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  • Votre identité numérique gérée par l'Etat

    Votre identité numérique gérée par l’Etat. L’Etat a décidé d’accélérer et multiplie les initiatives depuis quelques mois. Il annonce maintenant PRO CONNECT pour les agents de la fonction publique et les salariés.

    J’ai déjà produit plusieurs article sur France connect ou les identités numériques souveraines avec France identité.

    Le projet a pris du retard et ne couvre pas tous les besoins. Actuellement seules les démarches des citoyens privées sont gérés. Il manque une brique très importante, l’identité numérique unique des fonctionnaires et des employés du privé.

    Votre identité numérique gérée par l’Etat

    L’Etat propose actuellement plusieurs services d’identités pour plusieurs publics.

    Identités pour les citoyens

    Avec France Connect que beaucoup utilisent déjà pour les impôts ou la sécurité sociale, mais aussi des services locaux.

    C’est actuellement 40 millions d’identités gérées selon le site. 1400 démarches accessibles. Cette identité numérique vous permet de vous authentifier en ligne sans à avoir à produire de pièces justificatives.

    Quelques exemples France Connect
    Identités pour les pro

    La DINUM (la direction interministérielle du numérique) a annoncé, ce mois-ci, la mise en place de PRO CONNECT un nouveau service d’authentification unifié pour tous les agents publics (de la fonction publique d’État et territoriale) et professionnels du secteur privé renforçant la lisibilité de l’offre d’identité numérique de l’État.

    Selon le communiqué, ce lancement s’inscrit dans la continuité de celui de La Suite numérique en mai 2024, visant à fédérer tous les agents et professionnels de la sphère publique autour des outils qu’ils utilisent au quotidien, dont l’interconnexion rend le travail collaboratif plus efficace et plus fluide. ProConnect s’appuie également sur le succès de FranceConnect permettant à plus de 43 millions de Français d’accéder à leurs démarches en ligne de manière simple et sécurisée avec 1 seul identifiant et 1 seul mot de passe existant.

    Concrètement, pour les professionnels du secteur privé, ProConnect va se transformer en une solution d’authentification unifiée, en remplaçant les certifications multiples par une connexion unique à partir de février 2025. Ce changement vise à faciliter la collaboration avec les acteurs privés du numérique, tout en offrant à leurs utilisateurs une authentification simplifiée et conforme aux standards de sécurité de l’État, en accord avec le principe “Dites-le-nous une fois”.

    Pour les agents publics et ceux de la fédération Éducation-Recherche, ProConnect succède à AgentConnect leur permettant de bénéficier d’une identité numérique unique, centralisant l’accès à l’ensemble de leurs outils numériques. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie d’interopérabilité portée par la DINUM, visant à éliminer la complexité liée à la gestion de multiples identifiants.

    Information importante, Agent Connect est définitivement mort. Ce service ne sortira jamais. Il est remplacé par un service unique pour les pro public et privé, ce qui est bien plus malin.

    La disponibilité est proche puisque le service sera disponible en février 2025 dans moins de 6 mois.

    Quels sont les services déjà disponibles avec PRO CONNECT

    D’ici fin 2025, l’ambition est d’étendre le nombre de services connectés à ProConnect avec un effort particulier sur l’agriculture, d’interconnecter Démarches Simplifiées, de renforcer la certification des dirigeants facilitant les démarches des entreprises auprès des services publics, et d’assurer la délégation de la certification à des tiers de confiance renforçant ainsi la sécurité et la flexibilité du système.

    Tous les ministères ne semble pas prêt en même temps. C’est identique pour les entreprises qui n’ont pas du tout pris en compte ce service pour le moment.

    Liste des services actuels (extrait) que vous trouvez le sur site PRO CONNECT

    Sur le site PRO CONNECT on peut tester son éligibilité à disposer un jour d’une identité numérique. j’ai fait le test, je suis éligible.

    La road map du service est publiée et est assez ambitieuses en calendrier.

    • S2 2023• Fusion avec MonComptePro : tous les agents de la fonction publique peuvent se connecter à AgentConnect.• Parcours utilisateur amélioré avec la connexion par adresse email.
    • S1 2024• Migration de l’infrastructure cloud de MonComptePro.• Outillage interne : nouvelle interface de modération.• Nouveau fournisseur de service : Annuaire des entreprises.• Premier fournisseur de service à destination du secteur privé : Egapro.• la DGCCRF a rejoint la fédération d’identité• Refonte graphique• MonComptePro permet la connexion en Authentification Double Facteur• Outillage AgentConnect (monitoring et segmentation)
    • T3 2024• France Travail rejoint la fédération d’identité.• AgentConnect est disponible pour les professionnels du secteur privé et devient ProConnect.• Intégration de la Fédération Éducation-Recherche (RENATER)• Le ministère de la Justice rejoint la fédération d’identité• La Gendarmerie Nationale et la Police Nationale rejoignent la Fédération d’Identité
    • T4 2024• InclusionConnect fusionne avec ProConnect• Réconciliation d’identité avec MonComptePro• Multi Factor Authentication dans ProConnect• Le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire rejoint la fédération d’identité• Nouveau fournisseur de service : Tchap.
    • T1 2025• Certification dirigeants• Espace Partenaires ProConnect• Migration de l’infrastructure cloud de ProConnect.
    • T2 2025• Délégation dirigeants
    • On le voit l’ambition est cette fois bien là.

      Les avantages du service PRO CONNECT

      Ou pourquoi demander une identité souverain pour travailler?

      La question des identités numériques est une rude bataille que le France mène contre les GAFAM.

      Comme vous avez un Etat civil géré par votre commune. Il vous faut une identité numérique gérée par votre pays. Actuellement les leaders sont des sociétés privées comme APPLE, GOOGLE, FACEBOOK. Il vous permettent de consommer des services en partageant leurs identifiants.

      Pourtant pour les services publics et entreprises, on ne peut pas utiliser ces identités. Aucune solution souveraine n’est proposée.

      L’ETAT va enfin imposer une norme avec PRO CONNECT. Les fonctionnaires vont pouvoir se partager des documents et des services en confiance sans utiliser des services étrangers et non sécurisés. Les entreprises également.

      La sécurité des transaction va être améliorée.

      Si vous avez des tendances complotistes, vous pouvez aussi considérer que c’est plus de contrôle de l’ETAT. C’est pas faux. Là ou l’Etat respecte des règles et des lois, les entreprises privés ne sont soumises à aucunes de ces règles et exploitent vos données à des fin commerciales. A vous de choisir votre camp.

