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Or


Aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir les écrivains Joffrine Donnadieu et Guillaume Poix, deux plumes agiles et graciles qui effeuillent la psyché humaine, ses tourments, son quotidien, ses ambiguïtés, pour révéler que la création du lien, social, amoureux, familial, flirte toujours avec l'abyme, mais sans lui, pas de résurrection possible.
Joffrine Donnadieu, lauréate du prix de Flore en 2022 pour son roman « Chienne et louve », qui racontait une histoire d’amitié singulière entre une jeune strip-teaseuse et une vielle dame réac, revient sur le devant de la scène avec son nouveau livre « Aux Nuits à venir », toujours chez Gallimard.
Ce livre met en scène Marge, Marguerite la sœur de Violette, rebelle, libre, qui fuit les bonnes mœurs tout comme les règles de la Société, et qui sent bien que quelque chose ne tourne pas rond chez elle, un trauma dans l’enfance. Violette ne parvient plus à assumer la charge de Marge, ou plutôt ses décharges. Trouver un toit pour celle qui vient d’être mise à la porte, devient une priorité, mais dans sa quête de liberté, elle rencontre Victor, qui loge dans l’immeuble en travaux juste en face de chez Violette, et à son contact, c’est l’embrasement.
Guillaume Poix reçoit le Prix Wepler en 2017 pour « Les fils conducteurs » publié aux éditions Verticales, il a écrit pour le théâtre et collaboré avec la metteuse en scène Lorraine de Sagazan, notamment pour ses pièces « Un sacre » en 2021, représenté à la Comédie de Valence, « Le Silence » joué à la Comédie française en 2024, et « Léviathan » joué au festival d’Avignon en 2024, qui amorçait son travail de recherches sur le monde carcéral.
Son dernier roman « Perpétuité »ressemble à un carnet de bord, intime aussi, de surveillants d’une maison d’arrêt qui commencent leur ronde nocturne. La nuit des surveillants s’apparente à une plongée dans la balance de la conscience de gens ordinaires qui doivent évaluer mille dangers, milles hypothèses de débordements possibles, en provenance de l’autre rive, celle des prisonniers, des hommes qui n’ont peut-être pas reçu le même capital de confiance en soi, de maîtrise, pour se protéger des autres, et de soi-même.
Aussi, comment la liberté et l’enfermement s’articulent-ils ? Les enfermements sont-ils protéiformes, continus ?
« Perpétuité » a été retenu par la sélection du Prix Goncourt pour les détenus 2025. Guillaume Poix mène actuellement plusieurs ateliers de lecture en prison à travers une tournée dans toute la France.
Joffrine Donnadieu et Guillaume Poix ont tous les deux reçu une aide à l’écriture du CNL.
Pourparlers avec Joffrine Donnadieu et Guillaume Poix, c’est parti !
Avec "Yann dans la nuit" publié aux éditions Flammarion, Julie Brafman propose une séquence hautement littéraire, sorte de travelling poétique qui suivrait Yann Andrea, l'amant, dans la nuit des songes, dans les bras de Marguerite Duras et dans l'obscurité d'une folie douce.
Ce fou de littérature souhaite faire corps avec les mots car ivre de romanesque, coupable de cette illusion parfaite, il voudra et deviendra le compagnon de Marguerite Duras durant ses 15 dernières années. Julie Brafman lui redonne la fièvre.
"Yann dans la nuit" figure dans la catégorie "Essai" des sélections du Prix Renaudot et du Prix Fémina. Il s’agit du premier roman de Julie Brafman, par ailleurs chroniqueuse judiciaire pour le quotidien Libération.
Pour son dernier livre "Tambora", publié aux éditions Verdier, Hélène Laurain revendique l'écriture de l'impudeur afin de donner une noblesse au récit de la fausse couche, qui porte en elle, parfois, la tristesse.
Avec un langage organique, Hélène Laurain propose un récit à la lisière. Entre le beau et le laid, la vie et la mort, et comment l'esprit fait le choix de la beauté en transcendant la fatalité et en renouant avec la nature.
L'académie Goncourt a choisi de retenir "Tambora" dans sa première sélection. Hélène Laurain a reçu une aide du CNL à l'écriture pour ce livre, après avoir publié "Partout le feu" un roman incandescent sur l'activisme contemporain.
