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La cyber insécurité en chiffres c’est traduire en données l’ensemble des risques avérés en 2024
La tendance sur plusieurs années est que le sentiment de menace augmente (+33%) par rapport à l’an dernier. ce sentiment provient de l’expérience d’attaques (50% des entreprises ont subit une attaque) et de la hausse consécutive des budgets consacrés à la protection cyber.
Le secteur public semble réagir avec un meilleur suivi des prescription ANSSI et des budgets enfin en hausse.
Une analyse par secteur permet de déterminer que les entreprises en lien avec des finances sont les plus visées
Les banques et les assurances sont en première ligne le public juste derrière. Étonnant le troisième place des entreprises de restauration et hébergement.
Le sentiment d’exposition à la menace est en hausse avec parfois un écart avec la réalité des attaques subies. Les acteurs de la distribution d’eau et électricité se sentent très menacés mais dans la réalité ne sont pas ceux qui subissent le plus d’attaques.
Egalement plus l’entreprise en grosse plus elle se sent sous la menace cyber, ce qui n’est pas le cas non plus.
Si l’on ramène le montant des dépenses en cyber sécurité par salarié on se situe à moins de 15€
C’est assez peu compte tenu des couts des dispositifs de protection. Cependant 59% des entreprises ont un budget cyber en hausse. Le sentiment est que les entreprise font assez d’effort. Pourtant les attaques augmentent. C’est assez ambivalent de voir que la mesure dit à la fois que les décideurs se sentent menacés. Que le budget consacré à la cyber menace m’est pas très important et que au final ils pensent que c’est suffisant.
Les budgets sont principalement consacrés à la protection des données
C’est la principale peur des décideurs. En effet perdre ses données, c’est souvent provoquer une réaction en chaine qui abouti à la fermeture de l’activité. C’est de plus le ventre mou du système d’informations car beaucoup d’accès sont nécessaires en permanence.
Les principales mesure de protection concernent des mesures physiques d’accès, la mise en place de pare feux et la sécurisation des postes de travail.
Quand on les interroge sur leur ressenti par rapport à ces mesures prises, 33% n’ont pas confiance en ces mesures. Pourtant ils les financent.
Pour se protéger les entreprises font appels à des ESN externes spécialisés. Sur ce type de solution elles préfèrent les solutions packagées.
La prise de conscience de la menace cyber est bien présente. Les entreprises augmentent leurs exigences de sécurité mais ne savent pas toujours dans quelle direction mettre le budget. La fonction est externalisée à des ESN spécialisées. La notion de souveraineté comment à poindre tout comme la prise en compte des référentiels ANSSI. Le travail de fond d’évangélisation doit continuer
Source
Baromètre 2024 de la cyber sécurité
La cyber criminalité toujours plus forte. De part sa nature la cyber menace reste le principal risque. Le monde digitalisé et l’affranchissement des frontières place les systèmes numériques face à une menace toujours plus forte.
L’année 2024 a été marquée par une pression “omniprésente et persistante” des acteurs cybercriminels d’une part, et des acteurs “réputés liés à la Russie et à la Chine” d’autre part. Clairement l’ANSSI désigne la menace par pays.
Le nombre de signalement a augmenté de de 15% des signalements traités par rapport à 2023 (4386 signalements en 2024).
Les attaquants liés à l’écosystème cybercriminel, à la Chine et à la Russie constituent les trois principales menaces pour les systèmes d’information critiques et l’écosystème national.
C’est ici l’illustration de la guerre hybride que mènent ces pays contre les démocraties. Avec peu de moyens et à distance, ils mènent une guerre de désinformation, de perturbation.
2. Exploitation des Vulnérabilités sur les Équipements de première ligne:
Les attaquants ont largement profité des “nombreuses vulnérabilités non corrigées sur des équipements en bordure des systèmes d’information pour s’y introduire”, compromettant souvent “des centaines voire des milliers d’équipements dans un temps très bref”.
Les concepteurs de structures de réseaux et de logiciels associés sont encore trop peu préoccupés de sureté.
Le CERT-FR a traité 40 dossiers de coordination de vulnérabilités en 2024, un chiffre en augmentation constante.
Plusieurs évolutions réglementaires, notamment l’adoption du Cyber Resilience Act (CRA) par l’UE en octobre 2024, visent à améliorer la sécurité des produits et la prise en compte des vulnérabilités, avec une obligation de signalement.
Ce ne sont pas les textes qui vont dissuader les cyber attaquants. Il faut avant tout disposer de mesures et contre mesures. Etre le plus souverain possible sur la maitrise des codes sources et des dispositifs.
3. Ciblage de la Chaîne d’Approvisionnement (Supply Chain) :
Les attaques visant la chaîne d’approvisionnement “pour atteindre des cibles finales d’intérêt” se poursuivent et sont en “constante expansion depuis la fin des années 2010”.
Ces attaques peuvent cibler des logiciels (compromission d’éditeurs, ajout de code malveillant dans des projets open source comme l’attaque contre XZ Utils en 2024) ou des prestataires de services informatiques. Dans ce domaines les collectivités et services publics sont visés en priorité.
