Tuteur illégal raconte

Tuteur illégal raconte

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Tuteur illégal raconte episodes

  • La fête des pères
    La fête des pères…
    Les pragmatiques me diraient que ce n’est pas pour moi.
    Aucune question à se poser :
    Je ne suis pas leur père. = Ce n’est pas ma fête.
    Sauf que, dans les faits, ce que j’ai ressenti n’était pas aussi tranché.
    Je ne suis pas leur père : OK
    Je ne veux pas prendre sa place : OK
    Pourquoi je ressentais un pincement quand je les entendais parler du cadeau qu’ils préparaient à l’école ?
    Plus je les voyais y mettre du cœur et plus ça me blessait.
    Jalousie ? Sentiment d’imposture ?
    Est-ce qu’ils faisaient exprès d’en parler devant moi pour que je me sente à l’écart ?
    Pas question que ça tourne à la paranoïa !
    Ils étaient juste heureux de préparer quelque chose pour leur père.
    J’ai essayé de voir ça différemment :
    C’était quelque chose d’important pour eux alors ils m’en parlaient.
    C’était donc qu’ils voulaient m’impliquer, partager ça avec moi.
    Dans leurs têtes d’enfants c’était clair :
    Fête des pères = Cadeau pour papa
    Pas de deuxième lecture possible.
    En prenant un peu de hauteur, je voyais bien qu’ils ne faisaient pas les choses pour me blesser.
    Alors pourquoi ce sentiment étrange, si ça ne venait pas d’eux ?
    Qu’est ce qui créait ce déséquilibre, ce sentiment d’être mis de côté pour une fête qui ne m’était, pourtant, pas destinée ?
    Qu’est-ce qu’on célèbre, exactement, ce jour-là ?
    Le fait d’être le géniteur d’un enfant ou plutôt le cœur que l’on met à prendre soin de lui et à l’aimer ?
    Mince… C’était ça ?
    Mais oui !
    Un enfant adopté fêtera le père qui, chaque jour, mettra son énergie à lui offrir la meilleure vie possible.
    Si, dans mon inconscient, c’était ça la fête des pères, ce sentiment était normal :
    Je les aime comme mes propres enfants.
    Je prends soin d’eux la moitié du temps et je les ai dans le cœur, dans la tête pendant l’autre moitié.
    En fait, je me comporte comme un père…
    Finalement, c’était positif :
    Je ressentais ça parce que je les aime et que je ne triche pas.
    Eux, répondaient à ce qu’on leur demandait : Offrir un cadeau à leur père.
    Il n’y avait pas de malice ou de volonté de me faire souffrir.
    Ça allait bien mieux en ayant compris ça :
    Je ne m’attendais à rien, ce qui était le meilleur moyen de ne pas être déçu !
    Parfois j’ai eu des cadeaux, car leur mère bienveillante était passée par là pour leur suggérer l’idée.
    C’était à la fois touchant et gênant, parce que je savais que la démarche n’était pas 100% spontanée.
    Je ne voulais pas qu’ils se sentent forcés…
    Bon ! J’ai quand même pris le cadeau, les bisous et les câlins !
    J’ai toujours eu un petit présent personnalisé, une belle attention, un clin d’œil.
    Je n’avais pas envie d’un cadeau qui soit la copie de celui fait à Papa, ou le même en plus petit.
    Pourquoi pas les viennoiseries de la veille alors que leur père aurait eu celles du jour ?!
    Cette année, j’ai été gâté :
    Un « bonne fête » de mon beau-fils qui m’a calmement expliqué pourquoi j’y avais droit.
    Essayez de ne pas pleurer, vous !
    Une jolie réponse de ma belle-fille à un sondage Insta, pour me faire comprendre que oui, je suis légitime.
    Un cadeau acheté exprès pour moi, par leurs soins, sans téléguidage de leur mère, mais juste pour me faire plaisir.
    Finalement, c’est ce qui me touche le plus : qu’ils fassent avec leur cœur parce qu’ils en ont envie, pas parce qu’ils y sont contraints.
    Merci les enfants !
