Tuteur illégal raconte

Tuteur illégal raconte

By Tuteur illégal raconteKids & Family
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Tuteur illégal raconte episodes

  • Les pestacles de fin d'année

    On y a tous droit :

    Quand arrive la fin d’année scolaire, vient le temps des pestacles !

    Que ce soit le solfège, la musique, le sport… les occasions ne manquent pas.

    Je voyais le calendrier se garnir de ces petits évènements et j’étais impatient de découvrir le fruit d’une année de travail.

    Encore une découverte pour le néo-beau-père que j’étais !

    Je crois que je n’étais pas prêt…


    Le parking :

    Quel meilleur lieu pour rencontrer la famille du père des enfants ?

    Les tontons, taties, cousins, grands-parents…

    Entre gêne et sentiment d’imposture, me voilà en train de serrer toutes ces mains inconnues, si chères aux enfants.

    Ma chérie fait la conversation et je reste à ses côtés, en attendant de pouvoir entrer.

    Que quelqu’un vienne ouvrir les portes de cette salle !


    Le spectacle participatif :

    Comme un cadeau de bienvenue dans le monde des beaux-parents :

    Une salle dans laquelle il était demandé de ne pas s’asseoir, pour que les parents s’essaient aux danses médiévales, au doux son des instruments de leurs bambins…

    Un pas après l’autre, j’ai lâchement reculé jusqu’à me confondre avec les piles de chaises, que je regardais avec tellement d’envie !


    L’affluence record :

    La salle dans laquelle, cette fois, on pouvait s’asseoir mais qui était 3 fois trop petite pour accueillir tout le monde !

    Heureusement, on n’était pas arrivé trop tard et on a pu trouver des places dans cette jungle.

    Un spectacle de plus de 2h, avec une pause au milieu, pour boire un verre de jus de fruits et manger une tranche de quatre-quarts.

    Sans moi… Je tiens trop à ma place !


    L’étuve :

    Le spectacle sous chapiteau au mois de juin.

    A peine la tête passée à l’intérieur, on est saisi par une chaleur et une moiteur dignes des plus grands pays tropicaux.

    On file s’installer dans les gradins en priant pour que nos voisins aient eu le temps de passer par la case déodorant…

    Et si, en tribune, on meurt de chaud, dans quel état va-t-on retrouver les enfants dans une heure ?

     

    Heureusement, il y a des salles dans lesquelles la température est agréable et tout le monde est bien assis.

    On peut profiter pleinement des premiers spectacles :

    La musique : Rechercher une mélodie tout en s’efforçant de ne pas grimacer en écoutant les notes parfois… maladroites.

    Le cirque : m’émerveiller de voir mon beau-fils marcher sur une poutre à 10 cm du sol et ma belle-fille faire la roue 2 fois d’affilée.


    Je l’avoue : j’ai jugé ces parents qui applaudissaient les prestations discutables de leurs enfants.

    « Non mais franchement ?! Je suis censé encourager ce genre de choses, moi ?! »

    Réponse toute trouvée sur les petits visages, tellement fiers des progrès.

    « T’as vu ce que j’ai fait ?! »

    Nos encouragements les aident à croire en eux.

    C’est primordial.


    Représentation après représentation, je suis devenu comme tous ces parents :

    Je filme, j’applaudis, j’encourage, je siffle…

    Le plus dur est de ne pas leur faire honte en manquant de discrétion.

    Aujourd’hui, ils font des choses impressionnantes. Ça commence par des fausses notes et des figures hésitantes.

    Je perds toute objectivité quand ce sont les miens qui sont à l’œuvre mais franchement… C’est les meilleurs !


