TIME SHOT, Une minute pour comprendre l'Histoire du Monde

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TIME SHOT, Une minute pour comprendre l'Histoire du Monde episodes

  • Le 21 septembre 1792, l’abolition de la monarchie en France

    TIME SHOT nous emmène aujourd'hui le 21 septembre 1792, jour de l’abolition de la monarchie en France et la Naissance officielle de la République.

    Depuis 3 ans, la Révolution française bouleverse le royaume. Mais depuis l’été, tout s’accélère : le roi Louis XVI a été suspendu de ses fonctions après la prise des Tuileries, le 10 août, et la France est en guerre contre les monarchies européennes. Aux frontières, les armées étrangères avancent. À Paris, les passions politiques sont à leur comble, nourries par la peur et la colère.

    Ce vendredi, les députés de la nouvelle Assemblée nationale — la Convention — tiennent leur première séance. L’ordre du jour est clair : trancher la question du régime. Sans débat prolongé, à l’unanimité, la monarchie est abolie. La France devient officiellement une République.

    La décision est prise dans un mélange de gravité et d’enthousiasme. Les mots sont simples, mais leur portée immense : c’est la fin de mille ans de royauté. Les lendemains seront encore incertains, marqués par la guerre et les luttes internes, mais en ce vendredi 21 septembre 1792, la France entre dans une ère nouvelle, dont elle ne sortira plus.

    A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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    2 min
  • Le 20 septembre 1870, la prise de Rome par les troupes italiennes

    Aujourd'hui, retour sur le 20 septembre 1870, Rome est prise par les troupes italiennes : fin des États pontificaux.

    Mardi 20 septembre 1870, depuis dix ans, le royaume d’Italie se construit pas à pas, rassemblant les provinces dispersées de la péninsule. Mais Rome, protégée par les troupes françaises, reste hors de sa portée. La ville éternelle demeure le cœur des États pontificaux, gouvernés par le pape Pie IX.

    La guerre de 1870 contre la Prusse change tout : Napoléon III rappelle ses soldats de Rome pour défendre la France. L’Italie saisit l’occasion. Le 20 septembre, à l’aube, les troupes italiennes, commandées par le général Cadorna, arrivent aux portes de la ville. Après quelques heures de bombardement, elles ouvrent une brèche dans les murailles, à la Porta Pia, qui donnera son nom à l'événement en tant que « Brèche de la Porta Pia ».

    Dans l’après-midi, la résistance pontificale cesse. Rome est annexée au royaume d’Italie, qui en fera sa capitale l’année suivante. Pour le pape, c’est la fin d’un pouvoir temporel qui durait depuis plus d’un millénaire. Pour l’Italie, c’est l’achèvement symbolique de l’unité nationale.

    Ce mardi 20 septembre 1870, la carte politique de l’Europe change : Rome cesse d’être une cité-État, pour devenir le cœur d’une nation moderne. 

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    2 min
  • Le 19 septembre 1899, la grâce d'Alfred Dreyfus

    Aujourd'hui, retour sur le 19 septembre 1899, quand le président Émile Loubet gracie Alfred Dreyfus.

    Mardi 19 septembre 1899, c’est la fin d’un calvaire qui a bouleversé la France pendant plus de 5 ans.

    Le capitaine Alfred Dreyfus, officier juif de l’armée française, avait en effet été condamné en 1894 pour espionnage au profit de l’Allemagne. Dégradé publiquement, envoyé au bagne de l’île du Diable, il était devenu le centre d’une des plus grandes fractures politiques et morales de la Troisième République : l’Affaire Dreyfus.

    Au fil des années, les preuves de son innocence s’accumulent. Zola écrit son fameux « J’accuse », les intellectuels s’engagent, le pays se déchire entre dreyfusards et antidreyfusards. 

    En septembre 1899, un nouveau procès à Rennes reconnaît Dreyfus coupable… mais avec des circonstances atténuantes, décision absurde et lâche pour éviter de condamner l’armée.