    4 min
  • Être beau-père c'est aussi...
    Ma vie de beau-père c’est tout ce que je vous partage depuis, maintenant, des mois :
    Des joies, des peines, des peurs, des responsabilités, des remises en question et beaucoup d’émotions différentes et nouvelles.
    C’est aussi me découvrir, à travers la famille que nous avons créée.
    C’est me rendre compte que j’ai, parfois, des attitudes difficiles à expliquer moi-même.
    C’est ne pas comprendre pourquoi certaines situations me font exploser, me vexent, me sont douloureuses.
    C’est sentir que j’ai des blocages, des sujets qui me sont difficiles à aborder.
    Pourquoi certaines choses sont aussi naturelles et d’autres le sont beaucoup moins ?
    Qu’est ce qui fait que je réagis comme ça, parfois même comme un enfant, sans que ce ne soit contrôlable ?
    Alors, oui, j’ai présenté des excuses quand j’ai dépassé les bornes.
    J’ai tenté d’expliquer aux enfants et à ma chérie que j’avais réagi de manière inappropriée face à une situation.
    Mais moi… moi j’avais besoin de savoir pourquoi.
    Pourquoi ces réactions réflexes qui allaient plus vite que mon propre cerveau, comme si elles venaient de mon corps tout entier ?
    Pourquoi j’avais l’impression, parfois, qu’on m’agressait alors que ce n’était pas le cas ?
    Pourquoi mes émotions prenaient le dessus, débordaient de partout, explosaient avant de se réguler ?
    J’ai voulu trouver les réponses à ces questions pour être un meilleur beau-père, un meilleur chéri : une meilleure version de moi.
    J’avais besoin d’être guidé, accompagné sur ce chemin.
    J’ai décidé d’aller consulter celle dont le métier est parfois prononcé du bout des lèvres, tant on peut paraître faible de faire appel à elle.
    « Je vais chez une psy ». Il n’était pas question, pour moi, de m’en cacher.
    Je voyais ça comme une étape nécessaire dans mon rôle de beau-père.
    Après tout, comment être lisible pour les enfants et ma chérie si je n’ai pas les clés, moi-même ?
    Il a suffi d’une séance pour que je comprenne :
    Si je voulais avancer, j’allais devoir être 100% honnête avec elle.
    Sinon, quel intérêt ?
    A cet instant, j’ai ressenti une boule au ventre.
    Comme si mon corps me disait : « Non ! Tu ne peux pas tout dire… » alors que mon cerveau en ressentait le besoin.
    Au fond de moi, je connaissais cette sensation.
    Je l’avais toujours su, sans vraiment m’autoriser à y croire.
    Ces images qui reviennent en tête, tous les jours d’une vie.
    Ce corps contracté dès que je me sentais contraint, incompris…
    Ces heures à me demander si mon cerveau fabriquait des images ou s’il s’agissait bien de souvenirs.
    J’avais la réponse en moi :
    J’avais un traumatisme et j’ai dû l’assumer.
    J’en ai parlé… à ma chérie, puis à la psy, aux enfants, à ma famille, à mes proches…
    Je l’ai même écrit, comme pour en prendre pleinement conscience.
    J’avais peur.
    Peur qu’on ne me croie pas, qu’on me demande pourquoi je venais perturber la tranquillité avec mes histoires.
    Ce qui s’est passé ? Tout le contraire !
    Chaque personne a été d’une bienveillance infinie. Merci à tous !
    Cette confession, je ressens le besoin de vous la faire, à vous aussi.
    Pas pour faire des likes, pas pour apitoyer mais juste pour me présenter tel que je suis, sans filtre.
    C’est une partie de moi avec laquelle je suis en paix maintenant.
    Je vous la livre dans le podcast "La boule au ventre".
    Être beau-père, c’est aussi une si belle occasion de mieux me comprendre et accepter celui que je suis, avec mon histoire.
    4 min
  • Vous avez des enfants Monsieur ?

