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Or


Oups… Je ne m’y attendais pas, à celle-là !
C’est vrai, j’étais tranquillement en train de répondre aux questions de cette dame, pour remplir un formulaire…
Et là…. Le beug.
On dirait qu’on vient de taper « Google » dans Google…
Réponse réflexe habituelle :
« Non »
Le petit diable se pointe sur mon épaule :
« What ?! Tu as dit « Non » ?!
Alors comme ça tu n’as pas d’enfants ?! Bah ils seraient ravis de voir avec quelle facilité tu les balaies de ta vie… Bravo ! »
Alors, pendant que la dame est sur le point de cocher sa case, je sors un : « Enfin… »
Son geste s’interrompt et elle lève les yeux vers moi.
Je lis dans son regard :
« Allons bon ! Encore un qui n’est pas complètement réveillé.
Question facile, pourtant…
Ça promet pour la suite !
Alors, il a des enfants ou il n’a pas d’enfants ?
Je balbutie :
« Euh, oui ! »
Le petit ange se présente sur mon autre épaule :
« Ce n’est pas très correct de dire que ce sont tes enfants.
Ils ont un père, dois-je te le rappeler ?
Tu vas vraiment mentir à cette dame et te faire passer pour ce que tu n’es pas ? »
Le stylo n’a jamais été aussi près de la feuille, quand je recommence :
« Enfin… »
Deuxième interruption du geste et léger agacement…
« OK donc, lui, il déjeune au Chardonnay…
Ça va être long ! »
Elle me fixe et attend que je prenne une décision.
Le diable et l’ange continuent à me harceler, loin de me faciliter la tâche.
Au milieu de tout ça, j’arrive à sortir :
« Ma compagne en a, mais je ne suis pas leur père. »
Elle reprend son stylo et, sans le moindre égard, coche en disant :
« OK, donc Non ! »
Pour la première fois, l’ange et le démon sont d’accord :
« Ah ouais ?! C’est Non, comme ça ?
Alors que tu t’en occupes la moitié du temps, que tu contribues à leur éducation, que tu les aimes comme les tiens, c’est Non et on passe à la suite ?! »
Je ne peux pas retenir un « Ah ok… » sans équivoque sur ce que ça m’inspire.
La dame s’interrompt encore :
« Vous n’êtes pas leur tuteur légal, donc ils ne sont pas considérés comme vos enfants. »
Là, je m’imagine en train de lui tordre le cou, tellement ce qu’elle me dit me blesse.
Mais le problème, ce n’est pas elle, c’est son formulaire…
Il se moque de savoir quelle valeur ils ont pour moi, puisque je ne les ai pas conçus.
Il les fait disparaitre de ma vie, alors qu’ils en font partie et l’ont même complètement transformée.
Il va devoir évoluer, je crois.
En attendant, je m’auto-proclame : Tuteur illégal !
Je ne suis pas dans vos cases mais je suis dans leurs cœurs.
Aujourd’hui, j’utilise une méthode qui met d’accord la dame, le diable, l’ange : tout le monde !
Arborer un grand sourire et répondre :
« Oui, j’en ai 2, mais ce n’est pas moi qui les ai faits. »
Suite et fin de cette confession.
Après avoir exprimé toutes ces choses à mes proches, il était temps de prendre des nouvelles de moi.
Une expérience étonnante qui peut sembler un peu étrange…
C’est d’ailleurs ce que j’en ai pensé.
Le concept : s’écrire une lettre à soi-même…
Oui oui !
L’adulte écrit à l’enfant.
Une façon inattendue d’essayer de comprendre l’enfant qu’on a été et ce qu’il a besoin d’exprimer.
Pour moi, ça a été l’occasion de faire la paix avec cet enfant, de lui tendre la main et de tourner la page du silence, ensemble.
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Partagez, likez, commentez… ça arrivera peut-être aux yeux et aux oreilles de personnes qui pourraient en avoir l’utilité.
Merci à tous…
Le ton est plus solennel pour cet épisode.
Un vrai sujet que j’aimerais que vous partagiez au maximum.
Pas parce que c’est mon histoire, pas pour les likes ni les followers, mais parce que ça pourra, peut-être, apporter un déclic à quelqu’un, qui sait...
Cette page c’est une version sans filtre de mon rôle et de mon vécu dans ma tribu réunifiée.
Je devais me libérer de ce poids pour être totalement disponible à cette vie de beau-père, de conjoint.
J’irais même jusqu’à dire que c’est grâce à cette place de tuteur illégal, à l’amour de mes (si beaux !) enfants et celui de ma chérie❤️, que j’ai trouvé la force de briser le silence.