En préambule à cette riche rencontre à venir avec le flamboyant Kamel Daoud, je tiens à remercier l’Institut Pierre Werner pour cette invitation à l’occasion de l’inauguration de sa saison culturelle, en particulier son directeur, Olivier Frank et sa directrice adjointe, Anna Schauder.
L’institut Pierre Werner est un centre culturel crée au Luxembourg en 2003, à l’initiative des gouvernements allemand, français et luxembourgeois. Il œuvre au partage des idées et encourage la réflexion multilatérale sur l’Europe dans l’esprit de château de Colpach, hérité de l’industriel luxembourgeois Emile Mayrisch.
Ce soir, nous avons le plaisir d’être en discussion Kamel Daoud, prix Goncourt 2024 pour son roman « Houris » publié aux Éditions Gallimard. Romancier, journaliste, il est le rédacteur en chef du quotidien d’Oran de 1995 à 2015, poète par sa littérature fascinante, l’œuvre de Kamel Daoud a été saluée à nombreuses reprises par divers prix littéraires, prix Goncourt du premier roman pour « Meursault Contre-enquête » en 2015.
Il est également l’auteur de « Zabor ou les psaumes » en 2017 récompensé par le Prix Méditerranée en 2018 et de l’ouvrage « Le peintre dévorant la femme » en 2018 récompensé par le prix de la Revue des Deux Mondes en 2019, et de « ô Pharaon » en 2005 et « La fable du nain » en 2003 (Dar El Gharb – Éditions).
Nous allons nous intéresser si Kamel Daoud le veut bien, à toute sa réflexion autour de cru et du cuit et comment une vision politique se transforme en œuvre poétique, comment la littérature joue-t-elle un rôle de médiateur entre soi-même et le monde qui nous entoure. Et comment l’Histoire façonne-t-elle une esthétique.
Et pourquoi Kamel Daoud fait-il le choix de la dialectique intérieure, plutôt que celui du dialogue sur le plan stylistique.
Beaucoup de questions Kamel Daoud ce soir !
Je m’appelle Pauline Carayon, je réalise le podcast du Centre national du livre et nous sommes en direct.
C’est parti !
Le dernier livre de Sorj Chalandon " Le livre de Kells" publié aux éditions Grasset, raconte son histoire, celle d'un enfant battu élevé sans amour qui choisit la rue par dépit, dans laquelle il frôle la mort à chaque instant, celle du dehors mais aussi celle du dedans, jusqu'à une rencontre, celle avec des maoïstes anarchistes, la brigade des révolutionnaires, qui l' en sort. le Journal Libération arrivera après.
Ce sera surtout grâce à ses poings, que Sorj Chalandon alias Kells gagnera la bataille, utilisés pour repousser les assauts de factions violentes tout comme ceux de la police.
Après mai 68, que veut le peuple ? Comment vit-il avec la violence de la deuxième guerre Mondiale ?
A travers ce roman, on assiste au purgatoire d'un homme qui s'impose une verticalité, dans la survie pas de hiérarchie, juste des camarades, peut-être pas pour toute la vie, juste le temps de reprendre des forces.
Il s'agit du 12e roman de Sorj Chalandon, après entre autres, "L'Enragé", "Une promesse", "Retour à Killybegs", "Profession du père", "Le petit Bonzi", "Le quatrième mur", tous publiés aux éditions grasset et pour lesquels il a reçu de nombreux prix littéraires.
Journaliste, reporter de guerre, Sorj Chalandon a travaillé pour Libération.
Avec son premier roman "Les révolutions d'une petite française à Téhéran" publié aux éditions Flammarion, Shirin Rashidian raconte l'histoire d'une jeune parisienne, Lila, qui part à la conquête de ses origines iraniennes, à travers une comédie romantique qui donne à voir une partie de la jeunesse iranienne sous un jour lumineux, une génération, qui a soif du désir de vivre.
Grâce à la cuisine, à la curiosité de la langue, Lila cherche à déchiffrer une culture nourrie de paradoxes et d'ambivalence, qui avoue détester et aimer son pays à la fois.