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    • L'ARCEP veut rendre obligatoire l'étiquetage écologique des produits numériques

      L’ARCEP veut rendre obligatoire l’étiquetage écologique des produits numériques pour peser sur la réduction de l’empreinte carbone.

      L’ARCEP a déjà produit de nombreuses notes sur ce sujet. Sur XY Magazine, on a traité du sujet de la source du trafic internet.

      L’ARCEP veut rendre obligatoire l’étiquetage écologique

      L’éco-conception est au cœur des préoccupations actuelles, surtout dans un monde où la technologie évolue à une vitesse fulgurante. L’Arcep, l’autorité française de régulation des communications électroniques et des postes, a décidé d’agir. Elle propose trois priorités pour encourager une éco-conception plus durable. Ces mesures visent à réduire notre empreinte écologique tout en améliorant la durabilité de nos équipements numériques.

      A cette fin l’ARCEP a publié une note avec des propositions pour réduit l’obsolescence des logiciels.

      Les trois priorités de l’Arcep en matière d’éco-conception et d’étiquetage des équipements électroniques

      L’Arcep a identifié trois priorités essentielles pour promouvoir l’éco-conception et l’étiquetage des équipements électroniques. Ces initiatives visent à intégrer des pratiques durables dès la conception des produits numériques.

      • La première priorité concerne le soutien à long terme des systèmes d’exploitation sur les ordinateurs. En assurant une mise à jour régulière et prolongée, on limite l’obsolescence logicielle qui pousse souvent les utilisateurs à remplacer trop rapidement leur matériel.
      • Deuxième priorité, l’Arcep appelle à une approche globale de la politique d’écoconception. Cela implique que tous les acteurs du secteur doivent collaborer pour réduire l’impact environnemental global des technologies de l’information et de la communication (TIC). Un effort collectif est nécessaire pour maximiser la durabilité tout au long du cycle de vie des produits.
      • Troisième priorité, il est crucial d’étendre les exigences d’éco-conception aux autres dispositifs numériques comme les routeurs ou décodeurs. Trop souvent négligés, ces équipements consomment également une quantité significative d’énergie.
      • Ces propositions sont une réponse proactive face aux défis écologiques contemporains. Elles encouragent un changement fondamental dans notre manière de concevoir et utiliser nos outils technologiques au quotidien.

        Thématiques

        L’éco-conception est devenue un enjeu crucial dans notre société numérique. La prise de conscience concernant l’impact environnemental des équipements électroniques grandit chaque jour. L’Arcep, en tant qu’autorité régulatrice, joue un rôle clé dans cette transition.

        Les thématiques abordées par l’ARCEP touchent à plusieurs aspects essentiels. D’un côté, il y a la durabilité des produits numériques, qui doit être repensée pour éviter une obsolescence rapide et non nécessaire. Une approche proactive peut réduire le gaspillage et prolonger la vie des appareils.

        D’autre part, les utilisateurs sont de plus en plus sensibilisés aux choix qu’ils font lors de l’achat d’un équipement électronique. Ils cherchent souvent des informations sur l’étiquetage énergétique afin de faire un choix éclairé. Cela souligne l’importance d’une communication claire sur les caractéristiques écologiques des produits disponibles sur le marché.

        Une dimension importante concerne également les politiques publiques élaborées autour de ces enjeux. Elles doivent intégrer davantage le principe d’éco-conception dès la phase de conception jusqu’à celle du recyclage. C’est un changement systémique qui nécessite collaboration entre fabricants et régulateurs.

        Ces thématiques soulignent aussi la responsabilité collective face à notre consommation numérique croissante. Le dialogue entre tous les acteurs concernés devient incontournable pour créer un avenir durable pour nos technologies tout en préservant notre planète.

        Note sur l’écoconception des produits numériques de l’Arcep

        Les produits numériques, tels que les smartphones et ordinateurs, ont un cycle de vie souvent trop court. Cela entraîne non seulement un gaspillage matériel mais également une obsolescence logicielle préoccupante. Il est essentiel d’assurer un support durable pour ces appareils afin de prolonger leur utilisation.

        L’ARCEP met donc en avant l’importance d’une évaluation rigoureuse des appareils avant leur mise sur le marché. Les critères écologiques doivent être intégrés dans chaque étape du développement produit. Une démarche proactive permettra d’encourager les fabricants à adopter des pratiques durables.

        En outre, l’agence souligne le besoin urgent d’une sensibilisation accrue auprès des consommateurs concernant l’éco-conception et ses bénéfices potentiels. Un public informé sera plus susceptible de privilégier des choix responsables lors de leurs achats.

        Il devient indispensable que toutes les parties prenantes collaborent autour d’une vision commune pour garantir la réussite de cette initiative essentielle à notre avenir numérique et écologique.

        Atténuer l’obsolescence logicielle des ordinateurs en assurant un support à long terme de leurs systèmes d’exploitation

        L’obsolescence logicielle des ordinateurs est un enjeu majeur dans le domaine de l’éco-conception. De nombreux utilisateurs se retrouvent confrontés à des systèmes d’exploitation qui ne reçoivent plus de mises à jour. Cela entraîne non seulement une perte de performance, mais aussi des risques accrus en matière de sécurité.

        Pour atténuer ce phénomène, il est essentiel d’assurer un support à long terme pour ces systèmes. Les fabricants devraient s’engager à fournir des mises à jour régulières sur plusieurs années. Cela permettrait aux utilisateurs de prolonger la durée de vie de leurs équipements sans avoir besoin de renouveler leur matériel trop rapidement.

        Un soutien durable pourrait également encourager les consommateurs à opter pour des produits réputés pour leur longévité. Ceux-ci pourraient ainsi contribuer à réduire le gaspillage électronique tout en préservant les ressources naturelles nécessaires à la fabrication d’appareils neufs.

        De plus, cette approche favoriserait une culture technologique responsable. En rendant les logiciels moins obsolètes, on diminue l’impact environnemental lié aux déchets électroniques et au recyclage difficile des composants informatiques.

        Garantir un support logiciel prolongé renforcerait la confiance entre les utilisateurs et les marques. Une relation durable peut inciter davantage d’acheteurs potentiels à choisir des appareils conçus avec soin et souci écologique.