Les groupes cybercriminels exploitent également le “manque de maturité de certains prestataires de services dans leurs pratiques de sécurité”.
4. Évolution de l’Outillage et des Infrastructures d’Attaque :
5. Finalités des Attaques :
Conclusion :
Le Panorama de la cybermenace 2024 de l’ANSSI dresse un tableau préoccupant d’une menace persistante et en évolution. L’augmentation des signalements, l’exploitation continue des vulnérabilités, le ciblage sophistiqué de la chaîne d’approvisionnement, la diversification des outils et des infrastructures d’attaque, ainsi que la montée des attaques à visée de déstabilisation soulignent la nécessité pour les organisations de tous secteurs de renforcer significativement leurs mesures de cybersécurité.
En 2024, la France a été confrontée à la menace de divers acteurs cyber, comme le soulignent les sources :
Il est important de noter que l’ANSSI observe une porosité croissante entre ces différents profils d’attaquants, avec l’utilisation des mêmes outils et infrastructures par des acteurs aux motivations diverses. Cette complexité rend l’attribution des attaques de plus en plus difficile.
Source
Rapport ANSSI sur la menace cyber en 2024
L’ANSSI renforce ses compétences
The post La cyber criminalité toujours plus forte first appeared on XY Magazine.L’ANSSI renforce ses compétences pour notre souveraineté et défendre notre modèle de société.
L’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) a publié ce mois ci un document sur l’évolution de sa doctrine.
Selon le plan stratégique de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour 2025-2027, plusieurs évolutions de la doctrine sont à noter :
La cyber sécurité se place au centre des enjeux numériques. toute la société est concernée maintenant par ce risque. Il ne s’agit pas seulement de ce défendre mais de mettre en place un politique de combat de la cyber sécurité.
Axe 1 : Amplifier et coordonner la réponse cyber face à la massification de la menace Face à la menace cyber qui touche désormais tous les pans de la société, l’ANSSI se donne pour priorité d’amplifier et de faciliter l’accès aux capacités de prévention et de réponse.
Axe 2 : Développer les expertises indispensables pour contrer les menaces cyber Maintenir un haut niveau d’expertise et une maîtrise autonome des savoirs est essentiel pour la cyberdéfense et la souveraineté.
Axe 3 : Promouvoir une action cyber européenne et internationale efficace L’ANSSI, en tant que cheffe de file cyber pour la France, portera l’ambition de consolider et de développer la cybersécurité au niveau européen.
Axe 4 : Renforcer la prise en compte des enjeux sociétaux dans l’action de l’ANSSI L’ANSSI a un devoir d’exemplarité dans la prise en compte des enjeux sociétaux dans son domaine d’activité.
Bien que l’expression exacte “cloud souverain” ne soit pas directement mentionnée dans le document plusieurs éléments abordent des concepts qui y sont étroitement liés, notamment en ce qui concerne la sécurité des services cloud et la promotion de solutions de confiance au niveau national et européen. C’est un point clé face à ce qui se profile aux USA et en Chine autour de ces technologies.
L’ANSSI, constate une augmentation des attaques contre les environnements cloud visant à la fois les fournisseurs et leurs clients à des fins lucratives, d’espionnage et de déstabilisation. Face à cette menace, l’agence souligne la nécessité de maîtriser la surface d’exposition aux attaques et de protéger les identités, les accès et les données dans le cloud.
Dans l’axe stratégique visant à promouvoir une action cyber européenne et internationale efficace, l’ANSSI prévoit de soutenir le développement d’un marché unique dynamique de solutions de confiance. Cela passe notamment par une implication forte dans la révision du règlement sur la cybersécurité (CSA), considérant la certification européenne comme un outil clé pour apporter davantage de confiance et de transparence sur le niveau de sécurité des produits et services. L’ANSSI cherchera à promouvoir le modèle français de certification de services et à renforcer le cadre existant. C’est le SECNUMCLOUD.
De plus, l’ANSSI soutiendra le développement de nouveaux services de cybersécurité de confiance au niveau européen et encouragera la mise en place de parcours de cybersécurité adaptés au niveau de maturité des organisations.
Source : document ANSSI
Autre article menace sur le cloud
L’Agence du Numérique des Forces de Sécurité Intérieure (ANFSI) a été créée en septembre 2023 pour moderniser les systèmes d’information et de communication de la police et de la gendarmerie nationales.
Partons à la découverte de cette nouvelle agence de sécurité.
L’agence est responsable du développement, de la mise en œuvre et de la sécurité des systèmes, en mettant l’accent sur l’amélioration des outils numériques pour les forces de l’ordre et le public.
À sa tête est nommé le général de corps d’armée Frédéric Aubanel. J’aurais voulu vous en dire plus sur le Général Aubanel, mais il n’est pas sur linkedin.
