"Tous les matins depuis septembre 2010, aux alentours de 9h10, l’envie se fait irrépressible. Pendant moins d’une minute, je rêve de rentrer dans le poste. Je pousse Pascale Clark, m’assieds devant le micro et lance d’une voix suave (forcément suave) : « Merci Patrick ! On vous retrouve demain, à 7 heures ? » Ebahi par tant de concision, Patrick Cohen prend congé, heureux et soulagé : pour une fois que le « passage d’antenne » n’a pas viré au guet-apens pour journaliste essoré ! Chaque matin, donc, l’anchorman d’Inter mène une matinale intense, exigeante et corsée comme un expresso. Son billet de 7h45 en constitue le nuage de lait quand l’interview de 8h20, elle, serait plutôt du genre à laisser ses invités torréfiés (Hervé Morin, en 2011 ; Marine Le Pen qui, en juillet, qualifiait France Inter de « radio bolcho » ). Ce pouvoir-là agace, forcément. Si, le 23 septembre, le journaliste nous explique comment il conçoit son métier et reçoit les critiques, on lui en sera très reconnaissants. S’il nous raconte les dessous des « passages d’antenne » aussi ! "
En partenariat avec France Inter et la MGEN.