J’aime beaucoup les albums de rupture. Je trouve qu’il s’agit généralement des oeuvres les plus profondes et les plus abouties des artistes. Si certains de ces disques peuvent être mélancoliques, un peu noirs, d’autres sont au contraire lumineux et apaisés.
C’est le cas d’It’s a long Way To Happines, le magnifique premier album du pianiste Alban Claudin sorti l’année dernière. Le piano se fait tantôt rêveur, tantôt joyeux, tantôt relaxant sur les 12 morceaux qui composent ce premier effort. S’ils sont très différents les uns des autres, on sent une patte Alban Claudin.
Cette patte du pianiste, qui accompagne notamment Clara Luciani sur scène, se retrouve même dans les toutes premières chansons qu’Alban composait enfant, comme il me l’a confié et joué… Car à la fin de cet épisode, il me fait le plaisir de se souvenir de ces mouvements qu’il confectionnait petit, sur le beau piano qui trône dans la chambre de son appartement parisien…