TSFJAZZ Archives

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TSFJAZZ Archives episodes

  • Caviar & Champagne : Caviar pour "Tout-Monde"...

    C'est l'été sur TSFJAZZ ! Tous les midis de juillet - août, on ressort de nos archives l'un des grands moments de la saison écoulée. Aujourd'hui, on replonge dans un épisode de notre nouveau rendez-vous jazz & culture : "Caviar pour tous, champagne pour les autres" en compagnie, entre autres, de l'immense écrivain Patrick Chamoiseau...  
     
    La notion de "Tout-monde", la créolisation ou encore la conscience qu'on ne peut pas saisir l'importance du jazz sans prendre en compte l'esclavage... L'écrivain, conteur et essayiste martiniquais Patrick Chamoiseau, prix Goncourt 1992 pour"Texaco", est une voix qui nous est chère, comme le fut en son temps celle d'Édouard Glissant. 
    Autant dire que lorsqu'on a appris qu'il signait les notes de pochette de "Soley", le nouvel album du pianiste Grégory Privat, lui aussi né en Martinique, l'invitation fut très vite lancée pour les réunir dans ce troisième numéro de "Caviar pour tous, champagne pour les autres", en direct du Jean-Louis La Nuit qui nous accueille pour cette émission mensuelle depuis novembre dernier. Ce nouveau disque de Grégory Privat, sur son label Buddham Jazz, il sort la semaine prochaine, le 31 janvier, et le pianiste sera aussi en concert lundi et mardi prochain au Duc des Lombards. Quant à Patrick Chamoiseau, il va devenir lundi prochain le nouveau titulaire d'une chaire d'écrivain en résidence à Scences Po.
    Autre invité de marque dans cette émission, l'historien afro-américain Gerald Horne, de passage au festival Sons d'Hiver cette semaine (mercredi à 19h au Hangar d'Ivry-sur-Seine) pour son livre qui va sortir le 21 février aux éditions Otium, "Paul Robeson, artiste et révolutionnaire", au sujet de ce chanteur et militant noir un peu oublié aujourd'hui mais qui fut en son temps une véritable icône de la lutte contre la ségrégation... Ce même Paul Robeson qu'une exposition au Musée du Quai Branly, à Paris, en 2018, caractérisait justement comme un homme... du tout-Monde!
    Beaux échanges en perspective, avec également le concours du journaliste Christian Casoni pour son livre, "Juke: 110 portraits de bluesmen", anthologie fraternelle et enlevée d'articles consacrés au blues et publiés par l'auteur dans la revue Rock & Folk. avec à la clé une plume ironique, taquine, voire sacrilège (une plume façon "tout-Monde", peut-être), comme pour mieux en finir avec tout traitement savant d'une musique aussi populaire-et actuelle. Notre ami Bruno Guermonprez, qui coanime l'émission 59 rue des Archives, a déjà salué ce livre sur les réseaux en évoquant un "verbe généreux, presque gouailleur et toujours rusé, faisant briller une connaissance précise et foisonnante jamais sèche. Grand et fort comme du Saint-Simon !"
    Pour clore ce plateau royal, un concert en direct avec sur scène le guitariste Thomas Naïm !


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    1 hr 36 min
  • Charles Tolliver, toujours aussi connecté

    En 1971, Charles Tolliver et Stanley Cowell co-fondent Strata-East ! Un label indépendant d'un genre nouveau : chaque artiste sortant un disque sous cette bannière reste à 100% propriétaire de sa musique et récupère la majeure partie des bénéfices.
    Le trompettiste et le pianiste, qui s'étaient rencontrés trois ans auparavant dans le groupe de Max Roach, créent au départ cette maison de disques par nécessité : aucune major ne voulant alors signer le nouvel album de leur groupe Music Inc.
    Très vite, Strata-East attire de nombreux musiciens, de Clifford Jordan à Pharoah Sanders, en passant par Shirley Scott, Les Heath Brothers, Billy Harper ou Gil Scott-Heron qui y sortira son tube The Bottle.
    L'aventure se concentre principalement sur les années 70, même si le label a aussi sorti une poignée de CD's au tournant des années 90.
    Avant ce fait d'arme, Charles Tolliver avait fait une entrée remarquée en 1964 sur la planète jazz en intégrant le groupe de Jackie McLean.
    Toujours actif, il n'avait pas sorti d'album depuis plus de dix ans ! L'attente est enfin terminée. Avec Connect, le trompettiste dresse une passerelle entre New-York et Londres, en signant sur le label britannique Gearbox et en conviant le jeune saxophoniste Binker Golding, à le rejoindre aux côtés de Buster Williams (contrebasse), Lenny White (batterie), Jesse Davis (sax alto) et Keith Brown (piano).
    On en parle ce soir par téléphone, en sa compagnie.

