
Sign up to save your podcasts
Or


On y a tous droit :
Quand arrive la fin d’année scolaire, vient le temps des pestacles !
Que ce soit le solfège, la musique, le sport… les occasions ne manquent pas.
Je voyais le calendrier se garnir de ces petits évènements et j’étais impatient de découvrir le fruit d’une année de travail.
Encore une découverte pour le néo-beau-père que j’étais !
Je crois que je n’étais pas prêt…
Le parking :
Quel meilleur lieu pour rencontrer la famille du père des enfants ?
Les tontons, taties, cousins, grands-parents…
Entre gêne et sentiment d’imposture, me voilà en train de serrer toutes ces mains inconnues, si chères aux enfants.
Ma chérie fait la conversation et je reste à ses côtés, en attendant de pouvoir entrer.
Que quelqu’un vienne ouvrir les portes de cette salle !
Le spectacle participatif :
Comme un cadeau de bienvenue dans le monde des beaux-parents :
Une salle dans laquelle il était demandé de ne pas s’asseoir, pour que les parents s’essaient aux danses médiévales, au doux son des instruments de leurs bambins…
Un pas après l’autre, j’ai lâchement reculé jusqu’à me confondre avec les piles de chaises, que je regardais avec tellement d’envie !
L’affluence record :
La salle dans laquelle, cette fois, on pouvait s’asseoir mais qui était 3 fois trop petite pour accueillir tout le monde !
Heureusement, on n’était pas arrivé trop tard et on a pu trouver des places dans cette jungle.
Un spectacle de plus de 2h, avec une pause au milieu, pour boire un verre de jus de fruits et manger une tranche de quatre-quarts.
Sans moi… Je tiens trop à ma place !
L’étuve :
Le spectacle sous chapiteau au mois de juin.
A peine la tête passée à l’intérieur, on est saisi par une chaleur et une moiteur dignes des plus grands pays tropicaux.
On file s’installer dans les gradins en priant pour que nos voisins aient eu le temps de passer par la case déodorant…
Et si, en tribune, on meurt de chaud, dans quel état va-t-on retrouver les enfants dans une heure ?
Heureusement, il y a des salles dans lesquelles la température est agréable et tout le monde est bien assis.
On peut profiter pleinement des premiers spectacles :
La musique : Rechercher une mélodie tout en s’efforçant de ne pas grimacer en écoutant les notes parfois… maladroites.
Le cirque : m’émerveiller de voir mon beau-fils marcher sur une poutre à 10 cm du sol et ma belle-fille faire la roue 2 fois d’affilée.
Je l’avoue : j’ai jugé ces parents qui applaudissaient les prestations discutables de leurs enfants.
« Non mais franchement ?! Je suis censé encourager ce genre de choses, moi ?! »
Réponse toute trouvée sur les petits visages, tellement fiers des progrès.
« T’as vu ce que j’ai fait ?! »
Nos encouragements les aident à croire en eux.
C’est primordial.
Représentation après représentation, je suis devenu comme tous ces parents :
Je filme, j’applaudis, j’encourage, je siffle…
Le plus dur est de ne pas leur faire honte en manquant de discrétion.
Aujourd’hui, ils font des choses impressionnantes. Ça commence par des fausses notes et des figures hésitantes.
Je perds toute objectivité quand ce sont les miens qui sont à l’œuvre mais franchement… C’est les meilleurs !
Les vacances quand on a des enfants :
Encore une sacrée découverte pour moi !
Première étape : quel parent les prend quand ?
Pas simple de tomber d’accord en fonction des vacances que Maman et Papa peuvent avoir… ou pas.
Ça peut donner lieu à de longues et éprouvantes négociations !
Une fois que c’est « calé »…
Quand ils seront chez nous : est-ce qu’on pourra être disponible, soit ma chérie, soit moi, soit les 2 ensemble ou l’un après l’autre, si on ne croule pas sous les jours de repos…
Maux de tête assurés !
C’est là qu’une question m’est venue :
Mais comment font les familles « non recomposées » pour s’organiser pour 100% des vacances ?!
Si on travaille, est-ce qu’on les inscrit à des activités ?
Si oui, comment est-ce qu’on s’organise pour les emmener, les récupérer ?
On demande aux parents des copains ?
Il y a peu de chance pour que leurs horaires collent parfaitement…
On ne va quand même pas les laisser seuls à la maison !
Sinon, il faut dégainer la botte secrète, que certains veinards détiennent :
Papi et Mamie !
Souvent partants et disponibles pour rendre service et profiter de leurs chérubins !
Ils arrivent à fournir des offres complètes avec gîte, couvert et gestion des trajets.
Dans certains cas particuliers d’éloignement géographique, ils proposent même des services à domicile.
Attention : Ils sont très demandés ! Penser à bien anticiper pour ne pas se les faire piquer par ses propres frères et sœurs, pour la garde de leurs enfants.
Pas toujours simple de trouver la meilleure solution, mais on fait de notre mieux pour que les enfants profitent au maximum parce que…
C’EST LES VACANCES !