    3 min
  • Mais d’où est-ce que tu sors ça ?!
    Un repas tous les 4 et une phrase qui me fait exploser de rire.
    Je reprends mes esprits et me tourne vers ma belle-fille : « Mais d’où tu sors cette expression ?! »
    Là, j’ai 6 yeux qui me fixent, presque consternés par la question, qui me font comprendre : « T’es sérieux ? Tu te le demandes vraiment ? »
    Je capte, entre une légère honte et une pointe de fierté, que je suis l’inspirateur de cette phrase.
    Un ami qui travaille au périscolaire et qui me dit : « Ah mais M est ton beau-fils ?! J’aurais dû m’en douter, avec l’humour qu’il a ! »
    Une remarque qui me flatte et qui provoque une interrogation :
    Pourquoi aurait-il mon humour ? Y’a aucune raison…
    Quand j’explique ça à mon beau-fils, il me répond très calmement : « Bah ouais, c’est normal qu’on te ressemble puisqu’on vit avec toi ! »
    Ma chérie, qui écoute ça de l’autre coin de la pièce, me dit d’un air complice :
    « T’es content de toi ? Tu fais d’eux des monstres ! »
    Avec un sourire, ma belle-fille lance un : « Et ouais ! »
    Je les regarde tous, l’un après l’autre et je souris.
    Je suis touché par cette impression que les enfants aiment me ressembler et que leur mère acquiesce.
    J’apprécie vraiment cette sensation :
    Je me sens lié à eux d’une façon extrêmement naturelle, qui semble convenir à tout le monde.
    Je prends conscience que je peux leur « déteindre » dessus.
    J’ai une forme de super-pouvoir !
    Mince alors ! Ça implique donc des responsabilités…
    Pas question qu’ils choppent mes mauvais côtés !
    Sauf que… dans la vraie vie, je ne peux pas faire le tri.
    Le mieux n’est-il pas de continuer à être moi, tout simplement ?
    Pourquoi commencer à me prendre la tête alors que, jusqu’à présent, je n’y avais pas songé ?
    Pourquoi chercher à forcer le trait pour tenter d’être parfait, irréprochable, le bon exemple ?
    Et puis, jusque-là, les points communs sont plutôt positifs, voire drôles.
    Je vais continuer en étant moi-même.
    Au-delà d’expressions et de notes d’humour, ils peuvent adhérer à certaines de mes valeurs.
    Aujourd’hui, je prends le temps de leur expliquer pourquoi certaines choses ont autant d’importance pour moi.
    Ça peut être une richesse pour les enfants :
    Venir « étoffer » l’éventail de ce qui leur est transmis pour leur laisser l’opportunité de choisir parmi leurs exemples.
    Alors non, ils ne me ressembleront jamais physiquement et… d’un point de vue purement capillaire, c’est beaucoup mieux pour eux !
    En revanche, j’ai pris conscience du fait que vivre avec eux permet de leur transmettre beaucoup de ce que je suis.
    C’est une belle opportunité d’être une famille, même sans génétique.
    Je leur fais confiance pour faire le tri et garder le meilleur !
    3 min
  • Ah ! C’est Papa qui est venu te chercher
    « Ah, c’est Papa qui est venu te chercher ! Vous êtes en avance, Monsieur, je vous laisse patienter un peu… »
    Un malaise auquel je ne m’attendais pas :
    Un professeur de musique qui continue son cours alors que je vois un temps d’arrêt sur le visage de ma belle-fille.
    J’ai l’impression que cette remarque a provoqué un déséquilibre, comme une vérité à rétablir.
    Alors, probablement d’une façon maladroite, j’ai glissé un : « Je ne suis pas son père, mais son beau-père. »
    Rien de très important pour ce professeur, finalement, mais j’ai cru voir dans le regard de cette enfant la nécessité de rectifier.
    Je m’assois, le cours se termine tandis que c’est la foire à la question dans ma tête :
    Est-ce que la façon dont je me suis exprimé l’a mise mal à l’aise ?
    J’ai dit « beau-père » mais est-ce qu’elle me considère comme tel ?
    Elle n’avait peut-être pas envie qu’on puisse croire que je suis son père…
    Si je n’avais rien dit, elle aurait pu avoir l’impression que j’essaie de le remplacer, de faire oublier qu’il existe…
    Au contraire, si je rectifie, est-ce qu’elle pense que je veux me détacher d’elle, mettre une distance, comme si le fait qu’on puisse croire que je suis son père pouvait me déplaire ?
    Fin du cours.
    Dans l’escalier et dans la voiture, je n’ai pas pu m’empêcher d’en parler avec elle.
    Je lui ai expliqué pourquoi j’avais rectifié et j’ai cherché à comprendre ce qu’elle ressentait.
    J’ai vite compris qu’il s’agissait d’un conflit de loyauté :
    Le besoin de rétablir l’existence de son père, tout en le faisant d’une façon qui m’évite de me sentir rejeté. Elle n’avait pas trop su comment faire.
    J’ai aussi exprimé ce que j’ai ressenti : cette gêne vis-à-vis d’elle, de son père, le sentiment d’être un imposteur si je ne disais rien et, malgré tout, la fierté de lui être associé comme ça.
    Une fois qu’on s’était écoutés et compris, on a cherché une solution pour les prochaines fois !