    Alors, ce mardi 19 septembre 1899, le président de la République Émile Loubet signe sa grâce. Ce n’est pas encore la réhabilitation — elle viendra en 1906 — mais c’est la liberté retrouvée.

    Pour les uns, c’est un geste d’apaisement ; pour les autres, une injustice qui persiste. Mais en ce jour, au-delà des querelles, un homme brisé quitte enfin le bagne. Et dans la France encore divisée, certains y voient un frêle rayon de justice au milieu des ombres.

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    2 min
  • Le 18 septembre 1873, le Krach de Wall Street

    Aujourd'hui, retour sur le 18 septembre 1873, le Krach de Wall Street, début de la « Grande Dépression » du XIXe siècle.

    Jeudi 18 septembre 1873, depuis la guerre de Sécession, l’économie américaine est en pleine expansion. Les chemins de fer se multiplient, les mines tournent à plein régime, la Bourse de New York flambe. Mais cette prospérité repose sur un crédit facile, des spéculations massives et des investissements risqués, en particulier dans le rail.

    Or, depuis le début des années 1870, une vague de prêts hypothécaires risqués fragilise l’économie européenne. Au printemps 1873, la chute des prix agricoles provoque un krach en Europe centrale : les banques continentales s’effondrent, les anglaises bloquent leurs capitaux, le crédit devient hors de prix et la crise gagne l’Amérique à l’automne.

    Et le jeudi 18 septembre, la banque d’affaires Jay Cooke & Company, l’un des piliers de Wall Street et principal financeur du chemin de fer Northern Pacific, fait faillite. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre : les investisseurs paniquent, les cours s’effondrent, la Bourse doit fermer ses portes pendant dix jours.

    C’est le début d’une crise financière majeure, qui s’étend rapidement à l’Europe en retour de boomerang. Des centaines de banques et d’entreprises font faillite, des milliers d’ouvriers se retrouvent au chômage. Cette « Grande Dépression » du XIXᵉ siècle durera plusieurs années, marquant la fin brutale d’une période d’euphorie économique.

    Le jeudi 18 septembre 1873 rappelle qu’à Wall Street, la confiance peut s’évaporer en un instant… et entraîner le monde entier dans sa chute, même si, cette fois-ci, la crise est venue d'Europe.

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    3 min
  • Le 17 septembre 1939, l’URSS envahit la Pologne par l’Est

    Aujourd'hui, retour sur le 17 septembre 1939, L’URSS envahit la Pologne par l’Est, activant ainsi le pacte germano-soviétique.

    Dimanche 17 septembre 1939, depuis deux semaines, la Pologne résiste tant bien que mal à l’invasion allemande déclenchée le 1ᵉʳ septembre. Varsovie est bombardée, les blindés de la Wehrmacht avancent partout. Mais ce matin-là, un nouveau coup terrible frappe le pays : l’Union soviétique franchit la frontière orientale avec 500.000 soldats.

    Cet assaut n’est pas une surprise pour ceux qui connaissent le pacte germano-soviétique signé en août : un protocole secret prévoyait le partage de la Pologne entre Hitler et Staline. À cette époque, la Pologne est plus grande qu'aujourd'hui, elle englobe la moitié de l'Ukraine. Officiellement, Moscou prétend «protéger» les populations biélorusses et ukrainiennes. En réalité, c’est une invasion coordonnée, destinée à achever la destruction de l’État polonais.

    Pris en tenaille, l’armée polonaise est condamnée. En quelques semaines, le pays est totalement occupé. Des centaines de milliers de soldats sont faits prisonniers par l’un ou l’autre envahisseur. Pour la population, c’est le début d’années de souffrances, marquées par les répressions, les déportations et les massacres. En 1945, 20% de sa population aura disparu.