        Adopter une approche globale des politiques d’écoconception pour les TIC

        L’éco-conception des technologies de l’information et de la communication (TIC) est un enjeu crucial. Adopter une approche globale permet d’intégrer des solutions durables à chaque étape du cycle de vie des produits numériques. Cela commence dès la conception, où il est essentiel de penser à l’impact environnemental.

        Les fabricants doivent collaborer avec les développeurs pour créer des dispositifs plus efficaces. Les choix matériels ont un rôle majeur dans la réduction de l’empreinte carbone. Utiliser des matériaux recyclables ou moins polluants peut significativement diminuer les déchets électroniques.

        Une autre dimension consiste à sensibiliser les consommateurs aux pratiques durables. Informer sur l’éco-conception aide chacun à faire des choix éclairés lors de leurs achats de matériel numérique. De simples gestes comme le recyclage ou le prolongement de la durée d’utilisation sont bénéfiques.

        Les politiques publiques jouent également un rôle clé en incitant les entreprises à innover vers une éco-conception responsable. Des réglementations claires peuvent orienter les investissements vers une production plus respectueuse de l’environnement.

        Il faut noter que presque aucun des matériels évoqués ici ne sont produit ni en France ni en Europe.

        Il est vital d’impliquer toutes les parties prenantes : industriels, utilisateurs, chercheurs et décideurs politiques. C’est grâce à cette collaboration que nous pourrons développer une vision commune autour d’une écologie durable dans le secteur numérique.

        Étendre les exigences d’écoconception et l’étiquetage énergétique à d’autres produits numériques (routeurs, décodeurs)

        L’éco-conception est un enjeu majeur dans notre monde numérique en constante évolution. L’Arcep propose d’étendre les exigences d’éco-conception et l’étiquetage énergétique à une gamme plus large de produits numériques, tels que les routeurs et décodeurs. Ces dispositifs jouent un rôle essentiel dans nos vies quotidiennes, mais ils peuvent aussi contribuer significativement à la consommation d’énergie.

        En intégrant des critères écologiques dans ces équipements, on peut non seulement réduire leur impact environnemental, mais également informer le consommateur sur leur efficacité énergétique. Une telle initiative favoriserait une prise de conscience collective quant à l’importance de choisir des appareils durables et responsables.

        La mise en œuvre de standards clairs pour ces produits permettrait aux utilisateurs de faire des choix éclairés tout en encourageant les fabricants à innover vers des solutions plus respectueuses de l’environnement. En somme, étendre ces exigences pourrait transformer le paysage technologique français en faveur d’une utilisation plus durable et consciente des ressources disponibles.

        Sources :

        La note de L’ARCEP

        Référentiel d’écoconception 2024

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      • Votre pouvoir d'achat baisse alors que les américains s’enrichissent

        Votre pouvoir d’achat baisse alors que les américains s’enrichissent C’est le constat que fait le rapport Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne.

        Rapport Draghi : un appel à l’action pour relancer la compétitivité européenne


        Mario Draghi, est ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) et ancien Premier ministre italien.

        Il a présenté, ce mois-ci, un rapport sur la compétitivité de l’Union européenne à la Commission européenne. Ce rapport, attendu depuis juin, propose 20 mesures pour redresser la compétitivité de l’Europe face à la concurrence de la Chine et des États-Unis.


        Les constats du rapport


        Le rapport Draghi pointe les faiblesses de l’Europe en matière d’innovation, de recherche et de développement (R&D), ainsi que la fragmentation des marchés de capitaux et les différences de réglementation entre les États membres.

        Si on compare la croissance des PIB entre les blocs, on fait le constat immédiat que post COVID l’Europe ne parvient pas à maintenir son écart avec les USA. Dès 2008 l’Europe perd des points de PIB et de compétitivité. On d’appauvri quand les USA créent de la richesse.

        Il souligne également l’écart croissant entre l’Europe et les États-Unis en matière de financement de l’innovation, avec une épargne des ménages de 1 390 milliards d’euros en 2022 contre 840 milliards d’euros aux États-Unis.

        Si vous allez en voyage aux USA actuellement la vie va vous paraitre plus chère car notre niveau de Vie européen est déclassé.

        Quelques extraits marquants :
        “Le désavantage concurrentiel de l’UE va probablement s’accentuer dans le domaine du cloud computing, car le marché se caractérise par des investissements massifs et continus, des économies d’échelle et de multiples services offerts par un seul fournisseur. Cependant, il existe de multiples raisons pour lesquelles l’Europe ne doit pas renoncer à développer son secteur technologique intérieur. Tout d’abord, il est important que les entreprises de l’UE gardent un pied dans les domaines où la souveraineté technologique est nécessaire, tels que la sécurité et le chiffrement (solutions de « cloud souverain »). Deuxièmement, un secteur technologique faible entravera les performances en matière d’innovation dans un large éventail de domaines adjacents, tels que la pharmacie, l’énergie, les matériaux et la défense. Troisièmement, l’IA – et en particulier l’IA générative – est une technologie en évolution dans laquelle les entreprises de l’UE ont encore la possibilité de se tailler une place de premier plan dans des segments sélectionnés”

        L’EUROPE trop dépendante des veilles industries et des aides d’Etat

        La différence de croissance se justifient par l’écart d’investissement dans les nouvelles technologies.

        “Au cours des deux dernières décennies, les trois premières entreprises américaines en termes de dépenses de recherche et d’innovation (R&I) sont passées de l’industrie automobile et pharmaceutique dans les années 2000 aux entreprises de logiciels et de matériel informatique dans les années 2010, puis au secteur numérique dans les années 2020. En revanche, la structure industrielle de l’Europe est restée inchangée, les entreprises du secteur automobile dominant toujours les trois premiers secteurs dépensiers en matière de R&I. En d’autres termes, l’économie américaine a favorisé l’émergence de nouvelles technologies innovantes et les investissements ont suivi, réorientant les ressources vers des secteurs à fort potentiel de croissance de la productivité ; en Europe, les investissements sont restés concentrés sur des technologies matures et dans des secteurs où les taux de croissance de la productivité des entreprises pionnières ralentissent.”

        Ce manque de prise en comptes de l’investissement dans les logiciels et le cloud pénalise toute l’Europe dans les nouveaux domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique qui dépendent ce ces technologies pour les composants de base.

        La part de marché de l’Europe devient très faible avec 18% du marché des technologies de l’information. Loin derrière les USA à 38%.

        Dans le même temps les aides d’Etat son massives en Europe. Mais elles ne sont pas dirigées sur les industries d’avenir.