    Oups… Je ne m’y attendais pas, à celle-là !

    C’est vrai, j’étais tranquillement en train de répondre aux questions de cette dame, pour remplir un formulaire…

    Et là…. Le beug.

    On dirait qu’on vient de taper « Google » dans Google…

    Réponse réflexe habituelle :

    « Non »


    Le petit diable se pointe sur mon épaule :

    « What ?! Tu as dit « Non » ?!

    Alors comme ça tu n’as pas d’enfants ?! Bah ils seraient ravis de voir avec quelle facilité tu les balaies de ta vie… Bravo ! »

    Alors, pendant que la dame est sur le point de cocher sa case, je sors un : « Enfin… »


    Son geste s’interrompt et elle lève les yeux vers moi.

    Je lis dans son regard :

    « Allons bon ! Encore un qui n’est pas complètement réveillé.

    Question facile, pourtant…

    Ça promet pour la suite !

    Alors, il a des enfants ou il n’a pas d’enfants ?

    Je balbutie :

    « Euh, oui ! »


    Le petit ange se présente sur mon autre épaule :

    « Ce n’est pas très correct de dire que ce sont tes enfants.

    Ils ont un père, dois-je te le rappeler ?

    Tu vas vraiment mentir à cette dame et te faire passer pour ce que tu n’es pas ? »

    Le stylo n’a jamais été aussi près de la feuille, quand je recommence :

    « Enfin… »


    Deuxième interruption du geste et léger agacement…

    « OK donc, lui, il déjeune au Chardonnay…

    Ça va être long ! »

    Elle me fixe et attend que je prenne une décision.

    Le diable et l’ange continuent à me harceler, loin de me faciliter la tâche.

    Au milieu de tout ça, j’arrive à sortir :

    « Ma compagne en a, mais je ne suis pas leur père. »


    Elle reprend son stylo et, sans le moindre égard, coche en disant :

    « OK, donc Non ! »

    Pour la première fois, l’ange et le démon sont d’accord :

    « Ah ouais ?! C’est Non, comme ça ?

    Alors que tu t’en occupes la moitié du temps, que tu contribues à leur éducation, que tu les aimes comme les tiens, c’est Non et on passe à la suite ?! »


    Je ne peux pas retenir un « Ah ok… » sans équivoque sur ce que ça m’inspire.

    La dame s’interrompt encore :

    « Vous n’êtes pas leur tuteur légal, donc ils ne sont pas considérés comme vos enfants. »

    Là, je m’imagine en train de lui tordre le cou, tellement ce qu’elle me dit me blesse.


    Mais le problème, ce n’est pas elle, c’est son formulaire…

    Il se moque de savoir quelle valeur ils ont pour moi, puisque je ne les ai pas conçus.

    Il les fait disparaitre de ma vie, alors qu’ils en font partie et l’ont même complètement transformée.

    Il va devoir évoluer, je crois.


    En attendant, je m’auto-proclame : Tuteur illégal !

    Je ne suis pas dans vos cases mais je suis dans leurs cœurs.

    Aujourd’hui, j’utilise une méthode qui met d’accord la dame, le diable, l’ange : tout le monde !

    Arborer un grand sourire et répondre :

    « Oui, j’en ai 2, mais ce n’est pas moi qui les ai faits. »


    3 min
  • Lettre à moi-même

    Suite et fin de cette confession.

    Après avoir exprimé toutes ces choses à mes proches, il était temps de prendre des nouvelles de moi.

    Une expérience étonnante qui peut sembler un peu étrange…

    C’est d’ailleurs ce que j’en ai pensé.


    Le concept : s’écrire une lettre à soi-même…

    Oui oui !

    L’adulte écrit à l’enfant.

    Une façon inattendue d’essayer de comprendre l’enfant qu’on a été et ce qu’il a besoin d’exprimer.

    Pour moi, ça a été l’occasion de faire la paix avec cet enfant, de lui tendre la main et de tourner la page du silence, ensemble.

    -

    Partagez, likez, commentez… ça arrivera peut-être aux yeux et aux oreilles de personnes qui pourraient en avoir l’utilité.

    Merci à tous…


    5 min
  • La boule au ventre

    Le ton est plus solennel pour cet épisode.

    Un vrai sujet que j’aimerais que vous partagiez au maximum.

    Pas parce que c’est mon histoire, pas pour les likes ni les followers, mais parce que ça pourra, peut-être, apporter un déclic à quelqu’un, qui sait...


    Cette page c’est une version sans filtre de mon rôle et de mon vécu dans ma tribu réunifiée.

    Je devais me libérer de ce poids pour être totalement disponible à cette vie de beau-père, de conjoint.

