太子法语

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太子法语 episodes

  • Le Renard et la Cigogne |《狐狸与鹳》| 中鈞

    Le Renard et la Cigogne











    Fable n° 18





    Livre I

    Enregistré le 18 janvier 2020 par Tjeri Liu
















    Compère le Renard se mit un jour en frais,

    Et retint à dîner commère la Cigogne.

    Le régal fut petit, et sans beaucoup d’apprêts ;

    Le galant pour toute besogne

    Avait un brouet clair : il vivait chichement.

    Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :

    La Cigogne au long bec n’en put attraper miette ;

    Et le drôle eut lapé le tout en un moment.

    Pour se venger de cette tromperie,

    À quelque temps de là la Cigogne le prie :

    Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis

    Je ne fais point cérémonie.

    À l’heure dite il courut au logis

    De la Cigogne son hôtesse,

    Loua très fort la politesse,

    Trouva le dîner cuit à point.

    Bon appétit sur tout ; Renards n’en manquent point.

    Il se réjouissait à l’odeur de la viande

    Mise en menus morceaux, et qu’il croyait friande.

    On servit pour l’embarrasser

    En un vase à long col, et d’étroite embouchure.

    Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer,

    Mais le museau du Sire était d’autre mesure.

    Il lui fallut à jeun retourner au logis ;

    Honteux comme un Renard qu’une Poule aurait pris,

    Serrant la queue, et portant bas l’oreille.

    Trompeurs, c’est pour vous que j’écris,

    Attendez-vous à la pareille.













    2 min
  • La Mort et le Bûcheron |死神与樵夫| Claude Payen

    La Mort et le Bûcheron

    Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
    Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
    Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
    Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
    Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
    Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
    Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
    En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
    Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
    Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
    Le créancier, et la corvée
    Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
    Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
    Lui demande ce qu'il faut faire
    C'est, dit-il, afin de m'aider
    A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
    Le trépas vient tout guérir ;
    Mais ne bougeons d'où nous sommes.
    Plutôt souffrir que mourir,
    C'est la devise des hommes.

    2 min
  • Le Corbeau et le Renard 《乌鸦和狐狸》 - Sélina 10 ans

    Le Corbeau et le Renard

    Fable n° 2, Livre I


    Maître Corbeau sur un arbre perché,

    Tenait en son bec un fromage.

    Maître Renard par l’odeur alléché

    Lui tint à peu près ce langage :

    Et bonjour, Monsieur du Corbeau.


    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

    Sans mentir, si votre ramage

    Se rapporte à votre plumage,

    Vous êtes le Phenix des hôtes de ces bois.

    À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie :

    Et pour montrer sa belle voix,

    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

    Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,

    Apprenez que tout flatteur

    Vit aux dépens de celui qui l’écoute.

    Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.

    Le Corbeau honteux et confus

    Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.


    朗诵/lectrice :Sélina, jolie franco-chinoise de 10 ans, de papa français et de maman chinoise. Elle a déjà participé à des défilés de mode. Elle adore raconter des contes, en français, anglais ou chinois. Si vous avez besoin d'une petite actrice ou une petite modèle, n'hésitez pas à me contacter, je vous mettrai gracieusement en contact.

    倾听不同的声音,学习“标准”的法语。


    1 min
  • Le Rat de ville et le Rat des champs 市鼠与田鼠-中鈞

    Le Rat de ville et le Rat des champs

    Fable n° 9, Livre I


    Autrefois le Rat de ville

    Invita le Rat des champs,

    D’une façon fort civile,

    À des reliefs d’Ortolans.


    Sur un Tapis de Turquie

    Le couvert se trouva mis.

    Je laisse à penser la vie

    Que firent ces deux amis.


    Le régal fut fort honnête :

    Rien ne manquait au festin ;

    Mais quelqu’un troubla la fête

    Pendant qu’ils étaient en train.


    À la porte de la salle

    Ils entendirent du bruit.

    Le Rat de ville détale,

    Son camarade le suit.


    Le bruit cesse, on se retire,

    Rat en campagne aussitôt :

    Et le Citadin de dire,

    Achevons tout notre rôt.


    C’est assez, dit le Rustique ;

    Demain vous viendrez chez moi :

    Ce n’est pas que je me pique

    De tous vos festins de Roi.


    Mais rien ne me vient interrompre ;

    Je mange tout à loisir.

    Adieu donc, fi du plaisir

    Que la crainte peut corrompre.


    故事简介

    市鼠请田鼠来家里用餐,十分考究,享用美味蒿雀。高档土耳其地毯上,摆着漂亮的餐具。二者吃得多开心,听官可以自己想象。但是正在兴头上,突然被打扰。厅门外传来一声响,城鼠拔腿就跑,田鼠紧随其后。待到声音停止,二者已到田间。市鼠说,我们回去吃完烤肉吧?够了!田鼠说,明天您来我家吧。不是我瞧不起您的满汉全席。可是,我安心吃饭的时候,没有任何人打扰;时刻担惊受怕的快乐,还是算了吧!

    2 min
  • Fables de La Fontaine - Le loup et le chien 狼与狗 - lu par Renlai Zhu

    Le Loup et le Chien







    Fable n° 5, Livre I





    Un Loup n’avait que les os et la peau,

    Tant les Chiens faisaient bonne garde.

    Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau ;

    Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.

    L’attaquer, le mettre en quartiers,

    Sire Loup l’eût fait volontiers.