        Les mesures indispensables pour redevenir compétitif

        Pour combler ce déficit d’innovation, le rapport propose 10 mesures clés :

        1. Amélioration des conditions de l’innovation de rupture en remédiant aux faiblesses de ses programmes communs de R&D.
        2. Concentration du budget sur les priorités et création d’une agence de type DARPA pour encourager l’innovation.
        3. Renforcement de la coopération et de l’intégration des actifs industriels de défense.
        4. Changement radical de la gouvernance de l’Union européenne pour répondre aux nouveaux défis.
        5. Financement des priorités par un emprunt européen commun.
        6. Simplification et mutualisation des réglementations.
        7. Changement des traités pour permettre une action plus coordonnée.
        8. Définition d’une stratégie industrielle pour l’Europe.
        9. Encouragement de l’investissement privé dans l’innovation.
        10. Coordination du contrôle des investissements directs étrangers pour protéger les intérêts stratégiques de l’Europe.
        11. Ce qu’il faut bien retenir c’est que les entreprises européennes sont leaders sur les industries du XX siècle (automobile, industrie lourde) et que la richesse actuellement se créée autour du Cloud, logiciels, robotique, intelligence artificielle. Aucune entreprise européenne n’est présente à coté des Google, Amazon, Meta, Apple. Seule la Chine est en cours de rattraper les USA.

          Pour augmenter les difficultés, l’Europe applique une politique climatique sans politique industrielle : l’adoption d’un objectif de zéro émission d’ici 2035 n’a pas donné lieu à une impulsion synchronisée de conversion de la chaîne d’approvisionnement et de transition vers le numérique. Cela a renchéri le prix de l’énergie en pénalisant encore plus une industrie dépendante et pesant sur le pouvoir d’achat de la population.

          Conclusion générale

          Pour résumer les principales actions, le nouveau contexte met l’Europe devant un triple impératif :

          • accélérer l’innovation et de trouver de nouveaux moteurs de croissance
          • réduire les prix élevés de l’énergie tout en continuant à décarboner et à basculer vers une économie circulaire
          • apprendre à réagir dans un monde géopolitiquement instable, dans lequel les dépendances deviennent des vulnérabilités et où la sécurité ne peut plus être externalisée.
          • Sources :

            Le grand contient : https://legrandcontinent.eu/fr/2024/09/09/rapport-draghi-6-points-clefs-et-12-graphiques-a-retenir/

            Le texte du rapport Draghi sur la compétitivité européenne

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          • Les principales informations à retenir du world robot conférence

            Les principales informations à retenir du world robot conférence qui s’est tenu en Chine du 21 au 25 Aout.

            La World Robot Conference 2024


            La World Robot Conference 2024 a récemment ouvert ses portes, attirant des passionnés de robotique du monde entier. Cet événement phare est devenu un véritable carrefour d’innovation et de découvertes fascinantes. Des robots humanoïdes aux avancées technologiques révolutionnaires, chaque coin de cette conférence regorge d’émerveillement.

            Plongez avec nous dans les moments forts de cet événement incontournable pour découvrir ce que l’avenir nous réserve dans le domaine captivant de la robotique.


            Les principales informations à retenir du World Robot Conférence


            La World Robot Conference 2024 a rassemblé des milliers de participants, allant des chercheurs aux entrepreneurs. Cet événement international met en lumière l’évolution rapide de la robotique et son impact sur notre quotidien.

            Quelques chiffres pour illustrer l’importance de la conférence. 666 Exposants, 812000 visiteurs.

            Pour reprendre une terme inventé par Bruno BONNELL (ancien Président de ATARI et actuellement secrétaire général pour l’investissement) en 2010, la robolution est bien arrivée.

            Une multitude d’exposants, 666, ont présenté leurs innovations. Des entreprises de renommée mondiale ont dévoilé des robots capables d’accomplir diverses tâches, du service à la personne à l’industrialisation. Ces démonstrations ont captivé le public, montrant comment ces machines peuvent améliorer notre efficacité quotidienne.

            Des ateliers interactifs étaient proposés pour stimuler l’engagement du public. Les participants pouvaient ainsi tester eux-mêmes certaines technologies émergentes et comprendre les mécanismes derrière ces avancées fascinantes.

            Des présentations fake gâchent la fête

            Star des présentations de cette année, les rebots humanoïdes. . Les visiteurs ont été émerveillés par des robots humanoïdes d’une sophistication inouïe. La Chine a su captiver l’attention avec des créations qui semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction. Ces robots, dotés de caractéristiques humaines avancées, sont conçus pour interagir naturellement avec les gens

            Sur ce point nous avons appris depuis, que cette présentation était un faxe puisque ces robots étaient des femmes déguisées en robot.


            L’un des modèles phares a été une réplique presque parfaite d’un être humain. Avec un visage expressif et des mouvements fluides, il était difficile de croire qu’il s’agissait d’une machine. Les concepteurs ont misé sur l’intelligence artificielle pour permettre à ces robots de comprendre et répondre aux émotions humaines.

            Les applications potentielles sont vastes : assistance médicale, éducation ou même compagnons virtuels. Chaque démonstration lors du salon a montré comment ces machines peuvent faciliter notre quotidien tout en offrant un aperçu fascinant sur le futur de la robotique.

            Parmi les présentations marquantes, un robot capable de tenir une conversation fluide a particulièrement retenu l’attention. Grâce à des algorithmes avancés d’intelligence artificielle, il peut comprendre et répondre aux émotions humaines. Ce type de technologie ouvre la voie à des interactions plus naturelles entre hommes et machines.

            Quelques exemples d’applications robotiques au quotidien

            Astribot S1 : l’assistant polyvalent

            L’Astribot S1, est développé par Stardust Intelligence. Il a impressionné par ses multiples talents. Ce robot assistant humanoïde, présenté pour la première fois en avril 2024, a montré ses compétences en pliage de vêtements et en versant du vin. Application domestiques en vue d’usage pour assister des familles.

            Lors de la conférence, l’Astribot S1 a également démontré ses talents en calligraphie. Cette précision et cette délicatesse ont surpris les spectateurs. Le robot se distingue par sa polyvalence et son agilité. Il se place ainsi en tête des assistants humanoïdes.

            Wanda : l’aide-ménagère robotisée

            Wanda est un robot humanoïde développé par l’entreprise UniX AI. Il vise à faciliter les tâches ménagères. POur faciliter la conception et les déplacements, il est monté sur roues.