    J’irais même jusqu’à dire que c’est grâce à cette place de tuteur illégal, à l’amour de mes (si beaux !) enfants et celui de ma chérie❤️, que j’ai trouvé la force de briser le silence.

    Pour moi, pour eux, pour l’exemple.

    Pour montrer qu’on n’a pas à rester otage d’un secret dont on n’est pas responsable, même si on a toutes les facultés du monde à s’en rendre coupable.


    Ce que je vous livre aujourd’hui, c’est un texte rédigé à ma famille, pour expliquer ce que j’ai vécu. Il est tel quel : « La boule au ventre ».


    J’espère que vous saurez trouver un intérêt à cet aveu.

    N’hésitez pas à partager.

    Je n’ai pas honte.

    Je reste ouvert à vos questions et tout échange à propos de ce sujet, ou tous ceux déjà abordés.


    Merci pour vos messages hyper bienveillants, déjà reçus par dizaines.

    Merci aux personnes qui ont su me guider et m’accompagner vers cette décision.

    On me parle de courage.

    Je parle de déclic.

    Le résultat est le même : un apaisement et une vraie amélioration dans mes relations aux autres.

    Je suis, chaque jour, un peu plus moi.

    Merci à tous…

    11 min
  • Voilà l’été ! Et toute l’organisation qui va avec…

    L’été : le soleil, la chaleur, les jours de vacances qui arrivent et…

    L’immense joie de devoir organiser les vacances d’une famille recomposée !

    Si vous avez attendu aujourd’hui pour tout planifier : bon courage !

    Même en s’y prenant des mois à l’avance, c’est une vraie organisation militaire.

    On sort les calendriers, les Stabilo, le Doliprane et c’est parti pour le rituel annuel !


    Première étape :

    Définir l’alternance de garde :

    Ici, pas de passage devant le JAF, donc tout repose sur le bon sens des 2 parents.

    2 semaines ? 3 semaines ?

    Selon l’âge des enfants, ça peut commencer à faire très long sans Maman ou Papa.

    Il faut déjà tomber d’accord sur ça pour pouvoir mettre les bonnes couleurs de fluo sur les bonnes semaines.


    Deuxième étape :

    Comme dans tout couple, faire coïncider nos semaines de repos.

    Ça peut paraître élémentaire mais ça n’est pas évident pour tous les foyers.

    A cette difficulté, il faut ajouter la petite touche en plus de la famille recomposée :

    Faire en sorte que ça ne tombe pas en même temps que les vacances de leur père qui, lui, rencontre les mêmes contraintes de son côté…


    Troisième étape :

    Tenir compte de la destination de leur père pour choisir la nôtre au mieux.

    N’oublions pas que les enfants se coltinent le moindre kilomètre en voiture, que ce soit avec nous ou avec Papa.

    On essaie donc de diminuer le nombre de trajets et leur durée.

    Pourquoi pas, même, essayer de partir au même endroit et récupérer nos « petits colis » sur place ?


    Quand on ne peut pas, il faut prévoir de se retrouver dans un petit village ou sur une aire de repos pour « s’échanger » les enfants et leurs affaires…

    Twingo et Smart : s’abstenir.

    Prévoir plutôt le coffre de toit, voire la remorque !

    Je me suis toujours demandé comment les enfants vivent ce changement de voiture : sauter d’un univers à l’autre sur le bord de la route…


    Parfois, les voyages ne s’enchaînent pas et les enfants font un retour par la case maison.

    Si on travaille, il ne faut pas oublier de leur trouver des occupations :

    Centre de loisirs, colos, séjours avec les grands-parents, les tontons, les taties, les cousins et cousines.

    Quand ils grandissent, il faut composer avec les premiers boulots et le fait de devoir les y emmener :

    « J’ai le boulot mais j’ai pas l’auto ! »

     

    Une chose est sûre : nos enfants vivent des vacances riches et chargées.

    Ils ont la possibilité de partir pendant une grande partie du temps, à tel point que parfois, ils font la rentrée scolaire en étant épuisés…

    « Ouf ! L’école reprend » : un comble !

    A trop vouloir leur offrir de belles vacances, on en oublie parfois le repos.

    Leur donner l’occasion de se ressourcer chez eux, au calme, et retrouver leurs repères.


