Tuteur illégal raconte

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By Tuteur illégal raconteKids & Family
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Tuteur illégal raconte episodes

  • Les parents de mes (beaux) enfants

    Leur mère, leur père…

    Je vous parle souvent de mon vécu et de mes ressentis.

    La manière dont j’ai évolué dans mon rôle de beau-père.

    La façon dont j’ai pu le construire et l’assumer auprès des enfants, créer des connexions avec eux.

    Mais comment aurais-je pu faire ça sans leur mère et leur père ?


    Une mère qui m’a laissé accéder à ses enfants, dès le début :

    Je me souviens de ce canapé dans leur appartement…

    3 places, tout au plus, et déjà leurs petites habitudes.

    Où pourrais-je bien m’asseoir ?

    Sur la table basse ?

    Par terre ?

    Sur une chaise en face d’eux ?


    « Allez hop ! On se serre et on fait une place à tout le monde !

    Pas question que quelqu’un se retrouve tout seul…

    Et puis, c’est plus rigolo comme ça : on est plus proches ! »

    Tout le monde se décale un peu et m’accueille avec le sourire :

    Ma chérie venait de poser les bases de notre tribu...


    Tous dans le même canap’ !

    J’ai été intégré à tous les sujets du quotidien, consulté, impliqué.

    J’ai fait des erreurs, on n’a pas toujours été d’accord…

    Pour autant, ma chérie a temporisé et très rarement réagi à chaud, devant les enfants.

    Pourquoi ? Pour que je reste crédible…


    Prendre sur elle, malgré l’instinct de protection.

    Penser que me contredire devant eux me fragiliserait.

    Débriefer seule à seul pour qu’on puisse mieux se comprendre, mieux avancer ensemble…

    Accueillir mes avis, mes envies à propos du quotidien à 4.

    C’est le plus beau cadeau qu’elle pouvait me faire.

    Et leur père…

    Un père qui, malgré la douleur de la rupture, s’est efforcé de garder de bonnes relations avec la mère de ses enfants.

    Un homme qui n’a pas monté ses enfants contre moi, alors que je fais partie des blessures de cette séparation.

    Ça n’a pas dû être évident.


    Est-ce que j’aurais eu la même intelligence à sa place ? Ce même recul ?

    Je ne sais pas…

    Comme je ne sais pas si les enfants mesurent la chance qu’ils ont :

    Avoir un père qui n’a pas cherché à les aliéner ou à les mettre dans des conflits de loyauté.


    Alors, oui : J’ai fait de mon mieux et je continue chaque jour.

    Mais toute cette envie de bien faire n’aurait servi à rien sans ces deux adultes, qui ont mis leurs enfants au centre de leurs préoccupations.

    La vraie chance que j’ai, celle que les enfants ont…

    Ce sont leurs parents.


    3 min
  • Rester à sa place

    Rester à sa place

    Des mots entendus plusieurs fois…

    Des mots qui perturbent mon oreille, qui me font grimacer comme le crissement d’une fourchette au fond d’une assiette.

    Sans jugement pour ce que vous m’avez exprimé, voilà ce que j’en pense :


    La première image qui me vient, et c’est certainement ce qui me dérange, c’est celle d’un animal de compagnie.

    Un animal docile qu’on appelle pour jouer.

    On partage un moment avec lui. On attend de lui qu’il se prête au jeu, au moment où on l’a décidé.

    Mais s’il a le malheur de rechigner, d’être trop expressif ou même de mordiller, on le renvoie à sa place.


    À sa place…

    Quelle place ? Celle que je veux me faire ? Celle qu’on me laisse ?

    Est-ce que je dois attendre qu’on m’en dessine les contours ?

    Et puis, qui devrait faire ça ? Ma chérie ? Les enfants ? Leur père ?


    Je serais donc une personne de compagnie, qu’on sortirait de sa boîte pour les moments jugés opportuns, et qu’on rangerait précautionneusement le reste du temps.

    Non merci !

    Ce n’est pas la place que je veux.

    Ce n’est pas une place épanouissante.

    Pas pour moi, en tout cas…

    Alors ma place, c’est quoi ?

    C’est une notion en perpétuelle évolution depuis plus de 10 ans.

