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Or


Avec Erik Orsenna
Entretien : Vincent Rémy
"Parce qu'il suffit d'aller sur la mappemonde imaginaire de son site pour avoir envie de voyager avec lui.
Parce qu'il sillonne cette mappemonde à un tel rythme qu'il n'a pas mis à jour les dernières étapes de son périple.
Parce que j'ai particulièrement aimé, grâce à lui, rebondir de balle en balle de coton, ou suivre le frère de Christophe Colomb jusqu'au bout du monde.
Parce que j'ai le souvenir d'une si belle rencontre à Télérama avec Bernard Giraudeau, où deux histoires de marins s'étaient croisées.
Parce qu'avant de prendre le nom de la vieille cité du Rivage des Syrtes, Erik Orsenna avait été mon prof. Un tout jeune prof qui rendait l'économie aussi fluide que le Gulf Stream."
Durée : 00:47:35
Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point
Une conférence de Jacky Desquesnes
Les États-Unis sont actuellement en pleine commémoration du cent-cinquantième anniversaire de ce qu'ils nomment « la guerre civile ». Un rapide retour sur cet événement permet de montrer comment il a constitué une seconde naissance pour la nation américaine et, en conséquence, de mieux comprendre certains traits culturels (au sens large du terme) de cette grande puissance d'aujourd'hui.
Durée : 01:25:13
Enregistré le 22 novembre 2012 dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point
La mygale velue, le rat futé, l’antilope sublime et l’artiste tendre, contemporain ou non, vivent la même condition, tragique : « Aux aguets, toujours aux aguets »… Sensibles, en éveil, oui, ils « réagissent à des signes, ils produisent des signes », comme le soulignent respectivement les philosophes Deleuze et Elisabeth de Fontenay.
Françoise Niay, dessinateur et bestiairologue, poursuit inlassablement sa traque ciblée, débusquant systématiquement les artistes qui transfigurent les Bêtes pour nous parler des Hommes, ainsi réveiller leurs émotions, aiguiser leur pensée. La Fontaine, Gustave Doré et Benjamin Rabier rôdent, non loin. Simplement la forme des œuvres a mué, pour s’adapter à un territoire nouveau, mais toujours aussi inquiétant. Immenses Beautés ou Terreurs en perspective. Émerveillements, encore et toujours.
Durée : 01:18:49
Enregistré le 8 novembre 2011 dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point
Le poète et performer a une devise : opérer des torsions, des pirouettes pour faire passer la vie dans la parole ; la poésie c’est la parole traversée, la parole qui traverse toute vraie parole d’une grande crise, et pour sa part une grande crise de rire.
Biodégradé, Charles Pennequin n’existe pas, il n’est pas là. Vous croyez le voir, mais quand vous le voyez, vous ne voyez pas Charles Pennequin. Pour le voir, il faut le croiser en dedans. Charles Pennequin n’a pas d’existence à proprement parler, il n’est pas réel comme on l’entend, on n’entend pas le mot réel de la même oreille que lui. Charles Pennequin pense qu’il n’y a pas plus réel que le poème dans lequel lui-même existe.
Enregistré le 20 avril 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
On ne parle plus aujourd’hui d’une crise succédant à d’autres crises, mais de « la crise », et qui plus est d’une crise globale qui touche aussi bien la finance que l’éducation, la culture, le couple ou l’environnement. Pour la philosophe Myriam Revault D’allonnes, ce constat témoigne d’un véritable renversement : si à l’origine la krisis désignait le moment décisif qui, dans l’évolution d’un processus incertain, permettait d’énoncer un diagnostic et donc une sortie de crise, tout se passe comme si la crise était devenue permanente. Nous n’en voyons pas l’issue : elle est la trame même de notre existence.
Enregistré le 12 avril 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point
Durée 1:32:24
En partenariat avec Rue89 et cinaps.tv
"Le panique n’essaie pas d’améliorer le monde avec des légions de soumis, ni d’inspirer une seule ligne aux panicophiles. Il aspire à l’exception pataphysique et à la fête sans vaches sacrées."
Enregistré le 28 juin 2008 dans la salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point
Durée : 50:31
Durée : 01:17:18
Enregistré le 11 avril 2013 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
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"Les procédures organisationnelles de l'annonce aussi bien pensées soient-elles ne peuvent prendre la place d'une réflexion fondamentale sur la rencontre entre la mauvaise nouvelle et le patient précis dont la biographie va être bouleversée. Si Eschyle indiquait que « c’est déjà un malheur d’être le premier à annoncer un malheur », l’annonce pour le patient représente bien l’instant où toute sa vie bascule. "
Durée : 01:46:25
Enregistré le 8 avril 2010 dans la salle Roland Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point
"De Limelight à Hibernatus, de Dersou Ouzala à Barberousse, de Singing in the rain et de sa pluie qui faisait des claquettes bien avant Claude Nougaro, à Etudes sur Paris magnifique documentaire muet sur Paris réalisé en 1928 par André Sauvage; le cinéma ne peut filmer que la vie. Depuis l’écroulement du mur des usines Lumière en 1895 au « cinématographe » de Robert Bresson et ses beaux mensonges qui depuis plus d’un siècle nous entrainent aux pays des songes, tentons d’oublier la célèbre phrase de Jean Cocteau : « Le cinéma filme la mort au travail ». Cocteau qui ne connaissait pas le monde impitoyable de la télévision, de l’industrie audiovisuelle qui depuis trente ans enregistre sans interruption 24h sur 24 la grande faucheuse au travail.
Un pèlerinage avec des fantômes bien vivants qui nous aident dans les salles obscures à y voir plus clair.
Julia de Funès, petite fille du comédien et philosophe, viendra parler de son illustre grand père."
Durée : 01:31:04
Enregistré le 14 mars 2013 dans la salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point
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