    Je lui ai proposé, tout simplement, de rectifier si elle en ressentait le besoin ou l’envie. Qu’elle le fasse à sa façon, avec ses mots, sans se préoccuper de moi, maintenant qu’elle savait comment je vivais les choses.
    De mon côté, je me réservais le droit d’en faire autant.
    Deal !
    Quand son frère a grandi, on a adopté la même technique !
    Aujourd’hui, le plus souvent, « on laisse couler » : Est-ce que c’est si grave si un commerçant se trompe à notre sujet ?
    Parfois, nos regards se croisent après une remarque erronée, et on se fait comprendre avec un sourire ou un petit hochement de tête que ça ne vaut pas le coup de relever.
    A force, j’ai appris à faire passer le message avec une note d’humour :
    « Il est grand cet enfant, comme son père ! »
    « Oui, leur père est grand, mais un peu moins que moi… »
    « Ce sont bien mes enfants, mais ce n’est pas moi qui les ai faits. Ils ont un Papa »
    « Ils ne seraient pas aussi beaux, si j’étais leur père ! »
    Je crois qu’il n’y a plus de malaise aujourd’hui.
    J’ai même eu droit à des remarques spontanées :
    « Ça ne me dérange pas qu’on puisse croire que tu es mon père, et puis on ne va pas passer 5 minutes à expliquer un truc sans importance pour celui qui l’écoute ! »
    Rien à ajouter…
    3 min
  • Tu viens nous chercher à l’école ?! PARTIE 2
    Une fois extraits du premier bâtiment, direction celui où se trouve L.
    J’essaie de hâter le pas, tout en répondant aux (très) nombreuses questions de M.
    C’est ça être multitâche ? Arriver à soutenir la conversation d’un enfant de 4 ans tout en se faufilant au milieu d’une foule de plus en plus dense ?
    Plus j’avance, plus je me rends compte que le premier attroupement n’était rien…
    Ici, il y a tellement de gens, que la circulation en est perturbée.
    Plus question d’espérer trouver une place de stationnement à 1km à la ronde !
    Les abords de l’école commencent réellement à ressembler à un drive :
    Certains parents tournent en voiture en espérant récupérer leurs enfants à la volée !
    Leur regard est fixé sur le portail de l’école, alors que nous posons le pied sur le passage piéton.
    « Attention M, on va devoir traverser. Tu es prêt ? »
    Il me regarde d’un air de dire : « Bah ouais mec, je le fais plusieurs fois par jour et ça se passe très bien. »
    1, 2, 3 ! Go !
    Ouf… Nous voilà du bon côté de la route.
    Je croise déjà des enfants de l’âge de L, qui repartent avec leurs parents…
    Je les regarde tous, un par un, comme je scrute les valises sur le carrousel de l’aéroport :
    Je veux être sûr que personne ne reparte avec mon colis !
    Et maintenant ?! Quelle est la meilleure place pour l’attendre ?
    Je mets M à contribution : « Où attendez-vous ta sœur d’habitude ? »
    « Là, vers la grille. »
    OK, en place ! Je regarde au loin dans la cour, espérant l’apercevoir.
    Je comprends mieux la phrase : Tu viens nous « chercher »…
    Toujours rien...
    Des pensées étranges me traversent l’esprit :
    « Comment est-ce que je vais expliquer à sa mère qu’elle n’est jamais sortie de sa classe ? »
    « Est-ce qu’elle se rendra compte de quelque chose si je ne ramène qu’un des 2 enfants ? »
    Pendant que je divague, mon regard se pose plus près de moi :
    Je me rends compte que des enfants sont agrippés à la grille, juste devant moi.
    Certains me regardent fixement, d’autres passent leur bras comme pour demander à ce qu’on les libère : Ils me font presque un peu peur…
    Je fais un tour sur moi-même :
    Je vois des parents qui en sont à leur quatrième passage en voiture, en soupirant.
    D’autres qui klaxonnent en s’agitant, parce que leur enfant ne les a pas vus.
    Premier contact dans la voiture : engueulade…
    De quoi donner envie de rester à l’école !
    Plus près de moi, des mamans, derrière un parking de poussettes, qui papotent tranquillement.
    Je me fais bousculer par des enfants, des adultes.
    Je tiens la main de M comme si nos vies en dépendaient.
    Lui, dans son élément, continue à me raconter sa petite vie.
    Je l’entends et acquiesce de temps en temps, mais j’ai une mission.
    A ce stade, elle n’est accomplie qu’à 50%.
    Tout à coup, j’aperçois L, qui entre dans la cour avec ses camarades.
    Je trépigne, je ne la quitte pas du regard.
    Comment attirer son attention dans ce chaos ?
    Mais oui ! Son frère, dont la fréquence sonore se distingue du reste et qui l’interpelle avec une délicatesse discutable.
    Elle lève les yeux et nous sourit.
    Deuxième cible verrouillée et en approche.
    Ce n’est plus qu’une question de secondes, qui me semblent interminables.
    Elle est là, elle franchit le portillon…
    Quand un bras l’arrête.
    A ce stade, je pourrais le casser !
    Mais on ne fait pas ça… Et on montre sa carte d’identité à la dame qui veut juste s’assurer que je suis bien celui que je prétends être.
    Plus de bras, plus d’obstacle et enfin mon bisou !
