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Retour aujourd'hui sur le 11 septembre 2001, avec les attentats contre les tours du World Trade Center à New York.
Mardi 11 septembre 2001, depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis se voient comme la seule superpuissance mondiale. Mais en ce matin d’automne, tout bascule.
À 8h46, un avion de ligne percute la tour nord du World Trade Center, à New York. Les chaînes de télévision interrompent leurs programmes, pensant d’abord à un accident.
Dix-sept minutes plus tard, un second appareil frappe la tour sud : il ne fait plus de doute que l’Amérique est attaquée.
Ces attentats sont revendiqués par Al-Qaïda, organisation islamiste dirigée par Oussama ben Laden, qui reproche aux États-Unis leur présence militaire au Moyen-Orient et leur soutien à certains régimes.
2 autres avions détournés complètent l’horreur : l’un s’écrase sur le Pentagone, l’autre dans un champ de Pennsylvanie après la révolte des passagers.
Près de 3 000 morts, des images gravées dans la mémoire collective, et un choc planétaire. En quelques heures, le symbole de la puissance américaine s’effondre en un nuage de fumée et de poussière.
Le 11 septembre 2001 marque le début d’une nouvelle ère, celle de la « guerre contre le terrorisme », avec l’Afghanistan en première ligne… et un monde changé à jamais.
A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.
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Aujourd'hui, retour sur le 10 septembre 1898, l'impératrice Sissi est assassinée à Genève par un anarchiste italien.
Samedi 10 septembre 1898, depuis des décennies, l’impératrice Élisabeth d’Autriche, que l’Europe surnomme « Sissi », fascine autant qu’elle intrigue.
Épouse de l’empereur François-Joseph, elle a toujours fui l’étiquette rigide de la cour de Vienne, préférant les voyages, la poésie, et de longues promenades loin des regards. Mais à la fin du XIXᵉ siècle, les monarchies européennes sont la cible de violents mouvements anarchistes, qui s’attaquent aux symboles du pouvoir.
Ce jour-là, à Genève, Sissi séjourne incognito dans un hôtel au bord du lac Léman. Vers 13h30, elle marche sur le quai avec sa dame de compagnie. Un homme s’approche, comme pour trébucher… et lui enfonce une fine lime à aiguiser dans la poitrine. L’agresseur est Luigi Lucheni, anarchiste italien. Ne réalisant pas la gravité de la blessure, Sissi continue quelques pas avant de s’effondrer. Elle meurt peu après, à 60 ans.
Le choc est immense en Europe. Même si elle s’était tenue à l’écart de la politique, Sissi incarnait une certaine élégance mélancolique, et sa mort violente nourrit encore aujourd’hui la légende.
Ce 10 septembre 1898, la figure romanesque devient mythe.
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Retour aujourd'hui sur le 9 septembre 1976, avec la mort de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine.
Jeudi 9 septembre 1976, la nouvelle tombe à Pékin au petit matin : Mao Zedong est mort. Il avait 82 ans.
Depuis 1949, il était le chef incontesté de la République populaire de Chine, qu’il avait fondée après la victoire communiste dans la guerre civile. Pour des centaines de millions de Chinois, il était à la fois le père de la nation nouvelle… et l’architecte de bouleversements titanesques, souvent tragiques.
Sous son règne, Mao a imposé une transformation radicale du pays : collectivisation des terres, industrialisation à marche forcée, culte de la personnalité. Mais aussi des catastrophes humaines immenses, comme la famine du « Grand Bond en avant » qui fit des dizaines de millions de morts, ou la Révolution culturelle qui plongea la Chine dans le chaos.
En 1976, affaibli par la maladie, Mao s’était retiré progressivement des affaires, mais son autorité restait intacte. Sa disparition ouvre une période d’incertitude : qui prendra les rênes ?
L’équilibre du pouvoir se joue entre les conservateurs maoïstes et les réformateurs, dont Deng Xiaoping.
Le 9 septembre 1976, la Chine perd son dirigeant historique… et s’apprête, sans le savoir encore, à entrer dans une ère de profonds changements.
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Aujourd'hui, retour sur le 8 septembre 1380, avec la mort du roi Charles V le Sage, grand réformateur du Royaume de France.
Samedi 8 septembre 1380, depuis plus de quarante ans, la guerre de Cent Ans oppose la France à l’Angleterre. Quand Charles V monte sur le trône en 1364, le royaume est affaibli, appauvri, déchiré par les défaites et les crises. Héritier d’un pays en ruine, il entreprend patiemment de le relever.