    Un jour, tout ça va se calmer.

    Plus besoin d’anticiper autant ni de synchroniser les vacances avec leur père.

    On pourra ranger les fluos, le calendrier.

    On gardera le doliprane pour les gueules de bois.

    On pourra rouler en Twingo, revendre le coffre de toit.

    Ce jour où ils nous diront : « Cette année, je pars avec mes potes ! »


    Vous avez hâte ?

    Moi non…

    En attendant, cette année encore, on a relevé le défi de cette organisation sans faille.

    Une nouvelle occasion de se créer de beaux souvenirs tous les 4 !

    Je vais savourer.

    Ça va être un bel été !


    4 min
  • Lequel des 2 est mon préféré ?!
    « Quoi ?! Mais c’est impossible !
    Comment ose-t-il parler de préféré ?!
    Quel monstre ! C’est affreux de faire ça !
    Pauvres enfants… »
    Halte à l’hypocrisie : Oui ! Je fais des préférences et je vais vous montrer qu’il est très facile de choisir celui ou celle qu’on aime le plus.
    Il suffit de prendre des aspects de personnalité bien précis et de compter les points.
    Facile !
    La sensibilité :
    Quand je me projetais, je me voyais avoir des filles, étant plus à l’aise pour créer des liens affectifs avec elles.
    L, ma belle-fille, partait avec un avantage au départ : 1 point d’office !
    Sauf que…M, mon beau-fils, est tout en sensibilité.
    Il a énormément besoin de communiquer.
    Il est facile de savoir ce qu’il ressent et d’en parler avec lui.
    Bon… 1 partout
    L’humour :
    M est un sacré clown ! Toujours le sourire aux lèvres et tellement bon public.
    C’est le premier à vouloir amuser la galerie, parfois trop, si on en croit certains mots dans le carnet…
    Il va remporter largement la bataille de l’humour !
    Sauf que… Sa sœur fait preuve d’une finesse et d’une pertinence dans ses vannes, qui me font exploser de rire.
    Punaise ! 2-2
    La bienveillance :
    M est un vrai gentil.
    Toujours la petite attention ou le petit mot qui fait du bien.
    Trop facile de lui donner un point !
    Sauf que… L est la personne sur qui on peut compter quand ça ne va pas.
    Celle qui gardera un œil sur moi si je suis malade, triste.
    Celle qui bondira sur celui qui aura le malheur de me vouloir du mal.
    On n’avance pas là : 3-3
    Bon…
    Pas facile de les départager comme ça !
    Je change de méthode :
    Des thèmes au hasard…
    La cuisine :
    M est toujours volontaire pour préparer un repas, être mon commis pour devenir, petit à petit, le chef !
    Oui mais L fait un super caramel et une mousse au chocolat de dingue !
    Aaaaaaaaaaaaah 4-4 !!!
    La musique :
    J’adore en écouter, à défaut de savoir en jouer.
    Ils en ont fait tous les 2 et en écoutent tout le temps !
    Au secours !!! 5-5
    Le sport :
    Ils en font depuis tous petits, tous les 2…
    6-6…
    Ça suffit !
    Ça va, j’ai compris :
    Impossible d’en préférer un, malgré les nuances de chacun.
    Il y a des domaines dans lesquels il est plus facile d’aller vers l’un ou l’autre, c’est vrai.
    N’est ce pas la force d’une tribu, d’une famille ?
    Compter sur les forces des uns pour soutenir les autres.
    J’aime qu’on ait des points communs, évidemment.
    Mais si mes préférées étaient nos différences ?
    Celles qui ne confortent pas dans une façon d’être, de penser, mais qui élargissent le champ de vision.
    Celles qui enseignent aux enfants autant qu’aux adultes à être tolérants.
    Toutes ces manières d’apprendre les uns des autres, chaque jour.
    Ma préférée, ça pourrait être la richesse d’apprendre de mes propres beaux-enfants.
    Aujourd’hui, quand je lance très fort, dans la maison un : « Préféré ?! », j’ai en réponse 2 cris simultanés : 2 jolis « Ouiiiii ?! » qui montrent qu’aucun des deux ne doute de mon amour pour lui, de mon respect de sa personne, de sa personnalité.