L’Agence du Numérique des Forces de Sécurité Intérieure (ANFSI) a pour mission le développement, la mise en œuvre et la sécurité des systèmes d’information, des équipements numériques et des applications au profit des forces de sécurité intérieure. L’ANFSI est compétente en matière de construction et de pilotage des infrastructures, des terminaux et des équipements périphériques à destination des services et des unités, des personnels de la gendarmerie nationale et des agents de la police nationale.
Les missions de l’ANFSI comprennent:
L’ANFSI poursuit un triple objectif:
L’ANFSI est organisée en six directions spécialisées:
L’ANFSI est une fonction de support technologies des forces de sécurité dans le domaine de la police.
Quels sont les projets en cours
Plusieurs projets sont menés par la Direction de la Sécurité et de l’Architecture (DSA) de l’ANFSI. En particulier, l’ANFSI doit assurer une transition fluide pour garantir la disponibilité des applications pour les gendarmes et policiers, sans interrompre les projets en cours.
Pour mener cette mission l’ANFSI compte déjà 378 agents mais doit en recruter 175 de plus. C’est un vrai défi car les postes sont très spécialisés. sur le Site ANFSI l’annonce est très bien placée :
Officiers, sous-officiers, personnels civils, gendarmes ou policiers, vous disposez de compétences techniques dans le domaine des nouvelles technologies et des systèmes d’information ?
Devenez acteur de la transformation numérique du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer en prenant part à la grande aventure numérique au sein de l’ANFSI.
Rendez-vous sur notre plateforme dédiée pour y découvrir les nombreux postes à pourvoir : https://choisirleservicepublic.gouv.fr/nos-offres/filtres/mot-cles/anfsi/
L’ANFSI pilote actuellement 5 projets majeurs au service des forces de l’ordre. Travailler en mobilité, assurer une sécurité des messages, se repérer, identifier. Ce sont des missions de bases. Les moyens digitaux actuels permettent de faciliter le travail des agents.
Sources :
Création ANFSI
The post L’Agence du Numérique des Forces de Sécurité Intérieure first appeared on XY Magazine.Menace sur le Cloud. Les cyber attaques restent à un haut niveau de risque. C’est le risque principal pour toutes vos applications personnelles et professionnelles. Vous utilisez tous le cloud h24 donc la menace est permanente sur vos données. Des exemples ? Facebook,netflix, spotify, gmail ; tous cela c’est du Cloud.
En 2025, le cloud computing est confronté à des risques et menaces variés, ciblant à la fois les fournisseurs et les clients de services cloud. Les attaquants, motivés par des gains financiers, l’espionnage ou la déstabilisation, intègrent de plus en plus le cloud dans leurs opérations.
Beaucoup d’offres Cloud ne disposent pas du niveau de sécurité suffisant et les utilisateurs ne sont pas assez prudents considérant le Cloud comme sécurisé par design.
Dans le domaine des attaques et des motifs, on retrouve les mêmes que pour le domaine de la cyber menace. La différence est que le Cloud est un empilement de trois couches, infra, réseau, service.
Il est important de noter qu’une des tendances identifiées par l’ANSSI est l’utilisation des services cloud comme infrastructures d’attaques, ce qui complexifie la détection des activités malveillantes. De plus, l’application de lois extraterritoriales peut poser des problèmes de protection des données, en particulier si le prestataire de services cloud est non européen.
Le recours à un service de cloud opéré par un prestataire non européen présente des risques spécifiques liés à l’application de lois à portée extraterritoriales. Ces lois peuvent obliger les hébergeurs à transmettre les données de leurs clients aux autorités sans recours ni information de ces derniers, ce qui pose un risque pour la confidentialité des données hébergées dans le cloud. Le chiffrement des données n’offre pas toujours une protection adéquate, surtout si les clés de chiffrement sont également stockées dans le cloud.
Certains hébergeurs sont soumis à des législations spécifiques telles que le Cloud Act et le FISA américains, ou la loi sur le renseignement chinoise, permettant aux autorités d’accéder aux données conservées dans le cloud, y compris en dehors de leurs territoires. Même si Azure ou Amazon opèrent en France se sont des entreprises étrangère qui obéissent à leur gouvernement.
L’utilisation de services cloud étrangers peut également entraîner des difficultés en matière de sécurité des données hébergées. Des différences de normes de sécurité, de transparence, ou l’absence de contrôle direct sur les infrastructures peuvent complexifier la gestion de la sécurité des infrastructures et des données. De plus, il peut y avoir des risques concernant la disponibilité des données et applications, car la prestation cloud peut être soumise à des restrictions à l’exportation ou à des sanctions.
Afin de répondre à cette menace, la version 3.2 du référentiel d’exigences pour les prestataires de services d’informatique en nuage SecNumCloud intègre des exigences assurant une protection face à l’application de ces lois extraterritoriales. Il est indispensable d’évaluer ces risques au cas par cas.
L’évaluation est vite faite. hors secnumcloud, vous êtes presque toujours soumis à la loi US chez les principaux acteurs du marché. Ou exposés à des risques sécuritaires chez des Cloud providers amateurs.