Surnommé « le Sage », Charles V réforme l’administration, assainit les finances, renforce l’autorité royale. Grâce à ses capitaines – Du Guesclin en tête – il reprend aux Anglais une grande partie des territoires perdus. Il fait aussi de Paris un centre intellectuel majeur, fonde la première grande bibliothèque royale et soutient les arts.
Mais en ce 8 septembre 1380, à l’âge de 42 ans, le roi s’éteint au château de Beauté-sur-Marne, malade depuis des années. Son règne laisse l’image d’un souverain prudent, réfléchi, plus stratège que guerrier. Sa mort ouvre une période d’incertitude : son fils Charles VI n’a que 11 ans, et les querelles de régence vont fragiliser à nouveau le royaume.
Ce jour-là, la France perd un roi qui avait su redonner espoir et force à une nation en guerre.
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Aujourd'hui, retour sur le 7 septembre 1533, avec la naissance d'Élisabeth Ire d'Angleterre, la reine vierge.
Dimanche 7 septembre 1533, l’Angleterre est en pleine tourmente religieuse et politique. Le roi Henri VIII vient de rompre avec Rome pour pouvoir épouser Anne Boleyn, espérant qu’elle lui donnera l’héritier mâle tant attendu. Ce jour-là, dans la résidence royale de Greenwich, Anne donne naissance… à une fille. On la nomme Élisabeth.
Pour le roi, c’est une déception : la couronne n’a toujours pas de successeur masculin. Mais pour l’Histoire, c’est un événement majeur. Car cette enfant, qu’on n’attendait pas, deviendra l’une des plus grandes souveraines d’Angleterre.
Montée sur le trône en 1558, Élisabeth Ire régnera 45 ans. Sous son autorité, l’Angleterre connaîtra une stabilité rare, une affirmation de son identité protestante, et un âge d’or culturel marqué par Shakespeare et la puissance maritime. Surnommée la « Reine vierge », elle ne se mariera jamais, préférant, disait-elle, « être l’épouse de son royaume ».
Le 7 septembre 1533, personne ne pouvait deviner que ce berceau contenait l’avenir d’une nation.
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Retour aujourd'hui sur le 6 septembre 1901, le président américain McKinley est assassiné à Buffalo.
Vendredi 6 septembre 1901, les États-Unis vivent une ère d’optimisme : prospérité économique, innovations techniques, foi dans le progrès.
Le président William McKinley, réélu l’année précédente, est l’incarnation de cette Amérique confiante. Mais à l’étranger, la puissance montante américaine inquiète, et sur le sol national, les tensions sociales et politiques couvent.
Ce jour-là, McKinley est à Buffalo, dans l’État de New York, pour visiter l’Exposition panaméricaine, vitrine du modernisme américain. Dans le Temple de la Musique, il serre des mains, souriant, détendu. Dans la file d’attente, un jeune anarchiste d’origine polonaise, Leon Czolgosz, cache un revolver sous un mouchoir. Quand vient son tour, il tire 2 coups à bout portant.
Le président est grièvement blessé. Les médecins espèrent le sauver, mais l’infection gagne. McKinley meurt 8 jours plus tard. La nation est sous le choc. À la Maison-Blanche, son vice-président, Theodore Roosevelt, devient le plus jeune président de l’histoire américaine.
Ce 6 septembre 1901 rappelle brutalement que, même au cœur de l’Amérique triomphante, la violence politique peut frapper.
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Retour aujourd'hui sur le 5 septembre 1793, avec le début de la Terreur pendant la Révolution française et la loi des suspects.
Jeudi 5 septembre 1793, depuis quatre ans, la Révolution française bouleverse le pays. Mais en ce début de septembre, la France est encerclée par les armées étrangères, minée par les révoltes intérieures, et rongée par la peur des complots. La République, proclamée l’année précédente, se sent menacée de toutes parts.
À Paris, la tension est extrême. Les sans-culottes réclament des mesures impitoyables contre les ennemis de la Révolution. Ce 5 septembre, la Convention nationale cède à la pression : elle déclare que « la Terreur est à l’ordre du jour ». Quelques jours plus tard, la loi des suspects élargira considérablement le champ des personnes pouvant être arrêtées : nobles, prêtres réfractaires, anciens fonctionnaires royaux, ou simplement ceux dont l’attitude paraîtrait « contre-révolutionnaire ».