Et vous, comment vous vous organisez ?
Pas sûr qu’on se soit réellement posé la question, grisés par ce constat commun :
L’équilibre de notre balance s’était stabilisé autour
On avait envie de vivre tous les 4 !
Alors la machine était lancée :
Ma chérie a donné la dédite de son appartement.
J’ai mis en location celui que je venais d’acheter.
Fin prêts pour cette nouvelle maison, cette nouvelle vie !
Oui mais…
si, pour la moindre raison, nous décidions de revenir en arrière, quelles auraient été les
Aucun de nous 2 n’avait les moyens d’assumer seul cette maison.
Il aurait fallu que ma chérie trouve, à nouveau, un appartement pour eux 3.
Le petit nid qu’ils avaient créé ne serait probablement plus disponible.
Il leur faudrait repartir de zéro, encore…
De mon côté,
Pas sûr que ça l’enchante…
Il aurait fallu que je trouve un nouveau logement, mais où ?
Retourner vivre à 1h de route ou rester dans les parages ?
Serais-je heureux seul, ici ?
Les enfants auraient-ils encore envie de me voir ?
Bonne question… qui se pose encore aujourd’hui :
Si nous devions nous séparer, voudraient-ils encore de moi dans leur vie ?
Si j’avais des enfants, voudraient-ils encore les voir malgré la séparation ?
Toutes ces décisions d’adultes impactent les enfants.
Ils s’attachent à de nouvelles personnes qui entrent dans leur quotidien, mais qui
Quelles conséquences sur leur construction, leur bien-être ?
J’ai toujours entendu dire que les enfants s’adaptent facilement.
Est-ce une raison pour penser qu’ils peuvent tout encaisser ?
Depuis des mois, ils ont vécu : séparation, garde alternée, déménagement(s), Maman
Ça fait beaucoup d’infos !
Aurait-il fallu procéder différemment ?
Quand tout le monde semblait prêt, attendre encore, de peur du « Si ça marche pas » ?
Considérer qu’il était imprudent de bousculer l’équilibre qu’ils avaient trouvé ?
Nous, adultes, aurions-nous supporté longtemps cette situation ?
Alors, on a juste suivi notre cœur et notre intuition, en tenant compte des réactions des
C’était un risque…
Un risque que l’on a pris et que l’on prend encore aujourd’hui, 10 ans après.
Rien n’est acquis, peut-être comme dans toute famille.
Si on se séparait, j’aurais tellement envie de voir les enfants le plus possible.
Un vide abyssal me traverse quand j’imagine ma vie sans eux…
Mais pas de garde alternée quand on est tuteur illégal !
Je devrais compter sur leur envie de me voir.
Faire confiance à ce qu’on a construit ensemble, à la valeur qu’ils y accordent.
Alors oui, peut-être que les choses changeront un jour.
Aujourd’hui, je me dis simplement :
Et si ! Ça marche, pas… après pas…
Aujourd’hui,
Ma chérie et les enfants se sont approprié leur nouveau nid.
Je viens de plus en plus souvent et on apprend à faire connaissance à 4.
J’entre dans leur quotidien : réveil, repas, toilette, dodo, école, activités, balades
En l’absence des enfants, on reste tous les deux, dans son appartement ou le mien.
Le mien, aujourd’hui, je n’y vais que parce qu’il existe.
Même si les enfants sont venus le visiter, curieux de connaître mon repaire, je sens que
Je trouve d’autres marques ailleurs, des marques qui me plaisent et qui ne me font pas
J’ai envie d’être avec eux, de plus en plus.
Oui mais eux, qu’en pensent-ils ?
Ma chérie et moi, c’est sûr, on aimerait vivre ensemble tout le temps au même endroit.
Ça devient absurde de faire les valises et le trajet de chez l’un vers chez l’autre.
Et puis, j’en ai assez de trébucher sur mon sac de sport rempli de vêtements !
Elle et moi, on ressent ce besoin de se poser ensemble pour de bon.
Mais les enfants… Sont-ils prêts ? En ont-ils envie ?
Bizarrement, on trouve les réponses dans les questions des enfants :
« Tu retournes chez toi quand on n’est pas là ? »
« Vous restez tous les 2 quand on part ? »
« Pourquoi tu ne restes pas tout le temps ici, au lieu de rentrer chez toi ? »
Le pragmatisme des enfants…
Encore une fois, ça donne l’impression d’être au bon rythme.
Ça devient naturel pour tout le monde de se dire qu’on va vivre tous les 4.
Ça me touche beaucoup : ça donne le sentiment que les enfants m’ont intégré à leur
Reste plus qu’à trouver où vivre, puisque j’ai émis le souhait de démarrer notre vie à 4
Requête très bien accueillie puisqu’elle permet aux enfants d’en formuler à leur tour :
« Moi, je voudrais ma propre chambre. »
« Je pourrais avoir un nouveau lit ? »
« Ce serait bien qu’il y ait un jardin. »
« On pourra mettre une piscine ? »
« Du coup, c’est quand qu’on doit faire les cartons ? »
Ils commencent à se projeter, à avoir envie que ça bouge !