    Ça a débuté par une volonté commune avec ma chérie d’entrer à 100% dans le quotidien des enfants.

    Pas de figuration, pas de mise en retrait mais de l’implication.

    On vit dans la même bulle : notre foyer.

    On est une famille.


    Ça n’a pas toujours été facile : Entre inexpérience, syndrome de l’imposteur et principes éducatifs qui pouvaient se contrarier.

    Il y a eu des prises de tête, mes règles, mes punitions, les regards des enfants qui ne voulaient pas que je m’en mêle.

    Des silences qui en disent plus que de grosses colères…

    Mais ma chérie m’a soutenu, jamais décrédibilisé.


    Il a fallu s’exprimer, s’écouter, faire sortir les émotions, les ressentis des adultes et des enfants.

    Montrer que j’avais des doutes, des peurs, que je tâtonnais et que je n’avais pas honte de leur en parler.

    S’expliquer pour mieux s’impliquer…

    Sinon quoi ? Chacun ravale ses émotions pour mieux former une boule de rancœur ?


    Et puis, quelle place entre Maman et Papa ?

    Pas question d’interférer entre eux.

    Pour autant, les enfants font partie de mon quotidien, de ma vie :

    J’estime avoir le droit de connaitre les décisions prises et exprimer mon avis.

    Au-delà du droit, j’en ai surtout envie… besoin.

    Besoin pour, justement, trouver cette place qui est la mienne.


    Chacun vit son expérience avec son contexte, plus ou moins compliqué.

    Nos efforts ne nous semblent pas toujours récompensés.

    J’ai fait de mon mieux et je compte bien continuer.

    Car maintenant qu'ils m'ont laissé entrer dans leurs cœurs, c'est à cette place précise que je compte bien rester !


    3 min
  • J'ai peur...

    Ce n’était pas ce que j’avais prévu de publier aujourd’hui.

    Mais comme ça tourne dans ma tête, autant vous l’écrire :


    Voilà plus de 10 ans que je partage la vie de M et L.

    Une place de beau-père dont je me régale chaque jour.

    Tellement d’émotions agréables ressenties à leur contact !

    Pourtant j’ai peur…


    Peur parce qu’ils grandissent :

    Le collège, le lycée, l’internat, les soirées, la conduite, les premiers jobs.

    De plus en plus d’autonomie, de plus en plus de libertés.

    La suite logique des choses, évidemment.

    Il suffit de me rappeler cette époque pour me souvenir à quel point c’était bien !


    Oui mais j’ai peur…

    Jusqu’à présent, on laissait leur petite barque voguer à son rythme.

    Si elle s’emballait, on était là pour la ralentir.

    Si elle avait du mal à avancer, on pouvait s’installer près d’eux pour donner un coup de rame.

    Si elle déviait du cap, on pouvait remettre leur embarcation dans le bon axe.


    Aujourd’hui, chacun dans leur bateau, ils passent du ruisseau à la rivière, de la rivière au fleuve jusqu’à arriver dans le grand bain.

    Au début, on les voyait depuis la rive, on pouvait même les rejoindre.

    Aujourd’hui, on doit les regarder de plus loin et faisant confiance à leur façon de naviguer.

    Ça fait tellement peur…


    Est-ce qu’on leur a donné toutes les bonnes clés ?

    Est-ce qu’ils sauront éviter les tempêtes, les affronter quand ils les traverseront ?

    Est-ce qu’ils sauront garder un cap, ou en changer quand il le faudra ?

    Mince… mes propres parents se sont probablement posé toutes ces questions ?


    Pourtant je suis persuadé qu’ils me faisaient confiance…

    Et alors ? La peur n’empêche pas la confiance, comme elle n’empêche pas le danger.

    J’ai peur, je l’assume.

    Ils le liront, ils l'entendront, ils le sauront. Je crois même qu’ils le savent déjà.

    Loin de moi l’idée de les figer ou de les faire culpabiliser.

    Au contraire…


    Cette peur est à l’image de l’amour que je leur porte :

    Elle est ancrée en moi et sera toujours là.

    Mais la confiance que j’ai en eux surpasse tout ça.