Ce jour marque l’entrée officielle dans la période que l’Histoire appellera la Terreur.
Les tribunaux révolutionnaires vont juger à un rythme effréné, et la guillotine, dressée sur la place de la Révolution, deviendra l’un des sombres symboles de cette année 1793.
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Aujourd'hui, retour sur le 4 septembre 1870, avec la proclamation de la Troisième République à Paris, après la défaite à Sedan.
Dimanche 4 septembre 1870, depuis juillet, la France est en guerre contre la Prusse et ses alliés allemands. Ce conflit, né d’une crise diplomatique autour de la succession au trône d’Espagne, a rapidement tourné au désastre. Mal préparée, l’armée française subit défaite sur défaite.
Le 2 septembre, à Sedan, c’est l’effondrement : l’empereur Napoléon III est fait prisonnier avec plus de 80 000 hommes. La nouvelle provoque un choc immense à Paris.
Deux jours plus tard, ce dimanche 4 septembre, la foule se rassemble, en colère, place de l’Hôtel de Ville. Les députés républicains, menés par Gambetta, Jules Favre et Jules Ferry, proclament la déchéance de l’Empereur et la naissance de la Troisième République. Les cloches sonnent, les drapeaux tricolores sont à nouveau hissés, la foule acclame.
Mais l’enthousiasme se mêle à l’inquiétude : les troupes prussiennes marchent sur la capitale, la guerre n’est pas finie. Ce 4 septembre 1870 reste pourtant un moment fondateur — celui où, dans l’urgence et le tumulte, la République a surgi pour affronter la tempête.
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Aujourd'hui, retour sur le 3 septembre 1914, quand le gouvernement français quitte Paris pour Bordeaux, face à l'avancée allemande.
Jeudi 3 septembre 1914, Paris est en alerte. Depuis des jours, les armées allemandes avancent à vive allure. La Belgique a été franchie, le nord de la France est sous le feu, et la capitale semble désormais menacée. Ce matin-là, le gouvernement français prend une décision symbolique et lourde : quitter Paris.
Les ministres, les fonctionnaires, les dossiers stratégiques… tout est transféré en urgence à Bordeaux, ville jugée plus sûre. Le président de la République, Raymond Poincaré, et le président du Conseil, René Viviani, s’y installent, tandis que le général Gallieni, nommé gouverneur militaire de Paris, reçoit pour mission de défendre la ville coûte que coûte.
Pour les Parisiens, le message est clair : l’ennemi est proche. Mais cette retraite politique n’annonce pas la chute.
Un tract est distribué dans la capitale qui dit ceci :
"Armée de Paris, Habitants de Paris, Les Membres du Gouvernement de la République ont quitté Paris pour donner une impulsion nouvelle à la défense nationale.
J'ai reçu le mandat de défendre Paris contre l'envahisseur.
Ce mandat, je le remplirai jusqu'au bout.
Gallieni".
Quelques jours plus tard, sur les bords de la Marne, l’armée française et ses alliés stopperont l’offensive allemande. Ce 3 septembre 1914 reste pourtant comme le jour où le cœur politique du pays s’est éloigné de sa capitale pour échapper à la menace.
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Aujourd'hui, retour sur le 2 septembre 1945 avec la capitulation du Japon, la fin officielle de la Seconde Guerre mondiale.
Dimanche 2 septembre 1945, la Baie de Tokyo est calme ce matin-là. Sur les eaux grises, un mastodonte de métal : l’USS Missouri. À son bord, quelques dizaines d’hommes en uniforme impeccable. Les représentants du Japon montent à bord, raides, silencieux. Ils savent qu’ils viennent mettre un point final à la guerre la plus meurtrière de l’Histoire.
À 9h02, sur le pont, le ministre japonais des Affaires étrangères, Mamoru Shigemitsu, signe l’acte de capitulation. À ses côtés, le général américain Douglas MacArthur, maître de cérémonie, appose sa signature au nom des Alliés. Autour d’eux, soldats, marins et aviateurs, témoins d’un moment qui fera date.
La Seconde Guerre mondiale est terminée. Après six ans de combats, l’Europe et l’Asie sont en ruines, et le monde s’apprête à entrer dans une ère nouvelle, faite de reconstruction… mais aussi de tensions.
Car dans l’ombre de cette paix retrouvée, une autre guerre se profile déjà : la guerre froide.
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