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J'ai animé avec beaucoup de plaisir cette conversation avec des pionniers du vin respectueux du vivant le samedi 20 avril 2024 à Montheron dans le cadre de la 4e édition du Salon DESALPES. Marie-Thérèse Chappaz, Raoul Cruchon et Raymond Paccot ont évoqué le chemin qu'ils ont parcouru dans leur métier et le chemin qu'il ont contribué à nous faire parcourir dans notre façon de boire du vin. Car aujourd'hui, l'attrait pour les vins respectueux du vivant est considérable. De Paris à Tokyo en passant par New York, le nombre de commerces et de bars spécialisés a explosé ces dernières années, tout comme le nombre de festivals ou de salons. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ces trois pionniers (et tant d'autres), ont-ils choisi de se libérer de l'usage de la chimie de synthèse pour s'engager dans l'aventure d'une production viticole respectueuse du vivant ? C'est la question de la semaine.
Cette semaine, je rencontre Eric Bonvin, le directeur général de l'Hôpital du Valais, une des grandes institutions de santé publique en Suisse, avec 440 médecins, 5800 collaborateurs, et qui prend en charge près de 41000 patients chaque année.
Mais avant de devenir médecin, puis de diriger cette institution, Eric Bonvin a choisi un parcours de liberté et de curiosité. A 15 ans, après le cursus scolaire obligatoire, il a quitté le chemin de l'école pour prendre celui du voyage et des petits boulots, (il a même été un moment vendeur au Grand Bazar d'Istanbul) mais surtout, il s'est intéressé au sens de la rencontre humaine.
De retour aux études, il s'est engagé dans la psychiatrie, tout en cherchant à mieux comprendre les pathologies de la relation entre soignant et malade. Comment, en effet, éviter ce sentiment si dégradant et si répandu chez le malade, de n'être qu'un diagnostic ou une maladie aux yeux des soignants ?
Mais dans notre système hospitalier où chaque prestation des soignants, est enregistrée, validée pour être contrôlée, où le temps manque, comment faire pour créer cet espace de rencontre dans l'esprit d'Hippocrate ?
Comment soigner l'art de soigner ?
C'est la question de la semaine.
Pour commencer cette nouvelle année, je rencontre Felix Ehrat, avocat d'affaires et juriste qui a travaillé au plus haut niveau dans la pharma, chez Novartis et Idorsia, dans la banque, chez Julius Baer, Globalance Bank et Swiss Fintech, mais aussi chez Accenture et Geberit, sans parler d'autres sociétés pour lesquelles il est, ou a été, conseiller ou membre du conseil d'administration.
Tout au long de son impressionnant parcours, Felix a toujours été un observateur attentif des enjeux de la vie dans l'entreprise. Aujourd'hui, avec l'arrivée de nouvelles générations en quête profonde de motivation, il souligne que la question du sens du travail est devenue centrale.
Sur le long terme, il affirme même qu'aucune entreprise ne pourra survivre sans répondre clairement à la question de sa raison d'être dans le monde, indépendamment du fait de créer de la valeur.
Une manière de signifier la nécessité pour le management de réfléchir au-delà du court terme, pour lier sens du travail, motivation et efficacité économique dans l'entreprise.
Comment donner du sens au travail ? C'est la question de la semaine.
Cette semaine, je rencontre Olivier Huguet et Yannick Letort, deux maîtres-coiffeurs installés sur les hauteurs de Gstaad.
Olivier et son partenaire Yannick ont reçu deux formations d'exception avec deux maîtres de la coiffure moderne. L'un avec Vidal Sassoon, dans le cadre de la coiffure anglaise, l'autre avec Jean-Marc Maniatis, dans celui de la coiffure française.
Après le temps de l'apprentissage, est née pour tous les deux, la nécessité d'exprimer leur propre créativité en se mettant au service de leur propre clientèle. Toute aussi importante que l'équilibre délicat entre technicité et créativité, est la création d'un dialogue de confiance avec chacune des personnes qui, en poussant la porte d'un salon de haute coiffure, cherche à se sentir unique.
Pour les maîtres-coiffeurs, la matière du travail ne se résume pas au cheveu à couper, à façonner ou bien à colorer, elle est tout autant dans la nature du rapport humain avec la personne qui remet son visage et son humeur entre leurs mains.
L'actrice américaine Joan Crawford disait un jour : « je pense que la chose la plus importante pour une femme, en dehors de son talent, est un bon coiffeur. »
Comment coiffer le cheveu en recoiffant aussi l'âme ?
C'est la question de la semaine.
Cette semaine, je rencontre Marco Solari, qui après avoir présidé pendant 23 ans le Festival international du Film de Locarno, en est devenu le tout nouveau président d'honneur.
Depuis sa naissance, Marco est porteur de deux cultures, celle du nord qui lui vient de sa mère bernoise, et celle du sud qui lui vient de son père tessinois. Et longtemps, il est resté un étranger aux yeux de ceux qui, au nord comme au sud, refusaient de le compter comme un des leurs.
Cette question de l'identité multiculturelle, cette question de l'harmonisation des différences est au cœur du parcours de Marco.
Que ce soit à la présidence de l'Office du Tourisme du Tessin, comme organisateur du 700eanniversaire de la Confédération, ou bien encore à la présidence du Festival de Locarno, Marco a toujours cherché à rassembler ce qui était séparé, c'est-à-dire au fond, à réaliser des utopies. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé dans la lumière des projecteurs.
Le 12 août dernier sur la Plaza Grande, Marco est monté sur la scène pour clore sa 23e année de présidence du Festival du film de Locarno et annoncer qu'il allait passer de la lumière à l'ombre.