            Wanda peut réaliser des tâches comme la lessive et la cuisine. Cela en fait une solution pratique pour l’automatisation domestique. Il est spécialisé dans des tâches culinaires et ménagères.

            Les défis à relever pour l’industrie de la robotique


            L’industrie de la robotique fait face à plusieurs défis majeurs qui freinent son évolution. Tout d’abord, l’intégration des robots dans des environnements variés reste complexe. Les robots doivent s’adapter et interagir avec leur environnement sans causer de dommages ni perturber les activités humaines.

            Ensuite, la question de la sécurité est primordiale. Le développement de systèmes robotiques doit se faire en respectant des normes strictes pour éviter tout accident. La confiance du public envers ces nouvelles technologies dépendra en grande partie de cette sécurité.

            Par ailleurs, le coût élevé des technologies robotiques représente un obstacle pour beaucoup d’entreprises, notamment les PME. Leur capacité à investir dans l’innovation est souvent limitée comparée aux grands groupes.

            La formation et le développement des compétences sont également cruciaux. Le besoin croissant d’experts en robotique exige une adaptation rapide des programmes éducatifs afin de préparer les nouvelles générations aux exigences du marché.

            Il y a le défi éthique lié à l’utilisation croissante des robots dans divers secteurs. Il sera essentiel d’encadrer leur emploi pour garantir que les bénéfices soient partagés équitablement au sein de la société.

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          • La cybercriminalité a augmenté de 40% en 5 ans

            La cybercriminalité a augmenté de 40% en 5 ans, se sont les chiffres du rapport du commandement du ministère de l’intérieur dans le cyber espace (Comcyber-MI)

            La cybercriminalité a augmenté de 40% en 5 ans

            En dehors des faits détectés par le biais des plateformes en ligne du ministère de l’Intérieur, 278 770 atteintes numériques ont été enregistrées en 2023 par les services de police et de gendarmerie. 255 320 atteintes numériques avaient été identifiées en 2022.

            Au total, au cours des 5 dernières années, de 2019 à 2023, une augmentation de 40% des infractions numériques a été constatée, soit une moyenne annuelle de 8%.

            L’intelligence artificielle est utilisée par les cyber criminels

            L’année 2023 a été d’autre part marquée par l’avènement des usages grand public de l’Intelligence Artificielle (IA). L’IA peut cependant être exploitée à des fins criminelles comme pour générer des deepfakes, ou bien faciliter la production et la diffusion d’escroqueries au travers de courriels frauduleux.

            A coté des usages grand publics les usages à but d’escroquerie vont devenir courants. Le public aura du mal à distinguer le vrai du faux.

            L’intelligence artificielle générative et les modèles de langage ouvre des opportunités d’imposture que ce soit dans le domaine de l’image, de l’audio ou du texte.

            Et l’espace cyber ne manque pas à l’appel puisqu’il y est possible de générer, modifier ou optimiser des maliciels ou encore de réaliser des campagnes d’hameçonnage. L’IA offre ainsi la possibilité d’améliorer les campagnes de phishing non seulement en générant de nouvelles techniques mais aussi en démultipliant les cibles potentielles notamment par du multilinguisme.
            Ces techniques, réservées à une criminalité organisée il y a quelques années, sont aujourd’hui à la portée du délinquant d’opportunité sans compétence ni budget importants.

            Quelles sont les types de cyber actions

            Les attaques se concentrent sur quelques thématiques pour lesquels des solutions de cyber attaques existent sur le dark web. Cet outillage mets entre les main de cyber criminel des solutions clé en main.

            Ce schéma démontre que nous sommes tous concernés dans nos activités du quotidien.

            Des outils faciles à utiliser

            Des attaquants peu qualifiés sont désormais en mesure de mener des opérations grâce à des solutions clé en main fournies par des cybercriminels.

            Ces derniers mettent à disposition notamment des botnets, des kits d’hameçonnage, des maliciels, des rançongiciels, etc. Les outils et abonnements sont proposés sur des forums cybercriminels ou sur des applications telles que Telegram (par exemple des services d’attaques par déni de service distribué, pour un tarif pouvant osciller entre quelques dizaines et plusieurs centaines d’euros par attaque).

            Le pirate n’est pas génie de l’informatique, c’est un voleur en ligne.

            Les femmes particulièrement exposées

            Les femmes âgées de 18 à 44 ans ont représenté 50% des victimes d’une atteinte numérique à la personne en 2023, alors que cette catégorie ne constituait que 16% de la population française au 1er janvier 2024.

            Les faits sont principalement du cyber harcèlement, de la diffusion de données privées (photos, vidéos).

            Que fait le commandement du cyber espace

            Cette organisation dépend du ministère de l’intérieur. C’est surtout une force de police. Ce rapport lui sert à documenter son travail et à identifier les menaces. Le commandement travaille avec l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité et des systèmes d’information) pour compléter les données de ce rapport. L’ANSSI dépend des services du premier ministre.

            Quelques chiffres sur l’activité du commandement.

            C’est le premier rapport diffusé par ce nouveau commandement. Il est basé à Issy-les-Moulineaux. Selon le magazine de la Gendarmerie l’Essor, 136 personnels sont affectés à ce service.

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          • Cybermenace, la France attaquée entre en résistance

            Cybermenace, la France attaquée entre en résistance. Chaque jour les attaques cyber sont remontées à l’ANSSI. Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.

            Le panorama de la menace cyber en France a été mis à jour par l’ANSSI. l’Actualité lui donne malheureusement raison avec les sabotages de la SNCF de Juillet 2024.

            Cybermenace, la France attaquée

            En 2023, l’ANSSI constate un regain du nombre d’attaques destinées à promouvoir un discours politique, à entraver l’accès à des contenus en ligne ou à porter atteinte à l’image d’une organisation.

            En France, ces actions de déstabilisation se sont principalement matérialisées sous la forme d’attaques par déni de service distribué (DDoS) conduites par des groupes d’hacktivistes pro-russes très réactifs à l’actualité, mais dont les impacts restent limités.

            L’ANSSI a également eu connaissance de la compromission d’une partie du SI d’un média français qui a abouti à la divulgation d’informations exfiltrées en représailles à de précédentes publications. Dans le cadre de tensions
            internationales, des attaquants pourraient également être incités à s’introduire et à se maintenir sur des réseaux d’importance critique, notamment des secteurs de l’énergie, des transports et de la logistique.

