L’objectif de cet épisode n’est pas de raconter une affaire criminelle ou de reconstituer une enquête policière de manière classique.
Nous allons examiner à travers le dossier de l’affaire Jonathann Daval les multiples mécanismes cognitifs susceptibles d’avoir influencé la réception publique et l’interprétation des comportements d’un mari reconnu coupable du meurtre de sa femme.
Pendant environ 3 mois entre le signalement de la disparition et ses aveux le mis en cause a maintenu un récit incompatible avec sa culpabilité.
Comment la société les médias et les proches traitent-ils un mensonge émotionnel prolongé.
Dans ce dossier de vingt-huit minutes nous cartographions les vulnérabilités du jugement humain.
Le biais de véridicité.
La théorie postulant que les êtres humains fonctionnent socialement avec un présupposé de sincérité par défaut.
Le biais de confirmation.
La tendance psychologique à rechercher interpréter et mémoriser sélectivement les informations qui confirment des croyances préexistantes comme l’image du mari endeuillé.
L’effet de halo.
Le mécanisme par lequel une impression globale favorable un homme calme et discret rend l’intégration d’informations incompatibles avec l’innocence beaucoup plus coûteuse sur le plan cognitif.
Le coût de la trahison. Le trauma psychologique lié à l’enjeu émotionnel de soupçonner un individu sur lequel on s’appuie pour surmonter un deuil.
La détection humaine du mensonge.
Les données empiriques démontrant que la précision moyenne pour distinguer la vérité du mensonge est faible s’établissant à environ 50%.
Cette autopsie permet d’illustrer une distinction méthodologique fondamentale. Une expression émotionnelle n’établit ni la sincérité ni le mensonge. La psychologie permet d’étudier nos vulnérabilités mais seule une démarche probatoire et matérielle permet d’établir les faits.
L’autopsie est ouverte.
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