Sérum Psy

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By Auteur : David Caillaud - Production : Nicolas BedinHealth & FitnessMental Health
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Sérum Psy episodes

  • Episode 7 : Les Red flags

    Très content de vous retrouver pour ce nouveau podcast sur un sujet qui revient très souvent, que ce soit dans la société ou même dans mon cabinet : Le Red Flag. 

    Chacun se fait son avis dessus mais afin d'y voir un peu plus clair, comment pourrions-nous l'identifier d'un point de vue sérieux et reconnu ? D'où émane-t-il et peut-on affirmer que l'on a une prédisposition telle à y être sensible que cela dicte l'ensemble de nos rencontres ?

    Traduit dans son premier sens, on parle du red flag comme ce drapeau rouge au bord de la mer qui indique que la baignade est interdite car trop dangereuse. Cette expression anglaise dans le domaine populaire et relationnel désigne un phénomène de rejet, d'avertissement presque épidermique qu'éprouverait une personne face à une autre qui lui inspirerait une certaine toxicité. Loin du domaine psychologique ou neurologique, cette expression ne dispose d'aucune étude claire et sérieuse quant à sa véracité ou encore sur l'étendue de son utilisation. 

    Cependant, ce fameux Red-Flag pourrait faire penser à quelque chose de peut-être plus concret, quoique ... Je parle bien de l'instinct, de l'intuition. Alors l'instinct c'est quoi, et plus justement, qu'est-ce que cela n'est pas ?

    L'instinct est une réaction, une tendance innée et puissante, commune à tous les êtres vivants ou à tous les individus d'une même espèce. 

    Cette tendance traduit un jugement immédiat, hors de tout raisonnement construit. C'est ce qui vient là, tout de suite, sans explication ni fondement. Cette réaction n'a aucune pertinence dans le monde scientifique.

    Cependant, dans son ouvrage « La théorie des instincts d'Hermann Samuel Reimarus », Jean-Sébastien Bolduc, nous fait l'étalage du travail du philosophe allemand en expliquant qu'il existe une réaction rapide et pertinente dans chaque danger éprouvé par un animal, qui le protège et participe à la pérennité de son espèce. 

    Il fait l'hypothèse que ce qui construit ce qu'on appelle aujourd'hui le règne animal reposerait vraisemblablement sur ce pouvoir naturel dont les animaux disposent et qu'ils écoutent. Je vous parlerai dans ce podcast de la notion d'intelligence collective, proposée par le psychiatre suisse Karl Gustav Yung et d'épigénétique. 

    Vous verrez à quel point nous pourrions peut-être toucher un jour au but, à cette finalité d'expliquer enfin d'où vient notre instinct naturel, quand l'écouter, à quel moment ce n'est pas l'instinct dont on parle et surtout, si, avec l'évolution civilisationnel, il doit encore exister en nous. À travers des exemples concrets, vous entendrez deux personnes qui se sont eux-mêmes surprises à user de ce don naturel avec intelligence et parfois retenue. Peut-être pourriez vous vous interroger tout au long de ce podcast sur des situations où vous auriez dû un peu plus vous écouter, ou au contraire, celles où il n'y avait finalement pas lieu de s'inquiéter. 

    Je vous souhaite une bonne écoute. 



    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • Episode 5 : Pourquoi est-ce si difficile de quitter son travail ?

    Bonjour ! Très heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode qui présente

    un autre format.

    Aujourd'hui, pas de témoignage mais plutôt la présentation d'un sujet qui nous concerne tous : le travail ou plutôt, pourquoi est-ce si difficile de quitter son travail ? Je parle évidemment des situations où le métier en question ne vous comble pas, où parfois même, il vous pousse au 

    burnout / Peut-être trouvez vous l'intitulé du thème un peu simpliste, avec l'idée qu'il est assez facile de dire pourquoi il est difficile de demander à quelqu'un de renoncer à son travail et donc à son salaire. Mais vous verrez qu'il y a certaines subtilités qui forment des mécanismes généraux, un conditionnement systémique. 