    Je ne peux pas maitriser les rencontres qu’ils feront, les influences qu’ils pourraient subir, les chemins qu’ils prendront.

    Je l’accepte.


    Je fais confiance à l’éducation et aux valeurs qu’on leur a donnés.

    Je me dis qu’ils savent qu’on les écoutera sans les juger, qu’on fera de notre mieux pour les aider.

    On les regardera fièrement, qu’ils soient juste là, près du bord, ou bien au large.

    Nos petits matelots vont devenir les capitaines de leurs vies !





    3 min
  • 43 - Je vous demande une faveur

    43 comme mon âge dans quelques jours,

    43 comme le département dans lequel notre tribu a planté son tipi,

    43 comme 43ème publication…

    Une aventure Tuteur Illégal commencée sous le signe du syndrome de l’imposteur.


    Ma famille me suivrait pour me soutenir, mes amis pour me faire plaisir…

    « Si 100 personnes s’abonnent à ma page, je serais super content ! »

    Des likes et des commentaires si précieux de mes proches et puis… les premiers abonnements d’inconnu(e)s.

    Les premières réactions bienveillantes, enthousiastes, encourageantes !


    Des échanges avec des parents, des beaux-parents, des thérapeutes, des spécialistes du développement personnel, de la famille…

    Des discussions si intéressantes, parfois déroutantes, toujours stimulantes !

    Le passage au micro d’un podcast, des visios, un article…

    Comment imaginer que témoigner simplement de mon quotidien puisse être aussi bien accueilli ?!


    43 publications plus tard, je suis reconnaissant et fier.

    Reconnaissant de cet accueil dans ce microcosme très féminin.

    J’ai découvert une bienveillance folle, une grande solidarité et un énorme besoin d’échanger.

    Fier de pouvoir faire entendre ma voix : celle d’un homme qui s’épanouit dans son rôle de beau-père.


    Une aventure qui a pris pour décor le 43.

    Pas si loin de ma vie d’avant, et pourtant la sensation de tout reprendre à zéro, de fabriquer de nouveaux repères et, parfois, de me jeter dans le vide.

    Si c’était à refaire ?

    Je signe où ?!

    Aujourd’hui, 43 rime avec Chez moi…

     

    A quelques jours de mon 43ème anniversaire, je vous remercie pour le cadeau que vous m’offrez depuis ce début d’année.

    Merci pour vos réactions, vos messages, vos encouragements, vos témoignages.

    Merci de faire vivre cette page, bien au-delà de ce que j’aurais pu espérer.

    Et parce que je suis gourmand, je vous demande une faveur :


    Sur les réseaux : Partager en story votre publication préférée de Tuteur Illégal.

    Dans ce podcast : laisser une note et un commentaire sur votre audio favori.

    Peu importe la raison, pourvu qu’elle vous touche.

    Qu’elle soit drôle ou plus sérieuse, la partager lui permettra peut-être d’apparaitre sur l’écran de quelqu’un qui lui trouvera, aussi, un sens.

    Merci à chacune et chacun d’entre vous.


    3 min
  • La schizophrénie du lave-vaisselle

    Une semaine à 4 :

    Des assiettes bien rangées, des couverts, des verres, des bols, des tasses, des cycles réguliers :

    La vie rêvée d’un lave-vaisselle !

    Et puis, une semaine à 2 :

    Si peu d’assiettes, remplacées par des coupelles apéro.

    Plus de bols, des dizaines de tasses et de verres. Parfois même des poêles ou des casseroles !


    2 vies totalement différentes pour ce pauvre appareil, complètement perdu, entre rigueur et freestyle…

    A mieux y réfléchir, ce n’est pas de la schizophrénie, mais plutôt des troubles dissociatifs de l’identité.

    Victime du rythme de vie d’une famille recomposée, il n’est pas le seul de la maison à subir cette pathologie.


    Que dire de cette salle de bain ?

    Douches, bains, musique à fond, lisseur, sèche-cheveux, gel, gouttelettes de dentifrice sur le miroir, tas de vêtements mi-propres mi-sales…

    Et la semaine suivante : Rien… Le vide absolu.

    Parfois un adulte qui vole la baignoire des enfants pour se délasser.


