Y'a de l'idée

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  • Jardin écologique : comment ramener plus de biodiversité nos espaces extérieurs
    Le secteur de l’aménagement extérieur est en pleine transformation. Depuis quelques années, et particulièrement depuis le Covid, le jardin est devenu bien plus qu’un simple espace vert : un véritable cocon. Un lieu de bien-être où l’on investit… tout en étant de plus en plus attentif à son impact environnemental.

    C’est ce que constate Kevyn Silliard, fondateur de Design Extérieur, actif dans le secteur depuis 2008. Selon lui, deux grandes tendances se dessinent : un attachement renforcé au jardin, et une demande croissante pour des solutions écologiques.

    Concrètement, cela se traduit par des choix d’aménagement plus durables. Par exemple, on voit de moins en moins de surfaces entièrement bétonnées. À la place, les particuliers comme les entreprises optent pour des dalles drainantes. Ces structures, composées de béton, de gravier ou de gazon, permettent à l’eau de s’infiltrer naturellement dans le sol. Résultat : une meilleure gestion des eaux de pluie et une recharge des nappes phréatiques. Un détail en apparence… qui fait une vraie différence.

    Mais rendre son jardin plus écologique ne s’arrête pas là. Il existe de nombreuses actions simples et accessibles. Installer des potagers surélevés, par exemple, permet de cultiver facilement même en ville. Réduire la fréquence de tonte favorise la biodiversité en laissant place aux insectes et aux fleurs sauvages. Ajouter un point d’eau attire oiseaux, insectes et petits animaux.

    L’idée, c’est de transformer son jardin ou son balcon en un petit écosystème vivant. Chaque geste compte.

    Le secteur lui-même évolue aussi. De plus en plus de professionnels utilisent désormais du matériel électrique sur batterie : taille-haies, débroussailleuses, souffleurs… Moins bruyants, moins polluants. Et certaines entreprises vont encore plus loin en rechargeant ces batteries grâce à des panneaux solaires. Une manière de boucler la boucle.

    Ce mouvement montre une chose : aménager son extérieur aujourd’hui, ce n’est plus seulement penser esthétique ou pratique. C’est aussi faire des choix qui respectent le vivant.

    Parce qu’au fond, chaque jardin peut devenir un refuge pour la nature… à condition de lui en laisser la place.

    Toujours en matière de protection de la nature : le concours annuel Qu’elle est belle ma prairie met cette année à l’honneur les agricultrices. Il récompense celles qui prennent soin de leurs animaux tout en préservant la biodiversité et en régénérant les sols. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 avril.

    Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • Dirty Pics : photographier les déchets pour lutter contre la pollution des rivières
    On parle ce matin d’une initiative originale et participative : les "Dirty Pics". Littéralement, des "photos sales". Mais derrière ce nom un peu provocateur, il y a une vraie démarche environnementale.

    Lancée par River Cleanup, cette action invite chacun à photographier les déchets croisés dans la rue, dans les parcs ou le long des rivières. L’objectif ? Transformer ces images en données concrètes.

    Concrètement, vous prenez une photo, vous la téléchargez sur la plateforme riverwatchers.be… et elle devient un point sur une carte interactive. Petit à petit, cela permet de visualiser les zones les plus touchées par la pollution.

    Mais ce n’est pas qu’un simple exercice visuel. Ces données servent à alimenter des recherches scientifiques et à mettre en place des actions ciblées pour nettoyer et prévenir la pollution.

    Car le problème est massif. Chaque année, environ 127 milliards de kilos de plastique finissent dans la nature. Un chiffre en constante augmentation, qui pourrait même doubler dans les 15 prochaines années si rien ne change.

    Parmi les déchets les plus fréquents, on retrouve les mégots de cigarette, les emballages alimentaires, les bouteilles et sacs plastiques, ou encore les canettes. Des objets du quotidien… qui deviennent des polluants durables.

    Et puis il y a les déchets invisibles : les microplastiques. Présents dans l’eau, les aliments ou les cosmétiques, ils s’accumulent partout, y compris dans notre corps. Certaines études évoquent même l’équivalent d’une cuillère à café de plastique dans notre cerveau.

    Face à ce constat, des actions comme Dirty Pics permettent de passer à l’action, à son échelle. Observer, documenter, comprendre… pour mieux agir.

    Parce qu’au fond, chaque photo peut devenir un point de départ pour changer les choses.