    Par des chiffres et des méthodes de pensées, je vous amènerai à vous poser les bonnes questions, à peut-être aussi voir en votre métier actuel une forme de satisfaction par les petits plaisirs quotidien qu'il pourrait vous offrir.

    Au contraire, l'idée aussi est de vous expliquer quels sont les freins à la fois psychologiques mais aussi sociétaux, qui nous empêchent de quitter ce travail quand il nous fait défaut au quotidien. 

    Cet épisode de vous causera aucune forme de culpabilité, rassurez-vous, nous sommes parfois guidés par le poids des responsabilités financières et on comprend très facilement qu'un métier pénible puisse être moins grave qu'une précarité, aussi courte soit-elle. 

    Je vous souhaite une bonne écoute.


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    15 min
  • Episode 3 : La pédagogie de l'adversité (Part 2)

    Aujourd'hui, le thème qui a remporté le sondage est « La pédagogie de l'adversité ». 

    Alors pourquoi donc parler des effets positifs que peuvent produire les pires évènements de notre vie ? 

    Vous connaissez sans doute cette expression du philosophe Friedrich Nietzsche : Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Ce terme souvent détourné par un sentiment de véracité ne décrit finalement pas la vision qu'il s'était donné de l'adversité. Pour le philosophe, la plupart des individus ne vont pas être renforcés par leurs traumas mais bien à l'inverse, altérés. Je me permettrais donc de modifier un peu la citation en proposant la suivante : Tout ce qui ne te tue pas, peut t'abîmer ; et si tu ne travailles pas sur ton adversité, elle peut te tuer. 

    Vous l'aurez compris, un trauma de quelque nature soit-il, est une brèche en elle-même. 

    Et si on veut prétendre à un renforcement, la seule opportunité que nous donne cette brèche ne prendra son effet qu'à travers l'introspection ou l’apparition d'une philosophie de vie. L'exemple de l'athlète Philippe Croizon est très parlant, justement. J'ai pu avoir la chance d'échanger avec cet ancien ouvrier qui se disait casanier, pantouflard et peu enclin au dépassement de soi. Un jour, alors qu'il changeait l'antenne sur son toit, la foudre l'a frappé à deux reprises, brûlant ainsi ses deux bras et ses deux jambes qui furent par la suite amputés. Aujourd'hui, il a relié les cinq continents à la nage. Dans son exemple, il y a pu y avoir une forme de défaitisme au début mais une volonté sans nom s'est emparé de lui pour finalement se consacrer au handisport. Dans son cas, l'adversité s'est imposée comme l'opportunité de se dépasser. Il y avait un choix : tendre vers la continuité de la vie casanière qu'il vivait et s'enfermer davantage ou bien aller de l'avant et s'accomplir pleinement, jusqu'à montrer un exemple fort. 

    C'est bien une philosophie de vie qui s'est emparée de lui et c'est par le corps détruit que l'esprit endormi s'est réveillé.

    C'est le dernier témoignage du sujet et il démontre que l'adversité nous fait parfois déplacer des montagnes. Il est particulièrement fort et émouvant, je préfère donc vous avertir en vous proposant de l'écouter un peu plus tard si vous êtes dans un moment de détresse. Il débouchera, en revanche, vers des conclusions particulièrement optimistes et inspirantes. 

    Je vous souhaite donc une bonne écoute !

    PS : N'oubliez pas, la semaine prochaine sortira un épisode méditatif sur ce sujet ;)



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    31 min
  • Episode 3 : La pédagogie de l'adversité (Part 1)

    Aujourd'hui, le thème qui a remporté le sondage est « La pédagogie de l'adversité ». 

    Alors pourquoi donc parler des effets positifs que peuvent produire les pires évènements de notre vie ? 

    Vous connaissez sans doute cette expression du philosophe Friedrich Nietzsche : Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Ce terme souvent détourné par un sentiment de véracité ne décrit finalement pas la vision qu'il s'était donné de l'adversité. 