    Et puis ces 2 chambres inoccupées alors que, la semaine dernière, elles étaient les tanières d’enfants casaniers…

    Le vide après avoir épié les conversations croustillantes d’ados, observé les défilés de petits Narcisses et pris des cours avancés de flemme…

    Le chat fait des apparitions mais ne compense pas l’absence.


    Et puis, il y a le chauffe-eau qui fait de son mieux pour suivre le rythme en dents de scie.

    Les radiateurs en grève une semaine sur deux.

    Le lave-linge qui ingurgite des kilos de fringues d’un coup, avant d’être à la diète.

    Le canapé qui perd le compte dans les paires de fesses qu’il accueille.


    Une dissociation qui atteint aussi les adultes :

    Semaine 1 :

    Des horaires à respecter : les repas (équilibrés si possible), les douches, le coucher, le réveil, les activités.

    Les devoirs à vérifier, les leçons à réviser.

    Une partition qui tolère mal les fausses notes.


    Semaine 2 :

    Programme libre !

    Le réveil qui sonne plus tard : Pas d’ado à extraire de son lit…

    Souplesse sur les horaires et sur la qualité de la nourriture !

    La plus grande question est de savoir si on mange à la cuisine ou au salon…

    Ne pas oublier de se doucher une fois par jour, malgré tout !


    Ma chérie a dû apprendre une vie sans enfants, tandis que j’apprivoisais le quotidien avec eux.

    S’approcher d’un équilibre dans lequel, aujourd’hui, on apprécie leur présence et… leur absence !

    Profiter d’eux quand ils sont là et prendre du temps pour nous, ensemble ou séparément, les autres jours.

    Deux semaines, deux ambiances …

    Ça vous parle ?

    3 min
  • Les échanges de SMS entre Papa et Maman

    « Comment vivez-vous les échanges de messages entre votre chéri(e) et son ex ? »

    Une simple question posée en story et tellement de réponses différentes !

    Des souffrances, de la jalousie, de l’appréhension, de la confiance, de l’entraide, et parfois des interdits…

    En me relisant, je me dis que j’aurais dû parler de « l’autre parent » plutôt que de « l’ex ».


    Parce que c’est bien ce qu’il est pour moi : L’autre parent de mes beaux-enfants.

    Un père qui les aime et que ses enfants aiment.

    Un père dont ils ont besoin.

    Ils ont un lien, à vie.

    Un lien que je dois respecter et contre lequel je ne dois rien tenter.

    Il fait partie de l’équilibre de ceux qui ont chamboulé mon existence.


    Alors non, mes beaux-enfants ne sont pas des immaculées conceptions :

    Leurs parents ont vécu une histoire ensemble.

    Mais c’est fini et, surtout, il n’y a jamais d’ambiguïté dans leur façon d’échanger.

    J’ai confiance en lui, j’ai confiance en elle, j’ai confiance en moi et en ce que nous avons construit ensemble.


    Il sera toujours son ex, mais ce n’est pas en tant que tel qu’il interagit avec ma chérie.

    Si je les voyais passer des heures à échanger, nostalgiques de leur vie d’avant, je me permettrais d’y mettre mon grain de sel !

    Mais ce n’est pas le cas : ils gèrent avec intelligence le quotidien de leurs enfants, qu’ils ont mis au centre de leurs préoccupations.


    C’est d’ailleurs assez drôle de voir les enfants tenter d’étouffer une bêtise qu’ils ont pu faire chez l’un ou chez l’autre :

    « Eh ! Petit enfant machiavélique ! Papa et Maman discutent entre eux : Papa est au courant de ce que tu as a fait, de la punition et il va même la faire continuer chez lui… Pas d’écran cette semaine ! »


    Quand je vois ça, je suis admiratif et reconnaissant :

    Admiratif parce que, malgré toutes les souffrances vécues, toutes les difficultés qu’une séparation génère, ils ont su garder le cap de l’équilibre de leurs enfants.

    A mon sens, il faut beaucoup de ressources pour ne pas se laisser déborder par toutes les émotions désagréables qui ont pu les traverser.


    Reconnaissant parce qu’ils offrent un cadeau à leurs enfants, à mes beaux-enfants :

    Leur montrer que le dialogue est une clé, même dans les situations difficiles.

