Sérum Psy

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By Auteur : David Caillaud - Production : Nicolas BedinHealth & FitnessMental Health
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Sérum Psy episodes

  • Episode 25 : La mécanique du racisme

    Je souhaitais aujourd'hui vous parler d'un sujet qui revient souvent lors de mes séances que ce soit directement ou indirectement, c'est le racisme. Il est abordé très souvent par le prisme des consultants, consultantes en mentionnant soit l'existence d'une personne raciste dans leur entourage familial ou personnel, soit comme l'ayant vécu de plein fouet ; mais très rarement avoué par les personnes assises devant moi comme une pensée revendiquée. Il m'est cependant arrivé d'entendre certains termes en séance, qui ont fait l'objet d'un étonnement. Il n'y a pas eu de « Je suis raciste et je l'assume » mais plutôt « J'ai cette haine en moi de l'autre, du différent de moi ». Que cherche cette personne derrière le fait de confier en séance un tel rejet ? Est-ce un moyen d'affirmation d'une émotion émanant d'un constat sociétal ou bien la tentative de mieux comprendre les mécanismes derrière sa pensée ?

     

    J'ai déjà abordé lors de l'épisode « Je me trouve méchant », les dynamiques du rejet. Je mettais en avant qu'il y a toujours un peu de nous dans ce que nous détestons en l'autre. Cette chose pourtant bien posée dans notre inconscient mais qui est si bien installée que sa réponse face à notre tentative de la déloger est la haine, parfois même la détestation. Le racisme est un sujet complexe, car il regroupe des notions de sociologie, de psychologie et de psychologie sociale. Ce fléau est donc multifactoriel et complexe mais nous allons essayer de décortiquer ce qui se cache dans la psyché d'une personne raciste.


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    22 min
  • Episode 23 : Les questions sans réponses

    Bonjour chères auditrices, chers auditeurs, comment allez-vous aujourd'hui ? C'est assez évident, on peut le dire, vous ne pouvez pas me répondre, la voix qui vous parle émet d'un enregistrement déjà passé. Peut-être pourriez-vous vous la poser cette question, à vous même ? Mieux qu'un comment ça va, comment vous portez-vous aujourd'hui ? Vous porter, vous mobiliser, vous animer … Quel météo il fait à l'intérieur de vous, dans la partie de votre esprit, timide, qui ne dit mot. Parfois, se poser une question, à soi-même, c'est revenir à l'essentiel, à tenter de discerner les réponses émotionnelles qui répondent à ce que l'extérieur, l'existence, vous met sur votre chemin. Ces questions inaudibles sont parfois, souvent, posées tellement silencieusement qu'on ne saurait admettre leur existence, comme si leur silence était à la hauteur d'un déni puissant. Pourquoi suis-je comme ci, pourquoi j'agis comme ça, qui suis-je au fond, suis-je ce que je fais ou ce que je pense ? Ces questionnements qui ne sont pas verbalisés ont souvent l'allure de pensées obsédantes et on y voit peu l'aspect d'une question, plutôt d'une persécution.

     

    Mais alors, trouvez-vous des réponses à ces demandes incessantes ? Trouvent-elles une réponse tout le temps ? Des réponses satisfaisantes ? Nous avons en nous des interrogations mutuelles, celles qui reviennent le plus souvent sont : Que puis-je faire tout de suite, pour aller mieux, là maintenant ? Et : Suis-je sur la voie du bonheur, ai-je fait les bons choix pour m'y conduire ? Mais soyons honnête, existe-t-il vraiment une réponse extérieure et objective à ces questionnements ?

     

    Alors justement, cet épisode est l'occasion de s'offrir un temps de réflexion. Un temps où toutes ces questions pourront exister et s'exprimer. Ces phrases qui sont souvent tues et refoulées, chassées du territoire de la pensée. Cet espace vous est offert afin d'accepter l'idée que, parfois, il n'est pas nécessaire de trouver une, ou LA réponse, mais qu'il suffit de poser la question en soi, lui faire sa juste place. Comme dans un temps où il est idéal d'accepter le doute, la perdition dans son chemin de vie, car il n'y a que lorsque vous êtes perdu que vous pouvez vous trouver.