    Pour le philosophe, la plupart des individus ne vont pas être renforcés par leurs traumas mais bien à l'inverse, altérés. Je me permettrais donc de modifier un peu la citation en proposant la suivante : Tout ce qui ne te tue pas, peut t'abîmer ; et si tu ne travailles pas sur ton adversité, elle peut te tuer. 

    Vous l'aurez compris, un trauma de quelque nature soit-il, est une brèche en elle-même. Et si on veut prétendre à un renforcement, la seule opportunité que nous donne cette brèche ne prendra son effet qu'à travers l'introspection ou l’apparition d'une philosophie de vie. L'exemple de l'athlète Philippe Croizon est très parlant, justement. J'ai pu avoir la chance d'échanger avec cet ancien ouvrier qui se disait casanier, pantouflard et peu enclin au dépassement de soi. Un jour, alors qu'il changeait l'antenne sur son toit, la foudre l'a frappé à deux reprises, brûlant ainsi ses deux bras et ses deux jambes qui furent par la suite amputés. Aujourd'hui, il a relié les cinq continents à la nage. 

    Dans son exemple, il y a pu y avoir une forme de défaitisme au début mais une volonté sans nom s'est emparé de lui pour finalement se consacrer au handisport. Dans son cas, l'adversité s'est imposée comme l'opportunité de se dépasser. Il y avait un choix : tendre vers la continuité de la vie casanière qu'il vivait et s'enfermer davantage ou bien aller de l'avant et s'accomplir pleinement, jusqu'à montrer un exemple fort. 

    C'est bien une philosophie de vie qui s'est emparée de lui et c'est par le corps détruit que l'esprit endormi s'est réveillé.

    Les deux témoignages que vous entendrez sur ces deux épisodes nous démontrent que l'adversité nous fait parfois déplacer des montagnes. Ils sont particulièrement forts et émouvants, je préfère donc vous avertir en vous proposant de les écouter un peu plus tard si vous êtes dans un moment de détresse. Ils déboucheront, en revanche, vers des conclusions particulièrement optimistes et inspirantes. 

    Ce podcast sera donc divisé en deux parties, aujourd'hui nous écoutons le témoignage de Jérôme et la semaine prochaine, nous entendrons celui d'Emmanuel.

    Je vous souhaite donc une bonne écoute !



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    21 min
  • Episode 1 : "J'ai développé une aversion pour l'espèce humaine"

    Le thème du podcast d'aujourd'hui vous surprendra peut-être par sa distinction mais je sais qu'il va vous parler. 

    Alors le voici : « J'ai développé une aversion pour l'espèce humaine ». 


    Alors pourquoi ce thème ? Et bien, dans les échanges avec mes patients ou dans ma vie personnelle, j'ai pu remarquer une forme de fatalité, de défaitisme quant au chemin évolutif que prend notre propre espèce. 


    Que ce soit par la tristesse, la morosité ou encore la colère, nous nous accordons tous et toutes à un moment de notre vie à affirmer qu'il existe chez nous des comportements

    difficiles, voire cruels ; qui résulteraient d'un automatisme instinctif et archaïque. 

    Alors mon but est de vous offrir des podcasts de qualités qui vous conduirons vers un état d'apaisement et j'ai pour conviction qu'en abordant des thèmes aussi négatifs, nous irons

    inévitablement vers des conclusions optimistes. 


    L'intention aussi est d'entendre avec nuances des personnes à qui cette sensation est arrivée dans leur vie de manière sporadique, qui ne sont pas forcément dans l'optique de

    dégager un jugement général. Cette sensation est parfois insufflée par un raisonnement inspiré de la collapsologie, cette science de l'effondrement civilisationnel.

    Nous pouvons parfois penser que l'être humain sait qu'il va droit dans le mur et accélère tout de même. 

    Allez, pas de panique, la vie vaut encore le coup d'être vécue en société, je vais vous le montrer.  


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    45 min

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Je suis David CAILLAUD, psychopraticien, animateur de SERUM PSY, podcast de psychologie et de société.