Avec "Marcher dans tes pas" publié aux éditions L'Iconoclaste, l'écrivaine Leonor de Recondo revient aux sources de l'exil et de son identité en proposant un voyage littéraire et historique au pays basque espagnol puis en France, qui se lit comme une enquête poétique.
Son père a 4 ans le 18 août 36 lorsque sa famille doit quitter la ville d'Irún sous la menace des franquistes. Il traverse le Pont international, les poches pleines de confettis du 15 août mais les yeux rivés sur sa terre maternelle qui continuera de nourrir sa création tout au long de sa vie.
Peintre torturé, taiseux, il transmet à sa fille son histoire et son obscurité. Est-ce qu'on découvre une identité, est ce qu'on se la créé ?
Leonor de Recondo a reçu le Prix des Libraires et le Grand Prix RTL - Lire Magazine pour "Amours" publié en 2015 chez Sabine Wespieser, et le Prix des étudiants France Culture -Télérama la récompense en 2017 pour "Point Cardinal" (Sabine Wespieser).
Pour son roman "Marcher dans tes pas", Leonor de Recondo a reçu une aide à la création du CNL après avoir présidé la commission vie littéraire, dédiée aux festivals soutenus par le Centre national du livre.
Rencontre avec Emma Becker, l'écrivaine du "Mal Joli", paru aux éditions Albin Michel qui n'en finit pas de fasciner dans l'exploration du désir qu'elle transfigure par la littérature.
Celle qui a toujours voulu être une muse le devient au fil de ses livres sulfureux qui racontent l'ordinaire, et ce que signifie être soi-même quand les émotions nous dévorent, avec le langage qu'elle utilise comme une loupe et qu'elle manie comme la serpe !
Il s'agit du 6e roman d'Emma Becker après "Monsieur" et "Alice" publié chez Denoël, "Odile l'été" chez Julliard, puis "La maison " et "L'Inconduite" Chez Flammarion. Ses oeuvres ont reçu plusieurs aides du CNL à la traduction.
Rencontre avec Karine Tuil, l'écrivaine à succès énigmatique qui enchaîne les succès littéraires avec entre autres "L'Insouciance", "Les Choses Humaines" ou encore "Kaddish pour un amour".
La langue est une arme, que Karine Tuil manie à dessein pour étriller les vanités dans une quête de Vérité.
"La guerre par d'autres moyens" publié aux éditions Gallimard, retentit comme le roman de la domination qui charrie avec lui les trahisons multiples à travers l'ancien couple présidentiel formé par Dan Lehman et sa femme, égérie du cinéma indépendant Hilda Müller.
Comment exister après la lumière, et finalement pour qui ? Quels sont les autres moyens ?
Karine Tuil a reçu le Prix Landerneau des lecteurs pour son roman "L'insouciance" paru chez Gallimard en 2016. L'auteure des "Choses humaines" est récompensée en 2019 par le prix Interallié et par le prix Goncourt des lycéens, adapté par la suite au cinéma par Yvan Attal.
Rencontre avec Raphaël Quenard, l’étoile filante du cinéma français, mascotte de Quentin Dupieux, qui vient de publier son premier roman « Clamser à Tatouine » aux éditions Flammarion.
Ce polar loufoque qui met en scène un sociopathe misogyne, est aussi une déclaration d ‘amour à la langue française.
Raphaël Quenard sera à l’affiche de « I love Peru » le 9 juillet prochain, long-métrage qu’il a co-réalisé avec Hugo David, sorte de quête initiatique qui dézingue les travers du succès.
Heureux qui comme Raphaël fait un beau voyage !
*Ce entretien a été réalisé à la Maison de la Poésie, tous nos remerciements à son Directeur, Olivier Chaudenson !
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Avec « Son livre », partez pour un voyage littéraire et sonore sur les terres des auteurs soutenus par le Centre national du livre.
Son Livre se décline en deux…
Le podcast du CNL est réalisé par Pauline Carayon (CNL), elle est accompagnée par les musiciens et compositeurs Laurent Bardainne (Pourparlers) et Romuald Boivin (Mono).
Illustrations originales par Nine Antico.
Bouclez votre ceinture, tournez la page et montez le son !

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