     

    Alors il n'y aura qu'une seule chose à faire pendant cet épisode. Ouvrir vos oreilles à ces questions qui seront prononcées lentement, chacune prenant son espace temporel en vous, trouver une ouverture totale à la possibilité de ne jamais avoir une réponse. Si vous avez choisi d'être à l'écoute de ce podcast au cours d'une activité manuelle, de la cuisine, au volant, au travail, en créant, gardez ce petit coin dans votre tête qui tournera à sa manière dans le vide. Il fera un peu de ménage dans ce lieu chargé de désir de réponse et d'obsession à agir pour entreprendre les changements. Cet épisode ne sera pas très long, alors profitez-en pour vous offrir cette passivité que votre corps et votre esprit ont besoin pour s'exprimer. Vous verrez, les réponses viennent parfois dans un léger murmure, comme une évidence singulière et discrète mais solidement installée.

    Et enfin, si vous trouvez des réponses, profitez autant de l'effet que cela vous fait, tout autant que si vous n'en trouvez pas. Je vous souhaite une bonne écoute.


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    16 min
  • Episode 21 : Le bonheur, c'est par où ?

    Cela fait quelque temps que l'année 2024 a commencé et certains, certaines d'entre vous sont certainement pleinement investi dans le quotidien, dans la continuité à l'état pure de votre existence. Et si je vous proposais un instant de vous arrêter, là, tout de suite. Descendre à une gare, dans votre voyage incessant vers on le sait, on ne sait où ? On ne sait où, oui mais surtout, pourquoi ? Pour qui ? Quel est le sens de tout ça ?

     

    La plupart sont en quête de cette étrangeté qu'on dirait inaccessible. Ce trophée des trophées que l'on convoite, que l'on se sent rapprocher au fur et à mesure des niveaux, et qui semble s'éloigner à force de s'y diriger. Je parle ici du bonheur.

     

    On le cherche en l'autre, dans l'aboutissement de nos projets, de nos rêves. C'est la croix et la bannière, à chaque concrétisation, qu'il s'éloigne doucement, comme un écran de fumé réceptif au moins coup de vent. Mais que veux-t-il me dire ce bonheur à me fuir ainsi ?

     

    Il n'existe aucun manuel, aucune carte et nous semble si bon lorsqu'il est là, qu'il s'éloigne avant même que nous puissions en profiter pleinement. À regretter de ne pas lui avoir fait assez de place lorsqu'il nous faisait l'honneur de sa présence, invitant la culpabilité en compagnie de la tristesse.

     

    L'objet de cet épisode est d'appréhender ensemble la définition même de ce qu'est le bonheur, que ce soit par les lunettes de l'occidental mais aussi par le prisme de l'oriental. Même si nous n'empruntons pas le même chemin, nous quêtons la même destination.

     

    Je vous expliquerait aussi en quoi la société nous montre un certain nombre de leurre qui pourrait nous donner la réponse de ce qu'est le bonheur sur un plateau d'argent. Entre l'offre et la demande, il existe un certain nombre de confusion qui nous font dissocier nos réels besoins avec des mirages non seulement inutiles mais encourageant également l'attrait du « toujours plus ».

     

    Faites comme ci cet épisode était une simple méditation. Parce que, parfois, il s'agit simplement de se laisser traverser par certaines idées, que l'on soit d'accord avec elles ou non. Ce temps est une occasion de s'asseoir en gare de l'observation, laissant ainsi le jugement et les injonctions dans le train que l'on vient de quitter. Nous allons parler un temps du temps, qui file et qui presse. Qui nous balance dans l'existence sans aucun GPS.

    Vous remonterez bientôt dans un wagon, mais si vous le voulez bien, laissez moi vous raconter une petite histoire du bonheur et de l'amour.

    Vous êtes bien installé ? Parfait, C'est parti.


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    27 min
  • Episode 19 : L'enseignement scolaire

    Bonjour ! Aujourd'hui, nous allons parler de la place des souvenirs d'écoles, que nous accordons aujourd'hui à penser qu'ils ont eu un impact sur notre personnalité actuelle, nos blocages quotidiens.

    On dit souvent que le cercle familial est responsable de toutes nos névroses, que c'est cela qui a construit notre pensée et notre façon de s'ouvrir au monde. J'ai pour conviction qu'il n'y a pas que cela.

