujourd'hui, je voulais vous plonger dans le monde du « bien-être », dans ce qu'il a à offrir et surtout, dans ces dérives. On a tous en tête ces fameuses vidéos, réels ou recettes miracles qui promettent un bonheur permanent, sous-entendant qu'il serait facile d'accéder à un état de plénitude rapidement, efficacement, allant jusqu'à dire qu'il serait possible de supprimer certaines habitudes, émotions parfois en résultante d'une pathologie.
On parle de plus en plus d'hypersensibilité, de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, de trouble du spectre autistique, de neurodivergence, d'intelligence émotionnelle et bien d'autres. Certains de ces termes ont un fondement scientifique alors que d'autres seraient potentiellement de simples pistes englobantes pour des modes de fonctionnement encore trop peu compris. Je tenterai ici de vous expliquer chacun de ces termes et de quelle manière ils sont abordés dans ces médias en accès libre.
Le bien-être est devenu un marché. Sans forcément parler de la multitudes de nouveaux spécialistes, qui, en soi, est une bonne chose, les réseaux sociaux nous montrent une toute autre vision de la santé mentale. En effet, vous serez peut être surpris d'apprendre que plus de 80 % des contenus sur TikTok sont en réalité faussés ou trompeurs. De plus, ces présentations sont parfois empli d'injonction, d'induction au sentiment d'échec, d'inutilité et ne proposent aucun accompagnement sérieux. Il y a aussi une multitude de pratiques corporelles ou acétiques qui se vanteraient d'offrir si simplement un état de relaxation immédiates. Il sera ainsi question de vous dire quelles méthodes ont fait leur preuve et lesquelles sont biaisées, voire caduques.
Sommes-toutes, ces éléments quotidiennement partagés ne feraient-ils pas l'inverse ? À provoquer un sentiment d'enfermement, de culpabilité ou d'absence de productivité. Comment la recherche du mieux-être est devenue une source d'angoisse ? C'est ce que nous allons tenter de comprendre.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour ! Saviez-vous que nous passons en moyenne 2h30 par jour sur les réseaux sociaux ? Si ces plateformes peuvent nous rapprocher, elles peuvent aussi affecter notre bien-être mental.
Les réseaux sociaux, bien que puissants pour nous connecter et informer, peuvent entraîner des effets négatifs sur la santé mentale : anxiété, dépression, addiction, et plus encore.
Dans une société comme la nôtre où l'instantanée, la rapidité prime sur la légèreté et la lenteur, ces réseaux nous confortent à croire que les rapports à distance par ces biais sociaux renforceraient nos liens. Seulement, peut-on dire vraiment qu'ils les renforcent ou les rendent-ils moins naturels ? Certaines personnes avouent volontiers que pouvoir écrire à quelqu'un à son propre rythme permettrait de mieux se faire comprendre et il est possible que certaines relations puissent se tisser plus facilement.
Pour autant, que ce soit par cette facilité de communication et toutes les stimulations que les plateformes proposent comme par exemple les vidéos courtes, les scientifiques se sont penchés sur la question et ils tirent la sonnette d'alarme sur ces outils qui se sont peut-être un peu trop éloignés de notre fonctionnement naturel.
Les contenus et les facilitateurs de contact font parfois tout pour que vous y restiez un maximum de temps et pour que d'une simple habitude de vouloir se connecter, cela devienne une vraie drogue.
Pensez-y : vous êtes dans une file d'attente, les transports en commun, un contexte moins stimulant ; vous sortez votre téléphone pour consulter des vidéos, stalker, s'informer. Vous vous dîtes peut-être « Qu'aurais-je pu manquer à rester à l'éveil de mon environnement dans cette situation ? Et pourtant … il y aurait pu se passer un milliard de choses comme croiser le regard de quelqu'un, observez le cycle naturel du passage du temps, vivre simplement.
Je ne vous apprends rien, c'est la méditation qui me pousse tous les jours à capturer ces instants de vide qui pourtant sont emplie de détails. C'est en cela que ces applications entrent en interaction directe avec l'éloge de la lenteur. Leurs contenus sont ultrastimulants et les algorithmes sont pensés de sorte à ce qu'il y ait de la matière indéfiniment. Quand seront-nous pleinement rassasiés alors ?
Ainsi, aujourd'hui, nous allons explorer :
1. Les effets psychologiques des réseaux sociaux.
2. Les recherches autour de ces phénomènes.
3. Les solutions concrètes pour mieux gérer notre relation avec les réseaux.
Pendant cet épisode, laissez donc votre téléphone, votre ordinateur de côté, tentez simplement d'être présent, présente, ça fera un bel exercice ! Je vous souhaite une bonne écoute.
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