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    4 min
  • Street art : Forest ouvre un skatepark avec zone libre pour le tag et le graffiti
    Début avril, la commune de Forest (Bruxelles) a inauguré son tout premier skatepark. Un projet qui transforme un terrain à l’abandon en lieu de vie dynamique, dédié aux amateurs de skate, de rollers ou de trottinette.

    Mais au-delà de l’aspect sportif, un détail attire particulièrement l’attention : une zone entièrement dédiée aux tags et aux graffitis, libre et autorisée. Une reconnaissance forte pour une pratique longtemps considérée comme marginale.

    Car à l’origine, le tag naît dans les années 60 à Philadelphie, avant de s’imposer dans le Bronx avec l’émergence de la culture hip-hop. À l’époque, il s’agit surtout d’inscrire son nom, de marquer son passage, de revendiquer une identité dans l’espace urbain. Une démarche à la fois artistique, sociale et politique.

    Avec le temps, le graffiti évolue. Il ne s’agit plus seulement de signatures rapides, mais de véritables œuvres, réalisées à la bombe, au pochoir ou avec des techniques complexes. Le street art gagne ses lettres de noblesse et s’invite progressivement dans les villes.

    Aujourd’hui, la création de zones de tolérance comme celle de Forest montre bien ce changement de regard. On ne cherche plus à effacer systématiquement ces expressions, mais à leur donner un cadre, un espace, une légitimité.

    Et Forest n’est pas un cas isolé. En Belgique, plusieurs lieux permettent aujourd’hui de pratiquer le graffiti légalement. À Gand, par exemple, la célèbre ruelle aux graffitis est devenue un passage incontournable. À Bruxelles, certains murs le long du canal sont régulièrement investis par des artistes.

    Et puis il y a des endroits plus étonnants encore, comme Doel. Cette ville quasi abandonnée près du port d’Anvers est devenue un véritable terrain de jeu pour les graffeurs. Les façades, les portes, les maisons… tout y est recouvert d’œuvres en perpétuelle évolution. Une atmosphère unique, entre ville fantôme et galerie à ciel ouvert.

    Des parcours de street art se développent aussi dans plusieurs villes comme Liège, Charleroi ou Bruxelles, permettant de découvrir autrement les quartiers, leurs histoires et les messages portés par les artistes.

    Le street art n’est plus seulement une trace sur un mur. C’est une forme de poésie urbaine, un langage visuel, une invitation à regarder la ville autrement.

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    4 min
  • Tourisme décalé : l’Islande recrute le pire photographe et la Suède mise sur les visiteurs curieux
    Une compagnie islandaise recherche… le pire photographe du monde. Oui, vous avez bien entendu. Le but ? Montrer que les paysages d’Islande sont si spectaculaires qu’ils restent incroyables, même en photos ratées.

    À la clé : un voyage de 10 jours tous frais payés, vols, hébergement, argent de poche… pour une valeur de plus de 50 000 dollars. Le profil recherché ? Surtout pas un pro. Ici, on privilégie les clichés flous, les cadrages douteux et même, pourquoi pas, un doigt devant l’objectif.

    Pour participer, il faut candidater sur reallybadphotographer.com avant le 30 avril, répondre à quelques questions (dont une très honnête sur votre niveau catastrophique en photo) et, si vous voulez marquer des points, envoyer une vidéo. Une campagne marketing brillante, qui casse les codes et rappelle qu’un voyage, ce n’est pas que du contenu parfait pour les réseaux.

    Dans un tout autre registre, direction la Suède, et plus précisément la ville d’Uppsala, qui lance une initiative baptisée "tourisme de QI". Derrière ce nom intriguant, une volonté claire : attirer des visiteurs curieux, intéressés par l’histoire, la culture et la connaissance… plutôt que des touristes venus uniquement pour prendre LA photo Instagram.

    Porté par Destination Uppsala, le projet propose une soixantaine d’expériences immersives. Par exemple : débloquer des recommandations de livres dans une librairie indépendante grâce à des mots de passe, partir à la recherche d’un monde miniature caché dans la ville, ou encore observer des lieux méconnus depuis une tour mobile installée à différents endroits.

    Ici, pas de course aux spots "instagrammables". L’idée est de ralentir, de ressentir, de comprendre. Une approche en cohérence avec l’histoire d’Uppsala, grande ville universitaire, tournée vers le savoir et l’innovation.