Les menaces ciblant les clients des services cloud peuvent entraîner des compromissions de données sensibles, de l’extorsion via rançongiciel et des perturbations de service. Les outils spécialisés en gestion des accès et des identités ainsi que les applications de messagerie et de travail collaboratif sont particulièrement visés.
Ces menaces peuvent être regroupées selon les motivations des attaquants:
Pour assurer la continuité d’activité dans un environnement cloud, il est fortement recommandé de planifier et d’implémenter un plan de continuité d’activité (PCA) et un plan de reprise d’activité (PRA).
Voici les recommandations à suivre pour les clients de fournisseurs de services cloud (CSP) :
En complément, les fournisseurs de services cloud (CSP) devraient :
Au quotidien vous êtes exposés au Cloud, spotify, netflix, icloud. Utilisez des mots de passe long et complexes, la double authentification, même si c’est pénible. Faites des copies de vos données sur plusieurs supports. Je pense en particulier à vos photo souvenirs.
Investissez dans un cloud privé à domicile. Les serveurs NAS sont accessibles pour les petits volumes et vous assure une copie privée de toutes vos données. C’est la solution qui vous assure une plus grande confidentialité des données mais il faut l’administrer un minimum.
Vouloir être son propre hébergeur est une erreur de base. Il faut trouve un Cloud provider de confiance. secnumcloud si possible. souscrire à l’option PRA PCA et avoir un site de sauvegarde à froid à l’extérieure du réseau.
Sources
L’ANSSI publie son état de la menace sur le cloud computing
The post Menace sur le Cloud first appeared on XY Magazine.L’intelligence artificielle à la place de votre médecin, comme tous les domaines la médecine fait face à l’intelligence artificielle.
Les domaines d’intervention de l’Ia dans la santé sont divers.
Le remplacement des médecins par l’intelligence artificielle (IA) soulève d’importantes questions éthiques, bien que l’objectif actuel soit plutôt de les assister et de les améliorer dans leurs pratiques. L’IA est perçue comme un outil pour améliorer la qualité des soins, optimiser les processus et redonner du temps aux soignants.
L’idée du ministère de la santé, n’est donc pas de remplacer les médecins, mais de créer une collaboration fructueuse où l’IA assiste les professionnels de santé, améliorant ainsi la qualité des soins et l’accès à ceux-ci.
Selon document du ministère, pour le moment, le médecin reste en maitrise des décisions. Il n’est pas question de laisser l’IA donner un diagnostic à une personne non médecin pour appliquer.
D’autres spécialités sont concernées par l’IA. tout ce qui concerne les diagnostics par imagerie sont très impactés par l’intelligence artificielle qui peut détecter mieux qu’un humain une maladie.
L’intelligence artificielle (IA) offre des perspectives considérables pour améliorer l’accès aux soins, réduire les inégalités et optimiser les parcours des patients. Plusieurs initiatives et stratégies sont en cours pour exploiter ce potentiel en France.
En intégrant des outils d’IA dans les parcours de soins, il devient possible de réduire les délais d’attente et de fluidifier l’accès aux soins.
Des exemples d’initiatives régionales incluent :
L’IA peut optimiser les parcours de soins en automatisant certaines tâches administratives, en facilitant l’aide au diagnostic et en rendant les processus de soins plus fluides. Cela permet de libérer du temps médical et d’améliorer la coordination entre les différents acteurs du système de santé. L’IA peut devenir un allié stratégique pour permettre aux soignants de se recentrer sur les malades.
Dans ce cas le médecin intervient-il car comment gagner du temps si il doit toujours tout maitriser?
La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un guide généraliste d’aide au choix des dispositifs médicaux numériques (DMN) utilisés par les professionnels de santé, incluant ceux embarquant de l’IA. Ce guide a pour objectif d’orienter les professionnels de santé et les acheteurs de DMN à usage professionnel dans leurs choix, en leur permettant d’identifier les principales questions clés à se poser.
La Plateforme des Données de Santé (Health Data Hub) joue un rôle central dans le développement d’outils de diagnostic et de dépistage basés sur l’IA. Créée en 2019, elle soutient actuellement 168 projets, dont 54 % sont portés par des hôpitaux et 28 % impliquent des industriels, avec environ 40 % utilisant des méthodes d’intelligence artificielle.
Parmi les projets phares soutenus par la plateforme, on peut citer :
Ces initiatives contribuent à améliorer l’accès aux soins, à réduire les inégalités et à optimiser les parcours des patients en utilisant l’IA pour faciliter le diagnostic, améliorer la coordination des soins et soutenir la prise de décision médicale.
L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle de plus en plus important dans la prévention en santé, transformant la manière dont les soins sont prodigués et dont les patients sont pris en charge.
L’IA permet de personnaliser les recommandations de santé, d’anticiper les risques et d’améliorer l’éducation sanitaire. Les outils numériques intégrant l’IA peuvent adapter les messages de prévention aux besoins spécifiques de chaque individu, en s’appuyant sur les données de santé disponibles, ce qui ouvre la voie à une approche plus proactive, visant à identifier les risques en amont et à proposer des actions ciblées pour améliorer le bien-être global.