    Ce dimanche 17 septembre 1939, la Pologne comprend que sa survie est impossible : ses 2 puissants voisins se sont alliés pour l’effacer de la carte.

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    2 min
  • Le 16 septembre 1978, les accords de Camp David

    Retour aujourd'hui sur le 16 septembre 1978, avec la signature des accords de Camp David entre Israël et l'Egypte.

    Samedi 16 septembre 1978, depuis trente ans, Israël et l’Égypte se sont affrontés à plusieurs reprises : guerre d’indépendance en 1948, crise de Suez en 1956, guerre des Six Jours en 1967 — qui voit Israël occuper le Sinaï — et guerre du Kippour en 1973. Les blessures sont profondes, la méfiance totale. Mais après 1973, une idée progresse lentement : il faut tenter la paix.

    En novembre 1977, un geste spectaculaire change la donne : le président égyptien Anouar el-Sadate se rend à Jérusalem, première visite officielle d’un dirigeant arabe en Israël. Ce voyage ouvre la voie à des négociations inédites. Pour les concrétiser, le président américain Jimmy Carter invite Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin à Camp David, résidence présidentielle perdue dans les bois du Maryland.

    Pendant treize jours, les discussions sont intenses, parfois proches de l’échec. Le 16 septembre 1978, un accord-cadre est enfin trouvé : l’Égypte reconnaît officiellement Israël, en échange de la restitution progressive du Sinaï. C’est la première fois qu’un pays arabe signe la paix avec l’État hébreu.

    Quelques mois plus tard, le traité sera formellement signé à Washington. Mais dès ce 16 septembre, le Moyen-Orient bascule : la paix entre Israël et l’Égypte devient une réalité… tout en suscitant de vives tensions dans le monde arabe.

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    3 min
  • Le 15 septembre 1916, la 1ère utilisation du char d'assaut sur la Somme

    Aujourd'hui, retour sur le 15 septembre 1916, et la première utilisation du char d'assaut par les Britanniques sur la Somme.

    Vendredi 15 septembre 1916, depuis juillet, la bataille de la Somme fait rage. Les armées britanniques et françaises tentent de percer les lignes allemandes, mais la guerre de tranchées s’enlise, au prix de centaines de milliers de vies. Les assauts d’infanterie se brisent contre les barbelés, les mitrailleuses et l’artillerie.

    Ce 15 septembre, les Britanniques lancent une offensive près de Flers-Courcelette. Parmi les soldats, un engin inconnu fait son apparition : une énorme masse d’acier montée sur chenilles, avancant lentement dans la boue. C’est le Mark I, premier char d’assaut de l’histoire. Son but : franchir les tranchées, écraser les barbelés et ouvrir la voie à l’infanterie.

    Les Allemands sont stupéfaits, mais ces nouveaux monstres d’acier sont encore lents, peu fiables et souvent en panne. Malgré tout, l’effet psychologique est immense. Ce jour-là, le char entre dans la guerre moderne.

    Le 15 septembre 1916 marque le début d’une révolution tactique. Quelques décennies plus tard, les blindés deviendront l’arme décisive des champs de bataille.

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    2 min
  • Le 14 septembre 1812, Napoléon entre dans Moscou

    Retour aujourd'hui sur le 14 septembre 1812, et l'entrée de Napoléon dans Moscou, bientôt incendiée par les Russes.

    Lundi 14 septembre 1812, depuis juin, la Grande Armée de Napoléon s’enfonce en Russie. Après la victoire coûteuse de la Moskova, Moscou est à portée de main. L’empereur espère qu’en occupant la capitale spirituelle et politique, il forcera le tsar Alexandre Ier à négocier la paix.

    Le 14 septembre, Napoléon fait son entrée dans la ville. Mais Moscou est étrangement silencieuse : la majorité des habitants a fui, sur ordre du gouverneur Rostopchine. Dans la nuit, des incendies éclatent. Attisés par le vent, ils se propagent rapidement. Bientôt, la ville entière s’embrase. Les Russes ont choisi de priver l’ennemi de tout abri et de toute ressource.