    Deux initiatives très différentes, mais un même message : voyager autrement, c’est possible. Que ce soit en lâchant prise sur la perfection… ou en prenant le temps d’explorer en profondeur.

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    4 min
  • HERA Awards : les solutions de demain se pensent aujourd'hui à l'univ avec les générations futures
    Cette semaine avaient lieu les HERA Awards, des prix remis chaque année par la Fondation pour les Générations Futures. Pour cette 14ème édition, 35 projets ont été récompensés. Leur point commun ? Une volonté forte de contribuer à un monde plus durable, plus juste… et surtout, de manière concrète.

    Ce qui distingue ces travaux, c’est leur approche systémtique. Autrement dit, les étudiants ne réfléchissent plus en silo : ils croisent les enjeux, les relient, les décloisonnent. Et ça change tout.

    Prenez le mémoire de Camille Tarrate. Son objectif : rendre le tri des déchets plus accessible dans les logements collectifs, notamment dans les immeubles. Mais au lieu de s’arrêter à une solution technique, elle a élargi son regard. Elle s’est intéressée aux réalités sociales, aux contraintes économiques, aux freins culturels et même psychologiques. Parce que face aux gestes écologiques, nous ne sommes pas tous égaux.

    Elle est allée sur le terrain, notamment dans des logements sociaux à Saint-Gilles et Forest. Résultat : son travail a permis d’améliorer concrètement les outils de sensibilisation de Bruxelles Environnement, avec notamment la création de jeux coopératifs. On est loin du mémoire qui reste sur une étagère : ici, la recherche devient action.

    Autre exemple inspirant : celui de Loïc Gras, 27 ans, diplômé de l’ULB / La Cambre. Lui s’est attaqué à un problème majeur dans les zones de conflit : les structures de soins d’urgence. Aujourd’hui, elles reposent souvent sur des générateurs diesel, lourds, polluants et longs à installer.

    Sa réponse ? Une structure médicale autonome, rapide à déployer et alimentée par des énergies renouvelables. Un projet qu’il a notamment simulé pour Gaza, mais qui pourrait s’adapter à de nombreux contextes. Pour l’instant, c’est encore un concept… mais un prototype est en préparation, avec déjà des perspectives d’incubation pour en faire une solution réelle.

    À travers ces projets, deux grands enjeux se dessinent : la transition écologique et la justice sociale. Et surtout, leur interdépendance.

    Les HERA Awards nous rappellent une chose essentielle : les solutions de demain ne tombent pas du ciel. Elles se construisent dès aujourd’hui, dans les universités, dans les réflexions de jeunes qui osent penser autrement… et surtout, agir.

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    4 min
  • Dorothée : bien plus que le Club Dorothée, une pionnière engagée pour les enfants et l'écologie
    Le Club Dorothée, c’est toute une époque. Mais aujourd’hui, on avait envie d’aller un peu plus loin que la nostalgie.

    Parce que Dorothée, ce n’était pas "juste" une animatrice jeunesse. C’était une pionnière. Dans les années 80 et 90, elle a profondément transformé la manière de parler aux enfants à la télévision.

    Avec elle, le ton devient plus direct, plus humain, plus respectueux. Elle ne s’adressait pas "à" des enfants…elle leur parlait vraiment.

    Il y a d'abord eu l’ouverture culturelle. Grâce au Club Dorothée, toute une génération découvre les dessins animés japonais. Un univers totalement nouveau, qui a parfois été critiqué à l’époque… mais qui a surtout ouvert les portes d’une autre réalité..

    Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que Dorothée ne s’est pas arrêtée au divertissement. En 1993, elle lance Des millions de copains, une émission entièrement dédiée à la solidarité. Pendant plusieurs années, elle y met en lumière des associations, des initiatives, des histoires humaines.

    Des anonymes viennent présenter leurs projets, parfois aux côtés de personnalités engagées. On y retrouve par exemple Sœur Emmanuelle, figure emblématique de l’aide aux plus démunis.

    Et surtout, Dorothée implique directement les enfants. Elle leur demande d’écrire, d’envoyer des dessins, de participer. Elle les rend acteurs de la solidarité.

    Dans le même esprit, elle crée aussi le Noël de l’amitié. Un événement annuel destiné à récolter des jouets pour les enfants défavorisés. Le 24 décembre, toute l’équipe d'AB Productions se mobilise.

    Les enfants appellent, laissent des messages… à d’autres enfants. Un moment simple, mais profondément marquant.