    Mais il fallait livrer bataille ;

    Et le Mâtin était de taille

    A se défendre hardiment.

    Le Loup donc l’aborde humblement,

    Entre en propos, et lui fait compliment

    Sur son embonpoint qu’il admire :

    Il ne tiendra qu’à vous, beau Sire,

    D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.

    Quittez les bois, vous ferez bien :

    Vos pareils y sont misérables,

    Cancres, hères, et pauvres diables,

    Dont la condition est de mourir de faim.

    Car quoi ? Rien d’assuré ; point de franche lippée ;

    Tout à la pointe de l’épée.

    Suivez-moi ; vous aurez bien un meilleur destin.

    Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?

    Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens

    Portants bâtons, et mendiants ;

    Flatter ceux du logis ; à son Maître complaire ;

    Moyennant quoi votre salaire

    Sera force reliefs de toutes les façons ;

    Os de poulets, os de pigeons :

    Sans parler de mainte caresse.

    Le Loup déjà se forge une félicité

    Qui le fait pleurer de tendresse.

    Chemin faisant il vit le col du Chien pelé.

    Qu’est-ce là, lui dit-il ? Rien. Quoi rien ? Peu de chose.

    Mais encor ? Le collier dont je suis attaché

    De ce que vous voyez est peut-être la cause.

    Attaché ? dit le Loup, vous ne courez donc pas

    Où vous voulez ? Pas toujours ; mais qu’importe ?

    Il importe si bien, que de tous vos repas

    Je ne veux en aucune sorte ;

    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

    Cela dit, Maître Loup s’enfuit, et court encore.





    .






    3 min
  • Fables - La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

    La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf








    Fabele n° 3, Livre I





    Une Grenouille vit un Bœuf,

    Qui lui sembela de belle taille.

    Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,

    Envieuse s’étend, et s’enfle et se travaille,

    Pour égaler l’animal en grosseur ;

    Disant : Regardez bien, ma sœur,

    Est-ce assez ? dites-moi ? n’y suis-je point encore ?

    Nenni. M’y voici donc ? Point du tout. M’y voilà ?

    Vous n’en approchez point. La chétive pécore

    S’enfla si bien qu’elle creva.

    Le mondde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :

    Tout Bourgeeois veut bâtir comme les grands Seigneurs ;

    Tout petit Prince a des Ambassadeurs :

    Tout Marquis veut avoir des Pages.


    本文中置换了三个字母,希望大家主要对照课本。

















    2 min
  • Fables - Le Chene et le Roseau par Véronique Polès

    Le Chêne et le Roseau

    Fable n° 22

    Livre I


    Le Chêne un jour dit au Roseau :
    Vous avez bien sujet d’accuser la Nature.
    Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
    Le moindre vent qui d’aventure
    Fait rider la face de l’eau
    Vous oblige à baisser la tête :
    Cependant que mon front au Caucase pareil,
    Non content d’arrêter les rayons du Soleil,
    Brave l’effort de la tempête.
    Tout vous est Aquilon ; tout me semble Zéphyr.
    Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage ;
    Vous n’auriez pas tant à souffrir ;
    Je vous défendrais de l’orage :
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des Royaumes du vent.
    La Nature envers vous me semble bien injuste.
    Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
    Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
    Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
    Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos :
    Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
    Du bout de l’horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
    L’Arbre tient bon, le Roseau plie ;
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu’il déracine
    Celui de qui la tête au Ciel était voisine,
    Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.



    Véronique Polès女士朗诵,她是法国人,十年来在印度生活,资深时尚和生活方式咨询师。同时定制时尚和装饰用专享单件手工刺绣品。

    Véronique PolèsConsultante luxe mode et lifestyle en Inde depuis 10 ans, 2 departments: un marketing et communicationEt l 'autre : commandes sur mesure de broderies faites main, pour le secteur mode ou décoration, pièces uniques et exclusives .


    2 min
  • Fables - Le Chene et le Roseau | 中鈞

    Le Chêne et le Roseau

    Fable n° 22

    Livre I


    Le Chêne un jour dit au Roseau :
    Vous avez bien sujet d’accuser la Nature.
    Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
    Le moindre vent qui d’aventure
    Fait rider la face de l’eau
    Vous oblige à baisser la tête :
    Cependant que mon front au Caucase pareil,
    Non content d’arrêter les rayons du Soleil,
    Brave l’effort de la tempête.
    Tout vous est Aquilon ; tout me semble Zéphyr.
    Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
    Dont je couvre le voisinage ;
    Vous n’auriez pas tant à souffrir ;
    Je vous défendrais de l’orage :
    Mais vous naissez le plus souvent
    Sur les humides bords des Royaumes du vent.
    La Nature envers vous me semble bien injuste.
    Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
    Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
    Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
    Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos :
    Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
    Du bout de l’horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
    L’Arbre tient bon, le Roseau plie ;
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu’il déracine
    Celui de qui la tête au Ciel était voisine,
    Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.










    主播:中鈞 www.kreega.com

    2 min

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《拉封丹寓言》中的许多故事就算我们中国人也耳熟能详,中文版的资料也译文也容易找到。2017年6月,法国新政府长先是号召,然后决定由国家送给每个小学五年级学生一套《拉封丹寓言选》27篇。可见不仅在过去还是今天,《拉封丹寓言》仍然是学习法语的不二法门,与中国的三字经在启蒙教育上的功能不相上下。


可是拉封丹寓言还有一个特色,那就是老少皆宜。不仅那个长,而且如果你立志将来要当演员…