            Des attaques de toutes parts

            Les attaques portent souvent sur de l’espionnage industriel et stratégique. Elles ont aussi en même temps un caractère financier avec demandes de rançons.

            La hausse des demandes entre 2022 et 2023 est clairement visible sur le graphique. La hausse est de 30% sur 2 ans.

            Le nombre d’attaques est en hausse est importante pour les collectivités territoriales qui sont maintenant très ciblées. Les collectivités c’est 24% des victime actuellement. Leur niveau de préparation est faible, l’importance de leurs donnée est forte.

            Les principales souches d’attaques utilisées évoluent avec les recompositions des groupes de cyber criminels. Lockbit et une source majeure qui dure dans le temps. Souvent les moyens à mettre en œuvre sont simples du fait que la cible est peu protégée.

            Opérations de déstabilisation

            La Russie est un important agent de déstabilisation au service de sa politique totalitaire. Les opérations les plus visibles sont les attaques par DDOS (Saturer un service de demandes pour la faire tomber).

            Cette année, des activités potentielles de pré positionnement ont été détectées sur les systèmes d’information et opérationnels d’entités du secteur de l’énergie en Europe, en Amérique du Nord et en Asie . Les secteurs de l’énergie, des transports, de la logistique et des télécommunications sont toujours considérés comme particulièrement exposés à cette menace

            Des attaques toujours plus furtives

            Les criminels cherchent à utiliser des réseaux plus discrets. Les méthodes d’intrusions initiales sont discrètes et peuvent rester persistantes.

            Les cyber criminels compromettent des routeurs ou des objets connectés pour les utiliser comme vecteur d’anonymisation.

            En matière d’outillage, l’ANSSI remarque un recours croissant aux techniques dites de livingoff-the-land, qui consistent à exploiter des applications et des fonctionnalités déjà présentes sur le réseau compromis 14 plutôt que des outils spécifiques déployés par l’attaquant, afin d’éviter la levée d’alertes. Ainsi, les investigations sont rendues
            plus complexes par la confusion entre les activités de l’attaquant et celles des utilisateurs légitimes.

            Vos smartphones ciblés

            Vos smartphones sont des cibles évidentes. Les moyens à mettre en œuvre sont plus complexes. C’est clairement des états offensifs en cyber attaques qui pilotent ces vecteurs.

            Plusieurs solutions sont disponibles sur la marché. On peut penser à la société Israélienne NSO qui édite un logiciels dédié.

            Dans le cadre de la guerre en Ukraine de nombreux cas ont été relevés d’usage de ce type d’attaques pour espionner les utilisateurs.

            Des logiciels commerciaux passoires sécuritaires

            Les grand éditeurs internationaux facilitent le travail des cyber criminel. Les logiciels les plus répandus sont des passoires sécuritaires. Chaque semaine une publications est faite sur les failles.

            Dès la conception les enjeux de sécurité de sont pas pris en compte. Les tests ne sont pas assez poussés.

            Les utilisateurs sont eux aussi imprudents et laisse trop de droits ouverts.

            Ci-dessous la liste des incidents suivis par l’ANSSI.

            Les logiciels de virtualisation sont des cibles prioritaires car une fois pénétrés l’attaque est pus discrète.

            Les solution VPN qui offrent de la discrétion sont aussi très appréciées. Enfin les services de messagerie ave les échanges d ‘informations qu’ils permettent sont les troisièmes cibles favorites.

            Exemple 1 :

            Le 3 février 2023, l’ANSSI a pris connaissance d’une campagne d’attaques ciblant les hyperviseurs VMware ESXi dans le but d’y déployer un rançongiciel. Le service SLP, ayant fait l’objet de la publication de plusieurs correctifs ces dernières années (CVE-2020-3992 et CVE-2021-21974), a une nouvelle fois été visé dans le cadre de cette campagne. La première vague d’attaques consistait au chiffrement des fichiers de configuration des machines virtuelles, si bien qu’une méthode de restauration des disques de ces machines était possible.

            Une seconde vague initiée le 8 février 2023 employait une méthode permettant le chiffrement d’un plus grand volume de données dans les fichiers de grande taille, rendant leur restauration plus compliquée, voire impossible. La vulnérabilité CVE-2021-21974 permet à un attaquant de réaliser une exécution de code arbitraire à distance. Les systèmes ciblés auraient été des hyperviseurs ESXi en version 6.x et antérieures à 6.7

            Exemple 2 :

            En mars, Microsoft a indiqué l’existence d’une vulnérabilité affectant diverses versions du produit Outlook pour Windows. La vulnérabilité, activement exploitée dans le cadre d’attaques ciblées, permet à un attaquant de récupérer le condensat Net- NTLMv2 24 sans intervention de l’utilisateur légitime [89, 90].

            Un correctif a également été publié en mai pour une seconde vulnérabilité (CVE-2023-29324) qui permet de continuer à exploiter la vulnérabilité CVE-2023-23397 si le correctif de sécurité de mars 2023 pour les serveurs Microsoft Exchange n’a pas été appliqué

            Source : Panorama de la cyber menace 2023

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          • La stratégie numérique de l'Etat analysée par la cours des comptes

            La stratégie numérique de l’Etat analysée par la cour des comptes

            La stratégie numérique de l’Etat en 2024

            L’ensemble des initiatives de l’État en matière de numérique est piloté par la Dinum (Direction interministérielle du numérique). Cette organisme a connu une gouvernance changeante qui ne facilite pas la cohérence des politiques.

            La succession de trois directeurs depuis 2018, aux visions très affirmées mais différentes, a contribué à entretenir des incompréhensions et des défauts d’adhésion sur ses orientations.

            Trois périodes avec trois stratégies :

            • 2018 Etat plateforme pour décloisonner les services
            • 2019 Tech gouv pour aider les ministère à se digitaliser
            • 2023 stratégie numérique au service de l’efficacité de l’action publique
            • La stratégie 2023 est centrée sur une meilleure maîtrise de la conduite des grands projets numériques de l’État, le renforcement de ses compétences par la professionnalisation des ressources humaines (constitution d’une « filière numérique »), la poursuite de l’exploitation des données publiques et une souveraineté numérique accrue de l’État.

              C’est assez clair et conforme aux besoins de l’Etat.

              Signe de l’importance prise par les enjeux numériques au sein de l’administration, le budget de la Dinum a été multiplié par cinq entre 2019 et 2022. Illustration avec le graphique ci dessous.