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    58 min
  • Gil Scott-Heron, A New Black Poet
    On célèbre aujourd'hui le génie d'un artiste multiple et d'une figure centrale de la musique afro-américaine.
    S'il a fait carrière en tant que chanteur Gil Scott Heron s'est d'abord rêvé écrivain et poète.
    Il s'est d'ailleurs essayé à ces deux disciplines dès l'âge de dix ans et a publié par la suite trois recueils de poèmes, deux romans et un ses mémoires.
    Sur le front musical, son oeuvre prend racine dans le blues de son enfance et se situe à la jonction de la soul et du jazz. 
    Il est aussi l'un des pionniers du spoken word et un auteur à la forte dimension sociale, ce qui en fait également l'un des parrains du rap, un genre musical sur lequel son aura se fait aujourd'hui encore sentir.
    Neuf ans après sa disparition, Gil Scott Heron est au coeur d'un ouvrage collectif, initié par Stéphane Nicolas et Evidence Editions, avec de nombreux témoignages, notamment ceux de Sandra Nkaké, Mélissa Laveaux ou Jean-Jacques Milteau.
    Son titre : Gil Scott Heron, A New Black Poet.
    On en parle avec le journaliste et écrivain Olivier Cachin, qui a signé la préface, ainsi que le flûtiste Jî Drû, l'un des artistes qui témoignent.
     

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    52 min
  • Caviar pour tous, champagne pour les autres !

    C'était l'été sur TSFJAZZ ! Tous les midis de juillet - août, on ressort de nos archives l'un des grands moments de la saison écoulée.
    Aujourd'hui, on replonge dans le tout premier numéro de l'émission "Caviar pour les uns, champagne pour les autres", initialement diffusé le 10 novembre dernier.
     
    A l'automne dernier, nous lançions un nouveau rendez-vous mensuel "jazz et culture", Caviar pour tous, champage pour les autres, depuis le bar Jean-Louis La Nuit, dans le 1er arrondissement de Paris.
    Nos invités pour cette première émission étaient :
    -Le contrebassiste Kyle Eastwood à l'occasion de la sortie de son album, Cinematic (Jazz Village)
    -Sébastien Merlet et Christophe Geudin, deux des co-auteurs du Gainsbook (Editions Seghers) sur le processus de création et les musiciens parfois oubliés de Serge Gainsbourg, notamment pendant ces années jazz...
    -Julien Bisson, rédacteur en chef de la revue America, pour l'actualité posthume de l'écrivaine africaine américaine Toni Morrison.
    -L'essayiste, critique et romancier Noël Simsolo, pour la rétrospective à la Cinémathèque (jusqu'au 24 novembre) autour du cinéaste Robert Kramer dont il fut l'un des proches.
     
    Playlist de l'émission:
    Black Trombone, Serge Gainsbourg
    Taxi Driver, Kyle Eastwood
    The Eiger Sanction, Kyle Eastwood
    Strange Fruit, Nina Simone
     
    Milestones, Miles Davis
     
    Bullit, Kyle Eastwood


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    1 hr 41 min
  • Les Quatre Fantastiques

    Pour présenter ou décrire un musicien, on utilise souvent des superlatifs…Et c’est souvent exagéré.
    Mais pas pour eux !
    Il y a 25 ans, le saxophoniste Joshua Redman, le pianiste Brad Mehldau, le contrebassiste Christian McBride et le batteur Brian Blade avaient une vingtaine d’années…
    Ils étaient dans la top list des jeunes musiciens les plus prometteurs, et ils sortaient ensemble l’album Moodswing.
    Un quart de siècle plus tard, on sait à quel point ce sont des jazzmen qui comptent et qui ont profondément marqué la note bleue…Ils ont choisi de se réunir à nouveau et d’entrer une nouvelle fois en studio pour graver l’album Round Again qui vient de paraître chez Nonesuch Records…Et dont on parle par téléphone avec Christian McBride.
     
     
     
     

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    35 min
  • L'histoire des zazous

    Qui étaient réellement les zazous ? Cette tribu apparue sous la France de Vichy. Ces jeunes bourgeois parisiens aux cheveux et aux tenues fantaisistes, dingues de swing et de tout ce qui venaient des Etats-Unis.
    Etaient-ils de farouches opposants à la Révolution nationale de Pétain ? Ou de simples excentriques dénués de conscience politique ?
    Et d’ailleurs, trouvait-on des zazous seulement à Paris ? Ou aussi en province et à l’étranger ?
    Etaient-ils de fins connaisseurs du jazz ?
    Un ouvrage passionnant sur le sujet vient de paraître chez l’Harmattan sous le titre de « L’Histoire des Zazous ». Un livre qui déconstruit certains mythes et nous aide à mieux comprendre le phénomène.
    On en parle ce soir avec son auteur, l’historien Gérard Régnier.
     