    Pendant cinq jours, les flammes dévorent Moscou. Napoléon, impuissant, assiste à la destruction de sa prise. Il attendra plus d’un mois, en vain, une proposition de paix du tsar. L’hiver approchant, il ordonnera finalement la retraite… qui se transformera en désastre.

    Ce 14 septembre 1812, l’empereur pensait tenir sa victoire. Il ne savait pas encore qu’il venait d’entrer dans le piège qui précipiterait la chute de la rande Armée.

    Et au fait, le gouverneur Rostopchine, ce nom ne vous dit rien ? C'est le père de notre Comtesse de Ségur, née Rostopchine.

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  • Le 13 septembre 1515, la victoire de François Ier à Marignan

    Aujourd'hui, retour sur le 13 septembre 1515, François Ier remporte la bataille de Marignan contre les Suisses. 

    Jeudi 13 septembre 1515, à seulement 20 ans, François Ier vient de monter sur le trône de France. Son objectif est clair : reprendre le duché de Milan, clé stratégique de l’Italie du Nord, et affirmer son prestige sur la scène européenne.

    Mais pour cela, il doit affronter les redoutables mercenaires suisses, réputés invincibles, qui défendent la ville pour le compte du duc de Milan et de ses alliés.

    Le 13 septembre, près du village de Marignan, à une quinzaine de kilomètres de Milan, s’engage une bataille titanesque. Les Suisses attaquent en masses compactes, armés de longues piques, et bousculent les lignes françaises. Le combat dure toute la journée, puis se prolonge dans la nuit — un fait rare à l’époque. François Ier mène lui-même la charge aux côtés de sa cavalerie lourde, soutenue par l’artillerie française et les alliés vénitiens.

    Au matin du 14 septembre, les Suisses, épuisés et décimés, se retirent. La victoire est totale. Marignan en français, Melegnano en italien, devient aussitôt un mythe : le jeune roi se forge une image de monarque guerrier, protecteur de la gloire française.

    Cette bataille marque aussi le début de la suprématie de l’artillerie sur les formations de piquiers, annonçant une nouvelle ère dans l’art de la guerre. Et une date de bataille que tous les français connaissent, Marignan 1515.

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  • Le 12 septembre 1683, victoire chrétienne à Vienne

    Aujourd'hui, retour sur le 12 septembre 1683 et la victoire de Vienne. Les ottomans sont repoussés par les troupes chrétiennes. 

    Dimanche 12 septembre 1683, depuis deux mois, la ville de Vienne est encerclée. Les troupes de l’Empire ottoman, menées par le grand vizir Kara Mustafa, assiègent la capitale des Habsbourg. Pour l’Europe chrétienne, c’est un moment critique : si Vienne tombe, la route vers l’Allemagne et l’Europe centrale est ouverte.

    Depuis le XVIᵉ siècle, les Ottomans sont une puissance redoutée, qui a déjà atteint les portes de Vienne en 1529. En 1683, ils reviennent avec une armée de plus de 100 000 hommes.

    Mais le Saint-Empire et la Pologne concluent une alliance de survie. À l’aube du 12 septembre, une armée de secours menée par le roi de Pologne, Jean III Sobieski, arrive sur les hauteurs surplombant la ville.

    Dans l’après-midi, Sobieski lance la plus grande charge de cavalerie de l’histoire : 20 000 cavaliers, dont les fameux hussards ailés polonais, déferlent sur les lignes ottomanes. Le siège est brisé, l’ennemi mis en déroute.

    Cette victoire de Vienne marque un tournant : c’est le début du recul de l’Empire ottoman en Europe.

    Le 12 septembre 1683 reste, dans la mémoire européenne, le jour où la frontière de l’Occident fut sauvée par un coup d’éclat militaire.

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