    Reconnaissant parce qu’ils leur donnent une chance de ne pas être tiraillés dans des conflits de loyauté.

    Même s’ils ont deux foyers, il y a une continuité entre eux, pour leur bien.



    Pour répondre à ma propre question :

    Ces échanges de messages entre eux...

    …je les vis bien car c’est le père des enfants qui écrit, et non pas l’ex.

    …je les vis bien parce que je fais confiance à notre histoire d’amour.

    …je les vis bien parce que je sais qu’ils sont destinés à améliorer la vie de mes beaux-enfants.


    3 min
  • Les préférés et les moinférés

    Je suis sûr que vous faites la même chose, non ?

    Créer vos propres mots quand vous ne trouvez pas les bons.

    Rire et retenir précieusement ceux que vos enfants inventent.

    Parfois, ils pourraient les soumettre à l’Académie Française, tellement ça semble simple et évident !

    Pourquoi se priver d’un lexique à soi, après tout ?


    Ma nièce et sa fonkiture de fraise (Funky, non ?)

    M qui perdait patience, « à bout du moment ! »

    L qui a inventé plus petit que petit avec « Minuscropoquite »

    Et, un jour, on a eu besoin d’un contraire à « préféré »…

    Pas simple, hein ?!


    Allez demander à Google : il va vous répondre « détesté » !

    « Eh oh ! On se détend, dans la Silicon Valley ! On peut ne pas apprécier, sans pour autant détester ! Un peu de nuance… »

    Mais pourquoi avoir besoin de ce mot ?

    Je vous plante le contexte :


    Fin de vacances tous les 4.

    Apéro et debrief de fin de séjour :

    « Les enfants, quel a été votre moment préféré et votre moment… euh…

    Celui qui vous a le moins plu »

    Là, on est d’accord : on ne peut pas parler de « détesté » ?

    C’est juste le…. Moins préféré… Le moinféré quoi !


    On ne veut pas dire qu’on n’a pas aimé, mais juste que c’est en fin de classement.

    Grâce à ce petit mot inventé, on s’est créé un vrai rituel :

    Les préférés et les moinférés

    Le moment où on peut exprimer, sans jugement, sans justification, ce qui nous a plu et ce qui nous a moins plu…


    Ça peut être un lieu, un moment, un fou rire, une prise de tête avec une sœur, une remarque d’un beau-père…

    On ne règle pas ses comptes, on ne cherche pas à convaincre.

    On s’exprime et on s’écoute.

    Souvent, les moments préférés et moinférés des enfants ne sont pas ceux auxquels on s’attend.


    Grâce à ce lexique, on a pu appliquer ça à tout :

    Les préférés et moinférés des vacances, d’un week-end, d’un spectacle, d’un festival…

    Ça marche pour les vêtements, la nourriture et même pour les biscuits apéro.

    Je vous le recommande !

    C’est sans droits d’auteur…

     

    Ça fait sûrement partie de ce qui renforce les liens d’une tribu :

    Avoir ses propres rituels, son propre lexique.

    Des mots rien qu’à soi, qu’on a créé ensemble, pour mieux se comprendre…

    Et vous, vous avez des expressions « faites maison » à nous partager ?


    3 min
  • Mes (si) beaux enfants

    Ceux que je n’attendais pas…

    Ces 2 p’tites bouilles d’amour qui ont chamboulé mon quotidien.

    Moi qui étais loin d’être sûr de vouloir des enfants.

    Le destin a craqué :

    « Bon, lui, il est incapable de prendre une décision !

    Mettez cette belle petite meuf et ses 2 enfants sur son chemin. Qu’on avance ! »


    Là, ça semblait simple :

    Ils n’étaient pas mes enfants, pas ma responsabilité.

    Leurs parents s’occupaient de gérer, moi j’étais là en bonus…

    Grossière erreur !

    Ça a, peut-être, été vrai au début mais ça a volé en éclats quand on a emménagé tous les 4. (5, en fait… Il faudrait vraiment que je vous parle du chien, un jour !)


    Notre foyer, notre maison :

    Le piège se refermait sur moi, jour après jour, sans que je ne m’en rende compte.