Alors on a pris notre petit bloc note pour ne rien oublier et …
2 visites plus tard, on avait trouvé l’endroit parfait.
Un signe du destin ?
Une petite maison neuve, encore jamais habitée, chacun sa chambre, une grande pelouse.
Cahier des charges respecté à la lettre : Enfants ravis !
Pas après pas, étape par étape, on y est.
C’est venu tellement naturellement !
Les enfants sont enthousiastes, ma chérie ne montre pas l’ombre d’un doute et je ne ressens
J’ai appris à me familiariser avec leur quotidien : je vivais presque déjà avec eux.
Plus de trajets fatigants, plus de valise.
Je trébucherai sûrement encore, mais plus sur mon sac de sport !
Cette fois c’est : cartons, rouleaux de scotch et camion !
On investit notre nouvelle maison et on débute notre vie à 4 !
« Hâte de lire » / « Oulah… vaste sujet »
Voilà 2 des réactions à l’annonce d’un post sur la différence belle-mère/beau-père.
Je ne pensais pas que ça susciterait un tel intérêt, une telle attente.
A vrai dire, pour moi, ce n’était même pas un sujet.
Cependant, depuis la création de ma page, je suis très surpris par la faible représentation des hommes à propos de la belle parentalité.
J’ai énormément d’interactions avec des belles-mères qui témoignent, qui s’impliquent, qui se questionnent, qui parlent de jugement de l’entourage, de nécessité de réussite dans leur rôle, de la comparaison avec la maman et d’une forme de pression sociale.
Du côté des hommes : rien… Aucune réaction masculine aux publications.
Absence totale.
J’ai témoigné pour un podcast dont la créatrice avait un mal fou à trouver un homme qui souhaitait s’exprimer !
Alors, oui, il y a donc un vrai sujet.
Pourquoi existe-t-il tout un monde de belles-mères qui s’expriment, qui semblent avoir des problématiques à partager, en face de cette absence masculine ?
Ça m’amène beaucoup de questions mais peu de réponses.
J’ai des pistes que je veux, évidemment, partager avec vous pour créer le débat.
Mesdames, messieurs, vos avis et vos expériences sont les bienvenus !
Hommes et femmes vivent-ils leur belle-parentalité de la même façon ?
Etre épanoui dans ce rôle signifie-t-il la même chose pour un homme et une femme ?
Est-ce qu’une femme n’aura pas tendance à se concentrer sur le relationnel, l’affect, la communication, l’éducation, là où un homme se préoccupera de l’aspect matériel et financier, pour mettre sa famille à l’abri ?
Dans ce cas, chacun peut estimer réussir dans son rôle tout en n’ayant pas le même but.
Est-ce que les hommes s’en remettent trop aux femmes ?
J’entends des témoignages de belles-mères qui disent que les papas leur ont facilement laissé prendre leur place, comme si laisser une femme gérer les enfants était plus « normal ».
Est-ce que les papas comptent sur l’instinct maternel pour se reposer sur la belle-maman ?
Est-ce une sorte de transfert de responsabilité de l’homme vers la femme ?
Les hommes pensent-ils qu’ils sont moins capables de nouer des liens avec les enfants que les femmes ?
Au contraire, est-ce que les mamans arrivent facilement à laisser de la place à un homme qui entre dans la vie de leurs enfants ?
Ma chérie m’a laissé mettre en place mes principes éducatifs, commettre mes erreurs, tout en me laissant être crédible auprès des enfants.
Il n’est jamais arrivé qu’elle me dise : « Ce sont MES enfants, laisse-moi faire comme je veux ».
Grâce à ça, j’ai été impliqué dès le départ, mais est-ce si facile que ça, pour une femme, de laisser un homme prendre cette place ?
Pourquoi trouve-t-on formidable qu’un beau-père s’implique auprès de ses beaux-enfants alors qu’on trouve cela normal, venant d’une belle-mère ?
Tout ceci ne vient-il pas d’un schéma archaïque du couple, où l’on attend plus d’une femme que d’un homme, dans l’éducation des enfants ?
Si oui, il semblerait cohérent que la tâche de beau-père soit plus facile à vivre que celle de belle-mère.
Ça expliquerait, aussi, que les belles-mères se sentent en concurrence avec les mères, ou observées dans leurs belles-familles, ressentant une obligation de résultat.
Il est aussi possible que les hommes aient moins besoin de s’exprimer à ce sujet, qu’ils se posent moins de questions, tout simplement…
Vous aurez compris que ce n’est pas mon cas et que c’est pour cette raison que j’ai voulu aborder ce sujet.
En réfléchissant, je me dis qu’on peut relire tout ce post en l’appliquant aux familles traditionnelles également !
Le reflet de l'équilibre homme/femme dans les familles, qu’elles soient recomposées ou pas ?
From the publisher's feed