              Ce budget, 140 millions d’euro peut paraitre important pour un particulier. C’est peu, que cela soit ramené au nombre de fonctionnaires ou à la population. En fait, il faudrait dépenser plus. Les moyens sont réduits et le risque de saupoudrage est fort. J’entends par cela ouvrir beaucoup de projets avec de petits budgets pour faire face aux besoins avec le risque de n’aboutir à rien avec si peu.

              La gestion des ressources humaines pose problème


              La gestion des ressources humaines de la Dinum connait un fort degré de complexité en raison d’une gestion éclatée, d’une grande instabilité des effectifs et de conditions de recrutement difficiles dans un secteur très concurrentiel. Les effectifs sont en hausse continue (+ 43 % entre 2020 et 2023) et devraient continuer de croître en 2024, même si les changements de directeurs se sont traduits en 2019 et 2022 par des vagues de départs consécutifs à des désaccords stratégiques.

              C’est une catastrophe RH. C’est le plus gros point noir du rapport, selon moi. Le taux de rotation est extrêmement élevé. C’est une source de gaspillage d’argent et de compétences. Comment piloter des projets long terme avec une telle perte de compétences.

              Pourtant on ne parle pas de 2 000 personnes mais de moins de 200. C’est l’équivalent d’une PME à gérer niveau RH.

              L’ouverture des données publiques est un demi succès

              La démarche OPEN DATA, ouverture des données publique à tous, en déposant les éléments sur des plateformes est une nécessité démocratique de transparence et de responsabilité. Ces informations sont nécessaires au public pour comprendre l’usage qui est fait des moyens, pour utiliser les données publiques dans les applications.


              Suivie par la mission Etalab au sein de la Dinum, l’ouverture des données publiques a permis de rendre disponible plus de 47 000 jeux de données sur data.gouv fin 2023.

              Cet effort important reste hétérogène selon les ministères : alors que le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse a ouvert la totalité des 20 jeux de données prioritaires, celui de la justice n’a ouvert aucun des 11 jeux de données prévus.

              Nécessité de disposer d’une identité unique nationale

              J’ai déjà évoqué le projet France Connect qui permet a chaque citoyen de disposer d’un identité unique pour les démarches administratives. Ce projet patine depuis plusieurs années faute de moyens et d’ambitions.


              Les produits interministériels pilotés et gérés par la Dinum, tels que « France Connect », « Démarches simplifiées » ou data.gouv.fr, constituent des programmes phares.

              À ce jour, malgré la pertinence de certains produits, la coordination et la gouvernance interministérielle de ces services proposés à toutes les administrations sont lacunaires, aucun comité de pilotage associant les ministères et utilisateurs n’ayant été constitué pour recueillir leurs besoins. Les ministères estiment être insuffisamment associés à la conception et au déploiement de ces produits.

              L’espoir de la suite numérique de l’agent public

              Dans le cadre de sa politique de souveraineté, L’Etat développe ses propres logiciels. Il se place en concurrence frontale avec les GAFAM avec des moyens bien moins importants en finance et en marketing.

              Quand les étudiants ont les logiciels Microsoft pour presque rien et sont donc formés autour de cet ecosystème, c’est difficile de leur faire utiliser d’autres solutions quand ils deviennent fonctionnaires.

              Si les moyens étaient plus importants, les étudiants devrait avoir ces offres à disposition dans le cadre de l’éducation nationale.

              La principale inquiétude réside dans « la suite numérique de l’agent public », qui, au- delà des logiciels d’échange (messagerie instantanée, logiciels de conférence audio et visio), doit fournir aux agents publics de nouvelles briques de messagerie, stockage et édition collaborative interministérielles. Ces produits, peu connus, peu utilisés et dont le coût devrait continuer à augmenter, ne semblent pas à ce jour en mesure de concurrencer les offres proposées par le secteur privé, déjà largement adoptées par les agents.

              La suite numérique présente un coût important. D’une part, le coût total de déploiement était, à la fin de l’année 2023, de près de 9,3 M€ (concentré sur « Tchap » à 60 %).

              D’autre part, le coût annuel en maintenance était de 5 M€ (dont 40 % pour « Tchap »), sans compter les éventuels coûts des astreintes sur certains projets. Les réflexions autour des gains liés à la mutualisation des produits interministériels sont en cours. Selon la Dinum, ce niveau de dépenses doit être relativisé. Elle estime en effet que les dépenses engagées pour des licences privées ouvrant l’accès à une suite numérique (bureautique, messagerie, échange de fichiers) s’échelonnent entre 300 et 590 euros par an et par agent.

              La cour des comptes se trompe d’échelle de valeur. Ce cout est modique par rapport à ce que coute les suites du privé au regard de l’objectif d’indépendance et de souveraineté. Il faut continuer à investir plus pour diffuser plus ces solutions.

              À ce jour, la suite numérique a un coût d’un peu moins de 15 M€ pour une utilisation en moyenne par moins de 200 000 agents, soit environ 75 € par agent et par an. Pour autant, la suite numérique de l’agent public demeure une offre peu lisible et instable, qui reste inconnue de la plupart des agents.

              D’après le baromètre de l’agent public de 2022, ces outils sont en effet méconnus et inutilisés par près de 70 % des agents. Le niveau de satisfaction de ces outils interministériel est plutôt bon, même si le taux d’agents s’en déclarant « très satisfaits » ne dépasse jamais 16 %. Par ailleurs, les statistiques d’impact des produits interministériels, si elles font l’objet d’une communication transparente, ne sont pas encore totalement consolidée.

              Source de l’article : LE PILOTAGE DE LA TRANSFORMATION NUMERIQUE DE L’ÉTAT PAR LA DIRECTION INTERMINISTERIELLE DU NUMERIQUE

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            • IA en matière de gestion des ressources humaines dans la fonction publique

              IA en matière de gestion des ressources humaines dans la fonction publique, comment l’Etat prend en compte le sujet ?

              C’est le travail que mène la DGFAP (Direction Générale de l’Administration et de la Fonction publique). Pour cela L’institution a produit un document qui pose sa stratégie. Je me suis basé sur le contenu du document pour cet article.

              IA en matière de gestion des ressources humaines dans la fonction publique

              Concernant la fonction publique et l’IA, le point d’attention, c’est la transparence. L’administration est dépositaire de pouvoirs régaliens et doit justifier son usage. Si l’IA est utilisée cela doit être très clairement défini, communiqué, connu et décrit.