    Ma joie doit leur paraître démesurée, tant je suis heureux de les avoir extraits de cette fourmilière !
    Quelle fourmilière ? Autour de nous, plus de fourmi.
    Les gens sont repartis comme ils sont venus.
    Le dernier bus quitte son arrêt et une dame vient fermer le portillon à clé.
    Ça semble irréel : comment passe-t-on aussi vite de l’apocalypse à ça ?
    La mission est pleinement accomplie et la pression retombe.
    Soudain, je me sens bien et à ma place :
    Je tiens une petite main de chaque côté et j’ai plein de choses à écouter en retournant à la voiture...
    5 min
  • Tu viens nous chercher à l’école ?! PARTIE 1
    Comment résister à cette phrase, prononcée au bord de leur lit, au moment du petit bisou du soir ?
    Je vois leur mère qui acquiesce, alors avec un large sourire (et beaucoup d’émotion), je leur réponds :
    « Bien sûr que je viendrai vous chercher ! Maman va m’expliquer et je serai là, demain, à la sortie de l’école ».
    Je les vois sourire. Ils ont l’air heureux de ma réponse.
    Je suis touché par cette volonté de m’intégrer un peu plus à leur quotidien.
    Les lumières s’éteignent. Ils s’endorment.
    A la cuisine, je vois ma chérie qui écrit quelques lignes dans les cahiers des enfants.
    « Qu’est-ce que tu fais ? »
    « Je préviens que c’est toi qui viendras les chercher demain à l’école :
    Tu ne fais pas (encore) partie des personnes qui ont le droit de le faire.
    N’oublie pas ta pièce d’identité. »
    « D’accord »
    L’école n’est donc pas un drive où l’on peut venir récupérer l’enfant que l’on veut, selon son humeur… C’est plutôt rassurant !
    Viens, ensuite, le moment des consignes :
    « Tu sais où se trouve l’école ? »
    « Oui, tu me l’as déjà montrée. »
    « Tu vas voir, ça n’a rien de compliqué :
    Il faut récupérer M à 16h20, dans un premier bâtiment.
    Tu peux y être un peu avant parce que les maîtresses savent que ça peut prendre un peu de temps.
    Il faut que tu entres dans le bâtiment, tout de suite à droite.
    Tu empruntes le plan incliné qui est sur ta gauche.
    En haut, tu tournes à droite et c’est la deuxième porte à gauche.
    Là, tu te présentes à la porte et tu dis que tu viens chercher M.
    Quand il sort, il faut retrouver ses chaussures, poser ses pantoufles, qu’il enfile son blouson et prendre toutes ses affaires.
    Attention à ne pas trop traîner parce que sa sœur sortira quelques minutes plus tard, de l’autre bâtiment, de l’autre côté de la rue.
    Pour elle, c’est encore plus simple :
    Tu attends devant et elle viendra à toi.
    Tu es grand : elle te verra sans problème. »
    A ce moment précis, plus d’expression sur mon visage.
    Je regrette de ne pas avoir pris un bloc note et un stylo pour dessiner un plan à la Ocean’s eleven…
    Après un silence, je reprends mes esprits et je sors un « OK ».
    Ma chérie sourit et me redonne quelques indications que j’essaie d’intégrer, un peu abasourdi par la quantité d’infos.
    Après la deuxième explication, ça me parait plus clair.
    Je suis prêt ! Enfin, j’espère…
    Paré pour ma mission !
    Pas stressé et très confiant, j’arrive environ… 25 minutes trop tôt !
    Avec autant d’avance, aucun problème pour trouver une place de parking.
    Je me gare et je révise :
    C’est ce bâtiment pour M et celui-ci pour L.
    Je reste sagement dans ma voiture quand, après plusieurs minutes, je vois un attroupement devant l’école de M.
    Je me dis que je dois me dépêcher, comme si arriver trop tard m’enlevait le droit de le récupérer !
    Je suis en retrait d’un groupe de mamans agglutinées derrière un portillon.
    Sortie de nulle part, une femme vient l’ouvrir et le mouvement s’amorce.
    Je me rappelle les consignes : porte à droite, plan incliné à gauche, puis à droite et c’est la troisième… non… euh…
    Sûr ! Ce n’est pas la première. Je passe devant la deuxième porte, cachée par des mamans qui récupèrent leurs enfants à la chaine !
    Par-dessus, je vois dans la classe des petits êtres qui semblent être du même âge et de même taille que ma cible : je suis confiant !
    « Bonjour Madame, je viens récupérer… ce petit bonhomme qui vient de s’agripper à mes jambes ».
    Quel accueil !
    Bisous, câlin puis on passe à la deuxième partie du plan, même si la cible ne semble pas du tout décidée à collaborer.
    « Lui, c’est mon copain. Elle, c’est ma copine. Regarde ce beau dessin que j’ai fait. Tu t’es garé où ? On va chercher L, après ? »
    Tout en essayant de tenir mes objectifs, je découvre cette capacité des enfants à parler de vous comme si vous n’étiez pas là.
    « C’est ton Papa ? »
    « Mais non ! Lui c’est le chéri de Maman »
    Chaussures : OK
    Pantoufles rangées.
    La cible continue à me parler pendant que je lui passe son blouson, mais ça y est :
    Mission accomplie !
    5 min
  • C'est les vacances !

