De toutes mes lectures de ces dernières années, mon invitée est sans hésitation la personne qui m'a le plus fait rire – ce qui est précieux ces jours-ci, convenons-en. Salomé Lahoche pourrait se contenter d'amuser, et ce serait OK tant son humour vise juste et ses phrases semblent enchaîner les mic drops à chaque nouveau strip publié sur Instagram. Mais non, si son univers trouve autant écho chez ses contemporains – qu'ils soient autobiographiques, avec La vie est une corvée ou Peur de mourir mais femme de vivre ou fctionnel avec Ernestine ou Ancolie – c'est qu'il peint avec une acuité aussi désinvolte que sarcastique sa condition autant que le monde qui l'entoure.
Si j'avais à cœur de lui confer carte blanche aujourd'hui, c'est qu'en parcourant - que dis-je, en dévorant tous ses livres, j'ai aperçu une myriade de références musicales : entre deux nains bourrés et une gamine de 9 ans qui fume et qui fugue, on croise pêle-mêle MGMT, Death Grips ou Brian Eno. Et de toute manière, quelqu'un qui écrit sur son testament : Dites à mon crush que Radiohead c'est de la merde est un prétexte suffsant pour l'inviter à parler de musique pendant une heure et demie.
The Velvet Underground – Venus in Furs
Austra – Woodstock
Imogen Heap – Hide and Seek
Birds on a Wire – Wish you were here
Eloi – JTM de Ouf
Kid Cudi – Cudderisback
Johnny Flynn – Kentucky Pill
Prudence – Adrenaline
Jonatan Leandoer96 - Var Sang
Fakemink – Blow the Speaker
Paul Thompson – Can I Take You Home ?
Goodbye Karelle – Oxyballad
JUL – En Quarantaine
Barbra Marchand – I Whisper Role Over
Mietze Conte – 2000
GENA – omo iya ati baba
abel31 – 2000bpm
Eloi – Aquarius
Buffalo Daughter – Discothèque du Paradis