Le développement d’un modèle économique durable pour l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur de la santé, basé sur les gains d’efficience, est une question cruciale pour assurer son adoption et son intégration à grande échelle. Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour structurer ce modèle économique, en s’appuyant sur les initiatives et stratégies mises en place en France et en Europe.
Pour structurer un écosystème favorable au développement et à l’utilisation de l’IA, il faut des modèles économiques viables qui assurent l’adoption de l’IA par les établissements de santé et son accessibilité pour les professionnels de santé et les patients.
Ce dernier point pose des questions. il pose le sujet que nos données de santé seront utilisées pour générer des modèles. Les conditions d’exploitation ne sont actuellement pas claire. On parle de souveraineté mais certaines sont hébergés sur des systèmes non souverains
Quelques éléments chiffrés pour mesurer les moyens mis en œuvre pour l’intelligence artificielle en médécine.
Il ressort que le sujet dépôt de données est largement financé. Dans le domaine de l’intelligence artificielle, c’est le coeur du réacteur. Il faut des données pour entrainer l’IA. C’est presque 80 millions investis.
Ces montant doivent être consolidés au niveau européen afin que l’impact soit aussi fort que ce qu’investissent les USA et la Chine.Sources
Ministère de la santé, mettre l’intelligence artificielle au service de la santé.
Régulation de l’IA en Europe
Intelligence artificielle et IA, INSERM
The post L’intelligence artificielle à la place de votre médecin first appeared on XY Magazine.L’Europe régule l’intelligence artificielle. Ce texte classifie des solutions IA et impose des obligations selon les niveaux. Le Règlement Européen sur l’Intelligence Artificielle ( RIA) établit des structures de gouvernance aux niveaux européen et national, avec des autorités compétentes chargées de la surveillance du marché et de l’application des règles. L’objectif principal est d’encadrer l’IA de manière éthique et responsable, tout en favorisant l’innovation et la compétitivité de l’UE. L’entrée en vigueur du RIA se fera de manière échelonnée à partir de février 2025.
Trois niveaux de risques sont définis.
Après cette introduction, on peut se demander pourquoi ce texte alors que les USA et la Chine qui sont bien plus en avancé n’ont pas de régulation et surtout mettent en œuvre des niveaux IA qui sont inacceptables en Europe.
L’Europe régule l’intelligence artificielle (IA) principalement pour encadrer son développement, sa mise sur le marché et son utilisation, afin de minimiser les risques qu’elle peut poser pour la santé, la sécurité et les droits fondamentaux. L’objectif est de promouvoir une IA digne de confiance tout en renforçant la compétitivité de l’UE dans ce domaine.
Il y a également un risque pour la sécurité en particulier dans les transports ou la santé si l’IA n’est pas contrôlée pour minimiser les risques d’accidents et de défaillances.
Coté manipulation de l’information, on sait déjà que l’IA est très utile. En période électorales des IA peuvent massivement manipuler les opinions en diffusant des information plausibles mais fausses.
Voici les principales implications de l’IA Act pour les entreprises européennes, d’après les sources :
Principalement en raison des contraintes que cela fait peser sur le développement de solutions d’intelligence artificielles. Les pays concurrents que sont les USA et la Chine et l’Inde ne sont pas soumis à ces règles sur leurs territoires.
Il faut avouer que l’IA fait peur aux consommateurs et que si ils ont le choix ils préfèrent souvent une relation humaine. L’obligation d’informer sur les Chatbot peut freiner leur développement alors que les entreprises veulent les utiliser.
Les entreprise doivent document leur IA génératives. Le risque est d’informer les concurrents sur les solutions en oeuvre. Mais aussi de devoir avouer que leur intelligence est en fait juste un programme IF THEN ELSE pas du tout basé sur des technologies d’IA.
L’interdiction de certaines solutions IA par le règlement va totalement stoppé les recherches ne Europe. Alors même que les systèmes de reconnaissance et de profilage ont des applications dans le domaine de la défense et la sécurité. Devrons nous les acheter en Chine avec tous les risques sur nos données ?
Beaucoup de salariés peuvent se faire assister dans leur travail par des IA. Cela leur apporte des bénéfices mais peut les mettre aussi en risque.
Comme le règlement l’indique certaines IA sont inacceptables. Sauf que des cas sont prévus. C’est ce type de texte qui introduit le loup dans la bergerie et va au final permettre des excès.
Le règlement sur l’IA (AI Act) interdit l’utilisation de certains systèmes d’IA considérés comme présentant un risque inacceptable, mais prévoit des exceptions dans des cas spécifiques.
Voici les principaux points concernant les exceptions aux interdictions des IA inacceptables :
Pourquoi faire un texte si contraignant pour prévoir des mécanismes de contournement si forts ? On terminera sur cette question pour vous laisser réagir.