    Et ce n’est pas tout ! Dorothée a aussi été l’une des premières à parler d’écologie aux plus jeunes, avec l’émission Terre Attention Danger. Aux côtés du vétérinaire Michel Klein, elle sensibilise à la pollution, à la disparition des espèces, à l’impact humain sur la nature.

    Des sujets qui peuvent sembler évidents aujourd’hui…mais qui, à l’époque, étaient presque avant-gardistes.

    Et il faut le dire : les messages étaient parfois très directs. Sans détour. Sans filtre. Alors quand on entend aujourd’hui que l’écologie est trop moralisatrice…on se dit que, dans les années 90, c’était déjà bien engagé !

    Au fond, Dorothée a fait bien plus que divertir. Elle a ouvert des horizons, elle a éveillé des consciences. Elle a donné aux enfants une place, une voix, un rôle.

    Et peut-être que si toute une génération est aujourd’hui sensible à ces enjeux… ce n’est pas un hasard.

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    5 min
  • Les Trophées européens de la mode circulaire : un appel à projets pour réinventer l’industrie textile
    L’objectif des Trophées européens de la mode circulaire : mettre en lumière et récompenser les entreprises qui repensent complètement notre manière de produire, consommer… et prolonger la vie des vêtements.

    Car aujourd’hui, l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde. Elle représente entre 8 et 10 % des émissions mondiales de CO2. C’est plus que l’ensemble du trafic aérien et maritime combiné.

    Chaque année, ce sont environ 100 milliards de vêtements qui sont produits à travers le monde. Et une grande partie finit incinérée ou en décharge, parfois sans avoir été portée plus de quelques fois.

    Face à ce constat, de plus en plus d’acteurs cherchent à faire autrement. C’est justement ce que veulent valoriser les Trophées européens de la mode circulaire : des solutions concrètes, innovantes et durables, qui repensent toute la chaîne textile — de la production à la réparation, en passant par la distribution et le recyclage.

    Et les initiatives ne manquent pas. Par exemple, la marque belge Mamé, basée à Liège, a remporté le Prix du Public lors d’une précédente édition. Son idée ? Proposer des vêtements évolutifs pour enfants, capables de s’adapter à leur croissance… jusqu’à 12 ans. Une manière simple mais efficace de limiter le renouvellement constant des garde-robes.

    Autre exemple avec Recyc’Elit. Cette entreprise française a développé un procédé capable de recycler des textiles complexes, notamment les mélanges de fibres : un défi majeur aujourd’hui, car la majorité des vêtements sont difficiles à recycler.

    Dans un autre registre, Refurbaskets s’attaque à l’univers des sneakers. L’entreprise collecte, nettoie, répare et revend des baskets usagées, prolongeant leur durée de vie dans un secteur particulièrement gourmand en ressources.

    Et puis il y a aussi des projets à fort impact social, comme L’adaptelier. Cet atelier propose d’adapter les vêtements pour les rendre plus faciles à enfiler : ajout de scratchs, aimants, fermetures adaptées…Une solution précieuse pour les personnes âgées, en situation de handicap ou en perte de mobilité, qui souhaitent conserver leurs vêtements tout en gagnant en autonomie.

    Ces projets ont un point commun : ils ne se contentent pas de dénoncer un problème. Ils apportent des réponses concrètes. Et c’est exactement ce que recherchent les Trophées : des modèles économiques nouveaux, alignés avec les enjeux environnementaux et sociaux.

    Concrètement, les entreprises intéressées peuvent déposer leur candidature jusqu’au 11 mai sur la plateforme dédiée. Un jury international sélectionnera ensuite 15 finalistes, qui seront exposés au Musée de La Manufacture pendant plusieurs semaines. Le public pourra également voter, avant la remise des prix prévue en décembre.

    À la clé : un soutien financier, un accompagnement stratégique… et surtout une visibilité précieuse pour ces initiatives encore émergentes.

    Car derrière cet appel à projets, il y a une idée simple : la mode peut être autre chose qu’un modèle jetable.

    Elle peut devenir circulaire, durable… et porteuse de solutions.

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    4 min
  • Une pâte à tartiner 100% belge : avec "Agronuts", Benoit Genin lance la première filière noisette chez nous
    C’est un incontournable de nos petits-déjeuners : la pâte à tartiner. Mais derrière ce produit qu’on adore, se cache une réalité souvent méconnue. La grande majorité des noisettes utilisées dans le monde provient… de Turquie, qui représente à elle seule environ 70 % de la production mondiale.