    Ce qui est sûr c’est que, de tous les beaux-enfants que j’aurais pu avoir, ce sont bien eux mes préférés…
    4 min
  • Maman Papa - Ma chérie a 2 enfants
    Mes parents, mes sœurs aussi…
    Comment tout ce petit monde allait réagir en apprenant que moi, sans enfant, j’étais tombé amoureux d’une mère de famille ?
    Est-ce qu’ils allaient me dire que j’étais fou, que je ne savais pas dans quoi je me lançais, que c’était beaucoup de responsabilités ?
    Comment allaient-ils accueillir le fait que ma chérie ne souhaitait pas d’autre enfant et que je pensais très bien me satisfaire de ces deux-là ?
    Je voulais qu’ils comprennent que je faisais un choix. Je ne subissais rien.
    J’avais toutes les cartes en main et j’agissais en pleine conscience des enjeux.
    Je suivais simplement mon cœur.
    J’essayais de me mettre à leur place, si j’avais appris la même chose.
    Qu’est-ce que j’aurais eu tendance à dire, à conseiller ?
    Est-ce que j’aurais accueilli la nouvelle pleinement ou est-ce que j’aurais émis des réserves ?
    Je n’appréhendais pas leurs réactions… Mais j’aurais pu être surpris.
    Je ne voulais pas ressentir de la déception ou du rejet dans leur attitude.
    Je me disais qu’ils étaient en droit d’être inquiets, d’avoir peur de ce nouveau schéma que je faisais entrer dans la famille.
    Je ne m’attendais pas à un enthousiasme instantané et sans réserve.
    J’espérais de l’écoute, de la compréhension et de la curiosité.
    Je n’ai pas été déçu, même si je ne me souviens pas du tout de la façon dont je leur ai annoncé…
    Je sais juste qu’ils ont d’abord rencontré (et adoré !) ma chérie, puis qu’ils ont tout de suite été curieux d’eux : Ils voulaient connaître leurs prénoms, leurs âges, voir des photos !
    Ils semblaient plus inquiets de la présence d’un chien (et un gros !) que de 2 enfants, dont un très jeune.
    « T’es heureux ? Alors fonce ! »
    Je l’ai ressenti comme ça.
    J’ai eu la chance de bénéficier d’une confiance absolue de la part de ma famille.
    Comme s’ils s’en remettaient à 100% à mon jugement.
    Ils m’ont posé des questions, oui, mais pour apprendre à les connaître, eux et leur histoire.
    Leur principale préoccupation était de pouvoir les rencontrer au plus vite.
    Les photos, ça va 5 minutes. Il a fallu les rendre réels, ces p’tits choux !
    Les présentations allaient donc être faites.
    La fusion de mes deux mondes.
    J’étais peut-être le plus mal à l’aise : ma famille allait me voir dans un nouveau rôle, pour lequel ils ne m’ont pas vu répéter ni me préparer.
    Qu’allaient-ils penser de ma façon de faire avec les enfants ?
    Me trouveraient-ils crédible, naturel ?
    Allaient-ils me laisser faire les choses à ma manière, sans jugement, sans intervenir ?
    Tout s’est passé de façon simple et spontanée.
    Des bras ouverts, des bisous, des sourires, plein de questions, de découverte.
    Je gardais un œil sur mes beaux-enfants : j’avais conscience que tout ça pouvait être très impressionnant pour eux.
    J’étais sûrement plus inquiet que ma chérie et son évidente sérénité.
    Je crois que chaque personne présente avait envie que tout se passe bien.
    Des petites attitudes timides, évidemment mais aucun malaise.
    En quelques minutes, mes nièces et mes neveux ont intégré les enfants à leurs jeux.
    On entendait quelques échanges entre eux :
    « Comment il s’appelle ton Papa ? »
    « Mon tonton c’est ton beau-père alors ? »
    Les adultes, les enfants, tout le monde a joué le jeu.
    Je me suis senti soutenu, pris au sérieux, encouragé.
    J’ai eu l’image d’une rivière à laquelle je venais d’ajouter un affluent.
    Ça n’a pas perturbé l’équilibre, juste élargi le cours d’eau et augmenté sa force.
    Nous voilà tous dans le même bateau !
    J’ai conscience que les choses ne sont pas aussi faciles pour tout le monde.