Pour moi, pour eux, pour l’exemple.
Pour montrer qu’on n’a pas à rester otage d’un secret dont on n’est pas responsable, même si on a toutes les facultés du monde à s’en rendre coupable.
Ce que je vous livre aujourd’hui, c’est un texte rédigé à ma famille, pour expliquer ce que j’ai vécu. Il est tel quel : « La boule au ventre ».
J’espère que vous saurez trouver un intérêt à cet aveu.
N’hésitez pas à partager.
Je n’ai pas honte.
Je reste ouvert à vos questions et tout échange à propos de ce sujet, ou tous ceux déjà abordés.
Merci pour vos messages hyper bienveillants, déjà reçus par dizaines.
Merci aux personnes qui ont su me guider et m’accompagner vers cette décision.
On me parle de courage.
Je parle de déclic.
Le résultat est le même : un apaisement et une vraie amélioration dans mes relations aux autres.
Je suis, chaque jour, un peu plus moi.
Merci à tous…
L’été : le soleil, la chaleur, les jours de vacances qui arrivent et…
L’immense joie de devoir organiser les vacances d’une famille recomposée !
Si vous avez attendu aujourd’hui pour tout planifier : bon courage !
Même en s’y prenant des mois à l’avance, c’est une vraie organisation militaire.
On sort les calendriers, les Stabilo, le Doliprane et c’est parti pour le rituel annuel !
Première étape :
Définir l’alternance de garde :
Ici, pas de passage devant le JAF, donc tout repose sur le bon sens des 2 parents.
2 semaines ? 3 semaines ?
Selon l’âge des enfants, ça peut commencer à faire très long sans Maman ou Papa.
Il faut déjà tomber d’accord sur ça pour pouvoir mettre les bonnes couleurs de fluo sur les bonnes semaines.
Deuxième étape :
Comme dans tout couple, faire coïncider nos semaines de repos.
Ça peut paraître élémentaire mais ça n’est pas évident pour tous les foyers.
A cette difficulté, il faut ajouter la petite touche en plus de la famille recomposée :
Faire en sorte que ça ne tombe pas en même temps que les vacances de leur père qui, lui, rencontre les mêmes contraintes de son côté…
Troisième étape :
Tenir compte de la destination de leur père pour choisir la nôtre au mieux.
N’oublions pas que les enfants se coltinent le moindre kilomètre en voiture, que ce soit avec nous ou avec Papa.
On essaie donc de diminuer le nombre de trajets et leur durée.
Pourquoi pas, même, essayer de partir au même endroit et récupérer nos « petits colis » sur place ?
Quand on ne peut pas, il faut prévoir de se retrouver dans un petit village ou sur une aire de repos pour « s’échanger » les enfants et leurs affaires…
Twingo et Smart : s’abstenir.
Prévoir plutôt le coffre de toit, voire la remorque !
Je me suis toujours demandé comment les enfants vivent ce changement de voiture : sauter d’un univers à l’autre sur le bord de la route…
Parfois, les voyages ne s’enchaînent pas et les enfants font un retour par la case maison.
Si on travaille, il ne faut pas oublier de leur trouver des occupations :
Centre de loisirs, colos, séjours avec les grands-parents, les tontons, les taties, les cousins et cousines.
Quand ils grandissent, il faut composer avec les premiers boulots et le fait de devoir les y emmener :
« J’ai le boulot mais j’ai pas l’auto ! »
Une chose est sûre : nos enfants vivent des vacances riches et chargées.
Ils ont la possibilité de partir pendant une grande partie du temps, à tel point que parfois, ils font la rentrée scolaire en étant épuisés…
« Ouf ! L’école reprend » : un comble !
A trop vouloir leur offrir de belles vacances, on en oublie parfois le repos.
Leur donner l’occasion de se ressourcer chez eux, au calme, et retrouver leurs repères.
Un jour, tout ça va se calmer.
Plus besoin d’anticiper autant ni de synchroniser les vacances avec leur père.
On pourra ranger les fluos, le calendrier.
On gardera le doliprane pour les gueules de bois.
On pourra rouler en Twingo, revendre le coffre de toit.
Ce jour où ils nous diront : « Cette année, je pars avec mes potes ! »
Vous avez hâte ?
Moi non…
En attendant, cette année encore, on a relevé le défi de cette organisation sans faille.
Une nouvelle occasion de se créer de beaux souvenirs tous les 4 !
Je vais savourer.
Ça va être un bel été !
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