Mais ce n'est pas si simple de suivre la devise des patriciens bernois « Servir et disparaître », à moins d'avoir comme Marco, plus de goût pour la vérité que pour la séduction.
Comment passer de la lumière à l'ombre ? C'est la question de la semaine.
Cette semaine, je rencontre Olivier Christinat dans son atelier à Lausanne.
Avec ou sans appareil photo, Olivier Christinat est un homme curieux, très curieux même, de trouver sa juste place sur notre petite planète.
Cette recherche intérieure, cela fait quarante ans qu'il la partage dans ses photographies en explorant ce qu'est la distance juste, c'est-à-dire cette distance qui ne sépare plus, mais qui au contraire, le relie avec les objets vers lesquels il oriente le viseur de son appareil.
Lorsqu'il est à sa place, apparaît dans la photo d'Olivier Christinat, une grâce qui nous invite, comme une évidence, à être aussi à notre place. Parce qu'à ce moment-là, les objets de sa photo, paysage, personnage ou encore composition, cessent d'être des objets pour devenir des présences.
Comment trouver la distance juste pour photographier ?
(Et pas seulement pour photographier, bien sûr).
C'est la question de la semaine.
Retrouvez-le sur olivierchiristinat.com
Cette semaine, dans le lobby d'un hôtel près de Paris, je rencontre le journaliste de France Télévisions, Nelson Monfort, un des journalistes les plus connus, et le journaliste sportif le plus apprécié des français.
Dans le sport, l'émotion est au centre, à la fois au cœur des performances et du spectacle.
A la télévision, le travail d'un journaliste sportif est, d'abord, de nous permettre, à nous téléspectateurs, de mieux comprendre l'histoire qui se joue sur le terrain, en éclairant le contexte et les enjeux.
Puis, il s'agit ensuite d'aller à la rencontre des athlètes pour nous permettre de les approcher par son intermédiaire et de ressentir l'émotion de leur présence. Nelson a ainsi interviewé Carl Lewis, Usain Bolt ou Roger Federer, des champions qui incarnent dans notre culture un archétype de réussite, d'exemplarité et de dépassement de soi. Tous les sportifs ne sont pas des champions, mais tous les sportifs s'identifient à des champions.
En écoutant Nelson, j'ai découvert que l'émotion était aussi une information. Elle dévoile derrière l'athlète, la générosité (ou la grossièreté) de la personne : des éléments-clés pour que nous puissions nous identifier (ou pas) à un champion.
Derrière la légèreté des interviews du journaliste sportif, se joue donc aussi la transmission sur le plan de l'émotion des grandes valeurs qui cimentent notre culture.
Mais au fait, comment faire pour interviewer les athlètes sur le terrain ?
C'est la question de la semaine.
Pour commencer cette nouvelle année, je rencontre la plasticienne Catherine Bolle dans son grand atelier lausannois qui, tous les jours, l'incite à se mettre au travail. Mais une fois qu'elle est à l'œuvre, comment savoir si une œuvre d'art est terminée ou pas ?
Pour Catherine Bolle, une œuvre ne s'achève pas comme une année, avec la netteté d'un 31 décembre. Avec le temps, elle peut être reprise, complétée, développée, réutilisée même. Pour elle, une œuvre n'est jamais vraiment achevée. Elle reste vivante et donc sujette à d'autres transformations possibles.
Prétendre savoir quand une œuvre est ou non achevée, c'est pour Catherine le « mensonge intime » des artistes qui affirment leur toute-puissance sur leurs œuvres.
Mais alors, comment faire pour diffuser et vendre des œuvres si elles sont toujours inachevées ?
C'est la question de la semaine.
Avec les équipes de CCHE (Lausanne), Marc conçoit des espaces intérieurs agréables, accueillants, régénérants et même inspirants. Pour lui, un espace habitable doit pouvoir nous accompagner dans tous nos besoins, à la fois de paix et de stimulation, de silence et de bruit, d'obscurité et de lumière, de repli et d'échange.
Mais dans nos villes et au-delà, il est très difficile de trouver des endroits qui aient toutes ces qualités opposées. Pour Marc, c'est justement à l'architecture de compléter ce qui manque à un espace intérieur pour qu'il devienne pleinement habitable.
Ce qui manque, c'est justement ce sur quoi portent confusément tous nos rêves d'architecture les plus intimes, nos rêves d'architecture qui non seulement nous ressemblent, mais aussi nous révèlent.
Ce sont ces rêves que Marc cherche d'abord à découvrir chez ses clients, avant de les matérialiser.
Alors comment concevoir un espace habitable ? C'est la question de la semaine.
Christophe Gallaz est écrivain et journaliste. Dès les années 80, il a tenu des chroniques dans de nombreux journaux dont le quotidien lausannois Le Matin, Libération ou encore Le Monde ou les Inrocks, avant d'écrire des nouvelles, des essais et des livres pour enfants, tout en collaborant aux scénarios de plusieurs cinéastes suisses et français. Christophe est un homme de conversation. Pas un homme bavard, non, un homme de conversation. Alors que le bavard fait des phrases, l'homme de conversation est à l'écoute. Il veille à la façon dont les mots qui sont échangés entrent en résonance avec sa propre conversation intérieure. Christophe sait bien que les réponses valables demandent toujours à être écoutées. Et justement, l'écriture a le pouvoir mystérieux d'approfondir cette écoute intérieure pour permettre à l'écrivain de parfois découvrir ce qu'il ne savait pas qu'il savait. Alors, qu'est-ce qu'une bonne conversation ? C'est la question de la semaine.
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