    Je mesure ma chance et celle de ma tribu d’avoir été accueillie de la sorte.
    A chaque membre de ma famille : Merci du fond du cœur pour ça !
    4 min
  • Les enfants décident
    Et moi qui croyais avoir inventé un concept !
    En lisant vos réponses à ma story, j’ai compris que je m’étais fait voler l’idée par une plateforme de streaming :
    Le film « Yes day », lui-même tiré d’un bouquin…
    Bon, en attendant de lancer un procès pour plagiat, je vais continuer à me persuader que j’avais la primeur de cette idée.
    Explication :
    Certains jours, je me retrouvais seul avec les enfants, pendant que leur mère travaillait.
    J’avais la responsabilité de ces petits êtres vivants.
    Il fallait que j’assure !
    D’un côté, je devais leur donner un cadre, pour que tout se passe bien et que ma chérie maintienne sa confiance en moi.
    De l’autre, je ne voulais pas juste être la personne qui disait : « Faites ceci ! Venez manger ! File à la sieste !»
    Bien sûr, je partageais des jeux et des bons moments avec eux, mais j’ai ressenti le besoin de leur proposer quelque chose de plus fun.
    Un p’tit truc différent… Une idée impossible à refuser !
    La solution tenait en 3 mots : « Les enfants décident »
    L’adulte n’a rien à dire, tant qu’il n’y a pas de risque pour l’intégrité physique de qui que ce soit, qu’on ne met pas le feu à la maison, etc.
    Vous avez compris le principe...
    Je vous laisse imaginer l’accueil réservé par les enfants à cette idée.
    Très vite, ils ont négocié pour que ça dure une journée entière.
    Si vous croisez ma volonté quelque part, dites-lui qu’elle apprenne à tenir le coup devant les moues de ces petits visages…
    Cadre posé.
    Maman ne s’oppose pas au concept.
    Tout le monde est d’accord sur les règles.
    Test en conditions réelles dès samedi prochain !
    Première requête : « Tu ne nous réveilles pas et on reste en pyjama toute la journée ! »
    OK !
    Un p’tit dej devant la télé plus tard, la prochaine demande arrive :
    « On va manger au McDo à midi ! »
    « Euh d’accord, donc vous allez au McDo en pyj ?! »
    « Bah, on s’habille et on se remet en pyj en revenant ! »
    Evidemment…. Où avais-je la tête ?
    C’est parti !
    Télé, console, peinture, jeux auxquels j’étais obligé de participer, glandouille en fermentant dans leurs pyjamas : ils ont pu faire tout ce qu’ils voulaient, sans la moindre intervention de ma part.
    J’ai pu observer jusqu’où ils étaient capables d’aller.
    J’ai vite vu qu’ils étaient très raisonnables.
    J’ai pu voir L se responsabiliser en cadrant son petit frère, lorsqu’il avait tendance à devenir un peu euphorique.
    On fait ce qu’on veut mais on respecte quand même les choses et les personnes.
    Signal très rassurant !
    C’était assez drôle de voir leurs regards chercher l’approbation et ne pas la trouver.
    « C’est vous qui décidez… »
    Ça les désorientait un peu.
    A eux de jauger si leur comportement était approprié ou pas.
    Transfert de responsabilité.
    Ils s’en sont très bien sortis : Il n’y a pas eu de bataille de farine !
    Le soir venu, ils étaient pressés d’expliquer la journée à leur Maman.
    « On a fait tout ce qu’on a voulu. C’était trop bien ! »
    Ma chérie s’est inquiétée de savoir si ça n’avait pas été trop éprouvant pour moi.
    Bizarrement : pas du tout !
    J’ai trouvé l’expérience sympa : On s’est vus d’une autre façon.
    Je pense qu’ils ont senti que je leur faisais (à peu près…) confiance.
    Ils ont été respectueux, ils n’ont pas abusé.
    Une journée particulière, une organisation qui sort de l’ordinaire.
    Je me serais inquiété si je n’avais pas vu la moindre différence avec le quotidien !
    On a réédité l’expérience plusieurs fois, pas assez au goût des enfants, évidemment…
    On l’a fait récemment, à la suite d’un pari perdu contre M.
    On a survécu…
    Et vous ? Vous le feriez ?!