    Les vacances quand on a des enfants :

    Encore une sacrée découverte pour moi !

    Première étape : quel parent les prend quand ?

    Pas simple de tomber d’accord en fonction des vacances que Maman et Papa peuvent avoir… ou pas.

    Ça peut donner lieu à de longues et éprouvantes négociations !


    Une fois que c’est « calé »…

    Quand ils seront chez nous : est-ce qu’on pourra être disponible, soit ma chérie, soit moi, soit les 2 ensemble ou l’un après l’autre, si on ne croule pas sous les jours de repos…

    Maux de tête assurés !

    C’est là qu’une question m’est venue :

    Mais comment font les familles « non recomposées » pour s’organiser pour 100% des vacances ?!


    Si on travaille, est-ce qu’on les inscrit à des activités ?

    Si oui, comment est-ce qu’on s’organise pour les emmener, les récupérer ?

    On demande aux parents des copains ?

    Il y a peu de chance pour que leurs horaires collent parfaitement…

    On ne va quand même pas les laisser seuls à la maison !

    Sinon, il faut dégainer la botte secrète, que certains veinards détiennent :


    Papi et Mamie !

    Souvent partants et disponibles pour rendre service et profiter de leurs chérubins !

    Ils arrivent à fournir des offres complètes avec gîte, couvert et gestion des trajets.

    Dans certains cas particuliers d’éloignement géographique, ils proposent même des services à domicile.


    Attention : Ils sont très demandés ! Penser à bien anticiper pour ne pas se les faire piquer par ses propres frères et sœurs, pour la garde de leurs enfants.


    Pas toujours simple de trouver la meilleure solution, mais on fait de notre mieux pour que les enfants profitent au maximum parce que…


    C’EST LES VACANCES !


    Et vous, comment vous vous organisez ?


    2 min
  • Et si ça marche pas ?

    Pas sûr qu’on se soit réellement posé la question, grisés par ce constat commun :

    L’équilibre de notre balance s’était stabilisé autour

    de cette conclusion :

    On avait envie de vivre tous les 4 !

    Alors la machine était lancée :

    Ma chérie a donné la dédite de son appartement.

    J’ai mis en location celui que je venais d’acheter.

    Fin prêts pour cette nouvelle maison, cette nouvelle vie !

     

    Oui mais…

    si, pour la moindre raison, nous décidions de revenir en arrière, quelles auraient été les

    conséquences ?

    Aucun de nous 2 n’avait les moyens d’assumer seul cette maison.

    Il aurait fallu que ma chérie trouve, à nouveau, un appartement pour eux 3.

    Le petit nid qu’ils avaient créé ne serait probablement plus disponible.

    Il leur faudrait repartir de zéro, encore…

     

    De mon côté,

    pas moyen de retourner dans mon appartement, à moins de demander à mon
    locataire de me faire une petite place !

    Pas sûr que ça l’enchante…

    Il aurait fallu que je trouve un nouveau logement, mais où ?

    Retourner vivre à 1h de route ou rester dans les parages ?

    Serais-je heureux seul, ici ?

    Les enfants auraient-ils encore envie de me voir ?

     

    Bonne question… qui se pose encore aujourd’hui :

    Si nous devions nous séparer, voudraient-ils encore de moi dans leur vie ?

    Si j’avais des enfants, voudraient-ils encore les voir malgré la séparation ?

    Toutes ces décisions d’adultes impactent les enfants.

    Ils s’attachent à de nouvelles personnes qui entrent dans leur quotidien, mais qui

    peuvent en ressortir aussi rapidement.   

     

    Quelles conséquences sur leur construction, leur bien-être ?