Sources :
Loi européenne sur l’intelligence artificielle
CNIL, entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA
Article sur la surveillance algorithmique
The post L’Europe régule l’intelligence artificielle first appeared on XY Magazine.Comment les réseaux sociaux donnent accès à vos données personnelles. Le Laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (LINC) a testé pour vous les principaux réseau sociaux. C’est bien le rôle de la CNIL de veiller à ce que les citoyens puissent accéder à ces données.
Nous allons aller aux résultats. Déjà quels sont vos droits en matière de données personnelles avec les réseaux sociaux.
Tous les réseaux ont intégrés un formulaire de demande et d’accès. Selon leur modèle économique c’est plus ou moins important. Si on prend discord, son modèle est de vendre des abonnements, pas de s données. Si on prend Google c’est plutôt la vente de données.
Ce droit vous est donné par le RGPD. Règlement Général de Protection des données. C’est un règlement européen qui vous permet de disposer d’un certains nombre de droit en matière de données personnelles.
Le droit d’accès est un droit prévu par le règlement général sur la protection des données ou RGPD. Il permet de savoir si vos données personnelles sont traitées par le réseau social et d’en obtenir la communication dans un format compréhensible. Éventuellement de les faire rectifier.
Il permet également de contrôler l’exactitude des données et, au besoin, de les faire rectifier ou effacer.
C’est un droit fondamental de nos jours.
Le LINC a sélectionné 10 réseaux sociaux parmi les plus utilisés en Europe et en France : Discord, Facebook, Instagram, LinkedIn, Meta, Pinterest, Snapchat, TikTok, Twitch, X (ex-Twitter), YouTube.
On peut déjà constater que aucun n’est Français, ni européen. C’est un bon moyen de se rendre compte de notre dépendance.
L’objectif est de constater si le parcours pour l’utilisateur est simple et réalisable.
Les résultats montrent des disparités entre les plateformes, avec des scores variant de 44% à 76,5% de bonnes pratiques appliquées. On va regarder tout cela.
L’analyse des parcours utilisateurs, réalisée par le LINC, était divisée en trois grandes étapes:
Pour chacune de ces étapes, des critères spécifiques étaient définis. Les critères étaient répartis selon trois angles d’analyse :
L’efficacité globale des processus d’accès aux données personnelles sur les réseaux sociaux étudiés varie considérablement, avec une moyenne de 44% à 76,5% des bonnes pratiques recensées dans la grille d’analyse qui sont mises en œuvre. Voici les principaux constats :
Liste des résultats classés du plus mauvais au plus conforme. Le meilleur est Youtube.
Source
Observatoire du droit d’accès sur les réseaux sociaux : le Laboratoire d’innovation numérique de la CNIL (LINC) publie son bilan
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The post Comment les réseaux sociaux donnent accès à vos données personnelles first appeared on XY Magazine.La surveillance algorithmique va se généraliser. Avec les jeux olympiques, on en a beaucoup entendu parler en France.
Vous savez que vous êtes déjà filmé en permanence dans l’espace public. Comment sont exploitées ces captations ?
Qui les visionne ? C’est des personnes qui regardent, c’est un algorithme ? Qui a le droit d’en disposer et pourquoi ?
La vidéosurveillance et la vidéosurveillance algorithmique sont deux concepts liés, mais distincts.
Vidéosurveillance : Il s’agit de la mise en place de caméras de surveillance pour capturer des images et des vidéos dans des lieux publics ou privés. L’objectif principal est de prévenir et de détecter les infractions, ainsi que de garantir la sécurité des personnes et des biens. Il faut un humain pour exploiter les images.
Vidéosurveillance algorithmique (VSA) : La VSA est une évolution de la vidéosurveillance traditionnelle. Elle utilise des algorithmes pour analyser les images et les vidéos capturées par les caméras, afin de détecter des événements spécifiques, tels que des mouvements suspects, des incendies, ou des personnes non autorisées. La VSA peut également être utilisée pour reconnaitre des objets, des personnes ou des véhicules, et pour suivre leur trajectoire.
C’est l’ordinateur et son logiciel qui déterminent les faits. C’est sur ce point que réside le débat.
La généralisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) soulève plusieurs enjeux éthiques et sociétaux importants, notamment en termes de libertés individuelles, de risques de dérives et d’efficacité du dispositif.
Voici quelques points clés à considérer :
En résumé, la généralisation de la VSA soulève des questions complexes qui nécessitent un débat démocratique approfondi. Il est essentiel de peser soigneusement les avantages potentiels de cette technologie en matière de sécurité, face aux risques qu’elle représente pour les libertés individuelles et la vie privée. Il faut aussi tenir compte de son efficacité, qui est loin d’être prouvée.
Pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024, un seul algorithme, Cityvision de la société Wintics, a été testé dans le cadre de l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA).
Quels mots sur la société wintics. Leurs solutions sont utilisées par de nombreuses collectivités déjà. Il indique 2000 caméras connectées. Les serveurs sont installés chez les clients.