    Alors forcément, quand on ouvre un pot, il y a de fortes chances que les ingrédients aient parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre tartine.

    Mais ça, c’est peut-être en train de changer.

    En Belgique, un entrepreneur a décidé de relocaliser la production de noisettes. Il s’appelle Benoit Genin et il est à la tête de Agronuts, une entreprise basée à Fosses-la-Ville, dans le Namurois.

    Son ambition ? Créer une véritable filière noisette en Wallonie.

    Pour y parvenir, il est allé chercher l’ADN des meilleures variétés, notamment celles du Piémont italien, réputées pour leur goût. Ces noisettes ont ensuite été adaptées et plantées en Belgique, avec un objectif clair : produire localement ce que l’on importait jusqu’ici massivement.

    Et le résultat ne se limite pas à la culture.

    Agronuts propose aussi une pâte à tartiner bien de chez nous. Avec une composition qui interpelle : environ 30 % de noisettes, contre à peine 13 % pour certaines grandes marques bien connues.

    Côté sucre aussi, la différence est notable : environ 30 %, contre plus de 50 % pour les produits industriels classiques.

    Et surtout : pas d’huile de palme. Ici, elle est remplacée par de l’huile de colza belge, accompagnée de fibres de chicorée, elles aussi produites localement, qui apportent une texture onctueuse.

    Mais au-delà du produit, c’est tout un modèle qui se dessine.Car développer la noisette en Belgique, ce n’est pas seulement proposer une alternative plus saine. C’est aussi une opportunité pour le monde agricole.

    Dans un contexte où de nombreux agriculteurs cherchent à diversifier leurs activités, le noisetier offre une piste intéressante. Il permet de sortir des monocultures classiques et d’ouvrir de nouvelles sources de revenus.

    Et pour sécuriser cette transition, Agronuts s’engage à racheter les récoltes à un prix minimum garanti. Un élément clé pour rassurer les producteurs et encourager les plantations.

    Sur le plan écologique aussi, le noisetier a des atouts. Son système racinaire, très dense en surface, permet de retenir les sols et de limiter l’érosion, notamment lors de fortes pluies. Il contribue également à la captation de carbone.

    Autrement dit : une culture qui fait du bien à la terre… et à ceux qui la travaillent.

    L’aventure est encore jeune, mais elle avance vite. Partie d’un hectare test, la filière compte aujourd’hui environ 200 hectares cultivés en Belgique. L’objectif ? Atteindre entre 400 et 500 hectares dans les prochaines années.

    Derrière ces chiffres, ce sont aussi des emplois qui se créent : dans les champs, mais aussi dans la transformation, avec un centre déjà installé à Fosses-la-Ville.

    Un petit pas pour nos tartines… mais un grand pas pour notre agriculture.

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    5 min
  • Santé et biodiversité : le pollen, ce super-aliment… indispensable aussi à la survie des abeilles
    Ces petits grains dorés, croquants, au goût délicatement floral, sont souvent présentés comme un super-aliment. Et pour cause : ils sont riches en protéines, en vitamines et en antioxydants. Mais avant même d’arriver dans nos assiettes, le pollen joue surtout un rôle absolument vital… pour les abeilles.

    Quand les abeilles butinent, elles ne récoltent pas uniquement du nectar. Elles se couvrent aussi de pollen, que l’on voit parfois aggloméré en petites pelotes sur leurs pattes. Ce pollen est essentiel : il sert à nourrir les larves dans la ruche. Sans lui, les jeunes abeilles ne peuvent pas se développer. Autrement dit, sans pollen… pas de nouvelle génération.

    Chez nous, une veille est active dans la préservation des pollinisateurs : Beelgium. Leur technique est simple mais ingénieuse : une petite trappe placée à l’entrée de la ruche permet de récupérer une partie du pollen ramené par les abeilles. Celui-ci est ensuite déshydraté et proposé à la consommation humaine. Aucun risque que les abeilles en manquent par la suite : dès le lendemain, les abeilles ramènent de plus petites poelotes pour passer dans la trappe et l'amener aux larves. La colonie s'adapte aussi très rapidement vu qu'elle va envoyer plus de butineuse pour ramener plus de pelotes... la nature est si fascinante !