    J’ai toujours entendu dire que les enfants s’adaptent facilement.

    Est-ce une raison pour penser qu’ils peuvent tout encaisser ?

    Depuis des mois, ils ont vécu : séparation, garde alternée, déménagement(s), Maman

    avec son chéri, Papa avec sa chérie et ses enfants.

    Ça fait beaucoup d’infos !

     

    Aurait-il fallu procéder différemment ?

    Quand tout le monde semblait prêt, attendre encore, de peur du « Si ça marche pas » ?

    Considérer qu’il était imprudent de bousculer l’équilibre qu’ils avaient trouvé ?

    Nous, adultes, aurions-nous supporté longtemps cette situation ?

    Alors, on a juste suivi notre cœur et notre intuition, en tenant compte des réactions des

    enfants.

     

    C’était un risque…

    Un risque que l’on a pris et que l’on prend encore aujourd’hui, 10 ans après.

    Rien n’est acquis, peut-être comme dans toute famille.

    Si on se séparait, j’aurais tellement envie de voir les enfants le plus possible.

    Un vide abyssal me traverse quand j’imagine ma vie sans eux…

    Mais pas de garde alternée quand on est tuteur illégal !

     

    Je devrais compter sur leur envie de me voir.

    Faire confiance à ce qu’on a construit ensemble, à la valeur qu’ils y accordent.

    Alors oui, peut-être que les choses changeront un jour.

    Aujourd’hui, je me dis simplement :

    Et si ! Ça marche, pas… après pas…

    3 min
  • Et si on parlait... du sentiment d'exclusion ?
    « Maman, devine qui on a vu ce week-end, chez Papa ! »
    « Tu te souviens de cette fête, tous ensemble quand j’étais petite ? »
    « Tu peux réexpliquer le jour où je suis né(e) ? »
    Quel est ce sentiment étrange que je ressens lorsqu’ils évoquent des souvenirs auxquels je
    n’appartiens pas ?
    Pourquoi est-ce que j’ai hâte que ça cesse ?
    Pourquoi chaque sourire, chaque rire qu’ils échangent me fait du mal, me donne l’impression
    d’être spectateur ?
     
    L’impression que si je recule doucement, pas après pas, pour sortir de la pièce, personne ne
    s’en apercevra.
    Je ne m’attendais pas à ça. Je m’en voulais de ressentir de telles choses.
    Ces conversations anodines qui ont parfois tourné à la torture mentale pour moi, la
    paranoïa :
    Pourquoi est-ce qu’ils font ça devant moi ?
    Ils veulent me faire du mal, m’exclure, me faire comprendre que la vie d’avant était
    mieux ?
     
    Ça peut paraitre dur d’exprimer les choses comme ça.
    C’est pourtant la manière dont je les ai ressenties.
    Entre le sentiment de rejet et la culpabilité, je me suis dit que ce n’était pas vivable.
    Il m’était impossible d’envisager de subir ces émotions à chaque fois.
    Mais comment faire pour ne pas me laisser envahir par tout ça ?
    J’ai envisagé 3 options :
     
    Montrer ouvertement que ça ne m’intéressait pas :
    Quitter la pièce, soupirer, lever les yeux au ciel, montrer mon exaspération…
    Là, clairement, j’étais certain de ne rien apporter de positif.
    Les enfants n’allaient pas forcément comprendre mon attitude, ma chérie non plus.
    Et puis, j’imagine que ça n’aurait pas empêché les sujets de revenir.
    Ça aurait créé des tensions et enlevé de la spontanéité aux conversations.
     
    Faire semblant de m’y intéresser pour ne pas me sentir exclu :
    Même si j’avais donné l’illusion de prendre part aux conversations, ça n’aurait pas
    réglé le déséquilibre en moi.
    Certes, j’aurais donné le change en paraissant curieux mais, intérieurement, j’aurais
    su que je n’étais pas sincère.
    J’aurais continué à souffrir autant à chaque fois.
    Je ne voulais pas m’y résoudre.
    Mettre mes émotions de côté, juste le temps de réfléchir autrement.
    Voir la situation avec d’autres yeux que les miens, plutôt les leurs.
    Que se passe-t-il dans leurs têtes, leurs cœurs quand ils évoquent ces choses de la vie
    d’avant ?
    Je les observe tous les 3, mère et enfants : ils ont le sourire, ils rebondissent sur
    chaque anecdote, ils ont une belle lueur dans les yeux.
    Est-ce que ça ne m’arrive jamais d’être comme ça, dans des situations similaires ?
      