La société indique sur son site que tout est conçu en France. Selon la dernière AG, les actionnaires sont les fondateurs uniquement. On est bien dans le cadre d’une entreprise souveraine. C’est rassurant pour les données collectées.
Il est important de noter que plusieurs prestataires de VSA avaient répondu à l’appel d’offres initial, et que le ministère de l’Intérieur en avait initialement sélectionné trois (Wintics, Videtics et Chapsvision). Cependant, seul le logiciel Cityvision a été finalement utilisé pour l’expérimentation lors des JO.
Les tests ont été réalisés sur la moitié seulement des cas d’usage autorisés. De plus, certaines possibilités offertes par la loi, comme l’analyse d’images prises depuis des drones, n’ont pas été mises en œuvre en raison d’une maturité technologique insuffisante. L’expérimentation n’a donc pas permis de dresser un bilan complet sur la pertinence de la VSA en général.
Pour cet évènement, cette technologie n’a pas été déterminante. Par contre étant nouvelle il faut ce typez d’expérimentation pour se l’approprier. L’afflux de données à traiter peu finir par saturer les responsables de la sécurité qui ne sont pas mesure de dissocier le détail du risque.
La situation concernant l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) varie considérablement d’un pays à l’autre. Voici un aperçu de la situation dans certains pays, tel que mentionné dans les sources:
La France fait figure d’avant-garde en Europe en termes de stratégie de légalisation de la vidéosurveillance algorithmique.
Il est important de noter que, même dans les pays démocratiques, la reconnaissance faciale semble de plus en plus acceptée, malgré les inquiétudes des professionnels du secteur. Face à la monté du sentiment d’insécurité les citoyens doivent accepter la surveillance permanente.
Souces
Qu’est-ce que la vidéosurveillance algorithmique ? La quadrature du net
Le monde, rapport évaluation surveillance algorithmique
Les hôpitaux sont des passoires sécuritaires, malheureusement ce sont vos informations les plus importantes qui sont ouvertes aux 4 vents.
Vos informations de santé sont aussi importants que ceux d’une banque. Vous ne lisez jamais d’article sur le fait qu’une banque a confié ses données à une société étrangère. Pour la santé l’assurance maladie se fait tranquillement héberger par Microsoft, vous êtes d’accord ?
Ce sont vos données de santé qui sont en danger. Les hôpitaux démontrent la valeur qu’ils donnent à vos données en ne mettant pas les moyens nécessaires à leur protection.
Il ont fait le choix de ne pas les protéger pour investir ailleurs. C’est un mauvais calcul car les cyber criminels ont bien compris comment tirer parti de cette erreur.
Les hôpitaux font face à une variété de menaces informatiques classiques qui peuvent perturber leurs opérations et compromettre la sécurité des patients. Les menaces les plus courantes incluent :
Face à ces menaces, les parades existent si on veut les mettre en place. En réalité toutes les entreprises sont soumises aux mêmes risques. L’incompétence des DSI hospitalières doit être interpellée ici.
Sur ce graphique clairement les hôpitaux français sont champion du monde de la mauvaise gestion de vos données de santé.
Les cybers criminels vont sur les domaines ou les failles sont les plus importantes. Le sujet ce n’est pas la santé, mais la défaillance de la structure de santé.
On le voit sur le schéma ci dessous. Les structures privées ont moins de signalements. Pourtant c’est le même métier.
Les cyberattaques peuvent avoir des conséquences financières désastreuses pour les hôpitaux. Les coûts engendrés par ces incidents peuvent être classés en deux catégories principales :
Les estimations des coûts et des pertes de recettes varient selon l’ampleur de l’attaque, la durée de la crise et la capacité de l’hôpital à se rétablir. Le tableau n° 4 du rapport de la Cour des comptes illustre l’impact financier de cinq cyberattaques survenues entre 2021 et 2024. On observe des coûts de gestion de crise et de remédiation pouvant atteindre 10 millions d’euros, et des pertes de recettes pouvant dépasser 20 millions d’euros.
L’absence d’une doctrine nationale claire en matière de soutien financier aux établissements victimes de cyberattaques engendre un traitement différencié selon les régions et les hôpitaux.
Le programme CaRE (Cyberaccélération et résilience des établissements), mis en œuvre de 2023 à 2027, vise à améliorer la cybersécurité des hôpitaux français en comblant le retard accumulé en matière d’investissements et de ressources pour la sécurité des systèmes d’information hospitaliers (SIH). Ce programme, doté de 750 millions d’euros, s’articule autour de quatre axes principaux :
1. La réalisation d’exercices de crise : Ces exercices, obligatoires pour 80% des établissements au premier semestre 2024, permettent de tester les procédures de réponse en cas de cyberattaque et de renforcer la capacité des équipes à réagir efficacement. Les retours d’expérience des hôpitaux ayant subi des attaques, tels que les centres hospitaliers d’Armentières et de Cannes, montrent que la pratique régulière d’exercices de crise permet de mieux gérer les incidents et d’en limiter les conséquences.