              Le document est très tournée sur l’interne, mais le public doit savoir comment les RH fonctionnent dans le secteur public. Surtout si des personnes veulent postuler elle doivent savoir comment elle vont être recrutées.

              La DGFAP travaille sur le sujet et publie ses travaux, c’est très bien. La lecture des documents mets en avant l’éthique, mais jamais la transparence. Ce n’est pas le même chose.

              Les travaux portent sur l’IA générative appliquée aux ressources humaines de la fonction publique.

              Pour fonctionner une IA générative doit disposer de données.

              Pour cela la législation européenne a été adaptée avec un règlement européen sur l’IA adopté en Mai 2024. Ce texte complète un autre texte européen d’Octobre 2022 sur le dialogue social européen pour les administrations.

              • Conformité des décision de l’IA avec la législation
              • Caractère inclusif de l’IA
              • Besoin en expertise des administrations
              • Pleine autonomie de contrôle des administrations
              • Répartition des taches entre humain et IA
              • en concertation avec les syndicats
              • Etablir des lignes directrices d’ethique
              • Intégration de l’IA

                Comme souvent, l’IA est opposée à l’emploi. C’est vrai mais ce n’est pas le principal enjeu sur ces métiers. Le nombre de taches automatisables liées à l’environnement juridique des RH est tellement important. L’IA va prendre en charge les milliers de textes et laisser les opérateurs décider ou piloter.

                On peut imaginer que les agents vont monter en compétence et en valeur des taches à réaliser.

                Ce n’est pas simple, car dans les collectivités locales les emplois sont majoritairement de Catégorie C et B et la montée en compétences est plus difficile.

                Les métiers qui vont être en tension ont été identifiés. Assistant administratif, gestionnaire de paie, recruteur, analyste en rémunération. J’ajouterais contrôleur de gestion, responsable carrière. Tous ces métiers peuvent être pris en charge en partie ou totalement par une IA entrainée.

                Toutes ces taches sont basées sur un modèle simple. Utilisation de règles, application de la règle, contrôle du résultat.

                Le type même de postes que l’informatisation a déjà réduit depuis les années 1970. L’IA va impacter les métiers qui font un peu de prédictions ; contrôle de gestion, planification, GPEC, recrutement, prévention.

                La totalité de la démarche ne sera pas confiée à l’IA mais toute la partie préparation, compilation, restitution le sera. L’humain pourra garder la décision.

                Quels logiciels pour les agents concernés

                Après avoir identifié les métiers on peut prévoir l’évolution des logiciels utilisées ou à utiliser.

                Gestion des carrières par IA :

                • Gestion des avancements automatiques,
                • Propositions de formations pour correspondre aux postes nécessaires dans l’administration concernée
                • Proposition de remplacement automatique en fonction des compétences et des besoins
                • Rédaction des fiches de postes en fonction de référentiels de compétences
                • Analyses des entretiens annuels.
                • Recrutement par IA :

                  • Tri automatiques de CV à l’entrée
                  • Réponse automatique pour les CV non retenus
                  • Synthèse des entretiens de recrutement.
                  • Matching postes / CV en automatique
                  • Gestion des rendez-vous d’entretiens
                  • Approche directe de candidats
                  • Gestion de la paie :

                    • Vérification des paramétrages
                    • Contrôle de paies
                    • Alertes sur erreurs potentielles
                    • Comme dans d’autres domaines, il faut définir le seuil d’erreur acceptable car l’IA n’est pas infaillible. Cette gouvernance doit être mise en œuvre par la direction avec sa dimension responsabilité, actions correctives, processus d’escalade.

                      Ces logiciels doivent indiquer sur quel base de référentiel ils ont entrainé leur IA. Ceci afin de détecter d’éventuels biais. Si le modèle IA est américain, comment espérer qu’il soit utilisable pour le secteur public en France.

                      Le plus important est que l’administration soit sur le sujet et définisse sa stratégie et sa gouvernance.

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                    • 54% du trafic internet provient des vidéos en ligne

                      54% du trafic internet provient des vidéos en ligne. C’est le résultat de l’Etude ARCEP sur les usages numériques de juin 2024.

                      Le référentiel des usages numériques fait le point sur les usages numériques grand public. C’est la quatrième édition . On a donc maintenant du recul pour analyser les évolutions.

                      54% du trafic internet provient des vidéos en ligne

                      C’est un peu le choc de l’étude sur la quantité énorme du réseau qui est utilisé pour regarder des vidéos. Pour ces 54% du réseau, il ne sont que 5 fournisseurs.

                      • Le trafic entrant à l’interconnexion vers les principaux fournisseurs d’accès à internet augmente de 21 % en un an pour atteindre 43,2 Tbit /s à fin
                      • Les 5 plus grands acteurs (Netflix, Google, Akamai , Meta et Amazon) représentent 54 % du trafic (+ 3 points en un an).

                      Sur une courbe cela donne le vertige :

                      90% de la population utilise internet

                      La performance des 5 grands acteurs est possible parce que la population dans son ensemble est connectée. Quand on affirme que tout le monde n’a pas accès, qu’il y a des zone blanches. C’est juste faux. Avec un tel taux d’usage, Internet est une basic de la vie courante.

                      Sur ces 91% de la population utilisant internet, 82% se servent des réseaux tous les jours.

                      Même en mobilité

                      L’accès aux vidéo se fait aussi en mobilité, surtout chez les jeunes. Le taux d’équipement en mobile 5G et l’accès à la technologie contribue à cette consommation hors foyer.

                      Le smartphone est le device privilégié pour internet. Le PC est le deuxième et la tablette ferme la marche. Le smartphone est l’outil universel des jeunes.

                      30% de la population dispose d’une enceinte connectée

                      L’usage quotidien progresse surtout chez les jeunes qui sont à 61% les possesseurs.

                      La hiérarchie des réseaux sociaux évolue

                      En 1 an le classement a évolué. On dit souvent que Facebook est mort, pourtant il reprend la deuxième place.

                      Google est toujours leader et de loin. Amazon baisse beaucoup. Mais le rapport montre aussi de le E commerce est moins dynamique. Yahho est sorti du classement.

                      Les usages illicites

                      Le taux de consommation de contenus illicites reste stable. Les films et le sport sont les plus concernés. 22% des film et de retransmission sportives sont piratés.

                      La somme des ces usages n’est pas bonne pour l’effet de serre

                      Les émissions de gaz à effet de serre des opérateurs Telecom augmente de 2% par an. C’est la conséquence des usages que nous avons décrit ci-avant.

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