    Est-ce que je ne fais pas ça moi-même, dans ma famille, avec mes amis, devant ma tribu ?
    Est-ce que j’exprime ma joie pour leur faire du mal, ou juste parce que j’évoque des
    choses agréables, de simples souvenirs ?
    Est-ce qu’ils sont tous les 3 tournés vers moi en me disant : « Regarde comme
    c’était bien sans toi ! » ? Non…
    Est-ce que ça ne leur fait pas juste du bien d’évoquer de bons souvenirs, des repères ?
     
    D’ailleurs, s’ils en parlent devant moi, ça peut être pour me faire découvrir leur vie
    d’avant, m’y intéresser.
    Si je les avais gênés, ils auraient parlé de ça avec leur mère, en douce…
    Alors j’ai vu ça comme une opportunité de poser des questions, de leur demander ce dont ils
    se souviennent, qui sont ces gens dont ils parlent.
    Là, tout a changé :
    Je suis devenu curieux de tout ça parce que c’était un moyen de mieux connaitre ces 3
    personnes entrées dans ma vie.
     
    Aujourd’hui, j’ai plaisir a ré-évoquer les journées de naissance de chacun des enfants.
    Je connais les prénoms de personnes que je n’ai pas rencontrées, mais qui font partie de leur
    vie.
    Cette vie multiple et riche, qui ne s’arrête pas à ce qui se passe chez
    nous.
    Ça ne nous empêche pas de vivre la nôtre, ensemble, et de nous créer nos propres
    souvenirs, jusqu’à entendre des phrases qui m’incluent et qui commencent
    par :
    « Tu te souviens de ce jour où…. »
    4 min
  • Et si on vivait tous les 4 ?

    Aujourd’hui,

    notre fonctionnement, c’est quoi ?

    Ma chérie et les enfants se sont approprié leur nouveau nid.

    Je viens de plus en plus souvent et on apprend à faire connaissance à 4.

    J’entre dans leur quotidien : réveil, repas, toilette, dodo, école, activités, balades

    au parc…

    En l’absence des enfants, on reste tous les deux, dans son appartement ou le mien.

     

    Le mien, aujourd’hui, je n’y vais que parce qu’il existe.

    Même si les enfants sont venus le visiter, curieux de connaître mon repaire, je sens que

    suis en train de changer de repères.

    Je trouve d’autres marques ailleurs, des marques qui me plaisent et qui ne me font pas

    peur :

    J’ai envie d’être avec eux, de plus en plus.

    Oui mais eux, qu’en pensent-ils ?

     

    Ma chérie et moi, c’est sûr, on aimerait vivre ensemble tout le temps au même endroit.

    Ça devient absurde de faire les valises et le trajet de chez l’un vers chez l’autre.

    Et puis, j’en ai assez de trébucher sur mon sac de sport rempli de vêtements !

    Elle et moi, on ressent ce besoin de se poser ensemble pour de bon.

    Mais les enfants… Sont-ils prêts ? En ont-ils envie ?

     

    Bizarrement, on trouve les réponses dans les questions des enfants :

    « Tu retournes chez toi quand on n’est pas là ? »

    « Vous restez tous les 2 quand on part ? »

    « Pourquoi tu ne restes pas tout le temps ici, au lieu de rentrer chez toi ? »

    Le pragmatisme des enfants…

     

    Encore une fois, ça donne l’impression d’être au bon rythme.

    Ça devient naturel pour tout le monde de se dire qu’on va vivre tous les 4.

    Ça me touche beaucoup : ça donne le sentiment que les enfants m’ont intégré à leur

    équilibre.

    Reste plus qu’à trouver où vivre, puisque j’ai émis le souhait de démarrer notre vie à 4

    dans un nouvel endroit d’où nous partirons tous de zéro, à égalité.

     

    Requête très bien accueillie puisqu’elle permet aux enfants d’en formuler à leur tour :

    « Moi, je voudrais ma propre chambre. »

    « Je pourrais avoir un nouveau lit ? »

    « Ce serait bien qu’il y ait un jardin. »

    « On pourra mettre une piscine ? »

    « Du coup, c’est quand qu’on doit faire les cartons ? »

    Ils commencent à se projeter, à avoir envie que ça bouge !

     

    Alors on a pris notre petit bloc note pour ne rien oublier et …

    2 visites plus tard, on avait trouvé l’endroit parfait.

    Un signe du destin ?

    Une petite maison neuve, encore jamais habitée, chacun sa chambre, une grande pelouse.

    Cahier des charges respecté à la lettre : Enfants ravis !

    Wouah…

    Pas après pas, étape par étape, on y est.

    C’est venu tellement naturellement !