2. La sécurisation de l’exposition sur Internet et des annuaires techniques: CaRE finance des audits de sécurité et des actions de remédiation pour réduire la surface d’attaque des SIH et les protéger contre les intrusions externes. Le programme exige des établissements qu’ils atteignent un niveau minimal de sécurisation de leurs annuaires techniques (score d’au moins 2 sur une échelle à 5 niveaux) et qu’ils réalisent des audits d’exposition réguliers.
3. La mise en place de plans de continuité et de reprise d’activité (PCRA): Ces plans, essentiels pour garantir la continuité des soins en cas de cyberattaque, définissent les procédures à suivre pour maintenir ou restaurer les services critiques de l’hôpital. CaRE finance l’élaboration et la mise en œuvre de ces plans, ainsi que la mise en place de solutions techniques pour assurer la sauvegarde des données et la reprise rapide des activités.
4. Le renforcement de la sécurité opérationnelle: CaRE encourage l’adoption de bonnes pratiques en matière de sécurité informatique, telles que l’authentification multi-facteurs, la gestion centralisée des identités et des accès, la segmentation du réseau et la sensibilisation du personnel aux risques informatiques. Le programme finance également la mise en place de solutions techniques pour améliorer la surveillance des SIH et la détection des intrusions.
L’attribution des financements CaRE est conditionnée à l’atteinte d’objectifs précis, contrôlés par l’ANS. Cependant, le financement du programme n’est assuré que jusqu’à fin 2024, grâce aux crédits exceptionnels du « Ségur du numérique ». La Cour des comptes recommande de sécuriser la poursuite du programme CaRE jusqu’en 2027 en sanctuarisant une ligne de financement dédiée. Encore une fois, on a de bonnes intentions. On produit un plan sans les moyens. Au final vos données ne seront pas protégées.
Au-delà de 2027, il sera nécessaire de trouver des solutions pérennes pour financer la cybersécurité des hôpitaux, d’autant plus que les exigences en la matière vont s’accroître avec l’entrée en vigueur de la directive européenne NIS2.
Ce programme va couter 750 Millions d’Euro, mais seul 233 sont prévus, et ce n’est pas suffisant.
Face à la menace croissante des cyberattaques et à la vulnérabilité des systèmes d’information des hôpitaux, le rapport de la Cour des comptes formule cinq recommandations clés pour améliorer la cybersécurité des établissements de santé:
Recommandation n° 1 : Mettre en place un groupe national d’expertise chargé, en cas de cyberattaques d’ampleur exceptionnelle, d’évaluer les pertes de recettes à compenser et, pour les établissements les plus gravement affectés, d’accorder une dispense de codification a posteriori de leur activité hospitalière. Cette recommandation vise à pallier les difficultés rencontrées par les hôpitaux pour retrouver leur niveau d’activité après une cyberattaque et à compenser les pertes financières engendrées par la déprogrammation des activités.
Recommandation n° 2 : Mettre fin à l’utilisation d’un fonds de concours pour le financement de la Délégation au numérique en santé (DNS). Actuellement, le financement de la DNS provient en grande partie de fonds de concours issus du « Ségur du numérique ». La Cour des comptes recommande de mettre fin à ce dispositif et d’assurer le financement de la DNS par des crédits budgétaires, afin de soumettre ces dépenses à la discussion parlementaire.
Recommandation n° 3 : Conduire à son terme le programme CaRE (Cyber accélération et résilience des établissements). Le programme CaRE, doté de 750 millions d’euros sur la période 2023-2027, vise à financer des actions de rattrapage en matière de cybersécurité des hôpitaux. La Cour des comptes recommande de sécuriser les financements du programme au-delà de 2024, en sanctuarisant une ligne de financement dédiée au sein de l’Ondam.
Recommandation n° 4 : Mettre en place un audit périodique obligatoire pour tous les établissements de santé, qui pourrait être pris en compte dans le dispositif d’incitation à la qualité et dans la certification par la HAS. La Cour des comptes préconise la mise en place d’un audit technique global, périodique et obligatoire, réalisé par des auditeurs externes. Les résultats de cet audit, communiqués de manière confidentielle à l’établissement, à l’ARS et à l’ANS, permettraient d’évaluer le niveau de sécurité des SIH et de guider les actions de remédiation.
Recommandation n° 5 : Doter les groupements hospitaliers de territoire (GHT) de la personnalité morale. L’absence de personnalité morale des GHT constitue un frein à la convergence des systèmes d’information des établissements publics de santé. La Cour des comptes recommande de modifier le code de la santé publique afin de doter les GHT de la personnalité morale, leur permettant ainsi de disposer d’un budget autonome, de recruter du personnel et de gérer leur patrimoine.
La mise en œuvre de ces recommandations est essentielle pour améliorer la résilience des hôpitaux face aux cyberattaques et garantir la sécurité des patients et des données de santé.
Sources
Article du monde informatique ici
Rapport de la cour des comptes LA SÉCURITÉ INFORMATIQUE DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ
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