    Mais la mission de Beelgium va bien au-delà de la vente de miel ou de pollen. L’entreprise travaille activement à renforcer les populations d’abeilles en Belgique. Et c’est crucial. Car les pollinisateurs, abeilles, insectes, oiseaux, chauves-souris, sont responsables d’environ un tiers de ce que nous mangeons. Sans eux, moins de plantes, moins de diversité… et une alimentation beaucoup plus pauvre.

    Or, ces populations sont en déclin, notamment à cause des pesticides, du changement climatique et de certains parasites. Parmi eux, le redoutable Varroa. Cet acarien s’attaque aux larves en consommant leurs réserves, ce qui empêche leur développement et affaiblit toute la colonie.

    Pour faire face à cette menace, Beelgium mise sur une approche innovante : identifier les reines naturellement résistantes au parasite, afin de favoriser une descendance plus robuste. Une forme de sélection naturelle assistée, qui vise à renforcer durablement les colonies.

    Autre enjeu majeur : relocaliser l’apiculture. Aujourd’hui, il est encore difficile en Belgique de se procurer des reines ou des colonies nées localement. L’objectif est donc de gagner en autonomie et de ne plus dépendre de l’étranger.

    Enfin, la sensibilisation fait aussi partie du projet. Des formations sont proposées aux apiculteurs, mais aussi aux particuliers, pour mieux comprendre le rôle des abeilles et apprendre à les protéger. La miellerie de Beelgium, située à Jemeppe-sur-Sambre, ouvrira d’ailleurs ses portes au public lors des journées Fermes ouvertes les 27 et 28 juin 2026.

    En Belgique, on compte plus de 11 000 apiculteurs. Un chiffre encourageant… mais qui rappelle aussi l’importance de soutenir ces acteurs essentiels.

    Car derrière une simple cuillère de pollen se cache une réalité bien plus vaste : celle d’un équilibre fragile, dont dépend directement notre alimentation.

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    4 min
  • Chanter pour vivre ensemble : quand la musique ouvre les possibles aux enfants de Molenbeek
    Chanter pour vivre ensemble, c'est une initiative née en 2015 à Molenbeek. À l’époque, la commune est sous le feu des projecteurs après les attentats, souvent décrite de manière caricaturale dans certains médias.

    Face à cette image réductrice, des artistes décident de réagir. Leur idée ? Montrer une autre réalité. Montrer que Molenbeek, c’est aussi la jeunesse, la culture… et l’excellence.

    C’est ainsi qu’est né le projet, cofondé par Zeno Popescu et Julien Libert. Leur ambition est simple, mais puissante : offrir un accès à la musique dès le plus jeune âge.

    Concrètement, les enfants, de la 3e maternelle à la 6e primaire, suivent des cours de chant et de musique directement à l’école, parfois même pendant les récréations.

    Ils apprennent à chanter, à lire la musique, à jouer d’un instrument… et surtout, ils sont accompagnés par des professionnels.

    Au départ, ils étaient 125 et le projet s'appelait Singing Molenbeek. Aujourd’hui, près de 1000 enfants participent au projet, qui s’est étendu à d’autres communes comme Anderlecht et Evere.

    Mais au-delà de la musique, l’objectif est profondément social. Il s’agit de lutter contre le décrochage scolaire, de renforcer l’inclusion… et surtout de faire passer un message essentiel : la culture est accessible à tous.

    Car beaucoup de ces enfants viennent de milieux où l’accès à la culture n’est pas évident. Des lieux comme BOZAR, La Monnaie ou Flagey peuvent sembler lointains, voire intimidants. Grâce au projet, ces portes s’ouvrent. Les enfants découvrent ces salles, rencontrent des artistes, montent sur scène… et surtout, ils commencent à se dire : « Moi aussi, j’ai ma place ici. »

    Et c’est là que tout change. Parce que derrière chaque note, il y a une transformation. - Une confiance qui naît. Une fierté qui s’installe. Un sentiment d’appartenance. Le projet ne forme pas seulement des chanteurs. Il forme des enfants qui osent, qui se projettent, qui élargissent leur horizon.

    Comme le souligne Laurent Kubla, ancien chanteur d'opéra et aujourd’hui directeur administratif du projet, il s’agit avant tout de créer des ponts. Entre les mondes, entre les cultures, entre les possibles.

    Chanter pour vivre ensemble, c’est finalement bien plus qu’un programme musical. C’est une manière d’ouvrir des portes et d’offrir des perspectives. Une manière aussi de rappeler à chaque enfant que le monde lui appartient.

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable.

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