    A force de partager leur quotidien, la moitié du temps, à force de jouer avec eux, de leur apprendre des choses, de participer activement à leur vie.

    Sournoisement, le destin s’imposait : J’aimais avoir des enfants.

    J’aimais avoir ces enfants…


    Quand, parfois, je me projetais, je me voyais avoir une fille.

    Cette présence féminine qui m’a toujours beaucoup rassuré.

    Cette sensibilité et cette façon de communiquer sur ses émotions.

    Je me sentais à l’aise avec ça : une fille, c’était évident !

    Là encore, le destin s’est bien marré :

    « Ah, tu veux une fille ? OK… »


    J’ai la plus belle des belles-filles.

    Elle m’a tout de suite fait craquer.

    Mais sous ses airs de p’tit chou, elle avait une mission :

    Me faire comprendre qu’une fille n’est pas forcément lisible, qu’elle peut avoir sa pudeur, ses blocages, ses peurs et ne pas arriver à tout exprimer aussi facilement que ce que je pensais.

    Destin : 1 – 0 : Moi


    Oui mais les garçons, c’est : foot, bagarre et luttes d’autorité…

    Ou pas…

    Il fallait que j’aie mon (trop) beau-fils pour réaliser mon erreur.

    Il fallait que ce soit lui, ma p’tite boule d’émotions, pour que je m’autorise à découvrir tout ça :

    On peut prendre son garçon dans ses bras, lui faire des câlins, des bisous et lui dire qu’on l’aime.

    Destin : 2 – 0 : Moi


    Je pensais avoir des choses à apprendre à ces enfants, à part imiter Donald, péter avec ses mains ou jouer avec un briquet…

    Des choses sérieuses, qui pourraient les aider dans leur construction, dans leurs futures vies d’adultes.

    Mais derrière leurs gueules d’anges, ils avaient pour but de me convaincre que, moi aussi, j’avais des leçons à tirer d’eux.


    A leur contact, à celui de leur mère, j’ai tellement appris.

    J’apprends encore.

    Il fallait qu’ils entrent dans ma vie pour que je m’interroge, que je renverse certaines certitudes.

    Est-ce que je serais allé aussi loin dans l’introspection sans eux ?

    Est-ce que je me serais réconcilié avec l’enfant que j’étais ?

    Quel paradoxe…


    Le destin le savait déjà :

    Être moi c’était avoir ces enfants-là.


    3 min
  • Est-ce que je suis un bon exemple ?

    Des questions qui me sont venues après un évènement vécu avec les enfants.

    « Est-ce que mon attitude est un modèle à suivre pour eux ? »

    « Est-ce que je suis toujours un exemple ? »

    Clairement… non !

    Mais alors, comment être sûr de leur montrer de bonnes choses à imiter ?


    Mes accès de colère, mes gestes d’humeur, mes mots très durs envers moi-même…

    Bon exemple ? Sûrement pas.

    Je n’ai jamais levé la main sur eux, mais il n’empêche que ces attitudes-là ne sont pas des choses à retenir, à reproduire.

    Est-ce que ça fait de moi un mauvais beau-père, pour autant ?


    En revanche :

    En parler, m’excuser, montrer que j’ai conscience de mes faiblesses.

    Expliquer que je fais de mon mieux, que je cherche l’origine de tout ça.

    Me remettre en question.

    Aller consulter une psy, vouloir avancer pour moi, pour eux, pour nous.

    Bon exemple ? Peut-être.


    Etre passager en conduite accompagnée et entendre ma belle-fille s’agacer comme moi, en utilisant le même lexique…

    « Les gens, y s’trainent. Moi, j’conduirai comme toi : Toujours un peu vite… »

    Oups…

    Bon exemple ? Joker !

    Pourquoi ça me fait sourire, malgré tout ?


    Une maison silencieuse et les 2 enfants qui râlent :

    « Quelqu’un est mort ?! Non ? Bah pourquoi y’a pas de musique ? »

    Bon exemple ? Oui, allez, ça c’est bon…

    J’en aurais plein, des comme ça…

    De ce qui fait comprendre que j’ai laissé ma patte sur les enfants, que j’ai un réel impact sur eux, à travers mes actes.