    4 min
  • Les sacs dans l'entrée
    On les voit apparaitre dans les stories, souvent en fin de semaine.
    Le signe que les enfants vont bientôt quitter la maison pour filer chez leur autre parent.
    Le petit pincement au cœur de les voir partir…. ou pas… selon la semaine passée ensemble !
    Ce « petit tas » qui gêne tout le monde au moment d’enfiler ses chaussures, son blouson.
    Cet amoncellement de sacs en tous genres :
    Les sacs cabas, avec des chaussures qui dépassent et qui tombent à chaque fois qu’on a le malheur de les frôler.
    Les affaires de sport, dont on espère que les enfants ne les ont pas laissées en boule pendant une semaine.
    Les sacs à dos, qu’on croirait remplis de pierres plutôt que de cahiers d’école.
    « Non mais vous étudiez quoi en cours ? Les fossiles ?! »
    Les instruments de musique, dont il faut prendre grand soin mais qui finissent toujours par terre…
    Il y aussi les indispensables : le carnet de santé, les médicaments, les ordonnances.
    La paire de lunettes de rechange qu’il faudra faire ajuster en magasin.
    Selon la saison, bien penser aux gants, au bonnet, à la casquette, à la paire de solaires.
    Et puis, parfois, délicatement posé par-dessus tout ça, il y a le dessin pour papa.
    Tout est en vrac mais, lui, fait l’objet d’une attention toute particulière.
    Mais il en existe un qu’il ne faut jamais, ô grand jamais, oublier.
    Le plus important de tous.
    Celui dont l’absence peut créer d’interminables soirées à tenter de rassurer un enfant.
    Celui qui peut vous faire faire des kilomètres, même en pleine nuit, s’il a été oublié.
    Celui qu’il ne faut jamais égarer et auquel on devrait greffer une puce GPS.
    Celui qu’il est interdit de laver pour qu’il garde son odeur indéfinissable.
    Le Graal : Doudou !
    En famille recomposée, je ne vois que 2 options :
    Doudou voyageur, qui passe de chez Maman à chez Papa, quitte à prendre le risque d’être oublié, de temps en temps.
    Doudou cloné, acheté en 2 voire 3 exemplaires : Un chez Maman, un chez Papa et un chez Nounou.
    Attention : le modèle doit être exactement le même, sous peine de s’exposer à des crises dont personne ne veut !
    Ici, c’est clonage et tranquillité d’esprit.
    Un truc en moins à cocher sur la liste des choses qui voyagent !
    Et vous, vous avez une checklist ou, comme nous, vous faites confiance, peut-être naïvement, à votre mémoire et à celle des enfants ?
    Est-ce que vous utilisez ce fameux : « Vous avez bien pensé à tout ? On ne fera pas de trajet s’il manque quelque chose ! », qu’on leur lâche avant qu’ils partent ?
    Plus le temps passe et moins il y a d’oubli, même si les enfants changent et leurs priorités aussi :
    De quoi se faire de beaux ongles, les dernières BD achetées…
    Et pas question d’oublier le chargeur de téléphone ou les Airpods !
    Le reste n’a que peu d’importance, tant qu’on a « le précieux ».
    Tous les sacs sont prêts, reste plus qu’à savoir si on doit les apporter ou si leur père vient les récupérer…
    Quand cet amas d’affaires a disparu, que les enfants aussi et qu’on aspire à se poser un peu, qu’est ce qu’on aperçoit, caché dans un coin ?
    Il s’est fondu dans le décor et, avec ses petits pieds magiques, il a fait un pas en arrière pour s’éloigner du tas et rester avec nous : le petit sac oublié…
    On a presque envie de faire comme si on ne l’avait pas vu.
    Après tout, peut-être que personne ne remarquera son absence.
    Allez… On se motive !
    Quelques messages et un aller-retour plus tard, c’est réglé.
    Heureusement qu’on ne vit pas à 300km de chez leur père !
    Cette fois c’est la bonne :
    « A la semaine prochaine, les enfants ! Et n’oubliez rien chez Papa ! »
    4 min

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Morceaux choisis de ma vie de beau-père de 2 enfants.