    6000, c'est environ le nombre d'heures passées derrière une table de classe à écouter les enseignants nous apprendre les programmes scolaires, et c'est sans compter les heures passées au collège. Ce nombre est pour moi à ne pas prendre à la légère puisque sans compter les moments passés à dormir, pendant plusieurs années de notre jeunesse, nous avons passé moins de temps avec nos parents qu'avec nos camarades de classe et enseignants.

    Le thème d'aujourd'hui va nous ramener en classe, mais cette fois-ci, par un prisme différent, vous allez le voir. L'idée de cet épisode n'est pas de critiquer l'ensemble de l'éducation nationale ni de cibler le métier de professeur. Je vois plutôt l'opportunité de découvrir une vision interne et subjective de cette direction pédagogique, évolutive, certes, mais qui nous a tous et toutes d'une certaine manière influencé.e.

    Pour nous éclairer, j'ai ainsi eu la chance de pouvoir échanger avec Amélia, une jeune enseignante qui a une vision très inspirante sur ce sujet. Elle va nous parler de sa propre expérience d'enfant vis à vis de l'école, de ce qui la poussée à devenir enseignante et, surtout, elle va nous dire quelle est sa vision de l'éducation que l'on applique aux enfants à l'école et comment elle entend pallier un maximum aux éventuelles failles de ce système. Je vous souhaite une bonne écoute !


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    39 min
  • Episode 17 : C'est quoi la virilité ?

    Très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de SÉRUM PSY, le podcast qui vous veut du bien. Pour cet épisode, nous allons parler de cette chimère, cette chose qu'on identifie clairement et qui pourtant ne se définit que très subjectivement. Je parle de la virilité.

     

    Alors c'est quoi la virilité ? J'ai demandé à beaucoup de personnes pour identifier la manière la plus objective de la définir. Beaucoup m'ont fait mention de l'image de la salle de sport. Cet endroit où la testostérone pullule et nous embaume l'esprit. Où les muscles et les corps suants nous ramènent toujours plus à notre instinct sauvage, loin d'une certaine richesse intérieure. Certains m'ont confié la même question : Pourquoi se faire tant de mal ?

     

    Alors de mon côté, j'ai d'abord commencé par consulter le dictionnaire, et voici la définition qu'il propose : Nom féminin, en latin virilitas, se définie comme étant l'ensemble de caractères physiques de l'homme adulte ; ce qui constitue le sexe masculin : les attributs de la virilité. C'est la capacité d'engendrer une vigueur sexuelle. C'est le mâle, l'énergie, le courage.

    Après avoir confié cette définition à des personnes d'une plus jeune génération que moi, il y a eu confusion. En effet, malgré la popularité du terme, ils ne semblaient aucunement reconnaître le terme dans cet énoncé.

    Jean GENET, l'écrivain, en parlait justement. Il écrivait la chose suivante : S'ils ne sont pas toujours beaux, les hommes voués au mal, M.A.L. possèdent des vertus viriles. Dans son journal du voleur, Jean GENET proposait une certaine ambiguïté dans son constat. Dans la même phrase, il parle de mal, M.A.L., et de vertus en abordant la virilité. Ce qui finalement ne nous donne pas vraiment d'indication sur le fond de sa pensée. Admet-il une vertu derrière la virilité ou est-elle un des nombreux mécanismes menant à la sombre image de l'homme ?

    Bon, nous ne sommes pas plus avancés. Alors, par curiosité, j'ai demandé à CHAT GPT quelle serait sa définition. Il m'a proposé la suivante : La virilité est souvent associée aux caractéristiques traditionnellement attribuées aux hommes dans certaines sociétés, telles que la force physique, le courage, la résilience émotionnelle et parfois la domination sociale. Cependant, une compréhension moderne de la virilité remet en question ces stéréotypes, mettant l'accent sur des traits tels que l'intégrité, la responsabilité, la bienveillance, et la capacité à exprimer et à comprendre ses émotions.

    Alors, malgré les critiques qu'on donne aux intelligences artificielles, il semblerait qu'elle se rapprocherait le mieux d'une vérité plus objective et surtout, moderne. Si je souhaitais ajouter mon grain de sel, j'ajouterais alors, quelle serait la différence avec la féminité dans ce cas ? Une personne féminine n'est-elle pas, aussi, intègre, responsable, bienveillante et ne comprend-t-elle pas ses émotions ?


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    30 min

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Je suis David CAILLAUD, psychopraticien, animateur de SERUM PSY, podcast de psychologie et de société.