    Alors, est-ce que je dois chercher à être parfait ?

    Sûrement pas ! Pas question d’abandonner la personne que je suis.

    Le bon exemple c’est, peut-être, de leur apprendre à accepter les autres comme ils sont, tolérer la différence et même s’en nourrir.

    Essayer de comprendre les gens en face de soi.


    Etre le bon exemple, c’est peut-être les écouter, les faire parler quand je vois qu’ils ont été heurtés par un évènement.

    Leur montrer qu’il est important de laisser les émotions sortir, ne pas les refouler, même si ce ne sont pas les mêmes que celles des autres.

    Accepter que l’autre ne réagisse pas comme soi. Que ça fasse réfléchir…


    Et si être un bon exemple c’était simplement être soi, sans chercher à être parfait ?

    Assumer d’avoir des failles, des faiblesses.

    Que les enfants le sachent et n’aient pas peur d’en parler.

    Essayer de faire de son mieux, chaque jour, pour évoluer.

    Leur montrer que, pour être attentif aux autres, il faut l’être à soi-même.


    3 min
  • Maaamaaan Foussouaaa !
    Ce cri, c’était l’une des nouveautés de notre vie à 4.
    Notre maison, nos affaires mélangées : un peu de chacun d’entre nous dans notre univers.
    Une semaine sur 2, faire partie du quotidien des enfants :
    Le réveil, le p’tit déj, l’école, les devoirs, les activités, les vacances…
    C’était commencer à assumer de prendre mes décisions, commettre mes propres erreurs, tout en ayant le soutien de ma chérie.
    Les premières fois où j’ai dû les gronder… un peu… en n’assumant pas vraiment.
    Mettre un cadre et le faire respecter pour être pris au sérieux.
    Je ne voulais pas être spectateur, mais acteur de cette nouvelle vie !
    Mais je devais aussi être moi, ne pas jouer un rôle, ne pas prendre une posture.
    Etre moi, c’était créer un lien affectif avec les enfants, les faire rire, jouer avec eux, m’intéresser à eux, leur apprendre des bêtises.
    Des petites expressions « faites maison » ou héritées de ma mère…
    Parfois j’étais un véritable arbre à chat.
    J’adorais ça…
    Un enfant qui grimpait sur mon dos, pendant que l’autre s’accrochait à mon bras.
    Et je vous passe les sessions dans les piscines !
    « On peut faire le panier, steuplè ?! »
    (Tuto disponible sur demande…)
    Mais quand je disais stop, les chatons descendaient de l’arbre, respectueusement.
    Règles et cadre n’interdisaient pas les bons moments et la complicité.
    L’équilibre venait doucement.
    Les samedis où leur mère travaillait, on se découvrait, rien qu’à 3.
    Une sieste obligatoire pour M et un temps calme pour sa grande sœur.
    Tout le monde y allait sans broncher.
    Note pour les enfants : temps calme = grosse siestasse des parents…
    Bref !
    A leur (presque) réveil, les 2 venaient se coller à moi, dans le canapé, en prenant mon bras comme doudou et mon ventre comme oreiller.
    Sentiment indescriptible avec option « Larmes aux yeux ».
    C’était si naturel…
    J’entrais dans leurs cœurs.
    Je voyais qu’ils trouvaient leurs marques dans notre vie à 4 et que j’en faisais pleinement partie :
    « C’est toi qui lis l’histoire ! »
    « Tu viens me chercher à l’école ? »
    « Tu peux m’aider pour mes devoirs ? »
    « T’étais comment quand t’étais p’tit ? »
    Et le fameux…
    Le summum de la confiance :
    « Foussouaaa ! J’ai simiii ! »
    Ce loulou de 3 ans à peine, trônant aux toilettes, écorchant mon prénom, qui tenait absolument à ce que je nettoie ses miches dodues.
    On n’était pas au top de la complicité là ?!
    Sourire aux lèvres, en apnée, je m’exécutais.
    Et quand j’essayais d’esquiver, sa répartie était sans appel :
    « Foussouaaa ! J’ai simiii ! »
    « Demande à Maman ! »
    « Maaamaaan Foussouaaa ! »
    J’crois que j’étais bien intégré, là…
    3 min

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