    Mais pour commencer, on dédie ce numéro de Summer of Jazz à la mémoire de la chanteuse Annie Ross qui vient de s’éteindre à quelques jours de ses 90 ans.
    Entre la fin des années 50 et le début de la décennie suivante, Annie Ross a révolutionné le chant jazz, au sein du trio qu’elle formait avec Dave Lambert et Jon Hendricks, en poussant plus loin les limites de l’improvisation vocale et en explorant l’art de la vocalese, consistant à reproduire à la voix et à la note près, les solos des instrumentistes…
    Pour son premier album, « Sing a Song of Basie », en 1957, le groupe était même allé jusqu’à recréer vocalement chacune des parties de l’orchestre de Count Basie grâce à la technique du re-recording.

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    49 min
  • Qui es-tu Monsieur MÂLÂ ?

    On ne sait pas grand chose de Monsieur MÂLÂ !
    Mais on dispose de quelques pistes : un titre, "Misemo", au groove ensoleillé et irrésistible. Un clip qui nous fait danser depuis le début de l'été. Et des musiciens déjà croisés auprès d'Etienne Mbappé ou au sein de Yusan.
    On sait aussi que ce jeune groupe est à fond soutenu par le Baiser Salé où il se produit ce soir et demain, à raison de deux concerts à chaque fois.
    Il n'en fallait pas plus pour que Summer of Jazz s'installe dans le club parisien dès 19h30 pour capter la première de ces performances et aille applaudir Balthazar Naturel (saxophone), Robin Antunes (violon), Nicholas Vella (claviers), Swaëli Mbappé (basse) et Mathieu Edward (batterie).
    (c) Delphine Bacri

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    1 hr 23 min
  • L'âge d'or du jazz belge

    Entre la Belgique et le jazz, c'est une vieille histoire !
    Adolphe Sax, l'inventeur du saxophone en 1846, était belge. Django Reinhardt a vu le jour en 1910 dans un village du côté de Charleroi... Et c'est à Bruxelles qu'a été publié, sous le titre de "Musique Magazine", le tout premier journal qui a largement ouvert ses pages à la note bleue.
    Dans les années 50, une génération de jazzmen s'est affirmée sur la scène européenne. Leurs noms : René Thomas (guitare), Jacques Pelzer et Jack Sels (saxophone), Toots Thielemans (harmonica), Fats Sadi (vibraphone)... Et bien sûr, le saxophoniste Bobby Jaspar qui jouit lui d'une réputation de premier ordre aux Etats-Unis dès la fin de cette décennie.
    Ils sont au coeur d'un coffret de trois CD's qui vient de sortir chez Frémeaux & Associés, sous le titre de "L'âge d'or du jazz belge". Une anthologie signée Philippe Comoy, et dont on parle dans Summer of Jazz avec un autre passionné, le guitariste Dominique Cravic, lui aussi directeur de collections chez Frémeaux.
     

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    54 min
  • Django électrifié
    En février 1947, à son retour des Etats-Unis, Django Reinhardt ouvre un nouveau chapitre de sa carrière musicale en électrifiant sa guitare... Une révolution qui se déroule d'abord lors d'un engagement de deux mois au Boeuf sur le Toit, à Paris, puis en tournée en Belgique.
    Pour l'occasion, il remonte son quintet de 1941, avec notamment le clarinettiste Hubert Rotaing.
    Cet épisode est retracé en 3 CD et 52 titres entièrement remasterisés sur le nouveau coffret Django de Label Ouest, "Electrified Django".
    On en parle dans Summer of Jazz, avec Max Robin et le guitariste Samy Daussat, les deux concepteurs de ce projet...Et on passe un coup de fil en Belgique à l'un des plus grands guitaristes de jazz européen, Philip Catherine, qui a rédigé la préface du coffret et qui garde une affection particulière pour cette période du grand récit de Django.
    En fin d'émission, nous serons rejoints par Laurent Sapir, qui est allé voir pour nous Abou Leila, le premier long-métrage d'Amine Sidi-Boumédiène, en salles depuis aujourd'hui.
     

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    55 min
  • Paul Lay en direct du Sunside
    Paul Lay : Piano Isabel Sorling : Chant Simon Tailleu : Contrebasse

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    1 hr 27 min

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