    Les enfants sont enthousiastes, ma chérie ne montre pas l’ombre d’un doute et je ne ressens

    aucune peur.

    J’ai appris à me familiariser avec leur quotidien : je vivais presque déjà avec eux.

     

    Plus de trajets fatigants, plus de valise.

    Je trébucherai sûrement encore, mais plus sur mon sac de sport !

    Cette fois c’est : cartons, rouleaux de scotch et camion !

    On investit notre nouvelle maison et on débute notre vie à 4 !

    3 min
  • Et si on parlait… des différences entre belle-mère et beau-père ?

    « Hâte de lire » / « Oulah… vaste sujet »

    Voilà 2 des réactions à l’annonce d’un post sur la différence belle-mère/beau-père.

    Je ne pensais pas que ça susciterait un tel intérêt, une telle attente.

    A vrai dire, pour moi, ce n’était même pas un sujet.

    Cependant, depuis la création de ma page, je suis très surpris par la faible représentation des hommes à propos de la belle parentalité.

    J’ai énormément d’interactions avec des belles-mères qui témoignent, qui s’impliquent, qui se questionnent, qui parlent de jugement de l’entourage, de nécessité de réussite dans leur rôle, de la comparaison avec la maman et d’une forme de pression sociale.

    Du côté des hommes : rien… Aucune réaction masculine aux publications.

    Absence totale.

    J’ai témoigné pour un podcast dont la créatrice avait un mal fou à trouver un homme qui souhaitait s’exprimer !

    Alors, oui, il y a donc un vrai sujet.

    Pourquoi existe-t-il tout un monde de belles-mères qui s’expriment, qui semblent avoir des problématiques à partager, en face de cette absence masculine ?

    Ça m’amène beaucoup de questions mais peu de réponses.

    J’ai des pistes que je veux, évidemment, partager avec vous pour créer le débat.

    Mesdames, messieurs, vos avis et vos expériences sont les bienvenus !

    Hommes et femmes vivent-ils leur belle-parentalité de la même façon ?

    Etre épanoui dans ce rôle signifie-t-il la même chose pour un homme et une femme ?

    Est-ce qu’une femme n’aura pas tendance à se concentrer sur le relationnel, l’affect, la communication, l’éducation, là où un homme se préoccupera de l’aspect matériel et financier, pour mettre sa famille à l’abri ?

    Dans ce cas, chacun peut estimer réussir dans son rôle tout en n’ayant pas le même but.

    Est-ce que les hommes s’en remettent trop aux femmes ?

    J’entends des témoignages de belles-mères qui disent que les papas leur ont facilement laissé prendre leur place, comme si laisser une femme gérer les enfants était plus « normal ».

    Est-ce que les papas comptent sur l’instinct maternel pour se reposer sur la belle-maman ?

    Est-ce une sorte de transfert de responsabilité de l’homme vers la femme ?

    Les hommes pensent-ils qu’ils sont moins capables de nouer des liens avec les enfants que les femmes ?

    Au contraire, est-ce que les mamans arrivent facilement à laisser de la place à un homme qui entre dans la vie de leurs enfants ?

    Ma chérie m’a laissé mettre en place mes principes éducatifs, commettre mes erreurs, tout en me laissant être crédible auprès des enfants.

    Il n’est jamais arrivé qu’elle me dise : « Ce sont MES enfants, laisse-moi faire comme je veux ».

    Grâce à ça, j’ai été impliqué dès le départ, mais est-ce si facile que ça, pour une femme, de laisser un homme prendre cette place ?

    Pourquoi trouve-t-on formidable qu’un beau-père s’implique auprès de ses beaux-enfants alors qu’on trouve cela normal, venant d’une belle-mère ?

    Tout ceci ne vient-il pas d’un schéma archaïque du couple, où l’on attend plus d’une femme que d’un homme, dans l’éducation des enfants ?

    Si oui, il semblerait cohérent que la tâche de beau-père soit plus facile à vivre que celle de belle-mère.

    Ça expliquerait, aussi, que les belles-mères se sentent en concurrence avec les mères, ou observées dans leurs belles-familles, ressentant une obligation de résultat.

    Il est aussi possible que les hommes aient moins besoin de s’exprimer à ce sujet, qu’ils se posent moins de questions, tout simplement…

    Vous aurez compris que ce n’est pas mon cas et que c’est pour cette raison que j’ai voulu aborder ce sujet.

    En réfléchissant, je me dis qu’on peut relire tout ce post en l’appliquant aux familles traditionnelles également !

    Le reflet de l'équilibre homme/femme dans les familles, qu’elles soient recomposées ou pas ?


    4 min

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Morceaux choisis de ma vie de beau-père de 2 enfants.